ISBN : 2848654317
Éditeur : Sarbacane (2011)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Mara n'est pas du genre causeuse. Les mots, elle préfère les garder dedans, ou les coucher dans son cahier rouge, tremblant qu'on ne les découvre. Car ce sont des mots pleins de haine pour sa mère couturière qui a fait d'elle «son mannequin permanent, sa pub vivante, so... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par oops, le 02 mars 2012

    oops
    Mara est une petit fille qui ne parle pas beaucoup, enfin juste ce qu'il est nécessaire, le reste elle préfère le garder pour elle et l'écrire dans son petit cahier rouge, sa bouée de sauvetage. Parce qu'il est des sentiments plus facile à mettre par écrit, notamment la haine que lui inspire sa mère couturière pour qui elle n'est que le mannequin permanent « mais comment avoir des amis quand on a la dégaine d'une pièce montée ? ». Elle écrit l'amour qu'elle éprouve pour ce père inconnu père qui s'est enfui quand elle avait deux ans. Les mots débordent de partout, ils lui font mal, elle ne sait comment démêler ses pensées. Son bol d'air principal c'est sa grand-mère chez qui elle va se réfugier régulièrement. A quatorze ans, elle fait la connaissance au collège de Clara, une nouvelle. Clara vit dans une caravane, Mara veut lui plaire, alors elle fait comme elle en buvant de la bière et en fumant. Avec elle, Mara se sent bien, elle a enfin le sentiment d'exister. Sa mère lui accorde toujours aussi peu d'attentions, elle est passée de la surveillance extrême à l'indifférence totale depuis qu'elle est devenue une ado. Clara est sa seule amie alors elle fait tout pour la retenir y compris mentir. Un jour les mots sortent tout seuls, ils font tout basculer en conduisant au suicide un innocent. L'issue fatale de ce roman peut sembler un peu rude, pourtant ce n'est pas toujours de la fiction ! L'auteur démontre simplement combien le vide affectif d'un adolescent peut engendrer des maux aux conséquences dramatiques, un roman qui porte vraiment à réfléchir...

    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.com
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 14 mars 2012

    brigittelascombe
    "Mara,c'est une tombe! disait ma mère"
    Mara cache dans son "petit cahier rouge", sa "bouée de sauvetage" la haine ressentie vis à vis de cette mère intransigeante,absente,mal aimante, cette couturière tchèque parvenue qui la couvre de ridicule vis à vis des copines alors qu'elle rêve de s'habiller "chez Prisu".
    Plus de cahier, par culpabilité. Une fugue chez grand-mère Nouchka "son bol d'air".Un retrait dans son cabanon où seul passe Monsieur Hubert le jardinier bavard.Et une copine Clara piercée qui l'entraine dans quelques dérives "groggy" dans sa caravane. Enfin une amie pour exister, être quelqu'un. Et raconter un horrible mensonge pour "être l'objet de toute son attention".
    Les mots qui tuent est un roman bouleversant pour ados à partir de 13 ans qui parle de relations difficiles mère-fille en l'absence de père et du manque de reconnaissance,de repères et d'amour qui peuvent tuer toute communication et dont les rancoeurs ressenties et ressorties en mots peuvent malheureusement tuer.
    Communiquons avec tendresse et chaleur semble proposer Agnes de Lestrade écrivaine de nombreux ouvrages jeunesse.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 02 février 2012

    canel
    Mara manque d'amour, son père est parti à sa naissance, sa mère est débordée par son travail de couturière. Alors la petite fille écrit dans son cahier, des mots "qui tuent", violents, pour exprimer sa colère, sa haine envers cette mère qui ne l'utilise que comme mannequin pour mettre ses créations en valeur.
    En grandissant, elle se réfugie de plus en plus souvent chez sa grand-mère, femme douce et compréhensive. Elle trouve aussi une amie, en 4ème, Clara. Celle-ci vit seule avec son père. Délurée, elle fume, boit de la bière. Mara ne veut pas la décevoir, elle marche sur ses traces - la devance ? - jusqu'au mensonge, au drame.
    Un roman court, dense, facile à lire, au sujet délicat. Jusqu'où est-on prêt à aller pour ne pas perdre l'estime de ses amis quand on a tant de mal à se faire aimer ?
    A partir de 13-14 ans... Pas avant, le format est trompeur.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Jumax, le 25 août 2011

    Jumax
    Court et cruel. Ce petit livre vous retournera.
    Toutes paroles a ses conséquences...
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    • Livres 4.00/5
    Par zazimuth, le 22 juin 2011

    zazimuth
    Il s'agit d'une histoire très réaliste, écrite à la première personne. La narratrice en veut à sa mère dont elle nous parle dès les premières pages en racontant son enfance. Sa mère crée des vêtements dont Mara fait la vitrine vivante en allant à l'école où les autres mamans passent commande. Mais comment mener une enfance normale de petite fille active quand on n'a pas le droit de se salir ni surtout d'abîmer ses précieux habits ? Car sa mère n'est pas une tendre et ne manifeste pas d'affection à sa fille dont elle ne semble aimer que l'apparence... jusqu'à ce qu'elle grandisse et ne puisse plus servir de mannequin à ses créations. C'est alors que Mara va enfin trouver une amie en la personne d'une fille un peu marginale qui vit dans une caravane. Jusqu'où ira-t-elle pour se montrer intéressante aux yeux de son amie et conserver son amitié ?

    Lien : http://toutzazimuth.over-blog.com/article-les-mots-qui-tuent-d-agnes..
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Citations et extraits

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  • Par oops, le 25 février 2012

    Les mots ne réparent pas aussi bien qu'ils détruisent.
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  • Par lilimarylene, le 04 novembre 2011

    Je ne savais plus pleurer depuis longtemps parce que les larmes sont un appel au secours. Chez moi, il n'y avait personne au bout de la ligne.
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  • Par lilimarylene, le 04 novembre 2011

    Les mots, je les gardais dedans. Ils étaient mon secret. Mon territoire. C'est peut-être pour ça que toute cette histoire est arrivée. Quand les mots sont sortis, c'était trop tard.
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  • Par brigittelascombe, le 14 mars 2012

    J'avais ma vie bien à moi.Et ma vie,c'était Clara.Pourtant à l'intérieur je restais figée à l'ère glaciaire:ma mère ne m'avait jamais touchée,sauf pour m'habiller.
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  • Par brigittelascombe, le 14 mars 2012

    Elle m'a dit qu'elle était contente que j'aie une amie comme Clara,ouverte et joyeuse.Que dans la vie,il ne fallait pas se fier aux apparences et que sous un faux air satanique,se cachait parfois un ange.On a ri parce que grand-mère Nouchka trouvait toujours la bonne formule.
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