ISBN : 208122304X
Éditeur : Flammarion (2009)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
L'éthologie contemporaine a opéré une révolution majeure dont on n'a pas encore pris la mesure. Les représentations classiques de l'animal ne sont plus tenables : l'opposition entre nature et culture ne suffit plus à rendre compte de la différence qui sépare l'homme de ... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par Ecureuil, le 01 mai 2011

    Ecureuil
    Par cet essai, Dominique Lestel veut montrer que l'opposition traditionnelle entre nature et culture est une erreur. le discours est appuyé sur plusieurs exemples concrets comme l'utilisation d'outils et/ou d'un langage, les comportements sociaux.
    Finalement, c'est un texte assez érudit qui navigue évidemment entre sciences sociales, sciences du comportement et philosophie, espérant dépassionner le débat et "panser cette nouvelle blessure narcissique".
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Citations et extraits

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  • Par Ecureuil, le 06 mars 2011

    Les communications de l'animal sont-elles accessibles à l'humain ?

    Il n'est pas absurde, à ce stade de la réflexion, de se demander jusqu'à quel point un humain peut comprendre la communication d'un animal. Les limites de nos propres représentations de nos façons de communiquer, et de ses liens avec nos actions, redeviennent ainsi le centre de la question des communications animales. Plusieurs problèmes demeurent en particulier sous-estimés. Nous pensons trop aisément que nous avons un accès possible à nos compétences cognitives. Nous estimons trop vite que nous pouvons décrire tout ce que nous faisons, et nous négligeons l'éventualité qu'il existe toute une classe d'actions humaines que nous pouvons effectuer mais non conceptualiser.

    (Paradoxes des communications animales, p. 206)
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  • Par Ecureuil, le 21 avril 2011

    On peut faire l'hypothèse raisonnable que nombre d'animaux associés l'humain se vivent plutôt comme des extensions de l'identité de l'homme avec qui ils partagent la vie que comme des identités autonomes sensu stricto. L'identité de l'animal s'appuie sur une longue familiarité réciproque. Certains propriétaires de chien parlent de leur compagnon comme [de l'une] des parties d'une personne virtuelle dont ils sont eux-mêmes partie intégrante. La "personne" n'est plus superposable à un individu biologique mais à une entité sociale qui s'individualise à travers une histoire culturelle […]. La "personne" devient une espèce d'arrangement d'identités hétéronomes liées ensembles par un passé commun, des intérêts qui se recoupent et des affects partagés. Le chien ne devient pas une extension du "soi social" de son propriétaire comme on l'a dit parfois ; l'identité du maître et celle du chien se nourrissent intrinsèquement de la relation à l'autre. Dire que le propriétaire construit activement l'identité du chien est une affirmation sans doute vraie mais certainement partielle : l'humain construit conjointement et activement son identité autant que celle du chien, en façonnant leur identité commune.

    (Postface Dissoudre la nature dans la culture, p. 373)
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  • Par Ecureuil, le 29 mars 2011

    La continuation d'un être est toujours plus que sa simple conservation. D'où une certaine angoisse que la vie doit payer dès son apparition, qui grandit dans l'évolution ascendante et culmine chez l'humain.

    (L'animal comme sujet - Hans Jonas : Individuation et liberté, p. 280)
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  • Par Ecureuil, le 23 janvier 2011

    Dans les pages qui suivent, je soutiens la thèse selon laquelle loin de s'opposer à la nature, la culture est un phénomène qui est intrinsèque au vivant, qu'on en trouve les prémices dès les débuts de la vie animale […].

    (Introduction, p. 8)
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  • Par Ecureuil, le 21 avril 2011

    Ma thèse est […] que la culture est intrinsèque au vivant. Il ne s'agit donc plus de déplacer la frontière qui sépare nature et culture, mais d'en contester l'existence même.

    (Postface Dissoudre la nature dans la culture, p. 381)
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