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ISBN : 2754804242
Éditeur : Futuropolis (2011)


Note moyenne : 4.26/5 (sur 96 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

C’est un récit de voyage, un reportage dessiné, où se mêlent les mots, la bande dessinée, les grandes illustrations couleur, les portraits et croquis pris sur le vif. De ces terres australes, de ce monde au bout du monde, dont on... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par trust_me, le 16 janvier 2013

    trust_me
    En mars 2010, Emmanuel Lepage et son frère photographe passent un mois à bord du Marion Dufresne, un navire assurant le ravitaillement et la relève de personnel des TAFF (Terres australes et antarctiques françaises). de la Réunion aux Kerguelen en passant par St Paul et les îles Crozet, le dessinateur découvre la fureur des 40èmes rugissants et des 50èmes hurlants et vit une incroyable aventure humaine vers « le bout du bout du monde ». A bord du bateau, des scientifiques, des militaires et quelques touristes triés sur le volet. Lepage décrit l'expérience de manière linéaire et chronologique, réalisant des portraits, recueillant des témoignages et croquant sur le vif la faune et la flore propres à chaque île. Il s'autorise aussi quelques flash-backs historiques sur l'histoire de certains lieux emblématiques (notamment les Kerguelen) et s'attarde le plus souvent sur les menus détails qui régissent la vie à bord, focalisant son attention sur les liens qui se créent à l'intérieur de ces petites communautés isolées. La tension est souvent palpable dans cet univers clôt mais au final l'entraide et la fraternité demeurent les garants d'une certaine forme de stabilité.
    Le dessin, tantôt au pastel, à l'aquarelle ou au fusain, est somptueux. le rendu de la texture de l'eau, sa transparence, le jeu sur la lumière, tout est magnifique. Lepage a établi un code simple pour que le lecteur s'y retrouve entre ce qui a été dessiné sur place et le reste : la couleur pour les croquis d'après nature, le sépia pour les flashs-back et le lavis en noir et blanc pour le présent du récit.
    Hommage à la France du bout du monde et aux hommes qui y consacrent une bonne partie de leur vie, Voyage aux îles de la désolation n'est pas qu'un simple carnet de voyage, loin de là. Si je devais le comparer avec Un printemps à Tchernobyl, il me semble que je préférerais quand même ce dernier. Sans doute pour son coté plus introspectif. L'expérience menée en Ukraine a quelque chose d'intime, c'est une réflexion très personnelle alors que ce récit maritime est davantage tourné vers autrui. En soi, ce n'est pas un défaut mais cela me touche moins. Ne vous méprenez pas pour autant, cet album reste une pépite et si vous êtes en manque d'embruns et de dépaysement, vous ne trouverez pas mieux pour respirer à pleins poumons l'air du grand large.

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2013/01/voyage-aux-iles-de-la-..
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    • Livres 5.00/5
    Par mariecesttout, le 05 février 2014

    mariecesttout
    Alors.. je ne vais pas vous raconter ma vie- surtout que ce n'est pas la mienne, mais un peu quand même- il se trouve que mon mari a fait son service militaire ( contraint et forcé, cela existait encore) comme VAT aux Iles Kerguelen. Cette destination avait été volontairement choisie. Il faut dire que plus sauvage, plus isolé, il n'y avait pas d'autre possibilité. Plus sympathique pour moi, certes, il y avait. Il y est parti avec une mission bien précise sur le plan scientifique, étudier une espèce particulière, l'homme. L'homme et pas la femme , à l'époque, il n'y avait pas de femmes sur l'île. Enfin, si un américain est venu avec sa secrétaire. Ils sont repartis très vite. Très, très vite.
    Et l'homme en groupes et en milieu hostile et confiné. Les autres l'appelaient Papa Freud. Au retour, il a changé de spécialité.
    Et , accessoirement , il devait, bien entendu ,après une préparation succincte au Val de Grâce, oeuvrer avec son confrère aussi... brillant et bien préparé que lui à assurer la sécurité médicale de cette communauté masculine des îles Kerguelen. Ceci pendant 14 mois. Je préfère ne pas commenter. Heureusement il y avait Allo!! Au secours le Val de Grâce!! Je fais quoi???
    Ceci pour dire que quand cette BD est arrivée ( joyeux Noël, Papa!) , j'étais en terrain connu. le Marion Dufresne, les îles elles-mêmes, ses plages idylliques de sable noir où s'ébattent des éléphants de mer, ses manchots , pétrels etc, etc, ont alimenté 14 mois de courrier, et les années suivantes. Avec tous les camarades des TAAF.. Tous ravis de leur séjour! Ah, ces balades où on fait deux pas à la demie-heure ( enfin, beaucoup en arrière tant le vent est violent) , ah ces plongées dans une eau à 2° où on ne voit rien, mais on n'est pas là pour voir, ah, jouer à piquer la femelle d'un éléphant de mer, etc, etc, enfin, ils se sont bien amusés. Il manque dans cet album quelques épisodes, l'ascension du Mont Ross par des alpinistes déjantés ( on part à 3 h du mat après quelques bouffées de ce truc qui donne du coeur au ventre) et des épisodes disons plus dramatiques.
    Donc en terrain connu, mais modernisé. Maintenant, les Kerguelen sont accessibles à tous ( à condition d'y mettre le prix..), il y a même des femmes!!
    Sinon, oui, l'atmosphère telle que décrite du voyage, de ces amitiés qui se créent très vite, de l'enthousiasme de tous, du climat, de la force des éléments, oui, je l'ai bien retrouvée.Lui aussi.
    Sur le plan graphisme, c'est très beau. Notamment les aquarelles, et Lepage a du mérite, car, visiblement, il a vraiment emmené ses palettes dans ses balades, et ça ne devait pas être évident.
    J'ai beaucoup aimé ce qu'on devine aussi à travers ce qu'il dessine- et ce qu'il écrit, de lui-même. Quelqu'un de passionné, curieux, et généreux. Il m'a donné envie de découvrir d'autres ouvrages , en particulier Un printemps à Tchernobyl.
    Après.. je préfère passer sur les réflexions un peu mesquines du genre" oui, il dessine très bien, mais..un mois,dans un aussi grandiose endroit ( sic) qu'est ce que c'est??"
    Moi, je ne s'y serais pas restée une heure.. Ou, à la limite, à l'intérieur, avec un tas de bouquins??
    Mais, comme le dit Emmanuel Lepage, je crois aussi qu'il faut ( comme partout..) y rester plus longtemps , s'aventurer , contempler, pour vraiment ne pas repartir un peu frustré de cette aventure. Car c'en est une, une vraie.
    Combien de temps encore la France va-t-elle pouvoir permettre à des scientifiques de concrétiser des recherches, c'est un sujet qu'il évoque, là comme ailleurs, les budgets se restreignent.
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    • Livres 4.00/5
    Par spleen, le 10 août 2014

    spleen
    C'est tout d'abord un bel hommage aux hommes (et femmes) qui vivent sur ces territoires français si lointains, les terres australes et antarctiques françaises ( TAAF) et à ceux qui les ravitaillent et assurent la rotation des équipes.
    Pour Emmanuel Lepage , la proposition de faire partie d'un de ces voyages est d'abord la réalisation d'un rêve de gosse plongé dans les bouquins d'aventure et les dessins de bateaux.
    Découverte du bateau, le Marion Dufresne et de son équipage, rencontre avec les scientifiques, les représentants de l'état et les rares touristes et après quelques déboires les amarres sont larguées.
    Emmanuel Lepage nous livre avant tout une jolie galerie de portraits, croquis pris souvent à l'insu du sujet , cette succession de dessins rend étonnamment vivante l'aventure.
    Arrivée sur Crozet et découverte de la vie sur l'île, ses codes bien établis et la rencontre avec la faune , en particulier les manchots.
    Pour Emmanuel, c'est aussi une frustration, celle d'être de passage , de ne pouvoir capter totalement l'ambiance des paysages par manque de temps , accentué par le climat rude pour un peintre de plein air.
    Kerguelen comme un rêve ou un cauchemar pour de nombreux aventuriers.
    Et dernière escale: Amsterdam avec pour Emmanuel et ses amis, "un instant d'harmonie et de fraternité... un fragment d'éternité "
    Magnifique ouvrage , complété par les photographies du frère d'Emmanuel, François Lepage, compagnon de ce voyage et qui ajoutent une note plus réaliste .
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    • Livres 4.00/5
    Par emmyne, le 02 novembre 2011

    emmyne
    Un carnet de voyage, un documentaire, de croquis, d'aquarelles, de tableaux pleine pages, de couleurs et crayons noirs. Et des mots qui donnent autant que les images.
    " Ker-gue-len. Un mot qui racle la gorge puis se couche sur le palais. Ker-gue-len. Un nom breton égaré en Antarctique. Je n'imaginais pas terres plus perdues, plus lointaines. C'était le monde du bout du monde...Et voilà qu'on me proposait de m'y rendre...J'allais affronter une mer que les marins qualifient de rugissante, de hurlante même. La mer que je ne connais que de la côte, la mer que je contemple chaque matin, sans jamais l'avoir prise pourtant. [...] ...peut-être, enfin, la comprendre...et savoir la dessiner à mon tour. "
    Un récit autobiographique qui mêle toute la dimension humaine de l'expédition à la magie de la découverte nature, nourrie par les grands romans. Plus de 150 pages foisonnantes d'une chronique au jour le jour, trente jours de navigation, qui racontent avec réalisme et précision la marine contemporaine, les bases scientifiques - leurs fonctions, les missions, l'organisation pour y vivre - , la logistique, les îles - ces réserves naturelles, leur écosystème fragile, son évolution et ses impératifs -; des pages qui reviennent aussi sur les faits historiques superbement mis en couleurs dans des tons sépias. le crayon s'attarde sur les portraits, la profession de chacun sur ce navire, marins et chercheurs, les attentes des passagers " invités ", la diversité des personnalités et des motivations de ces voyageurs réunis ( cinéaste et photographe, membres de ministères, " touristes ", un ingénieur spatial... ), sur les " hivernants " ( ceux qui restent à terre plus d'un an parfois ), leur isolement, leur passion, sur la rigueur et les difficultés liées aux conditions météorologiques.
    Je suis sur la lune. Un univers minéral battu par les vents. Je sens cette force tellurique sous mes pieds. Une mousse spongieuse tente de s'accrocher à une roche noire, tranchante. Glissante. le froid, la pluie horizontale. J'essaie de croquer le glacier, tache turquoise enchâssée dans des camaïeux d'ocres, de bruns et de noirs. le papier est détrempé, se gondole, se plie, sous les bourrasques. le crayon accroche à peine..."
    Emmanuel Lepage, à travers cette expérience unique, évoque son art, son rôle du dessinateur, l'accueil qui lui est réservé, les réactions, la curiosité.
    " - Vous allez nous dessiner ?
    Le dessin inspire la bienveillance. C'est un sésame incroyable qui déverrouille les hiérarchies, les classes et les âges...Dessiner, c'est ma façon d'être au monde. [...] Personne n'a peur du dessin. On aime le voir en train de se faire. On s'en approche spontanément. Il renvoie à l'enfance. Et puis, c'est un moyen de rencontres et de complicités qui se passent de mots. [...] Dessiner oblige à se poser. le temps est suspendu. [...] Cormorans, otaries, phoques, éléphants de mer, manchots royaux, manchots papous font danser mon crayon. Ils m'observent autant que je les observe..."
    Des dessins sur le vif, pourtant fouillé, le trait intuitif, sensible, à l'essentiel, à l'expression, à l'émotion de ce qui est vu et ressenti. Un récit d'aventures modernes, une intensité du regard par les plans resserrés qui disent toute l'activité et les échanges, avec les peintures en camaïeux qui dévoilent la beauté des sites, du voyage, des heures partagées.
    " J'envie ces hivernants qui sillonnent cette île pas après pas, jour après jour. Qu'apprennent-ils de l'île, qu'apprennent-ils des autres, qu'apprennent-ils d'eux-mêmes ? "
    Un album hommage et témoignage offert autant aux compagnons qu'aux paysages, un album généreux.



    Lien : http://www.lire-et-merveilles.fr/lectures/bande-dessinee/commentaire..
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  • Par alouett, le 13 mars 2013

    alouett
    En mars 2010, Emmanuel Lepage embarque à bord du Marion Dufresne. Il est accompagné de François (son frère et photographe de surcroît) et Caroline (une amie journaliste). Ils vont voyager pendant 30 jours à bord du navire français qui assure le ravitaillement des T.A.A.F. (Terres Australes et Antarctiques françaises) du sud de l'océan Indien.
    « Les Terres australes : îles de Crozet, d'Amsterdam, De Saint-Paul et, la plus connue, de Kerguelen, jadis surnommées les îles de la Désolation. Des confettis d'empire, égarés dans l'immensité bleue à des milliers de kilomètres de toute terre habitée. Îles inconnues, sauvages, inhospitalières, mystérieuses. Battues par des vents violents, elles ne comptent d'humains que les scientifiques, de toutes disciplines, venus le temps de missions pouvant durer plusieurs mois, et les quelques militaires et contractuels chargés de faire fonctionner leurs bases d'habitation et de travail » (extrait du synopsis éditeur).
    -
    Après une brève introduction qui nous permet de comprendre les circonstances dans lesquelles a été organisé ce voyage, le départ est immédiat. le lecteur a la possibilité de ressentir rapidement à quel point l'émulation provoquée par ce séjour était importante pour l'auteur. Et ce sentiment ne fait que s'accroître durant la lecture. Emmanuel Lepage a navigué entre émotions, fascinations et recherche de compréhension de son nouvel environnement ; il me semble qu'il est parfaitement parvenu à rendre compte de cela.
    Rien ne m'était familier dans ce que j'ai découvert. Ni les sons, ni les sensations, ni la couleur des paysages… Pourtant, la générosité de l'auteur et son sens aigu du partage permet au lecteur de s'imprégner de certaines sensations ou d'appréhender la gravité d'un moment. Dire que cette aventure humaine lui a été enrichissante est un doux euphémisme.
    Les croquis et esquisses réalisés durant son séjour ont été sur place, à main levée et souvent dans l'empressement ; il s'agissait de respecter les horaires d'embarquement, d'être vigilent et anticiper les dégradations climatiques imminentes. « le papier est détrempé, se gondole, se plie sous les bourrasques. le crayon accroche à peine… J'esquisse deux dessins mais l'hélico est déjà de retour. Je les finirai à bord, de mémoire… et d'émotion ». La majeure partie de cet ouvrage propose des visuels en noir et blanc mais très peu sont restés à « l'état brut ». En effet, nombre d'entre eux sont travaillés à l'aide de lavis offrant tous les dégradés de gris possibles. Mais là où l'auteur saisit le lecteur, c'est par la force évocatrice de ses dessins. Il nous surprend régulièrement lorsque, au détour d'une page, il inonde ses illustrations de couleurs vives, submergeant le lecteur par des visuels témoignant de l'immensité des lieux, de leur côtés majestueux et imprévisibles. Cette couleur présente ponctuellement parvient à contaminer cependant tout l'album.

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2013/03/13/voyage-aux-iles-de-la-desolat..
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Critiques presse (1)


  • ActuaBD , le 27 août 2011
    [..] Emmanuel Lepage revient à une thématique dans laquelle il excelle : la quête d’aventure dans un espace vierge et exotique. L’auteur nous raconte l’un de ses propres voyages aux « Îles de la Désolation », au large des Terres australes et antarctiques françaises. Une œuvre brillante, passionnante et interpellante.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD

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Citations et extraits

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  • Par EveToulouse, le 20 octobre 2014

    C'est entre les mots rares échangés ce jour-là, en marchant à leur rythme, en silence, alors qu'un soleil maigre nous caressait la peau, que j'ai cru apercevoir ce que ces hommes avaient pu vivre pendant ces longs mois au bout du monde.

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  • Par milado, le 14 février 2013

    (dédicace de l'auteur, Emmanuel Lepage, qui a fait le voyage avec son frère François) :
    " ... je tiens à remercier chaleureusement :
    Marie-Thérèse et Jean-Paul Lepage, pour avoir donné à leur enfants le goût immodéré du voyage, leur avoir appris à vivre les yeux ouverts... et donné le plaisir de se plonger dans les cartes.

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  • Par ChezLo, le 14 janvier 2012

    Ker-gue-len. Un mot qui racle la gorge puis se couche sur le palais. Ker-gue-len. Un nom breton égaré en Antarctique. Je n'imaginais pas terres plus perdues, plus lointaines. C'était le monde du bout du monde...Et voilà qu'on me proposait de m'y rendre...J'allais affronter une mer que les marins qualifient de rugissante, de hurlante même. La mer que je ne connais que de la côte, la mer que je contemple chaque matin, sans jamais l'avoir prise pourtant. [...] ...peut-être, enfin, la comprendre...et savoir la dessiner à mon tour.
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  • Par mandarine43, le 07 décembre 2011

    Alors que le "je" fait place au "nous", chacun semble plongé en lui-même.
    Peu à peu, nous prenons la mesure de l'infini qui nous entoure. De notre vulnérabilité.
    Nous sommes seuls.
    Plus de retour possible, plus de portable, plus d'internet, plus rien de ce qui, aujourd'hui, régit notre quotidien et nous rassure n'existe ici.
    Les terres australes seraient comme la promesse d'un temps qui n'est plus.
    Et le voyage, une nostalgie.
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  • Par colimasson, le 17 décembre 2011

    - Je crois que si on met des gens sur les îles, il faut leur donner les moyens de vivre normalement. Ce choix, pour moi, est radical. Plus politique que scientifique.
    - Politique ?
    - Il y a, je crois, au fond, une nostalgie d’un état originel. On a fait des erreurs au cours des décennies passées en introduisant des espèces étrangères. Comme les chats, par exemple, pour éradiquer les rats amenés par les navires au fil des siècles. Les chats, en fait, ont trouvé bien plus facile de manger les poussins et les œufs des pétrels ! On a introduit dans les années 50 la myxomatose pour tuer les lapins, qui sont les plus grands responsables de la dégradation des îles. Ils sont progressivement devenus résistants au virus… Bref, la liste est longue des tentatives ratées ! Pour moi, il y a quelque chose de très « catho » dans ce choix de supprimer radicalement les serres : en gros, l’homme a fauté en introduisant des espèces étrangères, il lui faut encore expier par la privation !
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