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> Maurice Rémon (Autre)
> Paul Morand (Autre)

ISBN : 2253033596
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.76/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Babbitt est l'un des très rares héros de la littérature - comme Tartuffe, Don Quichotte, Don Juan ou Harpagon - dont le patronyme est devenu quasiment un nom commun. Outre-Atlantique, un "Babbitt" désigne communément cet Américain moyen, homme d'affaires besogneux, aff... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Josepha_Anh, le 28 juin 2013

    Josepha_Anh
    Challenge Nobel 2013-2014
    1/15
    Babbitt, c'est l'Américain de la classe moyenne, d'une ville moyenne du Midwest. Bien installé professionnellement en tant qu'agent immobilier, personnellement en tant que mari et père, il mène une vie réglée comme du papier à musique entre son bureau et sa vie familiale.
    Le roman s'ouvre sur une description d'une journée type de Babbitt, du lever au coucher. Si, sur le papier, tout semble idéal, la représentation du fameux american way of life va être rapidement écorné. En effet, si Babbitt possède tout ce qui doit combler un homme de son acabit (une belle maison dans le quartier prestigieux de Floral Heights, une voiture rutilante, une affaire qui marche), une brèche s'entrouve petit à petit dans son esprit le faisant douter que cela suffit à son bonheur.
    Minutieusement et avec brio - à la manière d'un Flaubert et son Emma Bovary - Sinclair Lewis nous décrit le craquèlement d'un homme pas tout à fait satisfait de la vie qu'il mène - et d'ailleurs surpris le premier de ne pas l'être - et les tentatives menées par celui-ci pour y échapper. Je m'attendais à mépriser ce personnage imbu de lui-même, qui aime à répéter des opinions dictées par autrui sur des sujets qu'il ne maîtrise pas du tout ; et c'est ce qui est arrivé pendant une bonne partie de ma lecture. Mais, les efforts vains et pathétiques de Babbitt pour fuir une vie que des moments de lucidité lui rendent insupportable finissent par nous le rendre plus sympathiques, du moins à nous le faire prendre quelque peu en pitié. L'empathie fonctionne et on espère à ses côtés qu'il parviendra à se défaire de cette "toile d'araignée" qu'est sa vie
    Car ce que démontre l'auteur à travers ce portrait c'est l'enchaînement d'un homme à sa classe qui lorsqu'il commence à se démarquer par des opinions plus libérales - notamment à propos des ouvriers, des immigrants, des grèves - se voit immédiatement mis de côté et comme puni de haute trahison.
    J'ai particulièrement apprécié la fin où, Babbitt rentré "dans le rang" va, dans un dernier sursaut de révolte, soutenir son fils dans une situation qu'il n'aurait jamais accepté au début du roman. Et la confession qu'il lui fait à la toute fin du livre est très émouvante.
    C'est un roman assez lent au départ, qui peut sembler parfois fastidieux. Mais, dès lors, que Babbitt prend de "l'épaisseur", s'étoffe d'une consistance à laquelle je ne m'attendais pas vraiment, j'ai pris un grand plaisir à cette lecture.
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    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    BABBITT
    Traduction : Maurice Rémon
    George F. BABBITT est un courtier en immobilier plus près de ses cinquante que de ses quarante ans. Dans sa jeunesse, à l'Université de l'Etat qu'il continue à appeler affectueusement "l'U", il rêvait de devenir un grand avocat dont les plaidoieries empoigneraient les prêtoires et toujours prêt, bien entendu, à défendre la veuve et l'orphelin.
    Et puis, un soir, pour consoler Myra, une cousine de la petite amie de son meilleur ami, Paul Riesling, il a pris la tête de celle-ci sur son épaule. Et alors, comme cela semblait se pratiquer dans cette époque reculée de l'avant-première-guerre mondiale, elle lui avait dit : "Maintenant que nous sommes fiancés, George, quand l'annoncerons-nous ?"
    Il n'avait pas voulu décevoir la pauvre petite Myra, si douce, si aimable, si sûre et il l'avait épousée, devenant ainsi l'associé de son beau-père, Harry Thompson. Et tout avait été dit et joué pour BABBITT. Il avait engraissé, il avait vieilli, il s'était donné bien du mal pour élever ses trois enfants, Verona, Theodore (Roosevelt) et Catherine (dite Tinka), il avait couru sans cesse après l'argent, il l'avait engrangé et ... et sa vie était bien remplie en somme.
    Sinclair Lewis le saisit dans tout ce que son existence comporte d'atrocement ennuyeux, pesant et routinier, et l'amène à se poser quelques questions.
    Sans plus. Ca ne durera pas. BABBITT acceptera finalement de se lier à la "Ligue des Bons Citoyens" et reprendra ses oeillères. Après une liaison aussi éphémère que peu gratifiante avec Tanis Judique, une cliente de l'Agence BABBITT & Thompson, après que son ami Paul aura été arrêté pour tentative de meurtre sur son épouse Zilla, après que BABBITT aura eu très peur de perdre la sienne en raison d'une appendisectomie "à chaud", tout rentrera dans le même ordre étouffant, implacable, sur lequel s'ouvre et se poursuit ce roman dont certains décrocheront certainement très facilement avant d'en avoir lu le dernier mot. (J'avoue m'être moi-même un peu forcée parfois ... Wink )
    Au contraire de "Main street", "BABBITT" fait peu appel à l'action. C'est une description amère et quasi clinique des nantis bourgeois et citadins d'avant le grand Krach de 1929. le "rêve américain" triomphe : BABBITT ne saurait par exemple concevoir une maison sans les derniers atouts de la technologie contemporaine. Enfin, disons qu'il triomphe pour certains à condition que les autres "restent à leur place."
    Plus amer, plus cynique aussi que "Main street" - peut-être parce qu'il a un cadre vraiment urbain, celui de Zenith, et non plus cet arrière-fond de naïveté campagnarde qui adoucissait la sauce dans le précédent ouvrage - "BABBITT" est un constat accablant formulé à l'encontre d'une nation en train de vendre son âme. Et l'on discerne bien l'inquiétude croissante de son auteur : quel prix sera réclamé aux libres et démocrates Etats-Unis d'Amérique en échange de cette vente fructueuse ?
    Nous, aujourd'hui, nous le savons. A peu près. Sinclair Lewis, lui, en ignorait tout et on ne peut que saluer son étonnante clairvoyance, inspirée, en dépit des apparences, par un amour fervent du pays qui l'avait vu naître. ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par stcyr04, le 05 mars 2013

    stcyr04
    Dans ce bijou de roman satirique, Sinclair Lewis campe un personnage type : L'américain moyen du mid-west. Cette oeuvre connu un tel succès que Babbitt eu la gloire insigne de devenir un nom commun pour désigner un personnage américain symbolique, comme un harpagon désigne un avare ou un don juan un séducteur.
    Babbitt est responsable d'une agence immobilière à Zenith. Il est fier de son activité, de sa situation, de son train de vie et de la considération qu'ils lui valent. Il habite une charmante propriété, sise sur les “Hauteurs Fleuries”, lotissement typique doté de tout le confort et réservé aux gens qui ont su s'avancer triomphalement sur les voies de la réussite sociale. Il est membre du club des “Boosters” (de ceux qui se soutiennent dans la vie!) et du club athlétique (où on y prend des déjeuners fort copieux et en manière de sport on peut y jouer au billard...). Bref, George F. Babbitt a su se faire sa place dans la vie.
    Avec une verve réjouissante, Sinclair Lewis peint la société américaine dans ce qu'elle a de significatif : culte du travail et du dynamisme, matérialisme des plus puérils, vulgarité désarmante de triomphalisme (le sans-façon yankee), camaraderie hystérique et bruyante, gigantisme général, standardisation des choses et des êtres. Babbitt reste néanmoins un personnage assez attachant avec ses retours de scrupules, personnage bouffi de son importance, mais en somme insatisfait de lui, prisonnier des conventions étouffantes dans une société où la respectabilité est le maître mot pour faire des affaires en nouant des relations fructueuses.
    Un roman très drôle, au style simple, enlevé et alerte, on ne s'ennuie pas une minute!
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    • Livres 5.00/5
    Par Folfaerie, le 14 mars 2011

    Folfaerie
    Georges F. BABBITT est un homme d'affaires prospère, un agent immobilier plus précisément, qui vit avec sa famille (une épouse et trois enfants dont l'aînée a 22 ans) dans la petite ville de Zenith. Il possède, dans un quartier résidentiel, une belle maison pourvue de tout le confort moderne, semblable à celles de la plupart de ses voisins, et une voiture.
    Le roman débute en avril 1920, BABBITT a 46 ans, l'âge de la plénitude, et il représente l'américain moyen dans toute sa splendeur.
    "Pour Georges F. BABBITT, comme pour la plupart des gens aisés de Zenith, son automobile représentait à la fois la poésie et le drame, l'amour et l'héroïsme. le bureau était son navire de pirates mais son auto la périlleuse descente à terre."
    BABBITT est bien évidemment l'un des piliers de la chambre de commerce de sa ville. Il est membre de plusieurs clubs, grâce auxquels il pense faire partie de l'élite, n'a une opinion sur un quelconque sujet que si l'Advocates Times, le journal qu'il lit, s'en fait l'écho,
    En homme d'affaires pragmatique, seule la réussite matérielle importe à ce Républicain aux idées étroites, toujours prompt à mépriser la culture. Enfin, pas tout à fait. L'opinion de ses estimés concitoyens compte peut-être encore davantage. Ses collègues en affaires font partie des mêmes clubs que lui et tout ce petit monde s'autocongratule à qui mieux mieux. Certes, BABBITT n'est pas tout à fait le citoyen parfait : sa femme l'ennuie, ses enfants s'opposent à lui sur divers sujets et il n'est pas, à l'occasion, contre une aventure-extra-conjugale ni un bon verre d'alcool. Mais il n'en demeure pas moins un commerçant des plus estimables.
    Alors, ennuyeux et banal Georges BABBITT ? Pas tout à fait. Son talon d'Achille est son meilleur ami, Paul Riesling, qu'il considère comme son frère. Lequel a gardé une âme un peu bohème et est flanqué d'une femme frivole et égoïste, limite hystérique. Avec Paul, Georges BABBITT admet enfin ses fêlures et son insatisfaction. Car cet homme si prévisible, si imbu de lui-même, conscient de son admirable importance, ne mène pas la vie dont il rêvait. Même son mariage repose sur un malentendu. BABBITT étouffe, panique, se sent piégé, a des envies de rébellion. Cette nouvelle soif de liberté, provoquée par de menus événements et une amorce de réflexion sur sa place dans la société, pousse ce conventionnel hommes d'affaires à dire et faire des choses dont il ne serait pas cru capable. Peu à peu, son attitude est mal perçue par ses amis et collègues. Ce changement de pensée est remarquablement retranscrit par l'écrivain qui observe à la loupe les hésitations, et emportements de son anti-héros.
    J'ai adoré ce roman, adoré la traduction de Maurice Rémon qui est excellente. Tout repose sur des détails, sur la dissection des petits rituels qui ponctuent la vie domestique de BABBITT, sur cette analyse implacable, ironique mais humoristique des conventions sociales. Il y a du César Birotteau chez cet Américain moyen. Personnage à la fois tragique et comique, broyé impitoyablement pas la société capitaliste de ces années là et cependant victime consentante. le roman est un peu comme une radiographie de cette époque, de ce milieu. Qu'y avait-il à envier dans l'American way of life ? Tous les personnages décrits par Sinclair Lewis sont désespérément mesquins et ennuyeux, poursuivant une existence vide de sens. Un vrai bonheur de lecture, une œuvre magistrale que je suis ravie d'avoir découverte, même si cela est arrivé bien tardivement.

    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-babbitt-sinclai..
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    • Livres 3.00/5
    Par Rhodopsine, le 18 août 2013

    Rhodopsine
    Challenge Nobel 2013-2014
    Commencé dans la traduction libre de droits de Maurice Rémon et fini (difficilement) en VO.
    Et c'est là le handicap de Babbitt: une traduction approximative qui gêne la lecture. Parce que l'on ne peut pas être gradué d'un collège, ou nourrisson d'une université...Agacements continuels, et lecture difficile en anglais pour moi.
    Babbitt est l'archétype de l'Américain qui a réussi: en pleine prohibition, il sait se procurer de l'alcool, il habite une belle maison, avec salle de bains, véranda, épouse, voiture et enfants, il pérore sans fin sur des sujets dont il ignore le premier mot, il avance, de demi-échecs ( la liaison avec une cliente) en vaniteuses réussites (vice-présidence de clubs et comités...). S.Lewis fait preuve d'une belle clairvoyance dans un portrait cynique.
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Citations et extraits

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  • Par stcyr04, le 02 mars 2013

    A la même heure, Mike Monday clôturait une réunion. M. Monday, l’évangéliste distingué, le plus connu en Amérique des pontifes protestants, avait été jadis boxeur. Satan ne s’était pas montré juste envers lui. Comme boxeur, il n’avait gagné que son nez cassé, son vocabulaire fameux et l’habitude de paraître sur la scène. Le service du Seigneur avait été plus profitable : il était sur le point de se retirer après fortune faite. Et il l’avait bien gagnée, car, pour citer sa dernière déclaration : “ le Révérend M. Monday, le prophète aux coups de poing, a prouvé qu’il est le plus grand vendeur de salut du monde et que, grâce à une organisation efficace, les frais généraux de la régénération spirituelle peuvent être réduits à un minimum sans précédent. Il a converti plus de cent mille âmes perdues et inestimables à un taux moyen inférieur à dix dollars pièce.”

    Parmi les grandes villes du pays, seule Zénith avait hésiter à soumettre ses vices à Mike Monday et à sa méthode éprouvée de correction. Les organisations les plus entreprenantes de la ville avaient été d’avis de l’inviter. M. George F. Babbitt l’avait un jour célébré dans une allocution au club des Boosters. Mais l’opposition venait de certains ministres épiscopaux et congrégationalistes, ces renégats que M. Monday appelait si finement : “ Une gerbe d’exploiteurs de l’Evangile qui n’ont dans les veines que de l’eau de vaisselle au lieu de sang, une bande de braillards, qui ont besoin d’avoir plus de poussière sur les genoux de leur pantalon et plus de poils sur leur vieilles poitrine décharnée.” Cette opposition avait été vaincue le jour où le secrétaire de la Chambre de commerce avait déclaré à un comité de fabricants que, dans toutes les villes où il s’était montré, M. Monday avait détourné les esprits des ouvriers des questions de salaires et d’heures de travail vers des préoccupations plus hautes, et ainsi évité des grèves. On l’invita immédiatement.
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  • Par Aela, le 02 février 2011

    Babbitt's virtues as a real-estate broker - as the servant of society in the department of finding homes for families and shops for distributors of food - were stadiness and diligence. He was conventionnally honest, he kept his records of buyers and sellers complete, he had experience with leases and titles and an excellent memory for prices. His shoulders were broad enough, his voice deep enough, his relish of hearty humor strong enough, to establish him as one of the ruling caste of Good Fellows.
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  • Par stcyr04, le 02 mars 2013

    Êtes-vous capable de vous conduire en homme?

    "Quant vous vous promenez avec votre mère, votre soeur ou votre petite amie, si quelqu'un fait sur elle une remarque blessante ou prononce un mot déplacé, n'auriez-vous pas honte si vous ne pouvez prendre sa défense? Mais en êtes-vous capable?
    "Nous enseignons la boxe et l'art de se défendre par correspondance. Nombreux sont nos élèves qui nous ont écrit qu'après quelques leçons, ils ont eu raison d'adversaires plus grands et plus lourds qu'eux. Notre méthode débute par des mouvements simples, exécutés devant une glace : extension des bras en avant, brasse comme dans la natation etc. Avant de vous en douter, vous savez frapper scientifiquement, éviter, parer, faire des feintes, exactement comme si vous aviez un véritable adversaire en face de vous."
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  • Par Brize, le 18 juin 2011

    De même qu’il était un Elan, un Booster, un membre de la Chambre de commerce, de même que les ministres de l’Eglise presbytérienne déterminaient toutes ses croyances religieuses, et que les sénateurs qui dirigeaient le parti républicain décidaient, dans leurs petites pièces enfumées, à Washington, ce qu’il devait penser du désarmement, des tarifs douaniers et de l’Allemagne, de même c’étaient les grands annonceurs nationaux qui réglaient toute sa vie extérieure, qui lui donnaient ce qu’il croyait être sa personnalité. Ces objets courants vantés par la réclame, pâte dentifrice, chaussettes pneumatiques, appareils photographiques ou bouilloires électriques, étaient pour lui des symboles et des preuves de l’excellence, signes de joie, de passion, de sagesse, qui finissaient par en tenir lieu.
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  • Par Folfaerie, le 13 mars 2011

    Il aimait trois sortes de films : de jolies filles en maillots de bain et jambes nues; des agents de police et des cow-boys avec des coups de révolver abondants, et de gros hommes comiques mangeant des spaghettis. Il se délectait, avec une profonde sentimentalité qui lui mouillait les yeux, quand, entre deux films, on projetait de petits chiens, de petits chats ou des bébés joufflus; et il pleurait devant les lits de mort ou les vieilles mères héroïques, dans une chaumière hypothéquée.
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