> Fanchita Gonzalez-Batlle (Traducteur)

ISBN : 2867465036
Éditeur : Liana Lévi (2009)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres

Comment passer d'un petit boulot... à un gros magot ? L'équation semble insoluble pour les trois jeunes héros de cette histoire qui végètent entre gagne-pain abrutissants et petits deals de cannabis. Le chômage, qui frappe cette ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 05 février 2012

    carre
    Doug, Mitch et Kevin en on marre de galérer entre petits boulots merdiques et petits trafiques de cannabis. Dans une ville, Pittsburg, en proie au chômage et la crise, les trois potes décident de franchir le pas de l'illégalité. Quitte à se faire pincer autant que ça soit pour un gros magot. Levinson reprend les thèmes abordés dans ces précédents livres, comment se sortir de la mouise seule puisque l'Amérique des politiques à baissé les bras. Levinson est un peu notre Stéphane Hessel à nous, en un mot indignez -vous, révoltez-vous. Les héros de Levinson sont de sympathiques apprentis truands, que l'auteur embarque dans ces délires avec un sens formidable de l'absurde, de la dérision et de l'extravagance. Sacrément revigorant. L'ambition n'appartient pas qu'aux riches.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lybertaire, le 09 janvier 2012

    Lybertaire
    Regard lucide sur une société vouée au culte de la rentabilité, au détriment de l'homme. Lisez ma critique littéraire sur mon blog !
    http://bibliolingus.over-blog.fr/
    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 27 décembre 2011

    carre
    Après son récit sur le travail précaire l'excellent "Tribulations d'un précaire", Levison s'est tourné vers la fiction et le moins que l'on puisse dire c'est que le bougre est sacrément talentueux dans les deux genres. Cette fois-ci, nous suivons trois jeunes trentenaires qui vivotent de petits boulots souvent extravagants. Ils dealent aussi pour assurer le quotidien, mais ils vont rapidement se rendre compte que l'on peut se faire du pognon de meilleure façon. Nous sommes à Pittsburgh et le rêve américain n'est pas fait pour les chiens; Les gagne-petits se mettent à rêver gros magot malgré un amateurisme évident.
    Levison réussit une fiction loufoque, déjanté, savoureuse avec une sympathie pour ces personnages qui se découvre de l'ambition. La satyre sociale est bien évidemment au centre de l'histoire et ces héros sont drôlement bien vivants.Il y a du Westlake chez cet homme là. Ne boudez pas votre plaisir.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 14 mars 2011

    kathel
    Une des visions pittoresques de Park Avenue ou autre quartier chic new-yorkais, ce sont les promeneurs de chiens, retenant une grappe de quatre ou cinq canidés de tailles différentes, et dotés d'envies bien déterminées de partir aux quatre coins cardinaux, emmêlant leurs laisses à qui mieux mieux… Apparemment, le même genre de petit boulot peut exister au fin fond du Midwest, dans une petite ville sinistrée, comptant plus d'entreprises parties trouver de la main d'œuvre ailleurs que de boîtes qui embauchent. "The dogwalkers", titre original du roman, sont donc trois jeunes gens, plus du tout des adolescents mais pas encore des adultes. L'un d'entre eux vit avec femme et enfant, les deux autres partagent une colocation. Détourner un écran de 42 pouces pour payer le loyer ou cultiver de l'herbe au sous-sol pour arrondir les fins de mois, ils connaissent déjà, et se trouvent entraînés comme malgré eux à chercher quelque activité plus lucrative, fût-elle illégale.
    Iain Levison, comme dans Tribulations d'un précaire ou Un petit boulot, excelle à mettre en scène des laissés pour compte, avec humour et tendresse. Et à faire comprendre comment bâtir un plan pour voler un téléviseur peut sembler éminemment plus gratifiant que travailler à des actions répétitives sous le joug d'un sous-chef hargneux. Bien écrit, ce roman d'aventures cruellement drôles, comme les précédents, se dévore tout seul, mais ne s'évapore pas sitôt lu. Il y a un ton Levison, une voix qui trouve des répercussions dans l'actualité ou en voyage, qui vous laisse un petit peu de son attachement pour les éclopés de la vie et leurs galères.
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    • Livres 4.00/5
    Par trust_me, le 21 mars 2011

    trust_me
    Mitch, Doug et Kevin. Trois garçons poissards comme c'est pas permis. le premier s'est fait virer de la grande surface dans laquelle il venait de trouver une place. le second, cuistot, a trouvé un matin la porte de son restaurant fermé, le patron s'étant fait la malle avec la caisse. Quant, au troisième, à peine sorti de prison pour avoir cultivé de l'herbe dans sa cave, il vivote en promenant des chiens pour de riches particuliers. Difficile de s'en sortir dans ce petit bled de Pennsylvanie sans tremper dans quelques magouilles. Les trois amis vont d'abord voler une télé écran plat dans l'ancien magasin de Mitch. Ensuite, l'objectif sera de s'emparer d'une Ferrari pour un commanditaire près à les payer grassement. L'opération va être un fiasco total. Mais les graines de délinquants n'abdiquent pas aussi facilement. Et si, finalement, la chance finissait par sourire…
    Iain Levison relate avec délectation et bonhommie les aventures improbables de ses hilarants pathétiques losers. Des gamins oisifs, fumeurs de shit invétérés mais aussi complètement paumés face à la crise économique qui frappe leur pays de plein fouet et ne leur laisse que très peu de possibilités pour l'avenir. S'ils se lancent dans des coups foireux, c'est bien parce qu'ils ont besoin d'argent pour vivre. Mitch s'adressant à Doug : « Moi, je me tracasse tout le temps. Pour les putains de factures, pour le loyer, parce que je peux rien me permettre. Je peux aller nulle part, je peux rien faire. Merde, pas même ce que les gens font dans les pubs pendant les matchs de foot. Faire du VTT, voyager, aller à la plage, au concert, en vacances. C'est comme si il y avait cet immense univers là-dehors, plein de tout ça, et nous, on n'en fera jamais partie. On peut même pas y gouter un peu, tu comprends ? ».
    Un roman furieusement drôle, sans cynisme ni méchanceté. Les dialogues sont ciselés et quelques scènes ne s'oublieront pas de sitôt. Bref, si vous aimez Donald Westlake et le cinéma des frère Coen, jetez-vous sans tarder sur les pérégrinations de ces Pieds Nickelés modernes, vous ne devriez pas être déçus.

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/03/trois-hommes-deux-chi..
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Critiques presse (1)


  • LeFigaro , le 18 juin 2011
    Une fable allègre sur l'amitié, avec la morale existentielle de rigueur.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par Lybertaire, le 09 janvier 2012

    Mais les informations gâchèrent sa belle humeur. Elles présentaient les discours de campagne de divers candidats et Mitch s’amusa à compter le nombre de fois où il entendait prononcer le mot "liberté". Quel que soit celui pour qui ils roulaient. C’était une sorte de mot magique qui exaltait instantanément n’importe quelle foule de braves crédules.

    La liberté, se répète Mitch. Qui donc essaierait de nous réduire en esclavage ? Nous sommes une forteresse militaire à des milliers de kilomètres de quiconque. La plupart des pays du monde se tiennent tranquilles et espèrent que nous ne les remarquions pas, en priant le ciel que les États-Unis ne découvrent jamais sur leur sol un minerai nécessaire au bien-être de l’Américain. Liberté, mon cul. Les seules menaces réelles pour la liberté sont les types qui font ces discours.
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  • Par kathel, le 14 mars 2011

    Mitchell Alden était venu au monde avec de nombreux atouts, mais la Malédiction de la Mauvaise Décision les gâchait tous. C’était génétique. Il se revoyait dans la cuisine du Queens où il avait grandi, écoutant son père discuter avec son associé qui essayait de quitter les aérateurs pour investir dans les ordinateurs. Il se rappelait ce qu’il avait dit pour essayer de le convaincre de continuer à vendre des extracteurs de fumée.
    « Bon Dieu, je ne sais pas combien de temps va durer cette folie des ordinateurs, mais toute ma vie on fumera dans les bars de New York. »
    ça s’était avéré, mais seulement parce que le père de Mitch avait sous-estimé son espérance de vie.
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