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ISBN : 2754804242
Éditeur : Futuropolis (2011)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 120 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C’est un récit de voyage, un reportage dessiné, où se mêlent les mots, la bande dessinée, les grandes illustrations couleur, les portraits et croquis pris sur le vif. De ces terres australes, de ce monde au bout du monde, dont on dit qu’il est le point le plus isolé du ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 26 janvier 2015

    gill
    Est-ce encore de la bande-dessinée lorsque, devenant réalité, le rêve parvient à se glisser ainsi entre ciel et océan ?
    L'auteur, Emmanuel Lepage, renoue, dans ce splendide album, avec une longue tradition de peintres explorateurs.
    Il nous offre un voyage unique, une aventure sans pareille.
    A bord du "Marion Dufresne", qui effectue les ravitaillements des terres australes françaises, ce jeune dessinateur va vivre de palpitants jours de mer.
    Le voyage passe par l'île de la Réunion mais ne s'y attarde pas.
    Dommage mais on y reviendra.
    Le cap est mis sur Tromelin, l'ile de sable, lieu de ponte des tortues vertes.
    Le dépaysement est total.
    Au quatrième jour, le bâtiment est de retour au Port, au dessus duquel s'ouvre le cirque de Mafate.
    Les cuves de gasoil sont pleines.
    Au cinquième jour, enfin, cap au sud...
    Façonné au talent pur, fait d'aquarelles, de crayonnés noir et blanc, de portraits, d'un récit de navigation et de voyages dans le temps, ce magnifique ouvrage est une véritable réussite, un livre exceptionnel.
    Articulé autour de passionnantes rencontres, il offre plusieurs destinations qui, étant heureusement inaccessibles au tourisme, sont souvent entourées de mystère.
    Ce livre est beau et intelligent, original dans sa forme et astucieux dans sa narration.
    On y aperçoit, mieux qu'avec ses yeux, la véritable beauté de ces paysages abrupts des froides terres françaises du sud...
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    • Livres 4.00/5
    Par seblac, le 18 mai 2015

    seblac
    Le récit de ce voyage aux îles de la désolation est tout sauf désolant. Un vrai récit de voyage à bord du navire Marion Dufresne direction les îles Kerguelen, Crozet, Saint Paul et Amsterdam qui font partie de ce qu'on appelle les TAAF (Terres Australes et Antarctiques Française).
    Dans ce récit le dépaysement est total. Nous contant à la fois son voyage et l'histoire de ces lointaines terres françaises, Emmanuel Lepage offre au lecteur un ouvrage captivant.
    Graphiquement, de nombreuses pages sont tout bonnement époustouflantes et participent totalement du voyage, du dépaysement.
    Mais surtout l'auteur décrit avec justesse une aventure humaine ou l'individu s'efface au profit du collectif et de l'entraide. C'est aussi la description de quelques personnalités hors du commun. C'est enfin la découverte d'un monde peu connu, d'un monde préservé.
    Un récit totalement envoutant.
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  • Par trust_me, le 16 janvier 2013

    trust_me
    En mars 2010, Emmanuel Lepage et son frère photographe passent un mois à bord du Marion Dufresne, un navire assurant le ravitaillement et la relève de personnel des TAFF (Terres australes et antarctiques françaises). de la Réunion aux Kerguelen en passant par St Paul et les îles Crozet, le dessinateur découvre la fureur des 40èmes rugissants et des 50èmes hurlants et vit une incroyable aventure humaine vers « le bout du bout du monde ». A bord du bateau, des scientifiques, des militaires et quelques touristes triés sur le volet. Lepage décrit l'expérience de manière linéaire et chronologique, réalisant des portraits, recueillant des témoignages et croquant sur le vif la faune et la flore propres à chaque île. Il s'autorise aussi quelques flash-backs historiques sur l'histoire de certains lieux emblématiques (notamment les Kerguelen) et s'attarde le plus souvent sur les menus détails qui régissent la vie à bord, focalisant son attention sur les liens qui se créent à l'intérieur de ces petites communautés isolées. La tension est souvent palpable dans cet univers clôt mais au final l'entraide et la fraternité demeurent les garants d'une certaine forme de stabilité.
    Le dessin, tantôt au pastel, à l'aquarelle ou au fusain, est somptueux. le rendu de la texture de l'eau, sa transparence, le jeu sur la lumière, tout est magnifique. Lepage a établi un code simple pour que le lecteur s'y retrouve entre ce qui a été dessiné sur place et le reste : la couleur pour les croquis d'après nature, le sépia pour les flashs-back et le lavis en noir et blanc pour le présent du récit.
    Hommage à la France du bout du monde et aux hommes qui y consacrent une bonne partie de leur vie, Voyage aux îles de la Désolation n'est pas qu'un simple carnet de voyage, loin de là. Si je devais le comparer avec Un printemps à Tchernobyl, il me semble que je préférerais quand même ce dernier. Sans doute pour son coté plus introspectif. L'expérience menée en Ukraine a quelque chose d'intime, c'est une réflexion très personnelle alors que ce récit maritime est davantage tourné vers autrui. En soi, ce n'est pas un défaut mais cela me touche moins. Ne vous méprenez pas pour autant, cet album reste une pépite et si vous êtes en manque d'embruns et de dépaysement, vous ne trouverez pas mieux pour respirer à pleins poumons l'air du grand large.

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2013/01/voyage-aux-iles-de-la-..
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    • Livres 5.00/5
    Par mariecesttout, le 05 février 2014

    mariecesttout
    Alors.. je ne vais pas vous raconter ma vie- surtout que ce n'est pas la mienne, mais un peu quand même- il se trouve que mon mari a fait son service militaire ( contraint et forcé, cela existait encore) comme VAT aux Iles Kerguelen. Cette destination avait été volontairement choisie. Il faut dire que plus sauvage, plus isolé, il n'y avait pas d'autre possibilité. Plus sympathique pour moi, certes, il y avait. Il y est parti avec une mission bien précise sur le plan scientifique, étudier une espèce particulière, l'homme. L'homme et pas la femme , à l'époque, il n'y avait pas de femmes sur l'île. Enfin, si un américain est venu avec sa secrétaire. Ils sont repartis très vite. Très, très vite.
    Et l'homme en groupes et en milieu hostile et confiné. Les autres l'appelaient Papa Freud. Au retour, il a changé de spécialité.
    Et , accessoirement , il devait, bien entendu ,après une préparation succincte au Val de Grâce, oeuvrer avec son confrère aussi... brillant et bien préparé que lui à assurer la sécurité médicale de cette communauté masculine des îles Kerguelen. Ceci pendant 14 mois. Je préfère ne pas commenter. Heureusement il y avait Allo!! Au secours le Val de Grâce!! Je fais quoi???
    Ceci pour dire que quand cette BD est arrivée ( joyeux Noël, Papa!) , j'étais en terrain connu. le Marion Dufresne, les îles elles-mêmes, ses plages idylliques de sable noir où s'ébattent des éléphants de mer, ses manchots , pétrels etc, etc, ont alimenté 14 mois de courrier, et les années suivantes. Avec tous les camarades des TAAF.. Tous ravis de leur séjour! Ah, ces balades où on fait deux pas à la demie-heure ( enfin, beaucoup en arrière tant le vent est violent) , ah ces plongées dans une eau à 2° où on ne voit rien, mais on n'est pas là pour voir, ah, jouer à piquer la femelle d'un éléphant de mer, etc, etc, enfin, ils se sont bien amusés. Il manque dans cet album quelques épisodes, l'ascension du Mont Ross par des alpinistes déjantés ( on part à 3 h du mat après quelques bouffées de ce truc qui donne du coeur au ventre) et des épisodes disons plus dramatiques.
    Donc en terrain connu, mais modernisé. Maintenant, les Kerguelen sont accessibles à tous ( à condition d'y mettre le prix..), il y a même des femmes!!
    Sinon, oui, l'atmosphère telle que décrite du voyage, de ces amitiés qui se créent très vite, de l'enthousiasme de tous, du climat, de la force des éléments, oui, je l'ai bien retrouvée.Lui aussi.
    Sur le plan graphisme, c'est très beau. Notamment les aquarelles, et Lepage a du mérite, car, visiblement, il a vraiment emmené ses palettes dans ses balades, et ça ne devait pas être évident.
    J'ai beaucoup aimé ce qu'on devine aussi à travers ce qu'il dessine- et ce qu'il écrit, de lui-même. Quelqu'un de passionné, curieux, et généreux. Il m'a donné envie de découvrir d'autres ouvrages , en particulier Un printemps à Tchernobyl.
    Après.. je préfère passer sur les réflexions un peu mesquines du genre" oui, il dessine très bien, mais..un mois,dans un aussi grandiose endroit ( sic) qu'est ce que c'est??"
    Moi, je ne s'y serais pas restée une heure.. Ou, à la limite, à l'intérieur, avec un tas de bouquins??
    Mais, comme le dit Emmanuel Lepage, je crois aussi qu'il faut ( comme partout..) y rester plus longtemps , s'aventurer , contempler, pour vraiment ne pas repartir un peu frustré de cette aventure. Car c'en est une, une vraie.
    Combien de temps encore la France va-t-elle pouvoir permettre à des scientifiques de concrétiser des recherches, c'est un sujet qu'il évoque, là comme ailleurs, les budgets se restreignent.
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    • Livres 4.00/5
    Par spleen, le 10 août 2014

    spleen
    C'est tout d'abord un bel hommage aux hommes (et femmes) qui vivent sur ces territoires français si lointains, les terres australes et antarctiques françaises ( TAAF) et à ceux qui les ravitaillent et assurent la rotation des équipes.
    Pour Emmanuel Lepage , la proposition de faire partie d'un de ces voyages est d'abord la réalisation d'un rêve de gosse plongé dans les bouquins d'aventure et les dessins de bateaux.
    Découverte du bateau, le Marion Dufresne et de son équipage, rencontre avec les scientifiques, les représentants de l'état et les rares touristes et après quelques déboires les amarres sont larguées.
    Emmanuel Lepage nous livre avant tout une jolie galerie de portraits, croquis pris souvent à l'insu du sujet , cette succession de dessins rend étonnamment vivante l'aventure.
    Arrivée sur Crozet et découverte de la vie sur l'île, ses codes bien établis et la rencontre avec la faune , en particulier les manchots.
    Pour Emmanuel, c'est aussi une frustration, celle d'être de passage , de ne pouvoir capter totalement l'ambiance des paysages par manque de temps , accentué par le climat rude pour un peintre de plein air.
    Kerguelen comme un rêve ou un cauchemar pour de nombreux aventuriers.
    Et dernière escale: Amsterdam avec pour Emmanuel et ses amis, "un instant d'harmonie et de fraternité... un fragment d'éternité "
    Magnifique ouvrage , complété par les photographies du frère d'Emmanuel, François Lepage, compagnon de ce voyage et qui ajoutent une note plus réaliste .
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Critiques presse (1)


  • ActuaBD , le 27 août 2011
    [..] Emmanuel Lepage revient à une thématique dans laquelle il excelle : la quête d’aventure dans un espace vierge et exotique. L’auteur nous raconte l’un de ses propres voyages aux « Îles de la Désolation », au large des Terres australes et antarctiques françaises. Une œuvre brillante, passionnante et interpellante.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD

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Citations et extraits

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  • Par milado, le 14 février 2013

    (dédicace de l'auteur, Emmanuel Lepage, qui a fait le voyage avec son frère François) :
    " ... je tiens à remercier chaleureusement :
    Marie-Thérèse et Jean-Paul Lepage, pour avoir donné à leur enfants le goût immodéré du voyage, leur avoir appris à vivre les yeux ouverts... et donné le plaisir de se plonger dans les cartes.

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  • Par ChezLo, le 14 janvier 2012

    Ker-gue-len. Un mot qui racle la gorge puis se couche sur le palais. Ker-gue-len. Un nom breton égaré en Antarctique. Je n'imaginais pas terres plus perdues, plus lointaines. C'était le monde du bout du monde...Et voilà qu'on me proposait de m'y rendre...J'allais affronter une mer que les marins qualifient de rugissante, de hurlante même. La mer que je ne connais que de la côte, la mer que je contemple chaque matin, sans jamais l'avoir prise pourtant. [...] ...peut-être, enfin, la comprendre...et savoir la dessiner à mon tour.
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  • Par mandarine43, le 07 décembre 2011

    Alors que le "je" fait place au "nous", chacun semble plongé en lui-même.
    Peu à peu, nous prenons la mesure de l'infini qui nous entoure. De notre vulnérabilité.
    Nous sommes seuls.
    Plus de retour possible, plus de portable, plus d'internet, plus rien de ce qui, aujourd'hui, régit notre quotidien et nous rassure n'existe ici.
    Les terres australes seraient comme la promesse d'un temps qui n'est plus.
    Et le voyage, une nostalgie.
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  • Par colimasson, le 17 décembre 2011

    - Je crois que si on met des gens sur les îles, il faut leur donner les moyens de vivre normalement. Ce choix, pour moi, est radical. Plus politique que scientifique.
    - Politique ?
    - Il y a, je crois, au fond, une nostalgie d’un état originel. On a fait des erreurs au cours des décennies passées en introduisant des espèces étrangères. Comme les chats, par exemple, pour éradiquer les rats amenés par les navires au fil des siècles. Les chats, en fait, ont trouvé bien plus facile de manger les poussins et les œufs des pétrels ! On a introduit dans les années 50 la myxomatose pour tuer les lapins, qui sont les plus grands responsables de la dégradation des îles. Ils sont progressivement devenus résistants au virus… Bref, la liste est longue des tentatives ratées ! Pour moi, il y a quelque chose de très « catho » dans ce choix de supprimer radicalement les serres : en gros, l’homme a fauté en introduisant des espèces étrangères, il lui faut encore expier par la privation !
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  • Par colimasson, le 17 décembre 2011


    C’est entre les mots rares échangés ce jour-là, en marchant à leur rythme, en silence, alors qu’un soleil maigre nous caressait la peau, que j’ai cru apercevoir ce que ces hommes avaient pu vivre pendant ces longs mois au bout du monde.

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