ISBN : 2266084372
Éditeur : Pocket (2000)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 397 notes) Ajouter à mes livres
Lorsqu'on se penche sur la préface de ce texte, écrite par Vercors, également traducteur de ce livre, on ne peut douter de ce que sera notre état à la lecture de Pourquoi j'ai mangé mon père : au pire, la mort par le rire, au mieu... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (31)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par luocine, le 06 mars 2011

    luocine
    J'ai rarement autant ri à la lecture d'un livre. Si vous êtes un bon conteur vous saurez animer vos soirées avec les histoires d'Edouard père d'Ernest qui finira mangé par son fils effectivement !!
    Personnellement, je n'y arrive pas car je ris trop pour expliquer pourquoi ça me fait autant rire, heureusement il y a souvent quelqu'un qui connaît et qui peut finir mon histoire.
    Nous sommes pendant la préhistoire et nous vivons en direct la domestication du feu, bien loin des livres savants ou terribles (je pense à la guerre du feu par exemple) sur le même sujet, Roy Lewis a donné à ses personnages une langue moderne et des attitudes contemporaines, le tout rend son roman absolument irrésistible.
    Il faut, aussi, souligner que ce livre permet de se faire une idée assez exacte des nécessités de l'évolution de la race humaine. La misère physique et morale dans laquelle est plongée la tribu au début de leur aventure est bien rendue, sans le feu l'homme est la proie de tous les prédateurs et ils sont nombreux !
    Personnellement j'ai un petit faible pour l'oncle Vania, l'écolo de service qui refuse le progrès surtout le feu, et encore plus son usage pour griller la viande, mais qui vient exposer ses théories de vie en harmonie avec la nature en profitant de la chaleur du foyer et en dégustant les meilleurs morceaux de viande grillée.
    J'ai adoré également la conquête amoureuse d'Ernest et les ruses de Griselda pour lui faire croire qu'il était bien le mâle dominant….
    Je ne sais pas s'il y a encore des gens qui n'ont pas lu ce livre, précipitez-vous une soirée de bonne humeur assurée !


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par doude, le 08 avril 2009

    doude
    Roy Lewis met en scène les premiers pas de l'humanité naissante à travers un ensemble de personnages ni encore hommes, ni plus tout à fait singes vus par l'un d'entre eux, le narrateur, le jeune Ernest. Trois grands points de vue s'affrontent au sein d'une horde dont les membres prennent parfois parti, changent d'avis, se laissent porter ou ravalent leur fierté :
    -celui de l'oncle Vania, grand singe arboricole qui prône la continuité, la tradition, la soumission aux lois de la nature. « Back to the trees ! Back to nature ! » répète t-il en s'enfuyant dans les cimes de la forêt ;
    -celui du père, Edouard, partisan d'un progrès partagé qui ne cesse d'innover et d'inciter son groupe (en particulier ses fils) à innover pour le progrès de l'espèce humaine (stade qu'il espère côtoyer de son vivant), il découvre comment maîtriser le feu, et à partir de ce premier grand évènement vient la création même du feu, l'invention des lances en bois à pointes durcies au feu, de la cuisine avec la viande cuite, de l'art figuratif, il va même jusqu'à inventer l'exogamie, c'est-à-dire le brassage génétique efficace pour engendrer la race humaine. Edouard cherche à s'extraire et extraire l'ensemble des hominidés de leur condition d'animal (de surcroît animal non dominant contrairement aux lions, ours, etc. ; auxquels ils doivent faire face) pour atteindre le stade humain. « Les possibilités sont prodigieuses !» s'exclame t-il régulièrement après une découverte intentionnelle ou accidentelle ;
    -Enfin, le point de vue d'Ernest, à la fois heureux et reconnaissant mais beaucoup plus modéré car effrayé par les possibilités non envisagées par son père, autrement dit par les conséquences de ses découvertes et inventions. Il préconise de les garder à l'abri des autres hordes, de ne pas les divulguer, contrairement à son père qui souhaite voir ces recherches théoriques et pratiques devenir des innovations non seulement au sein de sa famille mais aussi sur toute la planète. Edouard espère qu'elles soient diffusées, appropriées, reprises et améliorées par les autres, par et pour l'ensemble de la future humanité qu'il voit se dessiner progressivement. Pour Ernest cette ouverture, cet esprit de partage, cette façon de penser un patrimoine technique de l'humanité est (en plus d'être pour le moment à sens unique) un risque énorme, un danger potentiel pour l'écosystème tout entier, son père l'a déjà prouvé à son insu en mettant feu par inadvertance à toute la plaine, la horde échappant de justesse à une mort atroce et les obligeant à déménager, toute source de substance ayant été décimée (végétation, troupeaux…)...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par TINUSIA, le 27 février 2010

    TINUSIA
    Nous sommes, tous, les enfants d'Ernest...
    Nous sommes, tous, les petits-enfants d'Édouard.
    Édouard, c'est justement lui qui a été mangé par Ernest, qui explique : "Telle fut la fin de père en tant que chair. Et c'était celle qu'il eût désirée : être occis par une arme vraiment moderne et mangé d'une façon vraiment civilisée".
    Bienvenue dans la famille "pithécanthrope" ! le père, Édouard, le chef de famille, est convaincu que "la nature est du côté de l'espèce qui possède sur les autres une avance technologique". Il va ainsi consacrer toute son énergie, son intelligence et sa créativité au développement du progrès au sein de sa horde. Rien ne le rebute ! Il va faire passer sa famille du rang de l'Homo erectus à celui d'Homo faber Sapiens, à coup d'inventions géniales - même si certaines s'avèrent sources de grandes catastrophes -, à coup d'adaptations continuelles au milieu hostile qui les entoure. Il ne suffit pas de faire naître le feu, il faut aussi le conserver, il faut aussi lui donner sens ! le feu sert à se réchauffer, certes ; mais que peuvent faire quelques braises incandescentes contre une troupe de prédateurs qui décime la horde ? Quand il aura réussi à dompter le feu, Édouard pourra l'utiliser à des fins bien plus scientifiques et progressistes ! Il sera d'ailleurs accompagné dans ses recherches par sa femme Mathilde qui invente l'art de cuisiner, grâce au feu !
    Mais il n'y a pas que le feu pour attiser (c'est bien le cas de le dire) la curiosité intellectuelle d'Édouard ! Il faut passer du régime herbivore au régime omnivore (avec sa composante carnivore, bien évidemment !). Et ce n'est pas une mince affaire ! Il faut acquérir la station bipède, il faut inventer l'art, il faut domestiquer les animaux, et il faut devenir exogame.
    Mais Édouard n'est pas le seul à tester l'immensité des découvertes potentielles (il dit sans cesse : "Les possibilités sont prodigieuses"). Outre Mathilde, sa femme, il emmène avec lui dans les confins de ses inventions, Ernest - son narrateur de fils -, Alexandre, Tobbie, Oswald, William... et quand l'amour sera venu au monde, Griselda, la femme d'Ernest. Chacune et chacun apportera sa pierre à l'édifice de l'innovation. Et ce, malgré ce ronchon, ce grognon, ce réactionnaire d'Oncle Vania qui s'insurge contre chaque trouvaille, sous prétexte qu'il ne faut "pas bousculer la nature".
    L'ensemble de ce roman est désopilant. Théodore Monod l'a reconnu comme "le livre le plus drôle de toutes ces années, mais aussi le plus documenté sur l'homme à ses origines".
    Il a été publié en 1960... cinquante ans plus tard, les allusions peu équivoques qu'on y trouve sur le réchauffement climatique, le conflit Israélo-palestinien, le nucléaire, le racisme, sont toujours d'actualité ! Une œuvre qui n'a pas pris une ride !!!
    Et si vous tenez à savoir pourquoi Ernest a mangé Édouard... écrivez-moi, je vous prête le livre, ou achetez-le, ou empruntez-le, ou volez-le, que sais-je, mais lisez-le !

    Lien : http://lire-lier.blogspot.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par barjabulette, le 04 décembre 2011

    barjabulette
    Depuis mon adolescence, j'entends parler de ce bouquin. Il ne m'avait jamais attiré, sans raison particulière.
    Lors d'une brocante, j'ai eu l'occasion de l'acquérir en me disant.... "pourquoi pas !"
    Ensuite, il a trainé encore un bon moment dans ma bibliothèque et puis.... challenge abc ... et le voila lu !
    J'ai vraiment trouvé ce roman particulier. La préhistoire n'est pas une période qui m'attirait, mais vu sous cet angle ... j'ai adoré la partie concernant les problèmes de logement du pitécanthrope !
    Je me pose tout de meme une question :"a t'on vraiment évolué ?"
    Le style est riche en vocabulaire. le fond est tout à fait inattendu.
    Un livre que je suis bien heureuse d'avoir lu, j'aurais meme du le lire plus tot.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 29 août 2011

    Luniver
    Le récit de l'évolution humaine racontée à travers l'histoire d'une seule famille : on y découvre comment nous sommes passés de végétariens à omnivores, la difficile maîtrise du feu et son importance dans notre alimentation et la fabrication d'arme, la nécessité de passer à l'exogamie, ...
    Chaque personnage représente un rôle bien particulier : le père le scientifique qui demande sans arrêt à ses enfants d'accélérer l'évolution de l'espèce, un frère artiste dont on ne sait trop que faire au départ, un autre le guerrier, un oncle voyageur qui apporte les nouvelles de l'évolution dans les contrées plus éloignées, sans oublier l'oncle Vania, qui réapparaît après chaque découverte pour la critiquer sèchement tout en profitant largement des bienfaits qu'elle peut apporter.
    Peut-être pas le livre le plus drôle au monde quand même, mais cet ouvrage vaut largement la peine d'être lu !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)

> voir toutes (33)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par clarinette, le 12 décembre 2009

    L'amour ! Je maintiendrai toujours, si futile que fût en inventions et en développement culturels le moyen pléistocène, qu'une des plus grandes découvertes de ce temps ce fut l'amour. Ca me pris, à l'époque, absolument au dépourvu. En un instant, je fus une créature aussi neuve, aussi fraîche, aussi souple, aussi joyeuse et libre qu'un serpent qui vient de changer de peau. Une libellule aux ailes radieuses après sa longue nuit de chrysalide. Je m'excuse de ces métaphores passablement usées, mais les nouvelles générations n'ont pas connu la merveille insouciante de cette première extase. La jeunesse d'aujourd'hui s'en est trop fait compter, elle sait à quoi s'attendre et elle attend monts et merveilles. Mais moi, personne ne m'avait prévenu. J'étais un nouveau-né. Aussi, quelle métamorphose ! Quel privilège insigne, que d'être le tout premier à vivre une nouvelle expérience humaine ! Et quand, cette expérience, c'est l'amour, imaginez-vous cela ? A présent, l'amour est devenu une sorte de routine, une marchandise de seconde main, même si les jeunes y trouvent encore une humble joie quand il le découvrent au sommet d'une montagne, au coeur de la forêt ou sur le bord d'un lac, il a prid sa place nécessaire dans le processus évolutionnaire -mais, ah ! quand à peine il venait d'éclore pour la première fois !
    J'étais trop occupé sur le moment pour éprouver le désir, avoir la force d'analyser la chose. Mais, rétrospectivement, je reconnais que c'est père lorsqu'il nous imposa notre premier refoulement à des fins qu'il croyait purement sociologiques, qui fut involontairement à l'origine de cette éclosion. En entravant nos inclinations les plus faciles, il nous offrit en prime, sans le savoir, ce banquet de sensations inouïes, de fascinantes délices.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par luocine, le 06 mars 2011

    J’ai fini par atteindre la Palestine. C’était en pleine bagarre.

    - Entre qui ?

    - Entre immigrant d’Afrique et Néanderthaliens.
    - Pas assez de gibier ? demanda père

    - Que si ! tout abonde dans ce pays, il pisse le lait et le miel. Mais il y a quelque chose dans l’air qui vous rend agressif. Ils se battaient et s’appariaient. Drôle de jeu.

    - C’est plus ou moins la même chose, dit père. Mais faut surveiller ça : en plein pléistocène, des singes velus qui se croisent en Palestine avec des singes pelés, savoir ce que ça va donner ?

    - Des prophètes barbus vivant de miel et de sauterelles, m’aventurai-je à dire

    - N’essaie pas de faire de l’esprit ce n’est pas ton genre grommela père.

    -
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par TINUSIA, le 22 février 2010

    Je suis un homme de science, dit père d'une voix calme. Je considère que les résultats de la recherche individuelle sont la propriété de la sub-humanité dans son ensemble, et qu'ils doivent être mis à la disposition de tous ceux qui ... eh bien ... explorent où que ce soit les phénomènes de la nature. De cette façon le travail de chacun profite à tous, et c'est pour toute l'espèce que s'amassent nos connaissances.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par TINUSIA, le 22 février 2010

    Mais toi, répliquai-je, tu appartiens à la horde et tu devras faire ce qu'elle veut. Tu n'es pas seul en jeu. Moi je pense aux enfants. A leur carrière future, et non à des rêves romanesques. Et je déclare que, pour des utopies, tu ne gâcheras pas les chances de nos fils de s'établir comme des pyrotechniciens professionnels. Je ne dis rien, Oswald, contre la chasse et le métier des armes. Je dis seulement que l'on peut désormais penser à d'autres professions, par exemple pour ceux de nos garçons qui manqueraient de jambes ou de souffle.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Cibjork, le 30 avril 2010

    Edouard, je lis en toi comme dans... dans un... eh bien, je sais exactement ce que tu as dans le crâne.
    Citation de qualité ? (14 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Roy Lewis

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Roy Lewis

Extraits de la pièce pourquoi j'ai mangé mon père jouée par les Comédiens de la Tour en mars 2010








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Pourquoi j'ai mangé mon père par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (742)

> voir plus

Quiz