> Isabelle Delord-Philippe (Traducteur)

ISBN : 2290005789
Éditeur : J'ai Lu (2007)


Note moyenne : 3.42/5 (sur 60 notes) Ajouter à mes livres
Sur la terrasse d'un café dominant la baie de Baxter's Teeth, deux familles, qui semblent n'en former qu'une, se prélassent au soleil. Roz et Lil, les grand-mères, restées belles, entourées de Tom et Ian, leurs fils, et de leurs petites-filles, semblent filer le parfait... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par asphodele85, le 22 juin 2011

    asphodele85
    Vous voyez cette jolie couverture « aguicheuse » avec « Prix Nobel de Littérature 2007″ qui claque comme un gage de qualité ? Doris Lessing, qui plus est, on se dit, allons-y ! Sans prendre la peine de lire la 4ème de couverture… Juste en dessous « Les Grand-mères », vous voyez aussi tout comme moi le mot « roman », hein ? Quelle mascarade !! Je ris encore de m'être fait avoir comme une bleue et ça m'apprendra aussi à ne pas mélanger les livres et les salades, quoique…les deux se mélangent allègrement dans ce « roman »… Bon, je vous en parle quand même, maintenant qu'il est lu !!
    Tout d'abord, ces malheureuses 95 pages eussent mérité le titre de nouvelle plutôt que roman ; sous cet angle là, l'impression d'avoir été flouée serait amoindrie. C'est une correcte longue nouvelle et un mauvais petit roman. Cela peut arriver aux meilleurs… Surtout quand la fin et le début ne font qu'un…Oui, j'oubliais, la fin est dite, même développée dès le début, donc la chute est….bof !
    Roz et Lil sont amies depuis l'enfance et quand je dis amies, c'est siamoises, jumelles de coeur. Elles vivent tout pareil dans un paradis bleu où tout n'est que luxe, calme et volupté, passant de leur maison enchantée à la plage juste après la route, sirotant des jus de fruits, se baignant et bronzant dans leur tout petit bikini, insolentes de beauté qui défie le temps (comme dans les meilleurs romans vous dis-je !). Elles vont bien sûr se marier en même temps, faire un fils la même année, réussir dans leurs carrières, oubliant parfois qu'elles sont mariées, ce qui va faire fuir le mari de Roz et fort à propos, celui de Lil décèdera, laissant nos deux inséparables enfin seules avec leurs fistons. le fils de Roz, Tom et celui de Lil, Ian sont évidemment, comme leurs mères, indissociables depuis l'enfance. Mais voilà que les deux muchachos atteignent l'âge de dix-sept ans, qu'ils sont beaux et blonds à tomber, avec « cette aura poétique » qui les fait ressembler à de « jeunes dieux ». « Il arrive que leur famille ou leurs amis soient intimidés par ces êtres qui ont l'air de visiteurs venus d'une atmosphère plus pure ». (vapeurs…). Tadam !! L'inconcevable va se produire, les deux fils vont se faire déniaiser par la mère de l'autre avec un naturel déconcertant, et chose toute aussi naturelle, l'aventure de ce quatuor va durer jusqu'à ce qu'ils aient presque trente ans. Là, Roz, la plus énergique décide qu'il est temps de mettre fin à ce jeu, qu'elles vieillissent, qu'elles vont être de plus en plus vieilles et qu'il leur faut fonder une famille, qu'elles soient enfin de vraies grand-mères dignes et respectables !! Enfin, voyons !
    Cela se fera, dans la douleur car les bambins sont très amoureux (les mamans aussi), ils se marieront et procrééront par nécessité et pour oublier l'impossibilité de leur premier amour mais pas l'objet de cet amour, à jamais en eux, indélébile (han, re-vapeurs).
    Ah ah ! Mais c'est sans compter sur les deux épouses, pièces rapportées mais soudées, amies de faculté qui décident un jour de monter leur affaire à elles deux, comme pour se démarquer de ce clan où elles se sentent un peu exclues malgré tout, bien qu'ayant accouché d'une fille, l'une après l'autre. Petites-filles dont Les Grand-mères s'occupent volontiers tout en continuant leurs activités professionnelles respectives. Mais voilà qu'un jour Mary, la femme de Tom et bru de Roz tombe sur un paquet de lettres que Lil et Tom se sont écrites durant des années. Patatras ! le beau rêve de ressembler aux belles-mères tourne au cauchemar écoeurant pour ces jeunes femmes trop bien élevées. Elles s'enfuient loin de ces deux « monstres » à jamais, leurs filles sous le bras ! Et c'est fini !! Vous attendiez plus ? Moi aussi, mais bon, je vous avais prévenu, c'est une nouvelle, pas un roman et les nouvelles peuvent se permettre de finir en queue de poisson…pas ce qui est vendu comme un « roman ».
    Livre écrit en 20o3, quand on sait que Doris Lessing est née en 1919, elle avait donc 84 ans. Qu'elle ait voulu bousculer, comme elle a su le faire dans ses oeuvres précédentes, les codes de la morale bien-pensante, en voulant parler de la différence d'âge dans le couple, différence que l'on accepte chez l'homme et qui pour la femme, on a inventé le nom charmant de « cougar » soit, que l'amitié fusionnelle à la limite de l'amour homosexuel chez les deux héroïnes soit légèrement abordé et bien que le mot ne soit jamais prononcé, peut-être l'inceste, encore soit, mais qu'elle nous offre cette bleuette pour adolescentes enfiévrées, non !! Pas Doris Lessing ! L'idée était bien trouvée mais aurait dû figurer dans un recueil de nouvelles. Vous l'aurez compris, ces Grand-mères ne me laisseront pas un souvenir impérissable et ne me feront pas réfléchir plus avant sur ces formes d'amour qui ne choquent plus grand-monde à notre époque ! Je n'ai même pas envie de vous en dire plus sur Doris Lessing qui pourtant le mérite, ayant un autre livre d'elle dans ma PAL, j'espère revenir vous en parler avec plus d'émotion. Et lui rendre les honneurs qui lui sont dûs.
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    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 23 décembre 2011

    yv1
    Au risque d'être hué, moqué, lapidé pour les plus violent(e)s d'entre vous, je ne connaissais Doris Lessing que de nom. Je dois avouer mon inculture, ma crasse ignorance, mais je n'avais rien lu d'elle. Grâce au club de lecture de la bibliothèque municipale, voici que je peux entrer enfin dans le cercle de ceux qui ont lu cette auteure nobélisée ; le thème du club pour notre prochaine rencontre est : les femmes Prix Nobel de littérature (pas dur, il n'y en a que 12 sur 105 prix attribués)
    Revenons à ce tout petit roman (95 pages dans sa version poche) fort et dense, forcément dense. Doris Lessing parvient à faire naître des images avec quelques mots. Tout est dit, suggéré plutôt, en un minimum de mots : tout ce que j'aime, l'art de la concision. Par exemple, les paysages ne sont pas vraiment décrits, mais on visualise très bien les deux villes dont elle parle, celle proche de l'océan
    L'auteure réussit en peu de pages à décrire ses 4 personnages principaux (Lil et Roz et leurs fils, Ian et Tom), à instaurer des liens tenaces et indéfectibles entre eux. Même les relations entre mère/fils, garçons/femmes, garçons entre eux et mères entre elles sont suggérées plus que franchement dites, mais aucun doute ne subsiste, le lecteur sait vraiment à quoi s'en tenir. Un rien poétiquement, Doris Lessing aborde des questions aussi tendues que l'identité sexuelle, l'identité tout court, l'amour filial, la reconnaissance envers ses parents, ...
    Quels personnages ! Je pourrais même écrire : quelles grands-mères ! Car bien sûr c'est d'elles dont il est le plus question, elles qui dirigent leurs vies et celles de leurs garçons. Des maîtresses-femmes. Oedipe n'est pas loin, qui traîne quasiment dans toutes les pages. Et encore cette prouesse de l'auteure qui en quelques mots raconte la vie de Lil et Roz. On a l'essentiel et point de superflu, loin de ces sagas qui traînent en longueur et qui au final apporte moins qu'un livre comme celui-ci. Parce qu'en plus, Doris Lessing ajoute des paragraphes sur divers sujets comme par exemple la beauté.
    Un roman absolument passionnant et dérangeant, "décapant sur les non-dits et la dissimulation" est-il écrit sur la 4ème de couverture. Je suis vraiment bluffé par la concision de ce roman et le nombre de questions qu'il aborde, l'air de rien, presque légèrement. Évidemment, je suis tenté par le reste de la production de Doris Lessing, mais j'ai peur d'avoir commencé par le meilleur.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par le-mange-livres, le 08 mai 2012

    le-mange-livres
    Le court roman par lequel j'ai découvert la prix Nobel (2007) Doris Lessing il y a maintenant un moment ... et qui m'a tout de suite placée sous le charme de cet auteur fabuleuse.
    "Elle avait été amoureuse de Tom, et puis de Ian, puis de nouveau de Tom, pour leur beauté, leur aisance, et quelque chose de plus, un air comblé, comme s'ils avaient baigné toute leur vie dans un plaisir qui s'exprimait à présent sous forme d'ondes invisibles de contentement"
    Lil et Roz sont depuis toujours inséparables ; grands-mères aujourd'hui, elles sont toujours de balles femmes, et chacune s'est vaguement éprise du fils de son amie. Un "rectangle amoureux" troublant, dans lequel interviennent aussi les belles-filles, débouchant sur une ambiance sulfureuse.
    "Elle nourrissait des pensées hostiles à l'encontre de Mary, qui avait épousé l'un des fils, mais elle savait que c'était par jalousie. Elle se justifiait ainsi : " Si elle était assez bonne pour eux, je n'aurais rien contre elle. Simplement elle ne leur arrive pas à la cheville. "
    Une finesse psychologique à peine croyable et franchement séduisante, sous une écriture fluide et d'une simplicité apparente, où la légèreté d'une après-midi en terrasse vire à la critique décapante des relations familiales. Il n'y pas à dire, c'est du grand talent ! A compléter, pour ceux qui ont la chance de ne pas l'avoir encore lu, par le très beau Un enfant de l'amour.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2012/05/les-grands-meres-doris-le..
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
  • Par sylvie, le 19 janvier 2008

    sylvie
    Doris Lessing écrit à propos des grands-mères : "Prenez 'Les Grands-mères', cette histoire de deux amies, chacune ayant une liaison amoureuse avec le fils de l'autre. On y a vu mon goût de la provocation. Je me suis inspirée du récit que m'avait fait un ami d'un des deux jeunes hommes. C'était vrai, ces amours improbables et nécessairement contrariées. Je ne peux pas imaginer qu'un écrivain, entendant cela, renonce à se saisir d'un tel sujet."
    « La beauté des jeunes gens, bon, ce n'est pas si simple…Il y a un âge, un âge éphémère, vers seize, dix-sept ans, où ils ont une aura poétique. On dirait de jeunes dieux. Il arrive que leur famille ou leurs amis soient intimidés par ces êtres qui ont l'air de visiteurs venus d'une atmosphère plus pure. Ils n'en ont souvent pas conscience, se faisant davantage l'effet de paquets mal ficelés qu'ils essaient d'empêcher de se défaire. »
    J'ai beaucoup aimé ce court roman, qui je pense est plutôt à ranger dans les nouvelles, il est d'ailleurs initialement paru dans un recueil.
    Je fais partie des enthousiastes parce que c'est avec brio que ces quelques lignes nous proposent un excellent exercice de style autour du montré/caché, non-dits/révélations.
    Tout nous décrit l'apparence lisse et éclatante de deux femmes belles, brillantes, intelligentes, heureuses, épanouies dans leur travail et leur vie personnelle. Leur bonheur est construit autour de plaisirs simples de gens de classe sociale très privilégiée : maisons au bord de l'eau, plage où elles passent leur temps à bronzer, nager, et regarder leur famille grandir.
    La serveuse du bar à la mode où ces grands mères encore belles sirotent leurs verres accompagnées de leurs fils et de leurs petites filles est subjuguée par le rayonnement que ces êtres dégagent
    Et voilà qu'elle assiste à l'arrivée d'une des belles filles, en rage.
    La rage de cette mère qui vient récupérer sa fille pour ne plus jamais revenir va nous être expliquée.
    On aura l'occasion de lever le voile et de découvrir ce qui se cache derrière ce bien être apparent, ce bonheur de carte postale affiché.
    C'est une drôle d'histoire, vécue par de drôles de dames.
    Flirtant avec les tabous de la sexualité féminine, comme l'homosexualité et l'inceste mères/fils, ce texte nous raconte une histoire incroyable où des femmes, en prise avec ces versants cachés de leur libido, construisent un scénario acceptable pour la société : amies de toujours, elles cultivent une relation exclusive qui évincera les maris, puis, restées seules avec leurs fils, chacune vivra une relation amoureuse avec le fils de l'autre... Ces jumelles étranges et un peu effrayantes sont, sous la plume de Doris Lessing plus vraies que nature...
    Destructrices et manipulatrices elles font souffrir leur entourage avec élégance mais de manière implacable.
    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/01/les-grands-mres-doris-lessing.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 21 mars 2012

    carre
    Bien loin de la couverture du roman de Lessing, ce portrait de Roz et Lil amies inséparables et amoureuses de leurs fils réciproques est ambigu et dérangeant. Déjà, l'image resplendissante et ensoleillée se couvre de quelques nuages, qui se transforme rapidement en orage quand débarque Mary, la femme de Tom venue demander des comptes à sa belle-mère. Première lecture pour moi du prix Nobel de littérature et je dois avouer avoir eu un mal fou à rentrer dans son univers, le livre très court brasse de nombreux thèmes (l'amour, l'amitié, la peur de vieillir, la jalousie etc) et Lessing donne un portrait peu flatteur, sans concession de ces grand-mères qui cache leurs félures. de plus, elles ne sont guère attachantes ce qui empêche d'adhérer complétement à l'histoire.
    Mais ce roman qui au départ était une nouvelle me donne envie de découvrir les livres qui font sa renommée.
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 mars 2006
    Lecture jeune, n°117 - Le soleil baigne la terrasse avec vue sur mer du Baxter’s. Là, est attablé un sextuor que nous découvrons à travers le regard fasciné de la serveuse : deux petites filles angéliques ; leurs pères, Tom et Ian, de séduisants trentenaires ; les mères de ces derniers, Roz et Lil, «assez belles pour que personne n’eût songé à les juger vieilles». La même blondeur, le même teint doré, la même aisance radieuse caractérisent ces êtres qui semblent nés pour le bonheur. Le charme est rompu par l’arrivée fracassante de Mary, la femme de Tom, «un petit bout de brune remuante, qui n’avait rien de l’assurance et du style de ‘‘la Famille’’» : au bord des larmes, visiblement choquée, Mary brandit à l’assistance un paquet de lettres défraîchies… Cette scène inaugurale saisissante soulève une foule de questions. Quels liens unissent vraiment les membres de cette extraordinaire tribu ? Aussi intriguée que le lecteur, la serveuse cède la parole à un narrateur omniscient qui ouvre l’album de famille. Inséparables, Roz et Lil se connaissent depuis leur plus jeune âge. Leur duo est si parfait que même leurs maris s’en sentent exclus. Roz et Lil élèvent donc seules leurs fils et la relation fusionnelle des deux femmes fait jaser le voisinage. Mais le scandale ne réside peut-être pas là où on le croit… Lorsque les garçons atteignent cet «âge éphémère, vers seize, dix-sept ans, où ils ont une aura poétique» et ressemblent à «de jeunes dieux», chaque mère se sent irrésistiblement attirée par le fils de l’autre. N’est-ce qu’un moyen détourné d’exprimer l’amour qu’elles se portent ? Révélations progressives, phrases courtes et limpides, style direct : à quatre-vingt cinq ans, Doris Lessing livre avec un mélange de calme et de malice un récit surprenant, impertinent, par lequel le lecteur est véritablement happé. Gaëlle Glin

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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 18 janvier 2008

    "Elle avait été amoureuse de Tom, et puis de Ian, puis de nouveau de Tom, pour leur beauté, leur aisance, et quelque chose de plus, un air comblé, comme s'ils avaient baigné toute leur vie dans un plaisir qui s'exprimait à présent sous forme d'ondes invisibles de contentement....

    ....Ce qui emplissait ses yeux de larmes, c'était de les voir tous là, de les regarder, comme en ce moment....

    ...Elle rêvait à cette décontraction physique, à ce calme qui s'exprimait en mouvements nonchalants, à ces longs bras et ces longues jambes hâlés, et au reflet des têtes d'un blond doré au soleil...."
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  • Par yv1, le 23 décembre 2011

    La beauté des jeunes gens, bon, ce n'est pas si simple. Les filles, oui, pleines de leurs oeufs appétissants, nos mères à tous, c'est normal qu'elles doivent être belles, et d'habitude elles le sont, ne serait-ce même qu'un an ou un seul jour. Mais les garçons, pourquoi ? A quelle fin ? Il y a un âge, un âge éphémère, vers seize, dix-sept ans, où ils ont une aura poétique. On dirait de jeunes dieux. [...] Ils n'en ont souvent pas conscience, se faisant davantage l'effet de paquets mal ficelés qu'ils essaient d'empêcher de se défaire. (p.34)
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par yv1, le 23 décembre 2011

    Les deux petites filles avaient grandi dans un monde bleu. Au bout de chaque rue il y avait la mer, aussi bleue que leurs yeux -on le leur avait assez souvent répété. Le ciel bleu au-dessus de leurs têtes était si rarement bas ou gris qu'un temps couvert était un plaisir en raison même de sa rareté. Le vent, presque jamais aigre, apportait un agréable coup de fouet iodé, et l'air était toujours salé. (p.19/20)
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  • Par VioletteBeauregard, le 03 novembre 2011

    Elle nourrissait des pensées hostiles à l'encontre de Mary, qui avait épousé l'un des fils, mais elle savait que c'était par jalousie. Elle se justifiait ainsi : " Si elle était assez bonne pour eux, je n'aurais rien contre elle. Simplement elle ne leur arrive pas à la cheville. "
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  • Par VioletteBeauregard, le 03 novembre 2011

    Sans s'en rendre compte, il était très malheureux. Il n'avait jamais été malheureux de sa vie. Il ne reconnaissait pas les signes de la souffrance. Il y a bien des gens qui ne sont jamais malades.
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