ISBN : 2847346589
Éditeur : Tallandier (2010)


Note moyenne : 4.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
27 388 fiches ont été préparées par les soins des services préposés aux questions juives. Le 16 juillet 1942, à l'aube, près de 9 000 hommes des forces de l'ordre de Vichy déclenchent l'une des plus grandes opérations policières menées dans Paris depuis l'arrestation de... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par ivredelivres, le 02 septembre 2010

    ivredelivres
    Dans quelques jours à Paris se commémorera « la plus grande rafle que la ville ait connue depuis l'arrestation des Templiers et la Saint-Barthélemy »
    En 1942 dans l'Europe entière des opérations identiques sont lancées, Ecume de mer en Europe de l'est, à Paris c'est sous le nom de Vent printanier que l'opération est connue.
    Partout en Europe les juifs sont répertoriés, arrêtés et déportés vers les camps de la mort. La solution finale a été décidé par les allemands à la Conférence de Wannsee qui s'est tenue en janvier 42.
    Pourtant par comparaison à ce qui se passe en Europe la rafle de Paris qui débute le 16 juillet 1942 présente la terrible particularité d'être organisée, menée, dirigée, par la police française et le gouvernement français de Vichy.
    Gouvernement et police qui seront responsables de l'arrestation et de la déportation de 12884 juifs dont 4051 enfants car Pierre Laval en a ainsi décidé, jouant un rôle déterminant dans la disparition de ces enfants dont pas un ne reviendra.
    Le livre de Claude Levy s'appuie sur les documents de l'époque mais aussi sur ceux mis à sa disposition plus tardivement lorsque les archives se sont ouvertes. Ce qui rend se livre inoubliable ce sont les paroles des témoins de cette rafle, juifs ou non.
    27 388 fiches de personnes juives et de nationalité étrangère, sont répertoriées sous la responsabilité du Directeur des camps de concentration français de Drancy, Beaune-la-Rolande, Pithiviers.
    Dans les jours précédents on a demandé aux membres de l'UGIF (Union Générale des Israélites de France) de préparer des étiquettes et d'y accrocher un morceau de ficelle, pour étiqueter quoi ?
    9000 policiers vont intervenir, tous français et organisés en 880 équipes, il est prévu d'agir vite afin de ne déclencher aucune réaction dans la population. Les personnes arrêtées seront regroupées dans les écoles, les gymnases puis convoyées vers le Vel d'Hiv pour les familles, vers Drancy pour les célibataires ou couples sans enfants.L'organisation est méticuleuse, les camps sont en partis vidés dans les jours qui précèdent, les détenus envoyés en Allemagne pour « faire de la place » aux femmes.
    Le jeudi noir
    Dans les jours précédents quelques juifs sont prévenus de la rafle, souvent de façon cryptée, imprécise, mais certains d'entre eux auront la vie sauve grâce à ces messages. D'autres ne voudront pas le croire ou tout simplement ne sauront ni où se cacher ni vers quoi fuir.
    La rafle débute à 4 heures du matin pour être sûr de trouver les juifs chez eux. Les familles au complet dans la plupart des cas.
    Le récit de Claude Levy est précis, s'appuyant sur des témoignages il dresse le tableau de ces familles, femmes en couche, enfants, réveillés aux cris de « police ouvrez »
    Les témoins expliquent les tentatives de fuite, les suicides, quelques actes de courage de la population, quelques gestes de compassion des policiers en bien trop petit nombre. Des témoins en seront à jamais marqués tel Roger Boussinot qui écrira « Les guichets du louvre » dont Michel Mitrani fera un film en 1973.
    50 autobus, des cars de police vont convoyer les familles, c'est la seule photo qui reste de la rafle, la file des bus stationnés devant le Vel d'Hiv.
    Les familles vont vivre sept jours d'enfer dans ce vélodrome où rien n'a été prévu pour les accueillir, les nourrir, les soigner.
    Les quelques médecins, infirmières qui parviendront à entrer feront des récits terrifiants du bruit, de la chaleur, de l'odeur de la détresse de cette foule entassée sans moyens d'hygiène, mourant de soif, terrorisée et tentant parfois par tous les moyens de s'échapper de ce piège. 7000 personnes prisonnières dans des conditions inhumaines
    Toute cette foule sera bientôt dirigée vers les camps français puis vers Auschwitz.
    Dans un chapitre particulier l'auteur fait le point sur les 4051 enfants arrêtés, autour de Pierre Laval plusieurs font la proposition de regrouper ces enfants dans des Maisons d'enfants mais la décision de Laval est sans appel malgré des pressions des Etats-Unis « Les enfants aussi » doivent être déportés.
    Les convois d'enfants partiront vers Auschwitz que les enfants pour conjurer la peur de l'inconnu ont baptisé « Pitchipoï »
    Claude Levy fait aussi une large place à la volonté des témoins, des survivants de « faire savoir » , du long chemin vers la reconnaissance par l'Etat Français de son rôle, sur la position des différentes Eglises et de leurs représentants.
    Des 12884 personnes raflées en juillet 42 une cinquantaine revinrent et aucun des 4051 enfants.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/06/20/les-enfan..
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    • Livres 5.00/5
    Par simae, le 20 mai 2012

    simae
    Ce livre est un documentaire sur cette journée du 16 juillet 1942. Un recueil de témoignages de juifs raflés mais aussi d'autres acteurs liés à l'évènement. Il ne s'agit pas de documents mis bout à bout. Paul Tillard et Claude Lévy s'attachent vraiment à raconter cette journée, l'organisation qui l'a précédée, et les déportations qui ont suivi...
    J'avais noté ce livre sur ma liste après avoir vu La Rafle et à la lecture de ces documents, on se rend compte que le film est vraiment très fidèle à la réalité...
    Les auteurs insistent plus précisément sur le rôle des policiers français dans cette journée et, documents à l'appui, mettent en lumière les responsabilités du gouvernement de Vichy. Notamment, les prises de positions de Pierre Laval face aux allemands. C'est à lui seul que l'on doit la déportation des 4051 enfants, aucun n'est revenu.
    Claude Lévy et Paul Tillard consacrent également un chapitre aux positions des différentes religions en France. Quand l'Église protestante alerte rapidement ses disciples et les autorités sur les décisions prises par le gouvernement de Vichy, l'Église catholique, elle, reste muette...même le Pape... Ce n'est que bien après la Rafle que les premiers Évêques vont réagir.
    Cet évènement a beau être connu de tous aujourd'hui, la lecture de ce livre nous met un peu plus face à l'horreur de cette période. le Vel d'Hiv, les trains, les camps sont décris dans le moindre détail par les survivants, les médecins, les infirmières...
    Un document pour ne pas oublier...

    Lien : http://lebacalivres.blogspot.fr/2012/05/la-grande-rafle-du-vel-dhiv-..
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    • Livres 5.00/5
    Par roudoudou5383, le 02 février 2012

    roudoudou5383
    Je ne connaissais pas cette partie de l'histoire avant d'avoir lu "Elle s'appelait Sarah" de Tatiana de Rosnay et j'ai cherché à en savoir plus... L'auteur le citait dans ses sources...Effectivement j'ai découvert un livre de référence sur "l'opération vent printanier"... Il regroupe de nombreux témoignages, des textes officiels... Il laisse apparaître l'horreur qu'on vécu ces hommes, ces femmes et ces 4051 enfants... envoyés à la mort sous la responsabilité des autorités françaises...
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Citations et extraits

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  • Par simae, le 20 mai 2012

    Pour nous les paroles de La Marseillaise étaient réellement vraies. Vrai, l'étendard de la sanglante tyrannie, vrais, les soldats qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes, sauf qu'aux soldats de l'infâme tyrannie se mêlaient les uniformes des miliciens et des hommes de Vichy.
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  • Par simae, le 20 mai 2012

    Quoi qu'il en soit, ce qui s'est passé s'est passé. Le bon comme le mauvais, et rien ne peut ni s'effacer ni s'oublier. Les traces en sont indélébiles.
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  • Par simae, le 20 mai 2012

    Quoi qu'il en soit les Juifs seront déportés en wagons de marchandises, empilés à 90, parfois à 120 par wagon...
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