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> Francis Lacassin (Préfacier, etc.)

ISBN : 2253006106
Éditeur : Le Livre de Poche (1973)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 155 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L’Académie française est le théâtre de drames répétés. Un à un, les candidats à la succession de Mgr d’Abbeville s’écroulent, morts, en prononçant leur discours de réception. Les Immortels ne le sont plus ! Il en reste trente-neuf. Un refoulé de l’Académie aurait-il le ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Claudepuret, le 21 juin 2013

    Claudepuret
    Par quelle malédiction ceux qui ont voulu succéder à Mgr d'Abbeville parmi les Immortels ont-ils tous péri mystérieusement alors qu'ils s'apprêtaient à prononcer leur discours d'investiture ?
    Comment Gaspard L'Alouette, marchand de tableaux qui cache un secret incroyable, parvient-il à briguer, puis à obtenir un siège sous la coupole de l'Académie ?
    Gaston Leroux nous emporte dans une histoire brève mais bien enlevée où on attend le dénouement qui, comme toujours, est très inattendu.
    On trouve la réponse au détour du train de Vincennes..
    Un roman très agréable à lire, même s'il ne surpasse pas Le Mystère de la chambre jaune ou Le Fantôme de l'Opéra.
    Gaston Leroux donne à ses récits ce charme unique et ce rythme si agréables qu'on a envie d'en lire d'autres.
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    • Livres 3.00/5
    Par Dionysos89, le 05 juin 2012

    Dionysos89
    Après ses succès de 1907 et 1908 avec les aventures de Joseph Rouletabille, Gaston Leroux se lance dans de nouveaux projets dès 1909 avec Le Fauteuil hanté.
    Cette histoire de "malédiction sous la coupole de l'Académie Française" peut ainsi surprendre si on s'attendait à une refonte de Rouletabille. Une fois encore, Gaston Leroux tente de casser des codes : ici, il se moque franchement de ce monde si particulier des Immortels et c'est bien l'intérêt principal de ce roman. En effet, les meurtres s'accumulent parmi les élus à l'Académie Française et l'auteur en profite pour décrire la crédulité de ces têtes pensantes de la France, l'opportunisme malin dont on peut faire preuve face à cette situation et l'univers grand-guignolesque de l'Académie Française en général. Il suffit de regarder le personnage d'Eliphas de Saint-Elme de Taillebourg de la Nox, dit EDSEDTDLN, pour cerner l'esprit de ce roman.
    Un titre particulier pour Gaston Leroux donc, qui penche déjà un peu sur la fantastique avant de s'attaquer peu de temps après au Fantôme de l'Opéra...
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    • Livres 5.00/5
    Par Charlye, le 21 octobre 2011

    Charlye
    Fan de Gaston Leroux depuis ma plus tendre enfance, j'ai eu envie de me replonger dans ces aventures pleines de suspens avec cependant une certaine appréhension. J'avais déjà fait l'expérience de relire des romans qui m'avaient beaucoup plus des années auparavant et j'avais été très déçue de ne pas retrouver cette magie de la première lecture.
    Mais avec ce roman, la magie est restée intacte et ce pour plusieurs raisons :
    - Bien qu'écrit au alentours des années 1903, l'intrigue en elle-même est encore très actuelle, puisqu'il s'agit d'élucider trois décès qui semblent ne pas être tout à fait naturels.
    - le suspens opère toujours avec autant d'efficacité.
    L'histoire se déroule donc dans le Paris du début du XXème siècle, à l'Académie Française.
    Après le décès de Mgr d'Abbeville, de nombreux candidats se sont présentés pour avoir le grand honneur de s'assoir dans l'illustre fauteuil devenu vacant. L'un des postulants, rejeté par les académiciens, profère d'étranges menaces avant de se retirer. Malheureusement, le personnage éconduit est une sorte de sorcier, de mage qui a beaucoup de succès dans certains salons de la capitale.
    Les académiciens élisent un autre homme de lettre qui va malheureusement décéder pendant son discours de réception et juste après avoir reçu une lettre de menace.
    Il n'en faut pas plus pour que les plus folles rumeurs de malédiction ne se répandent dans la capitale. Ces rumeurs vont continuer à enfler car deux autres candidats subiront le même sort.
    Ce roman policier assez court, se lit très facilement et d'une traite car le suspens est omniprésent et les rebondissements savamment dosés et souvent inattendus, sont présents jusqu'à la fin qui se révèlera très surprenante d'ailleurs.
    Il met également beaucoup d'humour dans ce récit où il se moque de l'Académie Française et des académiciens en en traçant des portraits plus ou moins caricaturaux.
    Un très bon roman policier que j'ai adoré relire et qui n'a vraiment rien à envier à certains "best-sellers" actuels.
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  • Par PiertyM, le 27 septembre 2013

    PiertyM
    Un thriller bien construit est ce classique que j'avais lu il y a quelques années. Dans ce fauteuil Hanté, Gaston Leroux m'a beaucoup égayée avec son style plus ou moins conformiste vu la nature sagace de l'histoire. Les surprises, les coups de théâtre surgissent en toute justesse.
    Puis la manière d'aborder la question de la connaissance ou de l'intelligence, et aussi la révélation sur le génie de l'homme.Le génie de l'homme n'est pas toujours contraint, pour se révéler, d'emprunter le même parcours conventionnel. Jusqu'à preuve le contraire combien de génies foisonnant dans le monde scientifique, qui, par leur certaines expériences, ont entraîné le monde dans de chaos, ne seront-ils pas des Pr Loustalot. (Ex: Affaire Médiator)
    Entre temps, la politique de la chaise vide investi par une machination sécrète et diabolique doit profiter à un individu ou à une association secrète. A qui?..........
    Cette question sera débattue pendant une bonne partie du livre. Questions, doute, peur, douleur, suspens, souffrance sont des mots troubles qui animent les personnages, la foule, la presse au plus de trois quart du livre. Parfois on est tenté de se dire quand tombera le rideau sombre de l'énigme? Bien sûr, les enquêtes n'ont pas exploitées des pistes de manière éclatée...
    A l'Académie Française, ils sont 39 immortels, il en manque un pour atteindre le chiffre 40. le dernier occupant de ce 40è fauteuil est Mgr d'Abbeville. Trois remplaçants meurent le jour même de leur premier discours d'entrée à l'Académie....
    Seul suspect du crime le candidat malheureux le mage Éliphas de Saint-Elme de Taillebourg de la Nox !
    Mais le quatrième remplaçant ne mourra pas enfin de compte, mais, il trimbale en lui, un secret qui ressemble à un crime pour l'Académie...

    Une visite dans le monde du savoir, l'Académie Française...
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    • Livres 3.00/5
    Par yuukikoala, le 29 avril 2014

    yuukikoala
    Je dois avouer que j'ai été très curieuse de lire ce livre, n'ayant pas lu ceux plus célèbres de l'auteur comme "Le mystère de la chambre jaune". Ce fut donc mon premier Leroux, et j'en ressors surprise par l'écriture, mais pas forcément très enjouée par l'histoire. En effet, si on nous parle d'un fauteuil hanté, finalement, l'histoire ne tourne pas essentiellement autour de cet objet, mais plutôt autour des académiciens qui devaient s'asseoir dessus. Moi je pensais que ça serait un fauteuil tueur et tout, non non. Après, leur mystérieuse mort je dois l'avouer, m'a fortement étonnée. On croit qu'ils sont morts d'une mort naturelle et le peuple proclame le fait que c'est un sorcier qui les a tué, et finalement quand on sait la vérité, j'ai trouvé que c'était légèrement - mais légèrement - facile, tout de même bien trouvé mais juste un peu mal expliqué. En plus, ce fut drôle car quand on voit les progrès de notre technologie et de notre science, la vérité ne nous paraît pas si absurde que ça, mais pour l'époque ça devait l'être. C'est une histoire tout de même sympathique, avec une écriture qui comme je l'ai dit m'a surprise : Je ne m'attendais pas du tout à ce style, et j'ai envie d'en lire d'autre de l'auteur pour voir s'il écrit de la même façon, car j'ai trouvé cette façon de raconter l'histoire assez drôle finalement. de plus, les noms des gens sonnent comme une partie de Cluedo alors c'est amusant. Les personnages sont fort sympathiques, tous un peu amusants, et si j'ai beaucoup aimé les deux principaux, il n'y en a aucun que j'ai détesté. Mais je dois avouer qu'à certains passages je ne comprenais pas tout. Parce que si le style d'écriture était un avantage, parfois il servait d'inconvénient. Et puis, on n'est très peu surpris de la fin et de la vérité, mais bon. Dans le fond, Le Fauteuil hanté est un bon livre, surtout par son écriture, mais j'ai déjà vu mieux.
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Citations et extraits

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  • Par Alixone, le 23 août 2013

    Le lendemain de ce jour néfaste, M. le secrétaire perpétuel Hippolyte Patard pénétra sous la voûte de l’Institut sur le coup d’une heure. Le concierge était sur le seuil de sa loge. Il tendit son courrier à M. le secrétaire perpétuel et lui dit :
    « Vous voilà bien en avance aujourd’hui, monsieur le secrétaire perpétuel, personne n’est encore arrivé. »
    M. Hippolyte Patard prit son courrier, qui était assez volumineux, des mains du concierge, et se disposa à continuerson chemin, sans dire un mot au digne homme. Celui-ci s’en étonna.
    «M. le secrétaire perpétuel a l’air préoccupé. Du reste, tout le monde est bouleversé ici, après une pareille histoire ! »
    Mais M. Hippolyte Patard ne se détourna même pas. Le concierge eut le tort d’ajouter :
    « Est-ce que M. le secrétaire perpétuel a lu ce matin l’article de L’Époque sur le Fauteuil hanté ? »
    M. Hippolyte Patard avait cette particularité d’être tantôt un petit vieillard frais et rose, aimable et souriant, accueillant, bienveillant, charmant, que tout le monde à l’Académie appelait « mon bon ami » excepté les domestiques bien entendu, bien qu’il fût plein de prévenance pour eux, leur demandant alors des nouvelles de leur santé; et tantôt, M. Hippolyte Patard était un petit vieillard tout sec, jaune comme un citron, nerveux, fâcheux, bilieux. Ses meilleurs amis appelaient alors M. Hippolyte Patard : « M. le secrétaire perpétuel », gros comme le bras, et les domestiques n’en menaient pas large. M. Hippolyte Patard aimait tant l’Académie qu’il s’était mis ainsi en deux pour la servir, l’aimer et la défendre. Les jours fastes, qui étaient ceux des grands triomphes académiques, il les marquait du Patard rose, et les jours néfastes qui étaient ceux où quelque affreux plumitif avait osé manquer de respect à la divine institution, il les marquait du Patard citron.
    Le concierge, évidemment, n’avait pas remarqué, ce jour-là, à quelle couleur de Patard il avait affaire, car il se fût évité la réplique cinglante de M. le secrétaire perpétuel. En entendant parler du Fauteuil hanté, M. Patard s’était retourné d’un bloc.
    « Mêlez-vous de ce qui vous regarde, fit-il ; je ne sais pas s’il y a un fauteuil hanté ! Mais je sais qu’il y a une loge ici qui ne désemplit pas de journalistes ! A bon entendeur, salut ! »
    Et il fit demi-tour, laissant le concierge foudroyé.
    Si M. le secrétaire perpétuel avait lu l’article sur le Fauteuil hanté ! Mais il ne lisait plus que cet article-là dans les journaux, depuis des semaines ! Et après la mort foudroyante de Maxime d’Aulnay, suivant de si près à la mort non moins foudroyante de Jehan Mortimar, il n’était pas probable, avant longtemps, qu’on se désintéressât dans la presse d’un sujet aussi passionnant !
    Et cependant, quel était l’esprit sensé (M.Hippolyte Patard s’arrêta pour se le demander encore)...quel était l’esprit sensé qui eût osé voir, dans ces deux décès, autre chose qu’une infiniment regrettable coïncidence ? Jehan Mortimar était mort d’une congestion cérébrale, cela était bien naturel. Et Maxime d’Aulnay, impressionné par la fin tragique de son prédécesseur, et aussi par la solennité de la cérémonie, et enfin par les fâcheux pronostics dont quelques méchants garnements de lettres avaient accompagné son élection, était mort de la rupture d’un anévrisme. Et cela n’était pas moins naturel. […]
    « Qu’ya-t-il donc de plus naturel, se fit-il à lui-même, que la rupture d’un anévrisme ? C’est une chose qui peut arriver à tout le monde que de mourir de la rupture d’un anévrisme, même en lisant un discours à l’Académie française !... »
    Il ajouta :
    « Il suffit pour cela d’être académicien ! »
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  • Par Dionysos89, le 21 mai 2012

    Mais entendons-nous bien : quand nous disons que ces morts ne sont point naturelles, nous ne voulons point faire allusion à quelque puissance occulte qui, en dehors des lois naturelles connues, aurait frappé ! Nous laissons ces balivernes aux petites dames du club des « Pneumatiques », et nous venons catégoriquement dire à M. le procureur de la République : « Il y a un assassin là-dessous, trouvez-le ! »
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  • Par PiertyM, le 26 septembre 2013

    – Vous m’avez demandé si j’ai une bonne santé ?... Merci, elle est excellente... je crois fermement à tout ce que vous nous avez raconté, mais en tout cas, je vous souhaite que je ne meure point, car j’ai pris mes précautions... j’ai écrit moi-même un récit de tout ce que nous avons vu et entendu chez vous, récit qui sera divulgué aussitôt après ma mort.
    … … … … …
    – Ça n’est pas vrai, puisque vous ne savez pas lire
    … … … Comment cet homme savait-il que lui, Lalouette, ne savait pas lire ? Le secret en avait été cependant précieusement gardé. Ce n’était point Patard qui pouvait avoir parlé ! Et Éliphas avait montré trop de joie de voir à l’Académie un monsieur qui ne savait pas lire pour compromettre sa vengeance par une indiscrétion. Eulalie était le tombeau des secrets. Alors ? Comment ? Comment ? Il croyait « tenir » Loustalot et c’était Loustalot qui, au dernier moment, lui prouvait son impuissance
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  • Par PiertyM, le 26 septembre 2013

    – Non ! Non ! s’écria-t-il, c’est Martin Latouche qui avait raison ! C’est lui qui a entrevu la vérité : Il n’y a pas eu de plus grand crime sur la terre !
    – Si ! répliqua M. le secrétaire perpétuel, éclatant à son tour, si ! Il y en a eu un plus grand !
    – Et lequel, monsieur ?
    – Celui de faire entrer à l’Académie quelqu’un qui ne sait pas lire ! Ce crime, c’est moi qui l’ai commis !
    …. …. …. … …
    – Dénonce-moi donc si tu l’oses !
    ˗̶ Sans rancune, monsieur Lalouette, lui dit-il, nous ne nous disputerons plus. C’est vous qui aviez raison. Le grand Loustalot était surtout un grand misérable. Oublions-le. Il est mort. Il a payé sa dette, lui ! Mais vous, mon cher Gaspard, quand paierez-vous la vôtre ? Ça n’est pourtant pas bien difficile à apprendre : B A : BA, B E : BE, B I : BI, B O : BO, B U : BU !
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  • Par Adraste, le 23 septembre 2014

    En France, on trouve toujours un citoyen de courage et de bon sens pour faire honte, par son exemple, à la foule stupide.

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