ISBN : 2848050543
Éditeur : Sabine Wespieser (2007)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres
Parce qu'elle était sans nouvelles de Gyl, qu'elle avait naguère aimé, la narratrice est partie sur ses traces. Dans le transsibérien qui la conduit à Irkoutsk, Anne s'interroge sur cet homme qui, plutôt que de renoncer aux utopies auxquelles ils avaient cru, tente de c... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par sylvie, le 31 mars 2008

    sylvie
    Ce livre est d'une grande douceur, il ne cesse de nous caresser et de nous bercer tranquillement, au fil des lectures, au rythme cadencé du transsibérien, ou en nous faisant glisser à fleur d'eau sur la Seine, la Moldau, le lac Baïkal,ou d'autres fleuves ou bords de mer baignant des temps de vacances et de rêveries.
    Cette eau tranquille ou tourmentée semble guider le cheminement intérieur de la narratrice qui doucement se prépare à changer d'âge de vie, d'attente.
    En quelques pages, l'héroïne nous raconte son voyage en Sibérie, comme une quête vers ce qu'elle a perdu. Son amour, l'enfant qu'elle n'a pas fait, sa quête d'idéal politique aujourd'hui disparue aussi.
    Elle rencontre des personnages et des paysages furtifs qui viennent nourrir ses rêves et l'amènent peu à peu à retourner à la case départ en comprenant que le temps ne se rattrape pas.
    La mélancolie omniprésente de ces pages souvent somptueuses est mise régulièrement en miroir avec les souvenirs défaillant d'une vieille femme, Clémence, devenue amie intime au cours de visites de lectures entre voisines.
    Ce dernier récit est une histoire bouleversante : celle d'une femme âgée en train de perdre la mémoire, qui trouve la force de faire de sa mort un rendez-vous d'amour avec un être qu'elle a perdu à 18 ans. Un suicide comme un dernier élan vital.
    Cet acte, la narratrice comprend qu'elles l'ont préparé ensemble, au cours de leurs séances de lectures.
    Magnifique.
    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/03/le-canap-rouge-michle-lesbre.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Sand94, le 10 février 2012

    Sand94
    Anne, la narratrice, entreprend un voyage en transsibérien pour prendre des nouvelles d'un ancien amant, dont elle s'est séparé il y a 20 ans, et avec lequel elle correspondait depuis. Mais ses lettres devenant rares, elle avait besoin de prendre de ses nouvelles, de le revoir. Ce voyage, initiatique, est une parenthèse, une redécouverte de son passé.
    Pendant ces heures interminables, Anne pense à Clémence, la vieille dame du second étage, sa voisine, à qui, parfois elle fait la lecture. La vieille dame assise sur son canapé rouge, qui lui confie sa vie, son amour pour Paul, à qui elle raconte l'histoire de Milena, la maîtresse de Kafka.

    Lien : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2012/02/10/le-canape..
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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Michèle Lesbre nous invite avec ce roman au rythme lent mais jamais ennuyeux à un voyage réel mais aussi à un voyage intérieur et très vite on se laisser porter par une écriture pure, limpide et riche de sens.
    Le canapé rouge est un récit intime et mélancolique d'une grande originalité dans lequel les sentiments et les relations humaines sont décrits avec beaucoup de justesse et de sensiblité.
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 13 septembre 2010

    kathel
    Anne décide, un peu sur coup de tête, un voyage par le Transsibérien jusqu'à Irkoutsk, sur les traces de Gyl, ami plutôt qu'amant dont elle n'a plus de nouvelles depuis quelques temps. Elle laisse derrière elle Clémence, une vieille voisine à qui elle fait parfois la lecture, Clémence pour qui le monde se réduit à un canapé rouge dans un couloir, un petit café au bas de chez elle et un quai de l'île Saint-Louis. On sent que l'amitié qui la lie à Clémence prend beaucoup de place dans sa vie, puisque Anne y pense même lorsque le train traverse la Sibérie, alors qu'elle observe ses compagnons de voyage.
    Je me suis tout d'abord demandée si l'auteur allait nous raconter une histoire, ou se contenter d'aligner des chroniques. Non pas que je dénigre le genre « chroniques de voyage » mais j'aime bien savoir au début d'un livre où je vais. Finalement ce n'est pas seulement un livre qui raconte une histoire, il emmène en voyage, il raconte tous les voyages, les voyages littéraires, les voyages réels, les voyages dans la mémoire, les rencontres, l'évidence de certaines rencontres… Ce court roman contient de vrais moments d‘émotion, les personnages sont beaux, en particulier la vieille dame qui elle, précisément, n'a jamais voyagé, mais qui a aimé et qui sait tellement bien évoquer le passé. Les rencontres de voyage aussi sont émouvantes, lorsqu'elles sont racontées sans fioritures.
    Ce qui ne m'a plu qu'à moitié, c'est le style, poétique, mais parfois un peu trop lyrique à mon goût, et appelant trop souvent l'émotion du lecteur. Défaut assez mineur, et qui ne reflète que mon avis, mais des phrases comme « Ces matins incertains, sans lieu précis, sans heure exacte ou même approximative, quelque part dans une durée indéterminée, me propulsaient bien au-delà du paysage visible. » me laissent de marbre et d'autres, avec beaucoup plus de simplicité, me touchent : « Dans le couloir du train où quelques gamins me guettaient pour me faire prononcer un ou deux mots russes en les écorchant, ce qui faisait jaillir leurs éclats de rire, il m'arrivait de l'imaginer assise entre ses coussins, avec dans son dos les toits chahuteurs de Paris, derrière la fenêtre qu'elle n'ouvrait jamais. » Et je pourrai trouver de nombreux autres exemples de cette nature, mais pour rester sur une note positive, c'est, à part donc quelques froncements de sourcils, un moment de lecture très agréable !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-michele-lesbre-le-canape..
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    • Livres 4.00/5
    Par les-bibliotheques-valentinoises, le 22 avril 2009

    les-bibliotheques-valentinoises
    Tout en voyageant dans le transsibérien à la recherche d'un être aimé naguère, la narratrice se souvient de moments privilégiés passés en compagnie d'une vieille dame, sa voisine, avec laquelle elle a partagé des lectures. Ensemble, elles ont évoqué des femmes aux personnalités hors du commun : Olympe de Gouges, Milena Jesenskà, Marion du Faouët.
    Ce roman écrit d'une plume fine et ciselée est une réflexion sur la vie, la mort, les rencontres, les souvenirs partagés, l'amour.
    Le thème du voyage, omniprésent, est la toile de fond de ce court récit.
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 mars 2008
    Lecture jeune, n°125 - « Aller à Irkoutsk, c’était aussi aller au bout des utopies ». Anne est fascinée par un homme, Gyl, qui fut son ancien amour, et part sur ses traces en Russie. Mais il s’agit avant tout d’une quête intérieure, même si son voyage géographique a pour but de le retrouver, peut-être une dernière fois, comme pour braver le temps qui passe et surtout imprimer son souvenir au plus profond de son cœur. La construction du récit alterne les étapes du voyage ferroviaire entrepris par Anne pour rejoindre Gyl avec son lot de péripéties, et, avant ce départ, les rendez-vous parisiens qu’elle a avec une vieille femme, Clémence, sa voisine d’immeuble. Cette rencontre fortuite s’avère une magnifique histoire d’amitié entre deux femmes de générations différentes, et dont la plus espiègle n’est pas celle que l’on croit ! De souvenirs pleins de vie, aux amours vécues, en passant par une véritable fresque sociale, l’auteur campe des personnalités féminines, riches d’humanité et de vitalité ! C’est sur le canapé rouge de Clémence qu’elles se retrouvent autour de lectures traitant des grandes figures féminines de l’histoire, en particulier Olympe de Gouge. Et c’est ce même canapé qu’Anne récupérera après la mort de Clémence. Texte extrêmement touchant et accessible grâce à une écriture qui ne se sépare pas de l’élégance et de la précision dans l’évocation de l’intériorité et dans l’introspection. Le temps y est conjugué avec une infinie tendresse par ces deux femmes si proches qui laissent notre cœur bouleversé. Magnifique. Michelle Charbonnier

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Citations et extraits

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  • Par Sand94, le 10 février 2012

    J’avais très envie de la revoir, vite, de lui conter mon étrange voyage, sans doute le plus étrange de tous mes voyages, parce que plus que tous les autres il m’avait sans cesse ramenée à ma vie, à la simple vérité de ma vie. (p.85)
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  • Par Sand94, le 10 février 2012

    Pendant ces heures un peu lentes, un peu lascives, trimballée dans ce paysage qui n’en finissait pas de s’étirer sous mes yeux, je me découvrais une aptitude à la vie contemplative que je ne soupçonnais pas. (p.61)
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  • Par Sand94, le 10 février 2012

    Nous allions, chacune à sa façon, vers ces instants de nos vies où tout avait commencé (p.22)
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  • Par sylvie, le 31 mars 2008

    Le lac Baïkal

    ..."Puis je pensais à Gyl, aux cerfs-volants qu'il devait brandir comme les banderoles autrefois et que j'imaginais ressembler à de grands oiseaux mélancoliques au-dessus du lac." ..."Le lac est un grand œil tranquille... Dès mon arrivée dans le village, je l'avais cherché, il était au pied des dernières maisons, solennel et limpide, d'une limpidité extraordinaire. L'usine de cellulose qui le menaçait avait cessé de fonctionner. Des petites barques en bois griffaient la surface de l'eau, d'autres étaient alignées le long des berges, des oiseaux venaient s'y poser. Les forêts de pin le cernaient, quelques vaguelettes ondulaient à peine, mais je savais qu'il y avait parfois des tempêtes, des vagues de plusieurs mètres de hauteur que les premiers gels figeaient pendant des mois. Mystérieux lac, vénéré comme un dieu." ... "Plus tard, à la tombée de la nuit, j'étais retournée au bord du lac. un ciel violet se reflétait dans l'eau." ... "J'avais noté que j'aurai préféré découvrir le lac en hiver, lorsqu'il se fige et que les camions le traverse". ... "Je contemplais les vagues qu'il soulevait sur le lac, j'entendais les enfants crier parce que les cerfs-volants leur échappaient et s'écrasaient à la surface de l'eau. Ils couraient pour les rattraper , je les voyais s'élancer et nager jusqu'aux épaves multicolores, tenter de les ramener sur la rive."
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  • Par sylvie, le 31 mars 2008

    Le fleuve, les fleuves :

    "Elle se perdait si souvent dans toutes ces vies agitées, ne savait plus laquelle avait traversé une rivière à la nage pour être à l'heure à un rendez-vous, anecdote dont elle raffolait." ..."Le plus difficile, alors, est d'avoir à se lever sans nulle part où aller, mais j'ignorais qu'à mon retour cette épreuve me serait épargnée et que je me rendrais plusieurs jours de suite à un rendez-vous sur un quai de Seine" ..."Je me souviens qu'au retour, assise sur un qui de Seine, les images de ce voyage se mêlaient aux reflets du pâle soleil d'automne, et j'avais l'impression de les voir flotter à la surface de l'eau. Je croyais apercevoir la silhouette d'Igor que le courant emportait, comme nous emportait le train." ... "Et puis nous sommes arrivées près de la seine au moment où le jour se levait et j'ai eu un bonheur immense qui me rendait Paul, c'était comme s'il était là à s'émerveiller avec moi, je pouvais même entendre sa voix, j'en avais les larmes aux yeux." ... "Clémence me montrait l'endroit du Quai Bourbon où avait été prise la photographie avec Paul, en 1943... sur ce quai, je savais qu'une plaque commémorative citait une phrase écrite par Camille Claudel dans une lettre à Rodin, il y a toujours quelque chose d'absent qui me tourmente."
    ... "Le fleuve trapu et lent me mettait dans une légère torpeur, je m'étais allongée sur le lit et j'avais somnolé jusqu'à la nuit..."
    ..."j'étais restée à l'écart, je suivais la sombre course du fleuve qui se fondait dans la nuit et dans la douce effervescence de mon ivresse."
    ... "Comme chaque fois, nous commencerions par la traversée de la Moldau."
    ... "Et la traversée à la nage de la Moldau, Clémence, que vous aimez tellement, ce rendez-vous avec son amoureux auquel elle veut absolument être à l'heure ? non, c'est moi , avait elle dit, avec le même aplomb qu'une fois précédente, c'est moi qui nageait vers lui, pour le rejoindre...pas un accident cette chute dans la Seine, c'était un rendez-vo
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Michèle Lesbre - Un lac immense et blanc .
Dans le cadre de l'Escale du livre qui s'est tenue à Bordeaux les 1er, 2 et 3 avril 2011, Michèle Lesbre vous présente son ouvrage "Un lac immense et blanc" aux éditions Sabine Wespieser.http://www.mollat.com/livres/michele-lesbre-lac-immense-blanc-9782848050966.html








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