Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2266084372
Éditeur : Pocket (2000)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.77/5 (sur 856 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lorsqu'on se penche sur la préface de ce texte, écrite par Vercors, également traducteur de ce livre, on ne peut douter de ce que sera notre état à la lecture de Pourquoi j'ai mangé mon père : au pire, la mort par le rire, au mieu... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (90)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Hahasiah, le 30 mai 2012

    Hahasiah
    Babeliote, réjouis-toi ! Dans ma grande mansuétude, j'ai décidé de t'offrir un petit voyage dans le temps. Revêt ton plus beau slip en peau de bête, nous partons pour la Préhistoire, à l'époque du pléistocène pour être plus précise ! Avant que les dix doigts de tes pieds menus ne s'aventurent sur cette terre sauvage, quelques recommandations :
    1-Que fait de mieux Forrest Gump d'après toi ? Il court ! Donc à partir de maintenant, tu penses Forrest, tu vis Forrest, tu es Forrest ! Si une bête sanguinaire est à tes trousses, tu ne réfléchis pas : tu détales !
    2-Si une soif inaltérable te tenaille et qu'une étendue d'eau te fait de l'œil, fais gaffe à tes arrières ! Remarque, méfie-toi aussi de ce qui pourrait se tramer devant toi... Rappelle-toi ce petit imprudent de Narcisse ! Tout bien réfléchi, ne bois pas ! de toutes manières, sur « Hostiland », tu auras largement le temps de succomber à mille dangers avant de finir complètement déshydraté!
    Laisse-moi, à présent, te présenter quelques-uns des membres de la famille qui nous accueille. Oui, j'ai préféré séjourner chez l'autochtone plutôt que de réserver un trois étoiles...Tu ne m'en veux pas, dis ? Notre périple n'en sera que plus authentique, tu verras !
    Dans la famille pithécanthrope, je demande l'Oncle Vania. Cet être presque délicat, aux formes replètes, possède le charme suranné d'un Capitaine Caverne en colère. Tu vas me dire : « il a pas l'air très ouvert, le bougre ! » et tu auras raison ! Vania est contre le modernisme, contre le changement et surtout contre Edouard, son frère. Edouard justement, c'est le cerveau du groupe! Il a ramené le feu dans sa horde et cherche perpétuellement à améliorer les conditions de vie des siens ; c'est un Géo Trouvetou en puissance.
    Voici maintenant, Ernest, le fils d'Edouard et narrateur de ce roman. Plus dans la réflexion que dans l'action, il n'a pas réellement d'aptitudes particulières.
    Pourquoi j’ai mangé mon père est un roman d'une grande originalité, un voyage dans le temps au commencement de l'humanité.
    Roy Lewis immerge avec habilité le lecteur dans cette époque lointaine et lui permet d'avoir une idée plus précise de la vie (ou plutôt de la survie !) qu'ont pu connaître nos aïeux. A travers les gestes du quotidien, les réflexions et les découvertes de ces homos erectus, l'auteur nous incite à nous interroger sur notre condition et notre devenir au sein de la société. Ces questionnements sont suscités avec un certain humour cautionné par un langage anachronique. Les pithécanthropes qui nous accueillent sont, en effet, doués de langage et le manient avec aisance. de ce fait, le décalage entre les aventures de ces Pierrafeu en devenir et leur façon de s'exprimer se révèle profondément cocasse. Un petit bémol cependant, ces effets linguistiques peuvent paraître un peu lassants à la longue...
    Il est temps de repartir à présent...Je sais bien que tu appréciais de te promener en arborant ce magnifique slip en peau de bête véritable mais il y a un temps pour tout...
    Tu peux retourner à présent à la vie réelle, continuer à surfer sur la toile, passer ton temps à cultiver ton côté geek, « textoter » plus vite que ton ombre, t'abreuver jusqu'à plus soif d'émissions de téléréalité et oublier ainsi qu'elles furent les valeurs si chères à nos ancêtres... (Oncle Vania sors de ce corps !). « Back to the trees ! » qu'il disait...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 57         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 26 février 2013

    araucaria
    Quand je pense que j'hésitais à découvrir ce livre à cause de l'illustration de couverture qui ne m'attirait pas. Je serais passée à côté d'un grand moment de lecture! Ce texte est drôle, plein de finesse. Ecrire sur l'univers de nos ancêtres pithécanthropes ne semble pas évident, l'auteur s'en sort avec maestria en nous offrant un roman à la fois humoristique et fouillé. Nous découvrons l'homme préhistorique occupé à conserver le feu et à tailler ses outils de silex, nous observons la lutte entre les modernes et les réactionnaires, et suivons l'avancée de ces premiers hommes. Beaucoup de situations cocasses qui provoquent le rire, et un langage décalé souvent souvenu qui est source d'humour. A la clé un roman original, très frais, très drôle, à lire absolument.
    Très belle découverte!

    Lien : http://araucaria.20six.fr
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          5 60         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par LUKE59, le 11 septembre 2012

    LUKE59
    Ce récit, publié initialement en 1960, alliant humour et didactisme, se présente comme l' autobiographie d' Ernest, jeune homme de Néandertal à l' époque du pléistocène en Afrique de l' Ouest. Des anecdotes volontairement anachroniques nous relatent des étapes majeures de l' évolution telles que la domestication du feu ou bien la pratique de l' art figuratif. L' effet comique est renforcé par le langage châtié dans lequel s' expriment les protagonistes ainsi que par les clins d' oeil à notre époque comme la division de la socièté néandertalienne entre progressistes et conservateurs.En bref, si je n' ai pas personnellement trouvé ce roman "désopilant" ou bien " à hurler de rire" comme le prétend la quatrième de couverture, cela n' en demeure pas moins un ouvrage sympathique, instructif et amusant, par ailleurs fréquemment étudié au collège ou au lycée.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 29         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par luocine, le 06 mars 2011

    luocine
    J'ai rarement autant ri à la lecture d'un livre. Si vous êtes un bon conteur vous saurez animer vos soirées avec les histoires d'Edouard père d'Ernest qui finira mangé par son fils effectivement !!
    Personnellement, je n'y arrive pas car je ris trop pour expliquer pourquoi ça me fait autant rire, heureusement il y a souvent quelqu'un qui connaît et qui peut finir mon histoire.
    Nous sommes pendant la préhistoire et nous vivons en direct la domestication du feu, bien loin des livres savants ou terribles (je pense à la guerre du feu par exemple) sur le même sujet, Roy Lewis a donné à ses personnages une langue moderne et des attitudes contemporaines, le tout rend son roman absolument irrésistible.
    Il faut, aussi, souligner que ce livre permet de se faire une idée assez exacte des nécessités de l'évolution de la race humaine. La misère physique et morale dans laquelle est plongée la tribu au début de leur aventure est bien rendue, sans le feu l'homme est la proie de tous les prédateurs et ils sont nombreux !
    Personnellement j'ai un petit faible pour l'oncle Vania, l'écolo de service qui refuse le progrès surtout le feu, et encore plus son usage pour griller la viande, mais qui vient exposer ses théories de vie en harmonie avec la nature en profitant de la chaleur du foyer et en dégustant les meilleurs morceaux de viande grillée.
    J'ai adoré également la conquête amoureuse d'Ernest et les ruses de Griselda pour lui faire croire qu'il était bien le mâle dominant….
    Je ne sais pas s'il y a encore des gens qui n'ont pas lu ce livre, précipitez-vous une soirée de bonne humeur assurée !


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 25         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Tomisika, le 06 février 2013

    Tomisika
    Nous sommes dans le pléistocène, 2 millions à 12 000 avant le présent, et nos ancêtres grimpent encore dans les arbres, mangent des baies et sont à la merci des carnivores. Mais quelques uns décident d'évoluer. Menée par « Père », la tribu devient carnivore, chasse, et commence à avoir des prétentions. Voilà venu le temps du progrès!

    C'est avec des scènes caricaturales et humoristiques que Roy Lewis nous narre l'histoire de cette bande, mais surtout nous faire comprendre quelles ont été les démarches et les éléments incitateurs pour en arriver là où nous en somme. Bien sûr c'est très primaire, à cette époque la révolution passe d'abord par la maîtrise du feu, l'habitat, les moeurs. Mais ce sont ces éléments qui ont aussi construit notre société en général.

    Je n'ai pas ri aux éclats, mais les situations étaient plutôt comiques et certains aspects de la société bien représentés: avec l'art et la culture, la guerre et les conquêtes, la philosophie, les relations entre individus. Chaque personnage symbolise un aspect en particulier. Et évidemment on retrouve le réfractaire en la personne de Vania, le vieux aigri qui fait sans cesse des remontrances mais qui profite bien du système. « Back to the trees!! »

    Avec cette oeuvre, Roy Lewis lève un pan du rideau et complète les cours qu'on a pu recevoir au cours de notre scolarité de façon tout à fait pédagogique


    Lien : http://lechateaudegaby.wordpress.com/2013/02/06/pourquoi-jai-mange-m..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 24         Page de la critique

> voir toutes (58)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par clarinette, le 12 décembre 2009

    L'amour ! Je maintiendrai toujours, si futile que fût en inventions et en développement culturels le moyen pléistocène, qu'une des plus grandes découvertes de ce temps ce fut l'amour. Ca me pris, à l'époque, absolument au dépourvu. En un instant, je fus une créature aussi neuve, aussi fraîche, aussi souple, aussi joyeuse et libre qu'un serpent qui vient de changer de peau. Une libellule aux ailes radieuses après sa longue nuit de chrysalide. Je m'excuse de ces métaphores passablement usées, mais les nouvelles générations n'ont pas connu la merveille insouciante de cette première extase. La jeunesse d'aujourd'hui s'en est trop fait compter, elle sait à quoi s'attendre et elle attend monts et merveilles. Mais moi, personne ne m'avait prévenu. J'étais un nouveau-né. Aussi, quelle métamorphose ! Quel privilège insigne, que d'être le tout premier à vivre une nouvelle expérience humaine ! Et quand, cette expérience, c'est l'amour, imaginez-vous cela ? A présent, l'amour est devenu une sorte de routine, une marchandise de seconde main, même si les jeunes y trouvent encore une humble joie quand il le découvrent au sommet d'une montagne, au coeur de la forêt ou sur le bord d'un lac, il a prid sa place nécessaire dans le processus évolutionnaire -mais, ah ! quand à peine il venait d'éclore pour la première fois !
    J'étais trop occupé sur le moment pour éprouver le désir, avoir la force d'analyser la chose. Mais, rétrospectivement, je reconnais que c'est père lorsqu'il nous imposa notre premier refoulement à des fins qu'il croyait purement sociologiques, qui fut involontairement à l'origine de cette éclosion. En entravant nos inclinations les plus faciles, il nous offrit en prime, sans le savoir, ce banquet de sensations inouïes, de fascinantes délices.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par araucaria, le 22 février 2013

    C'était (pourtant) cela qui nous avait fait quitter la forêt pour la plaine : on y trouvait abondance de viande. L'ennui, c'était qu'elle était toute sur quatre pattes. Et d'essayer de chasser la viande sur quatre pattes (bisons, buffles, impalas, oryx, gnous, bubales, gazelles, pour ne mentionner que quelques mets dont nous aurions aimé faire notre ordinaire), quand on essaie de se tenir soi-même difficilement sur deux, c'est littéralement un jeu d'andouilles.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 39         Page de la citation

  • Par araucaria, le 25 février 2013

    Tous les jours des pithécanthropes tombent au champ d'honneur, mangés par des carnassiers, écrabouillés par des éléphants et des mastodontes, transpercés par des rhinocéros, piqués à mort par les serpents doués de venin et comprimés à mort par ceux qui ne le sont pas. Et ce qui survit de notre espèce à ces cornes, ces crocs, ces sabots, ce venin, tombe sous les atteintes d'autres ennemis mortels, dont beaucoup sont si minuscules qu'ils échappent à la vue, en nombre si infini qu'il nous est - pour le moment - impossible de les vaincre. Le temps est bref que passe un sous-homme sur terre, et le genre subhumain est constamment en danger de s'éteindre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 25         Page de la citation

  • Par araucaria, le 23 février 2013

    - (...) Tu ne peux pas prétendre que la nature ne nous rend pas ses commandements parfaitement explicites. Tu ne chasseras pas, car tu n'as pas les dents idoines. Peut-on être plus clair? Et encore : tu ne déroberas pas le feu pour te chauffer, car tu es couvert d'une toison étudiée pour.
    - Pas moi! protesta père. Je n'ai presque plus de poils depuis des années. D'ailleurs, ce n'était pas du tout mon but en dérobant le feu. C'était pour empêcher les lions de nous dévorer.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 32         Page de la citation

  • Par araucaria, le 25 février 2013

    - Dans le domaine technologique, les résultats aussi sont en bonne voie. La production des outils de silex excède les plans prévus, et si leur amélioration reste encore un peu lente, elle est incontestable et continue. D'autre part, la maîtrise du feu constitue dans notre économie une véritable révolution, elle nous assure un avenir brillant et une arme invincible pour la suprématie mondiale.
    - Hou! hou! scandaleux! l'interrompit à droite oncle Vania. Tobie, vois donc si tu peux fendre ce fémur pour moi, mon garçon. La moelle manque de cuisson et ne veut pas sortir.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 23         Page de la citation

> voir toutes (1)

Video de Roy Lewis

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Roy Lewis

Extraits de la pièce pourquoi j'ai mangé mon père jouée par les Comédiens de la Tour en mars 2010








Sur Amazon
à partir de :
4,69 € (neuf)
1,50 € (occasion)

   

Faire découvrir Pourquoi j'ai mangé mon père par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1596)

> voir plus

Quiz