> Fanchita Gonzalez-Batlle (Traducteur)

ISBN : 2867464560
Éditeur : Liana Lévi (2007)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Une canaille et demie

Dans une petite ville du New Hampshire, deux hommes se font face. Dixon, l'ex-taulard braqueur de banques et Elias, le professeur fasciné par les filles en socquettes et le IIIe Reich. Un pistolet automatique les sépare. Leur vision ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (6)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Raphaellep, le 22 décembre 2009

    Raphaellep
    “Hitler avait peut-être raison…”. L'ouverture est accrocheuse, les phrases, tranchantes. du mauvais vin, des billets de banque, une Amérique en carton pâte; Une canaille et demie, est l'un des premiers romans de Iain Levison. A siroter, car ses publications se comptent quasiment sur les doigts d'une main. le roman a du rythme et Levison, l'auteur aux 42 petits boulots, du style.
    Comme là, par exemple : “Il se prenait pour une merde et pourtant il était un des êtres les plus nobles qu'il ait connu” Qui ça ? Phil Dixon, un bandit d'intelligence supérieure qui croit au karma. Il braque une banque au début du roman; l'argent doit lui servir à s'établir dans un coin sans histoire, pour le reste de sa vie. Pendant sa cavale, il s'incruste chez l'amoral Elias White (quel joli nom!), professeur d'histoire dans une ville de seconde zône. Il a compris qu'à la fac “tout tient à l'assurance avec laquelle vous vous exprimez” (là aussi); il n'aime pas enseigner et cherche la gloire, les publications prestigieuses, les facultés de renom. De ce tandem, qui est la vraie Canaille? Pas forcément celui que les apparences désignent. A eux s'ajoute Denise Lupo, agent du FBI chargée de l'enquête sur le braquage. Profiler contrariée, mise au rebut parce qu'elle est une femme, elle a commencé et va terminer sa carrière dans le miteux service qui se charge de contrôler les numéros de série des billets de banque.

    Dixon, White et Lupo s'évitent, se cherchent, se confrontent, dans des bains d'insultes, de sang et de raisonnements… sous la plume acérée de Levison, portraitiste de talent. Sa méthode: décrire les personnages par leur manière d'appréhender le monde qui les entoure. La solidité de chaque personnage, son armature, dépend donc de sa perception et de sa place dans la hiérarchie sociale. D'où la fragilité de White, qui n'estime personne à part lui même, l'imposante stature de Dixon -qui pourtant n'est qu'une “merde”- à la base de la pyramide, et l'isolement total de Lupo (d'ailleurs, Lupo=Loup), une femme dans un univers d'hommes.

    Le roman se révèle être moins une traque, que le rapprochement inévitable des personnages vers des points d'impact : une université, un jardin de banlieue, l'escalier d'un sous-sol…Une traque où l'on prend le temps d'observer le paysage mental de chaque personnage… et le décor de Tiburn, la petite ville où se déroulent les trois quart du roman. Cette bourgade désuète est la force d'inertie du roman. Certains y naissent, d'autres y viennent, d'autres encore y restenbt (au propre comme au figuré); Tiburn, c'est d'ailleurs le nom que porte le roman, dans sa version en anglais, un titre plus réussi que la version française, non?


    Lien : http://cookiesanddreams.wordpress.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par AireLibre, le 22 janvier 2008

    AireLibre
    http://librairepassion.blog.ouestjob.com/index.php/post/2008/01/21/Iain-Levison
    Ce deuxième roman flirte plus encore que le précédent avec le roman noir.
    Dixon est un type très intelligent, rentré dans le circuit du crime grâce à une erreur judiciaire. Ce braquage doit être son dernier, et il file en cavalier seul vers le Canada. Mais une blessure le contraint à faire halte dans le pavillon sans histoire d'Elias, un petit prof d'université en quête de reconnaissance. Denise, agent du FBI déçue de son boulot dans lequel sa condition de femme l'empêchera à tout jamais d'évoluer, vient enquêter sur les lieux.
    Le roman nous fait suivre tour à tour ces trois personnages atypiques, nous faisant entrer au creux de leur psychologie. Ainsi, au plus près des protagonistes, il devient difficile de catégoriser les gens : qui est bon, qui est mauvais ? Et dans ce jeu de dupes qu'est la vie, chacun essaye de tirer son épingle du jeu. Car à Canaille, Canaille et demie, et ce sont les plus naïfs qui en feront les frais...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 20 septembre 2011

    encoredunoir
    Dixon, braqueur de son état, a réussi à se faire la malle, après son dernier hold-up, avec un sac plein de billets et une balle dans le bras. Abonné à la prison, il aimerait autant que possible ne pas y retourner. C'est pourquoi il décide de se requinquer, en attendant que tout se tasse, en s'immisçant dans la maison et la vie de d'Elias White, terne professeur d'histoire de la petite université de Tiburn, New Hampshire, qui rêve de rejoindre Harvard grâce à ses théories révolutionnaires sur l'Allemagne nazie, et profite en attendant de la libido galopante de sa (trop) jeune voisine. La cohabitation risque d'être difficile et, en fin de compte, la question qui se pose est de savoir lequel des deux hommes craquera en premier, tuant l'autre ou le dénonçant au FBI. Car Denise Lupo, agent du FBI en bute à la misogynie et à l'incompétence de sa hiérarchie, a tout de même réussi à convaincre son chef de la laisser enquêter à Tiburn.
    Iain Levison poursuit donc son exploration de l'Amérique contemporaine au travers de ces personnages, éternels perdants, qui se débattent pour exister dans un monde cynique qui, au mieux, les ignore ou, au pire, fera tout pour se débarrasser d'eux ou les tordre et les presser afin qu'ils rentrent dans le moule qui leur a été préparé et n'en bougent pas.
    Comme toujours chez Levison, le propos n'est jamais pesant ni trop démonstratif et, surtout, l'humour, noir bien entendu, n'est jamais loin. On découvre aussi dans ce roman, confrontation entre ces personnages oblige, ce dont on se doutait bien déjà : Iain Levison maîtrise parfaitement les dialogues dont certains me semblent – mais peut-être est-ce une interprétation erronée – influencés par le style d'Elmore Leonard. Ou bien est-ce seulement parce que Dixon ressemble furieusement par certains côtés au Jack Foley de Loin des yeux et de Road Dogs ?
    (la suite sur mon blog)

    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-iain-levison-une-canaille-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Lve, le 08 juin 2011

    Lve
    Un lecture sympa, un ton un peu désinvolte, mais que j'aurais aimé plus grinçant et plus drôle comme dans Un petit boulot. Les personnages sont bons mais l'histoire manque de force. Je verrais bien une adaptation ciné par les frères Cohen.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par VivianeB, le 18 avril 2011

    VivianeB
    Je me suis plongé avec bonheur dans ce livre policier très psychologique et finalement, conçu avec simplicité par l'auteur.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par sentinelle, le 27 mars 2010

    Denise avait donné plusieurs surnoms à son stagiaire, mais le seul qui ne contenait pas le mot "foutu" était Wonder Boy, raison pour laquelle elle l'utilisait au bureau. Dit sur le ton de qu'il fallait, il pouvait être interprété comme un compliment et non comme la dérision humiliante que Denise y mettait, et c'était de cette façon qu'elle pouvait insulter ses collègues en face et échangeant des sourires.

    Wonder Boy, l'agent Kohl pour les autres, était un jeune homme agréable et intelligent qui allait gravir très vite des échelons de la réussite au FBI parce qu'il était doté de charme, de patience, d'un excellent C.V. et d'un pénis. Denise, à qui ne manquait qu'un seul de ces attributs pour avoir une belle carrière, savait qu'avant d'être à la retraite dans huit ans elle travaillerait pour lui. Elle se montrait donc aimable avec lui de temps en temps, les jours où elle se voyait encore agent du FBI huit ans plus tard, mais ces jours-là se faisait de plus en plus rares à mesure que les mois passaient.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par sentinelle, le 27 mars 2010

    Pourquoi je braque des banques ? C'est pas la bonne question, ça. La question est : Pourquoi est-ce que tout le monde ne le fait pas ? Pourquoi est-ce que les cons comme vous laissent tous les braquages de banque à des gens comme moi ? Pourquoi vous n'aidez jamais, vous les autres ?
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par fredp, le 13 octobre 2011

    Après "un petit boulot" , on retrouve ici l'ambiance très particulière de Levinson où les méchants sont gentils et où les gentils sont des ordures. Après s'être pris de sympathie pour le tueur à gages de son roman précédent, on se surprend à apprécier le braqueur de ce nouveau roman. Et du même coup à détester le gentil professeur d'histoire. Amusant et dérangeant.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Une canaille et demie par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (33)

> voir plus

Quiz