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ISBN : 2259228747
Éditeur : Plon (2014)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 349 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Je hais les voyages et les explorateurs » : la première phrase de « Tristes tropiques » donne le ton. Claude Lévi-Strauss, philosophe de formation, n'est ni un marchand d'exotisme ni un amateur d'anecdotes ; la longue confession qu'il nous livre ici relate l'histoire ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par JPBouzac, le 10 mai 2015

    JPBouzac
    Ajouter une critique? Quelle drôle d'idée! Tout a été dit ou presque. Il s'agira donc plutôt d'une remarque personnelle (plus ou moins ma spécialité dans cette rubrique, je ne raconte pas les bouquins que je lis, mais plutôt l'effet qu'ils m'ont fait).
    Ce livre prenait la poussière sur une étagère depuis des années et me faisait un peu peur. Un gros bouquin, pour un amateur de nouvelles et de haikus... Une photo d'Indien d'Amazonie sur fond blanc difficile à interpréter: hostilité, exostisme? (très belle édition France Loisirs). Peut-être attendais-je d'avoir rendu visite sinon aux Indiens, du moins au Brésil, avant de me lancer dans cette aventure? Car dans ma tête ce livre traitait des Indiens du Brésil et de rien d'autre. Erreur monumentale. J'ai beaucoup lu mais bien peu de livres qui traitent de facon aussi magistrale et souvent "en passant" (C'est comme ca les génies?) multitude de questions passionnantes. le rapport de la géologie et de la psychanalyse, les liens cachés entre mer, montagne et forêt, urbanisme et gestion du territoire, langage, écriture et civilisation, rapports entre ancien et nouveau monde, entre hommes et femmes, groupes et hiérarchie, envahis et envahisseurs... Fabuleux. Une lecture terriblement enrichissante (car elle donne envie d'approfondir bien des points) et en même temps distrayante, pleines de surprises et parsemées de détails (le menu des Indiens et de l'auteur!) et d'histoires à côté desquelles bien des romans apparaissent encore plus fades. A lire d'urgence comme cure de dégraissage du cerveau pour les amateurs de Brésil, bien sûr, d'Inde du Pakistan... ou tout simplement pour tous ceux que fascine une pensée tentaculaire, érudite et (presque) sans prégugé, logique et pleine de contradictions, le tout écrit dans une langue class(iqu)e. Un grand merci posthume!
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    • Livres 5.00/5
    Par madameduberry, le 25 octobre 2013

    madameduberry
    Dans cet ouvrage d'ethnologie au ton très personnel, la philosophie danse avec la poésie, les splendides photographies de Lévi Strauss soulignent la beauté de l'écriture.
    Un des livres qui a marqué ma jeunesse, et infléchi le cours de mes études. Un temoignage d'une époque où l'humanité possédait encore des enclaves sans communication avec notre culture de l'écriture et donc de l'Histoire.
    La réflexion scientifique et philosophique menée à partir des observations faites par l'ethonologue font de Levi Strauss un penseur majeur de notre temps, malgré l'apparent caractère restrictif de son champ d'étude.
    Comment les modestes Caduveo et Nambikwara ont pu permettre de penser l'Homme, c'est la leçon de cet ouvrage et de tous ceux de cet auteur dont l'influence continuera longtemps à s'exercer, bien au-delà des phénomènes de mode en "isme".
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    • Livres 5.00/5
    Par jcfvc, le 01 décembre 2009

    jcfvc
    Tristes tropiques est un livre polyphonique. Malgré la haine des voyages et des explorateurs affirmée dès la première phrase, le texte est, en fait, outre sa dimension ethnologique, anthropologique, géographique, géopolitique et philosophique, un formidable témoignage des aventures et tribulations -parfois dangereuses - de l'auteur en Amazonie, à la recherche de tribus demeurées à la frange du monde "civilisé".
    L'auteur, contrairement à ce qu'il proclame dans la phrase initiale, se fait aussi explorateur lorqu'il s'attarde parfois avec précision sur les préparatifs des expéditions qu'il envisage et les dangers qui peuvent survenir dans un pays où les voies de communication sont le plus souvent inexistantes et où l'on peut rencontrer des populations hostiles, aux réactions imprévisibles
    L'ouvrage comprend également des descriptions sompteuses, dignes de celles des meilleurs écrivains, au sujet des paysages de savanes désertiques du Matto grosso et de la forêt amazonienne, mais aussi des pages splendides sur l'Inde et ses bidonvilles sordides, ses temples, les personnages que l'on y rencontre. On y trouve des passages descriptifs d'anthologie, le plus beau étant sans doute celui où il est question d'un coucher de soleil sur l'océan, au passage de l'équateur. Ceux qui sont à la recherche d'exotisme et de sensations fortes ne seront donc pas déçus par la lecture du livre le plus connu et le plus "abordable" de Levi-Strauss, même s'il leur faudra aussi "s'accrocher" parfois, car les réflexions de ce "voyageur" de génie, partant de faits concrets constatés lors de ses rencontres avec le monde et ses populations ne se satisfont jamais des clichés occidentaux véhiculés dans la littérature de voyage habituelle.
    Au delà du pittoresque, Levi-strauss, est toujours à la recherche des "structures" profondes du tissu social, expliquant les comportements et les hiérarchies en vigueur dans une culture donnée.
    La méthode structuraliste est déjà presque parvenue à maturité, mais elle s'y déploie sous une forme concrète et compréhensible ici, n'ayant pas encore atteint le degré d'abstraction des ouvrages plus théoriques. On la trouve dans la manière dont les tabous régissant les relations entre les divers clans, les interdits alimentaires et topographiques prévalants dans telle ou telle tribu sont décrits et expliqués.
    On reconnait déjà la démarche propre à l'auteur, qu'il théorisera plus tard, dans la manière dont il envisage la fonction sociologique des mythes. Selon lui, il servent principalement, en dernière instance, à masquer ou à justifier les inégalités sociales qui sans cet "inconscient collectif" façonné par le discours mytologique, serait insupportable aux castes et couches défavorisées. Pas étonnant, dans ces conditions, que la pensée Marxiste se soit intéressée au structuralisme, ceci malgré les divergences fondamentales de l'anthorpologie structurale fondée par Levi-Strauss, avec les philosophies post-hégéliennes voulant que L Histoire tende vers une fin idéale en passant par des stades de plus en plus évolués.
    L'un des aspects les plus intéressants du livre est d'ailleurs la façon dont la méthode d'analyse est apliquée aux sociétés non primitives, mais toujours "sous-développées" qu'il découvre lors de ses missions à l'étranger : Inde et Brésil notamment. Mais ces digressions géographiques, sociologiques et geopolitiques, éclairées par l'approche structuraliste, incluent aussi des des considérations comparatives sur l'urbanisme des cités du nouveau et de l'ancien monde, sur l'avènement de l'écriture, sur le Boudhisme, l'Islam et le Christianisme, etc...
    L'un des intérêts principaux du livre réside d'ailleurs dans le fait qu'il prend le plus souvent le contre-pied des idées dominantes de l'époque sur les questions évoquées ci-dessus (et sur bien d'autres).
    Le message demeure encore très largement politiquement incorrect aujourd'hui, malgré un concensus actuel - qu'il a largement contribué à construire - sur certains sujets : Les civilisations se valent, l'occident doit se départir de son attitude arrogante et ethnocentrique, nécessité de préserver la nature et les cultures premières, etc....
    Je ne m'attarderai pas là-dessus, car ces choses là sont considérés comme l'héritage principal de Levi-Strauss et sont partagées désormais par le plus grand nombre.
    Il n'y a pas de place, dans le cadre de cet article pour citer de larges extraits de "Tristes tropiques". Je me contenterai donc de signaler rapidement , dans les citations quelques sujets sur lesquels la pensée contemporaine aura du mal à récupérer le père de l'Anthropoogie structurale, tant ses conclusions divergent d'une lecture "progressiste", post-moderne et quelque peu anachronique de l'oeuvre :
    - le dialogue des civilisations est impossible. Les "rencontres historique" entre des peuples que tout sépare se soldent toujours par l'aservissement d'une culture par celle qui est la plus technologiquement développées. Dans ces conditions, il vaut mieux que les peuples se côtoient sans se rencontrer... On ne peut être plus désabusé et pessimiste. le discours dominant veut plutôt que les échanges soient porteurs d'enrichissement mutuel...
    - "Le consentement, dixit Levi Strauss, (et non la coercition comme on a tendance à le penser aujourd'hui ! c'est moi qui commente..) est le fondement psychologique du pouvoir." "la réciprocité est un autre attribut dondamental du pouvoir ....par un jeu sans cesse renouvelé de prestations et de privilèges, de services et d'obligations"
    Ceci, toujours selon Levi-strauss "n'est pas un phénomène purement moderne, C'est un retour à la nature fondamentale de l'organisation sociale et politique"
    - le désir d'obtenir richesses et privilèges n'explique pas fondamentalement la vocation pour devenir chef. Il ya dans tout groupe humain, des hommes qui, à la différence de leurs compagnons aiment le prestige pour lui-même, se sentent attirés par les responsabilités, et pour qui la charge des affaires publiques apporte avec elle sa récompense".
    A elles seules ces deux connlusions vaudraient aujourd'hui à Levi-Strauss les pires quolibets s'il tentait de les expliquer à une assemblée incrédule, tant nous pensons que les hommes politiques sont attirés avant tout par les avantages que procure le pouvoir.
    Que dire également de l'écriture, considérée par tous comme un outil d'émancipation des peuples à l'égard des puissants. Levi-strauss dit presque exactement le contraire, à savoir qu'elle apparait comme un instrument de domination de ces puissants envers les humbles. Selon l'auteur de tristes tropiques, elle parait "favoriser l'exploitation des hommes avant leur illumination" . "Sa fonction primaire est de favoriser l'asservissement". Mais il faudrait accompagner ces affirmations de larges extraits pour expliquer comment Levi-Strauss parivient à ces conclusions peu orthodoxes.
    Que n'entendrait pas Levi-Strauss, quelle fatwa l'aurait frappé si les barbus fondamentalistes avaient lu le dernier chapitre du livre ! Pour l'auteur en effet, l'Islam, qui "se développe selon une orientation masculine", est, des trois religions, la pire qui soit. Son principal péché est d'avoir fait écran entre le Bouhisme (pour lequel il n'y a pas d'au-delà) et le christianisme. L'Islam comme le christianisme, cède à la peur de la mort en "rétablissant l'autre monde". Il est "l'occident de l'orient" . Il "enchaîne le monde temporel au monde spirituel", encore plus que le christianisme. Dans la religion révélée par Mahomet, "la politique devient théologie". A cause de l'Islam (et toujours selon Levi-Straus) "l'Occident a perdu sa chance de rester femme". Sans lui, une osmose de la pensée européenne eût été possible avec le boudhisme, "qui nous eût christianisés davantage et dans un sens d'autant plus chrétien que nous serions remontés en deça du christianisme lui-même". Religion intolérante par excellence bien qu'ayant inventé la tolérance envers les "infidèles", l'Islam (toujours selon Levi-Strauss) cloître et "néantise" autrui, à commencer par les femmes.
    Là aussi, il faudrait citer l'ensemble du dernier chapitre pour comprendre les reproches adressés par Levi-Strauss à cette religion, qui n'on rien à voir avec une attitude raciste. Il reproche en effet à la France de ne pas donner l'égalité des droits aux µ25 millions de citoyens musulmans vivant à l'époque dans nos colonies et de ne pas faire
    ce que fit l'Amérique en son temps, c'est dire de "gagner une pari dont l'enjeu était aussi grave que celui que nous refusons de risquer", à savoir de "se laisser submerger par cette vague" ... d'immigration.
    Voilà de quoi montrer à l'éventuel futur lecteur de ce livre, que Levi-Strauss, tout en tenant parfois des propos "hérétiques" pour une pensée progressiste, n'est pas tout à fait le réac passéiste que certains voudraient nous présenter
    - Enfin et surtout, comble du politiquement incorrect pour l'intelligentsia Française moderne, l'auteur de tristes tropiques fait un parallèle étrange, surprenant et "hérétique" pour des gens de gauche, entre la pensée issue des lumières et de la révolution d'une part et l'Islam d'autre part. Il observe, chez les musulmans et chez nous, "la même attitude livresque, le même esprit utopique, et cette même conviction obstinée qu'il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en être débarassé aussitôt"
    Même croyance, dans les deux cultures, d'une supériorité sur les autres, même incapacité à penser les problèmes contemporains autrement que par l'évocation d'une grandeur passée :
    "Nous ne nous rendons pas compte que l'univers ne se compose plus des objets dont nous parlons. Comme l'Islam est resté figé dans sa contemplation d'une société qui fut réelle il y a sept siècles, et pour trancher les problèmes de laquelle il conçut alors des solutions efficaces, nous n'arrivons plus à penser hors des cadres d'une époque révolue depuis un sicèle et demi, qui fut celle où nous sûmes nous accorder à l'histoire".
    On ne peut mieux exprimer ce que je pense de la société française actuelle, de son conservatisme et de son conformisme anachonique sous un vernis de turbulence "révolutionnaire" frondeuse. Si l'on suit l'analyse telle que la propose Levi-strauss, cela expliquerait également la prépondérance de l'idéologie sur le pragmatisme chez les socialistes hexagonaux, qui prétendent avoir raison contre l'immense majorité de leurs camarades européens.
    Concernant le rôle de guide historique que la France aurait à jouer dans le monde, il ne se passe pas une semaine sans que nos politiciens, de droite comme de gauche assignent au pays la tâche de montrer la voie de la justice au monde enier, qui est censé nous envier à jamais nos institutions et la politique menée par nos dirigeants. Tout ceci au motif que le siècle des lumières et la révolution (sur le papier et non dans les faits") a su théoriser les termes d'un nouveau contrat social. Comme l'a très bien dit Badinter : "La France n'est pas le pays des droits de l'homme, elle est le pays de la déclaration des droits de l'homme", ce qui fait écho à la critique exprimée ci-dessus par le père de l'anthrophologie structurale sur notre esprit livresque et utopique, rejettant le pragmatisme et la résolution des problèmes concrets se posant à notre société à un moment donné de l'Histoire....

    Lien : http://jcfvc.over-blog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par peloignon, le 24 octobre 2012

    peloignon
    Écrit magistralement à la jonction de la littérature, de l'autobiographie, de la science et de la philosophie, ce livre compte parmi ceux que j'ai le plus apprécié.
    Lévi-Strauss, c'est le type idéal de l'intellectuel écrivain du XXe siècle, dont le discours englobe en virtuose la philosophie, l'art et la science. Ce sera par le biais de l'anthropologie, science encore toute neuve qui demandait à être, et en empruntant de manière heuristique la notion de structure à la linguistique, que ce philosophe de formation exprimera son formidable talent d'expression.
    Sont-ils tristes, ces « tropiques » (c'est-à-dire ces tribus encore plus ou moins qualifiables de « sauvages » à l'époque des débuts de l'anthropologie)? Pas vraiment, ou plutôt pas particulièrement plus que n'importe qu'elle autre réalité humaine. Ceci dit, le regard de Lévi-Strauss, à la fois aisément reconnaissable comme agencement de différentes influences de la civilisation occidentale (Rousseau, Marx, Saussure, Céline,…), et absolument unique en son agencement, leur donne une couleur délicatement idéalisée, propice aux reflets d'une fine mélancolie.
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    • Livres 5.00/5
    Par Mijouet, le 03 mai 2013

    Mijouet
    Mijouet trop heureux de trouver enfin cet ouvrage chez Emmaüs, l'emporta à la maison sans même l'ouvrir....
    Voila qu'il découvre un petit texte charmant et drôle sur les pages de couverture et de titre .
    Comment peut-on se débarrasser d'un livre aussi personnel que ça?
    Ceci n'est donc pas une critique, ni une citation, mais un petit morceau de vie et de malice anonyme:
    "Pour ton 23 anniversaire…
    …un petit livre pour te faciliter la vie! (éviter d'avoir à penser à le réemprunter plusieurs fois par semaines, jusqu'au jour où tu te décides pour de bon à y aller… d'avoir à présenter ta carte d'étudiant, qu'il aura fallu sortir de ton portefeuille que tu auras pensé à prendre, après évidemment avoir rempli une petite fiche pour laquelle il aura été nécessaire de se munir d'un stylo qui marche correctement (donc non-unijambiste etc.), et surtout t'éviter à avoir à penser avec une anxiété croissante à le rendre devenue si forte que des mots de ventre terribles t'empêcha de suivre avec toute l'attention demandée tes cours indispensables à la réussite de tes études, obtention de diplômes, recherche d'un bon travail, belle vie!!! Tu vois, quand je te dis que ce livre te facilitera la vie, il te la rendra même plus belle… c'est un absolu!
    J'aime les absolus. *
    *( Mince, c'est pas pour le bon livre!)"
    Tristes
    Tropiques
    "Je t'embrasse mon D…… et je souhaite que cette année soit pour toi remplie de petits bonheurs (ce sont les meilleurs!) et de réussite en tous genres.
    Bonne lecture !
    E….."


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Citations et extraits

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  • Par Malone, le 01 août 2015

    Et voici, devant moi, le cercle infranchissable : moins les cultures humaines étaient en mesure de communiquer entre elles et donc de se corrompre par leur contact, moins aussi leurs émissaires respectifs étaient capables de percevoir la richesse et la signification de cette diversité. En fin de compte, je suis prisonnier d'une alternative : tantôt voyageur ancien, confronté à un prodigieux spectacle dont tout ou presque lui échappait - pire encore inspirait raillerie et dégoût; tantôt voyageur moderne, courant après les vestiges d'une réalité disparue. Sur ces deux tableaux je perds, et plus qu'il ne semble : car moi qui gémis devant des ombres, ne suis-je pas imperméable au vrai spectacle qui prend forme en cet instant, mais pour l'observation duquel mon degré d'humanité manque encore du sens requis ? [...] Victime d'une double infirmité, tout ce que j'aperçois me blesse, et je me reproche sans relâche de ne pas regarder assez.
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  • Par Malone, le 01 août 2015

    C'est que des types culturels qui se reproduisent assez semblables dans chaque société, parce que construits autour d'oppositions très simples sont utilisés par chaque groupe pour remplir des fonctions sociales différentes. Sans doute, les relations entre deux sociétés seraient facilités s'il était possible, au moyen d'une sorte de grille, d'établir un système d'équivalences entre les manières dont chacune utilise des types humains pour remplir des fonctions sociales différentes. Au lieu de se borner, comme on fait aujourd'hui, à confronter médecins et médecins, industriels et industriels, professeurs et professeurs, on s'apercevrait peut-être qu'il existe des correspondances plus subtiles entre les individus et les rôles.
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  • Par Malone, le 01 août 2015

    Car ces primitifs à qui il suffit de rendre visite pour en revenir sanctifié, ces cimes glacées, ces grottes et ces forêts profondes, temples de hautes et profitables révélations, ce sont, à des titres divers, les ennemis d'une société qui se joue à elle-même la comédie de les anoblir au moment où elle achève de les supprimer, mais qui n'éprouvait pour eux qu'effrois et dégoûts quand ils étaient des adversaires véritables.
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  • Par Pixie-Flore, le 30 juillet 2015

    "Chaque homme, écrit Chateaubriand, porte en lui un monde composé de tout ce qu'il a vu et aimé, et où il rentre sans cesse, alors même qu'il parcourt et semble habiter un monde étranger."

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  • Par Pixie-Flore, le 29 juillet 2015

    Terrains vagues grands comme des provinces, l'homme les a jadis et pour peu de temps possédés; puis il est parti ailleurs. Derrière lui, il a laissé un relief meurtri, tout embrouillé de vestiges. Et sur ces champs de bataille où, pendant quelques dizaines d'années, il s'est affronté à une terre ignorée, renaît lentement une végétation monotone, dans un désordre d'autant plus trompeur que, sous le visage d'une fausse innocence, elle préserve la mémoire et la formation des combats.
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L'anthropologue Marcel Detienne rend hommage à Claude Lévi-Strauss. Entretien Sylvain Bourmeau (Mediapart).











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