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ISBN : 2330052863
Éditeur : Actes Sud (2015)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.76/5 (sur 1645 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lorsqu'on se penche sur la préface de ce texte, écrite par Vercors, également traducteur de ce livre, on ne peut douter de ce que sera notre état à la lecture de Pourquoi j'ai mangé mon père : au pire, la mort par le rire, au mieu... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 26 février 2013

    araucaria
    Quand je pense que j'hésitais à découvrir ce livre à cause de l'illustration de couverture qui ne m'attirait pas. Je serais passée à côté d'un grand moment de lecture! Ce texte est drôle, plein de finesse. Ecrire sur l'univers de nos ancêtres pithécanthropes ne semble pas évident, l'auteur s'en sort avec maestria en nous offrant un roman à la fois humoristique et fouillé. Nous découvrons l'homme préhistorique occupé à conserver le feu et à tailler ses outils de silex, nous observons la lutte entre les modernes et les réactionnaires, et suivons l'avancée de ces premiers hommes. Beaucoup de situations cocasses qui provoquent le rire, et un langage décalé souvent souvenu qui est source d'humour. A la clé un roman original, très frais, très drôle, à lire absolument.
    Très belle découverte!

    Lien : http://araucaria.20six.fr
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    • Livres 3.00/5
    Par Gwen21, le 30 septembre 2013

    Gwen21
    "Les possibilités sont prodigieuses", voici une phrase "fil rouge" qui accompagne le lecteur tout au long de ce petit roman. Je dis "petit" pour le nombre de page mais pas si petit que ça quant au contenu.
    Alors, ainsi donc, le voici ce récit paléontologique qui a déjà fait caqueter bon nombre de claviers ? Étrange pourtant le nombre de mois pendant lequel il est resté dans ma PAL sans que je sois seulement tentée de l'ouvrir. Seule la perspective de devoir bientôt le rendre à la personne qui me l'a prêté m'a enfin décidée à l'entreprendre.
    Ce roman offre une lecture aisée de par son style et de par son traitement ; c'est quasi un livre de divertissement, et il est d'ailleurs conçu comme si le narrateur contait une histoire du soir avant de confier son auditoire aux bras de Morphée.
    Ne nous attardons pas sur le synopsis, tout le monde connaît le concept : une horde (oui, on peut à peine parler de famille) d'hommes préhistoriques s'attelle à améliorer l'ordinaire de son existence et se fait fort d'être précurseur en termes d'évolution de l'espèce "subhumaine".
    Edouard, le père, Mathilde, la mère, quatre grands gars, Oswald le chasseur, Tobie le scientifique, Alexandre l'artiste et Ernest (le narrateur), le type "moyen", intellectuellement pas si brillant qu'on l'espérerait mais pas si bête qu'on le croirait, auxquels il faut ajouter une flopée de soeurs, tantes, oncles, compagnes... Edouard, chef de tribu, a donc pour job de faire évoluer son espèce grâce à des expériences et des découvertes : la chasse, le feu, la cuisine, la danse, la musique, les arts, l'Amour, etc... Hélas pour lui, toutes les découvertes ne sont pas bonnes à faire et quand il s'agit de cohabiter avec d'autres hordes et de s'armer... Aïe.
    Honnêtement, tout ça c'est sympa, comment ne pas sourire face aux multiples anachronismes utilisés par l'auteur dans ce but ? Mais, pour ma part, l'extase n'aura pas dépassé le stade du sourire et n'aura jamais atteint ceux du rire et de l'enthousiasme frénétique.
    Mon peu de goût pour la Préhistoire y est peut-être pour quelque chose mais ce n'est pas certain. Les ficelles un peu grosses utilisées par l'auteur pour créer ses parallèles paraboliques sur des thèmes éculés (même si je garde à l'esprit que ce roman date de 1960) comme l'antagonisme entre tradition et innovation, les conflits de générations, le distinguo entre exode défensif et conquête belliqueuse ou encore la compréhension des mécanismes sociétaux qui ont construit notre civilisation (religion, organisation politique et sociale de la communauté, place des arts, libre expression des individus, etc.) m'ont moins surprise que je m'y attendais. Pour moi, tout ça reste trop superficiel et ne peut prétendre revêtir le costume de la satire sociale.
    En synthèse, je ne crie pas au génie mais je conseille ce roman comme une lecture "gentille" et divertissante. Selon moi, c'est dommage que l'auteur n'ait pas davantage exploité "les possibilités prodigieuses" de son concept.
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    • Livres 5.00/5
    Par gouelan, le 01 septembre 2014

    gouelan
    Il suffit de jeter un regard à la couverture du livre et on a tout de suite le sourire aux lèvres. Ce petit bonhomme nous raconte son histoire, droit dans les yeux, la nôtre, avec humour, malgré les périls quotidiens de son existence.
    Edouard, l'homme de l'évolution, l'infatigable, en quête d'inventions qui permettront aux siens d'évoluer, d'être à l'abri des prédateurs et de devenir finalement l'espèce dominante.
    Il est fier, orgueilleux,révolutionnaire.
    Il s'oppose à son frère Vania, qui préfère sa vie arboricole, réactionnaire qui nie toute forme de progrès et pour qui, contrarier la nature est dangereux . "Cesse, avant d'avoir provoqué une réaction en chaîne. cela fait combien de temps que tu joues ainsi avec le feu?", dit-il à Edouard. Cela ne l'empêche pas de descendre de temps en temps de son arbre pour débouler autour du feu et profiter de viandes rôties.
    Ernest, le narrateur, fils d'Edouard, réaliste et pratique, essaie de tempérer l'impétuosité de son père, par la sagesse, tout en ne refusant pas le progrès et en admirant l'ingéniosité de son père, malgré son inquiétude.Il est un brin réactionnaire.
    Ce livre est aussi un recueil formidable d'informations sur l'homme et ses origines. L'invention du feu, les outils, l'habitat, le début de la pensée, des rêves, le passage de l'endogamie à l'exogamie, les prédateurs , les paysages...
    Le comique réside dans le décalage des situations, les anachronismes du langage. Ces pithécanthropes finissent par nous ressembler, dans leurs comportements, leurs pensées, leurs désaccords, leur volonté d'évoluer, d'inventer, d'aller toujours plus loin.
    Et s'ils n'avaient pas trouver le courage de descendre de leurs arbres?...Qu'en serait-il de nous?
    Peut-être un jour,dans des millions d'années, fera-t-on un livre sur nous, hommes évolués, avec autant d'humour et de gentillesse, devant nos interrogations face à notre univers , nos erreurs, nos catastrophes , mais aussi notre persévérance et nos inventions. Ces futurs hommes seront peut-être aussi reconnaissants envers nous, que nous le sommes envers nos ancêtres, s'ils profitent de nos enseignements. Il faut l'espérer.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 31 août 2013

    cicou45
    Lu dans le cadre du club-lecture auquel j'appartiens, je connaissais ce livre de nom et rien que ce dernier ne m'encourageait pas à le lire. Pourquoi ? M'étais-je imaginé qu'il s'agissait d'un ouvrage où il était question d'anthropophagie ? Je ne sais pas. Toujours est-il que si il n'avait pas été sur la liste des livres à lire pour ma prochaine rencontre littéraire, je serais sûrement passé à côté...et cela aurait été bien dommage !
    Ici, l'on découvre la vie d'Edouard, père de famille, de son épouse et de leur nombreuse marmaille à l'époque où l'homme n'était encore qu'un pléistocène. Sur les terres d'Afrique, Edouard, étant un homme (enfin, pas tout à fait, mais bon, passons sur les détails) étant désireux de voir son espèce évoluer le plus rapidement possible, s'adonne chaque jour à moult expériences (même si celles-ci peuvent parfois tourner à la catastrophe), découvrant ainsi le feu puis au fur et à mesure, la manière de le maîtriser et d'en faire bon usage.
    Cette histoire nous est narrée ici par l'un de ses fils, Ernest, qui bien qu'ayant décidé de s'unir plus tard à sa soeur Elsa, se voit un jour chassé de la maison (enfin de la caverne) afin d'aller trouver épouse ailleurs pour ainsi mélanger les sangs des différentes tribus.
    Bref, je ne vais pas vous raconter plus en détail le reste de l'histoire car, d'une part, cela gâcherait le suspense, et, d'autre part, je crois que cela a certainement déjà dû être fait et je ne voudrais pas répéter ce qui a déjà été dit sinon vous vous lasseriez bien vite de lire ma critique.
    Bref, je conclurais donc là-dessus : un roman plein, d'humour, rempli d'anachronismes avec de petites évocations bien placées à la Bible, notamment lorsque l'auteur parle d' "Exode" et de "Terre promise". Un roman très vite lu, parfois avec des termes scientifiques un peu complexes (eh oui, désolée, je ne suis pas une experte en ce qui concerne la Préhistoire et nos ancêtres,honte à moi !) mais cela ne gâche absolument pas la compréhension du texte.
    A découvrir !
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    • Livres 4.00/5
    Par TheWind, le 14 juillet 2015

    TheWind
    C'est l'été ! le soleil, la plage...et le retour des tests psychos ! En voici un largement inspiré du livre de Roy Lewis.
    Test : Cap ou pas cap de manger son père ?

    1) Vous êtes dans la forêt, recouvert d'une simple peau de bête et vous avez froid.
    a) Vous êtes trop frigorifié pour bouger le moindre orteil et gelez sur place.
    b) Vous vous blottissez contre le premier mammouth qui se présentera.
    c) Vous risquez le tout pour le tout et escaladez le volcan le plus proche.

    2) Vous vous trouvez nez à nez avec un lion.
    a) Vous criez: «  Back to the trees ! », grimpez promptement à un acacia et restez tranquillement recroquevillé entre deux branches en attendant que le fauve se lasse de vous.
    b) Vous trouvez le lion très mignon et l'idée d'en faire votre animal de compagnie vous traverse.
    c) Vous brandissez le tison que vous avez ramené du volcan et le faîtes fuir vaillamment.

    3) Vous avez faim et n'avez plus rien à vous mettre sous la dent.
    a) Vous allez crier famine chez la fourmi la voisine.
    b) Vous tétez encore votre mère, donc tout va bien pour vous.
    c) Vous inventez l'arc, tuez le lion, le faites cuire dans le feu et vous régalez de cette viande rôtie.

    4) Vous songez au temps qui passe, à ce que vous allez laisser derrière vous et une envie furieuse d'avoir une progéniture vous prend.
    a) Vous vous dites : «  Je ne veux pas que mes enfants vivent dans cet horrible monde » et vous lâchez l'affaire.
    b) Vous voyez avec votre père s'il veut bien vous laisser une des filles de sa horde. C'est important, la famille !
    c) Fervent défenseur de l'exogamie, vous allez faire un tour chez la voisine. Non, pas la fourmi ! Mais, une belle pithécanthrope bien dodue.

    5) Vous vous ennuyez, vous ne savez pas quoi faire. (bah oui, ça arrive... même au Pléistocène)
    a) Vous vous disputez avec votre père qui vous trouve trop apathique et sans ambition.
    b) Vous tentez pour la millième fois d'apprivoiser un chien jaune. En vain.
    c) Vous dessinez l'ombre d'un mammouth sur la paroi d'un rocher. Vous venez d'inventer l'art pariétal et vous êtes fier de vous !

    6) Une tribu ennemie ne voit pas d'un bon oeil votre intrusion sur son territoire.
    a) Vous les méprisez et tentez de les acheter pour qu'ils vous laissent vous installer tranquillement.
    b) Vous retournez dans votre ancienne caverne.
    c) Vous partagez avec eux vos savoir-faire au risque qu'ils n'en fassent pas bon usage.

    Résultats
    Vous avez un maximum de a
    Vous n'hésiterez pas à manger votre père à la moindre occasion.
    le progrès vous fait peur et vous préférez vous fondre dans la nature plutôt que d'apprendre à la maîtriser. Votre côté réac vous jouera des tours !
    Vous avez un maximum de b
    Vous ne risquez pas de manger votre père.
    Très attaché à votre famille, vous donnez beaucoup d'importance aux relations affectueuses. Proches des animaux, vous avez compris qu'ils peuvent être domestiqués afin d'améliorer votre confort.
    Vous avez un maximum de c
    Vous ne pouvez pas manger votre père parce que c'est vous le père !
    Vous êtes un progressiste.
    Les avancées technologiques et culturelles n'ont plus de secret pour vous. Vous cherchez par tous les moyens à améliorer les conditions de vie, à élever l'Homme. Mais attention, à trop vouloir domestiquer la nature, cette dernière peut un jour se retourner contre vous.
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Citations et extraits

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  • Par cecilestmartin, le 30 août 2015

    - Mais ça nous rendra si malheureux que nous finirons par tout lâcher et nous laisser mourir ! m’écriai-je. C’est le bonheur qui donne le goût de vivre
    - Erreur, dit père gravement. Le bonheur vous rend paresseux. Tu chercheras dans le travail, tout au contraire, une diversion à tes difficultés, avec un surcroît d’énergie.

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  • Par Lyrice, le 26 août 2015

    Cela prendrait des siècle à me faire repousser une fourrure. Et d'autres siècles à m'en débarrasser ensuite, quand le climat se réchaufferait.
    Imagine que j'invente une fourrure amovible? Tiens il y a une idée là-dedans..., dit-il songeur, tandis que l'oncle Vania grognait de mépris.

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  • Par Ambages, le 24 août 2015

    O doux lundi matin du monde ! O Afrique, le plus progressiste des continents, berceau de la subhumanité ! A chaque jour suffit sa peine et sa magie, pensais-je. N'étions-nous pas les maîtres de la pierre, les dompteurs du feu, ne pouvions-nous narguer toute la création ? Je trouvais, moi, que le monde avait fichtrement bonne mine !
    Mais père n'aurait pas été père, s'il n'avait pas voulu encore quelque chose de mieux.

    p. 72
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  • Par clarinette, le 12 décembre 2009

    L'amour ! Je maintiendrai toujours, si futile que fût en inventions et en développement culturels le moyen pléistocène, qu'une des plus grandes découvertes de ce temps ce fut l'amour. Ca me pris, à l'époque, absolument au dépourvu. En un instant, je fus une créature aussi neuve, aussi fraîche, aussi souple, aussi joyeuse et libre qu'un serpent qui vient de changer de peau. Une libellule aux ailes radieuses après sa longue nuit de chrysalide. Je m'excuse de ces métaphores passablement usées, mais les nouvelles générations n'ont pas connu la merveille insouciante de cette première extase. La jeunesse d'aujourd'hui s'en est trop fait compter, elle sait à quoi s'attendre et elle attend monts et merveilles. Mais moi, personne ne m'avait prévenu. J'étais un nouveau-né. Aussi, quelle métamorphose ! Quel privilège insigne, que d'être le tout premier à vivre une nouvelle expérience humaine ! Et quand, cette expérience, c'est l'amour, imaginez-vous cela ? A présent, l'amour est devenu une sorte de routine, une marchandise de seconde main, même si les jeunes y trouvent encore une humble joie quand il le découvrent au sommet d'une montagne, au coeur de la forêt ou sur le bord d'un lac, il a prid sa place nécessaire dans le processus évolutionnaire -mais, ah ! quand à peine il venait d'éclore pour la première fois !
    J'étais trop occupé sur le moment pour éprouver le désir, avoir la force d'analyser la chose. Mais, rétrospectivement, je reconnais que c'est père lorsqu'il nous imposa notre premier refoulement à des fins qu'il croyait purement sociologiques, qui fut involontairement à l'origine de cette éclosion. En entravant nos inclinations les plus faciles, il nous offrit en prime, sans le savoir, ce banquet de sensations inouïes, de fascinantes délices.
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  • Par araucaria, le 22 février 2013

    C'était (pourtant) cela qui nous avait fait quitter la forêt pour la plaine : on y trouvait abondance de viande. L'ennui, c'était qu'elle était toute sur quatre pattes. Et d'essayer de chasser la viande sur quatre pattes (bisons, buffles, impalas, oryx, gnous, bubales, gazelles, pour ne mentionner que quelques mets dont nous aurions aimé faire notre ordinaire), quand on essaie de se tenir soi-même difficilement sur deux, c'est littéralement un jeu d'andouilles.
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