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ISBN : 2203059206
Éditeur : Casterman (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.74/5 (sur 693 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

"Ce 21 mars 1943, j'avais dix-huit ans. Je suis monté dans le tramway et je partais vers une station qui ne figurait sur aucun plan, j'allais chercher le maquis. Il y a dix minutes, je m'appelais encore Raymond, depuis que je suis descendu au terminus de la lign... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par melillov, le 12 avril 2013

    melillov
    Quand vous dites Marc levy, il y a souvent une pluie de méchanceté qui lui tombe dessus. Prétextant qu'il fait des livres idiots, avec des énigmes plan-plan, des personnages con-cons. Et pourtant, c'est un écrivain que j'apprécie particulièrement. A voir les livres que je lis, vous pourriez facilement comprendre que je suis une adepte des romances et donc, me placer tout de suite dans la catégorie des groupies qui adooooorent lire ses romans à l'eau de rose. Et bien, lorsque j'ai découvert cet écrivain, c'était par un pur hasard et ma fidèle complicité a commencé avec ce livre qui n'a strictement rien à voir avec ses autres romans fantastiques saupoudrés d'amouuuur.
    Ce livre conte une biographie de son papa au sein de la Résistance 40-45. Cette difficile période où les hommes juifs en ont pris plein la face. Et depuis cette nuit où j'ai dévoré l'histoire entièrement, pleine de courage et de sagesse, je n'ai plus su quitter son écriture. J'ai été marquée au fer rouge par sa plume, par ses pensées et sa façon d'expliquer les choses qui étaient abruptes mais tout à la fois « douces ». Quel contraste vous allez me dire ...
    A la foire du livre de Paris, j'ai assisté à l'une de ses conférences où il a pris une heure pour expliquer son fonctionnement d'écriture et sa façon de voir les choses lorsqu'il écrivait un livre et il en revenait toujours aux enfants de la liberté, cette histoire qui – comme il l'a dit – le bouleversera jusqu'à la fin de sa vie. Même Jeannot était là, nous faisant l'honneur de sa présence. Ses romans sont imparfaits, il le dit lui même. Son écriture est à travaillé, il le dit lui même mais pour ce roman, j'avoue de mon point de vue qu'il n'y a rien à changer. Il est parfait. Prise au cou durant toute la lecture, j'ai été franchement émue de cette façon qu'il avait d'expliquer tout les périples de son papa, entourés de Nazis qui prenaient des vies. Il lui a fallut un certain courage pour l'écrire, surtout que c'est une période qu'on tente à oublier, tellement la méchanceté de certain était une deuxième nature.
    Bouleversant et tout à la fois touchant, je remercierai jamais assez cet auteur, de m'avoir ouvert les portes des émotions grâce à ce livre qui, sans réfléchir, me suivrai sur une île déserte. L'écriture du passé nous montre ce que le monde a oublié et toute cette foi que les hommes ont fait disparaître. Alors, au risque de me faire huer, je dis Bravo Monsieur Levy.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 12 juillet 2012

    cicou45
    La composition de ce roman est un petit peu particulière puisqu'elle se compose de trois grandes parties qui s'englobent toutes autour d'une lettre ou d'un long monologue que le narrateur fait à sa femme et qui raconte la vie de son père, son père à lui mais également celle de son oncle Claude et celle de tous leurs compagnons d'armes qui formèrent la 35e brigade FTP-MOI, le cercle de résistance à Toulouse fondée par Marcel Lagier.
    Alors, certes, vous me direz : "Oui mais des livres sur la Seconde Guerre mondiale et en particulier sur le génocide juif, on a a écrit des centaines et dans lesquels les Allemands sont toujours les méchants" mais ici, il y a non seulement les Allemands mais il ne faut pas oublier que, dans la Milice par exemple, il y avait également des Français qui se faisaient les tortionnaires des Juifs et tout autre opposant au régime.
    Basée sur des faits historiques mais largement romancée, cette histoire nous raconte la vie d'hommes et de femmes qui se sont battus pour la France, qui ont vécu dans des conditions abominables, ont subi d'atroces souffrances, ont vu des leurs tomber chaque jour, sous les fusils de l'ennemis ou emportés simplement par la faim ou la maladie.
    Le héros de ce livre, Jeannot (de son vrai nom Raymond) décide un beau jour de s'enrôler dans la Résistance avec son jeune frère Claude alors que tous deux n'ont même pas dix-huit ans, n'ont jamais connu de femmes, enfin bref, n'ont pas vécu mais ils étaient convaincus de leurs idées et, étant juifs, ils n'avaient guère le choix : c'était soit ça soit attendre d'être déporté.
    J'ai beaucoup aimé le deux premières parties de cet ouvrage mais un peu moins la dernière car j'ai trouvé que l'auteur se précipitait un peu trop dans le déroulement des évènements, comme s'il était pressé d'achever son livre. Moi qui n'avait lu jusqu'à présent que des livres de Marc Lévy assez légers, remplis d'espoir, j'avoue que j'ai été un petit peu surprise par celui-ci qui reste néanmoins une très belle lecture.
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    • Livres 5.00/5
    Par Yumiko, le 01 septembre 2012

    Yumiko
    Je n'avais plus lu de livres de cet auteur depuis un bon moment. Au départ, j'étais une grande fan de ses écrits, mais avec le temps je me suis lassée. du coup, quand j'ai reçu celui-ci je ne savais pas trop si j'avais envie ou non de le lire. Je l'ai laissé prendre la poussière de nombreuses années dans ma PAL par crainte d'être déçue et je m'en veux sincèrement d'avoir attendu aussi longtemps avant de l'ouvrir!
    J'écris cette avis bien des jours après ma lecture car j'ai été tellement emportée et bouleversée que j'ai été incapable d'écrire quoi que ce soit à ce moment-là. Je crains de ne pas réussir à vous faire ressentir toute la puissance du maelström d'émotions ressenti durant toute ma lecture. Mes larmes ont coulé plusieurs fois et encore maintenant, la relecture de certains passages les font couler immédiatement.
    Je n'ai pas envie de vous en dire trop. Il est de ces livres qu'il faut vivre plutôt que d'en parler. Il faut s'immiscer dans cette ambiance de seconde guerre mondiale, dans ses déchirements, ses déportations, ses injustices. Il faut prendre le temps de rencontrer ces jeunes adolescents ou jeunes adultes qui ont refusé de vivre sous l'occupation et qui jusqu'au bout auront cru à la libération et à l'arrivée des américains. Il faut vivre leurs peurs, leurs victoires, leurs pertes, car bien sûr tous n'en ressortiront pas indemnes…
    Il faut se laisser emporter par le flot d'émotions et par les horreurs qu'ils vivent au quotidien, pour finalement se laisser bercer par les petits moments de bonheur volés qui ont enrichi leurs journées si sombres et si dures. Leur courage sans faille, leur envie d'aller jusqu'au bout malgré la voie sans issue qu'ils ont choisi, ne font que renforcer la puissance du récit et emporter d'avantage le lecteur dans cette période si noire de notre histoire.
    J'ai été touchée bien plus que je ne l'aurais cru par ce récit simple, fluide et si vrai. Bien sûr quelques moments sont plus longs et peut-être un peu plus ennuyeux, mais ils offrent un peu de répit et de légèreté dans ce monde de brutes. J'ai particulièrement apprécié les flash-backs et autres sauts dans le temps quant au passé ou au futur des personnages. L'auteur ne nous épargne rien et loin de vouloir nous choquer, il nous offre une vérité simple et sans fioriture, une vérité qui doit être énoncée dans un devoir de mémoire fort et troublant.
    Probablement que ce livre ne plaira pas à tout le monde, mais il m'a marqué au plus profond de mon âme et il restera toujours un livre à part. Il fait partie de ces perles dont j'ai envie de parler et que j'ai envie de partager. Aussi à tous les intéressés par cette période de l'histoire, je ne peux que vous conseiller de découvrir ce roman.
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    • Livres 4.00/5
    Par laconteuse, le 14 avril 2009

    laconteuse
    Moi qui adore Marc Levy, j'ai été très surprise de lire ce livre-ci. Non pas que j'ai été déçue bien au contraire, mais je ne m'attendais pas à lire un livre aussi poignant dans le témoignage. Il faut avouer que ce n'est pas un livre comme les autres, dans la mesure où, ce n'est pas l'amour ou l'amitié qui est abordé, mais bien la résistance qui s'organisait tout autour de cette guerre. Jusqu'au jour où, malheureusement, des milliers de gens montèrent dans le dernier train direction l'Allemagne. Bien sûr, il y a une touche d'amour dans ce livre, mais cela n'est pas le plus important. Ce sont les témoignages des membres de la famille de Marc Levy qui ont permis à l'élaboration de ce livre. Il est clair que ce livre est dur à lire,surtout vers la fin, mais il en vaut vraiment la peine.
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    • Livres 2.00/5
    Par Nanou2008, le 15 août 2008

    Nanou2008
    Un roman sans aucun style ni profondeur sur un thème pourtant on ne peut plus fort et poignant : la résistance face à l'ennemi nazi et collaborateur de jeunes adolescents (dans lé région de Toulouse).
    La première partie du roman est même limite ennuyeuse : une succession de faits d'armes, sans aucune mise en perspective, si ce n'est toujours la même réflexion "On ne tue que des méchants, jamais des innocents!". Une façon de ne pas vouloir approfondir la question de ces meurtres. D'ailleurs on ne sait que très peu de choses sur les "méchants" tués et on se demande si ces enfants savaient vraiment eux aussi qui ils tuaient et pourquoi…
    Petit bémol : la deuxième partie du récit, racontée au jour le jour, est beaucoup plus forte, en tension. On est vraiment plongé dans ces wagons bondés et étouffants et on souffre avec les enfants.
    Les dernières pages m'ont arraché même qqls larmes… évidemment, c'est fait pour !
    Si je dois retenir un moment de ce livre, c'est le passage qui raconte la supercherie entretenue par ce père (Levy) face à sa famille : il fait semblant de connaître les prières qu'il s'acharne à continuer à réciter tous les vendredis (sabbat). Très touchant.
    Reste un style sans relief, plat, voire maladroit par moments.
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Citations et extraits

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  • Par Jessoya, le 24 juin 2010

    J’aime bien ce verbe « résister ». Résister, à ce qui nous emprisonne, aux préjugés, aux jugements hâtifs, à l’envie de juger, à tout ce qui est mauvais en nous et ne demande qu’à s’exprimer, à l’envie d’abandonner, au besoin de se faire plaindre, au besoin de parler de soi au détriment de l’autre, aux modes, aux ambitions malsaines, au désarroi ambiant.

    Résister, et… sourire.

    Emma Dancourt
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  • Par grisette, le 28 mai 2010

    Un homme peut se résoudre à l'idée de perdre sa vie, mais pas à l'absence de ceux qu'il aime

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  • Par Marsup, le 03 septembre 2010

    C'est d'eux dont il faut que je te parle, Marcel Langer, Jan Gerhard, Jacques Insel, Charles Michalak, José Linarez Diaz, Stefan Barsony, de tous ceux qui les rejoindront au fil des mois qui suivront. Ce sont eux les premiers enfants de la liberté, ceux qui ont fondé la 35e brigade. Pourquoi ? Pour résister ! C'est leur histoire qui compte, pas la mienne, et pardonne-moi si parfois ma mémoire s'égare, si je suis confus ou me trompe de nom.
    Qu' importent les noms a dit un jour mon copain Urman, nous étions peu nombreux et, au fond, nous n'étions qu'un. Nous vivions dans la peur, dans la clandestinité, nous ne savions pas de quoi chaque lendemain serait fait, et il est toujours difficile de rouvrir aujourd' hui la mémoire d'une seule de ces journées.
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  • Par Flashgirl34, le 19 mai 2011

    -Je pense à quelque chose, a murmuré Claude. Si plus personne n'a le droit d'y aller, ça veut donc dire que personne de chez nous ne s'y trouvera ? Or si personne ne s'y trouve, en y allant toi et moi, nous ne faisons courir aucun risque à la brigade, non ?
    Rien à redire ça se tenait.
    -Et si nous y allons ensemble, personne ne l'apprendra et Jan ne pourra pas nous en faire le reproche.
    Tu vois c'est fou ce que l'on a comme imagination quand on a le ventre vide et cette saloperie de faim qui le tenaille.
    En entrant dans le restaurant nous avons eu un drôle de choc tous les deux. Apparemment, tous les copains de la brigade avaient tenu le même raisonnement que nous; et c'était bien plus qu'une apparence, puisque chacun y déjeunait, au point d'ailleurs qu'il ne restait que deux chaises vides dans la salle. Ajoute cela que les places libres se trouvaient juste à côté de celles qu'occupaient Jan et Catherine. Leur rendez-vous amoureux était franchement compromis et pour cause !
    Jan tirait une tête de cent pieds de long et tous essayaient tant bien que mal de refréner le fou rire qui les gagnait.
    Ce dimanche-là le patron a dû se demander pourquoi d'un coup d'un seul, sa salle de restaurant tout entière s'était mise à se tordre de rire, alors que visiblement aucun des clients ne s'emblaient se connaître.
    Les copains tête baissé sur leurs assiettes, séchaient leurs larmes. Catherine cachait son visage, mais c'était plus fort qu'elle et à son tour elle fut prise d'un fou rire qui raviva l'humeur joyeuse de la salle ; même Jan et le patron ont fini par s'y mettre
    Page: 111/112
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  • Par Marsup, le 03 septembre 2010

    On était à la fête, les filles du renseignement étaient là et nous étions heureux d'être ensemble. Bien sûr, ce repas dérogeait aux règles de sécurité les plus élémentaires, mais Jan savait combien ces rares moments nous guérissaient de l'isolement qui touchait chacun d'entre nous. Si les balles allemandes ou miliciennes ne nous avaient pas encore atteints, la solitude, elle, nous tuait à petit feu. Nous n'avions pas tous la vingtaine, à peine davantage pour les plus âgés d'entre nous, alors à défaut de remplir nos ventres, la présence des copains nous remplissait le coeur.
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