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ISBN : 2266084372
Éditeur : Pocket (2000)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.75/5 (sur 1302 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lorsqu'on se penche sur la préface de ce texte, écrite par Vercors, également traducteur de ce livre, on ne peut douter de ce que sera notre état à la lecture de Pourquoi j'ai mangé mon père : au pire, la mort par le rire, au mieu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 26 février 2013

    araucaria
    Quand je pense que j'hésitais à découvrir ce livre à cause de l'illustration de couverture qui ne m'attirait pas. Je serais passée à côté d'un grand moment de lecture! Ce texte est drôle, plein de finesse. Ecrire sur l'univers de nos ancêtres pithécanthropes ne semble pas évident, l'auteur s'en sort avec maestria en nous offrant un roman à la fois humoristique et fouillé. Nous découvrons l'homme préhistorique occupé à conserver le feu et à tailler ses outils de silex, nous observons la lutte entre les modernes et les réactionnaires, et suivons l'avancée de ces premiers hommes. Beaucoup de situations cocasses qui provoquent le rire, et un langage décalé souvent souvenu qui est source d'humour. A la clé un roman original, très frais, très drôle, à lire absolument.
    Très belle découverte!

    Lien : http://araucaria.20six.fr
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    • Livres 3.00/5
    Par Gwen21, le 30 septembre 2013

    Gwen21
    "Les possibilités sont prodigieuses", voici une phrase "fil rouge" qui accompagne le lecteur tout au long de ce petit roman. Je dis "petit" pour le nombre de page mais pas si petit que ça quant au contenu.
    Alors, ainsi donc, le voici ce récit paléontologique qui a déjà fait caqueter bon nombre de claviers ? Étrange pourtant le nombre de mois pendant lequel il est resté dans ma PAL sans que je sois seulement tentée de l'ouvrir. Seule la perspective de devoir bientôt le rendre à la personne qui me l'a prêté m'a enfin décidée à l'entreprendre.
    Ce roman offre une lecture aisée de par son style et de par son traitement ; c'est quasi un livre de divertissement, et il est d'ailleurs conçu comme si le narrateur contait une histoire du soir avant de confier son auditoire aux bras de Morphée.
    Ne nous attardons pas sur le synopsis, tout le monde connaît le concept : une horde (oui, on peut à peine parler de famille) d'hommes préhistoriques s'attelle à améliorer l'ordinaire de son existence et se fait fort d'être précurseur en termes d'évolution de l'espèce "subhumaine".
    Edouard, le père, Mathilde, la mère, quatre grands gars, Oswald le chasseur, Tobie le scientifique, Alexandre l'artiste et Ernest (le narrateur), le type "moyen", intellectuellement pas si brillant qu'on l’espérerait mais pas si bête qu'on le croirait, auxquels il faut ajouter une flopée de soeurs, tantes, oncles, compagnes... Edouard, chef de tribu, a donc pour job de faire évoluer son espèce grâce à des expériences et des découvertes : la chasse, le feu, la cuisine, la danse, la musique, les arts, l'Amour, etc... Hélas pour lui, toutes les découvertes ne sont pas bonnes à faire et quand il s'agit de cohabiter avec d'autres hordes et de s'armer... Aïe.
    Honnêtement, tout ça c'est sympa, comment ne pas sourire face aux multiples anachronismes utilisés par l'auteur dans ce but ? Mais, pour ma part, l'extase n'aura pas dépassé le stade du sourire et n'aura jamais atteint ceux du rire et de l'enthousiasme frénétique.
    Mon peu de goût pour la Préhistoire y est peut-être pour quelque chose mais ce n'est pas certain. Les ficelles un peu grosses utilisées par l'auteur pour créer ses parallèles paraboliques sur des thèmes éculés (même si je garde à l'esprit que ce roman date de 1960) comme l'antagonisme entre tradition et innovation, les conflits de générations, le distinguo entre exode défensif et conquête belliqueuse ou encore la compréhension des mécanismes sociétaux qui ont construit notre civilisation (religion, organisation politique et sociale de la communauté, place des arts, libre expression des individus, etc.) m'ont moins surprise que je m'y attendais. Pour moi, tout ça reste trop superficiel et ne peut prétendre revêtir le costume de la satire sociale.
    En synthèse, je ne crie pas au génie mais je conseille ce roman comme une lecture "gentille" et divertissante. Selon moi, c'est dommage que l'auteur n'ait pas davantage exploité "les possibilités prodigieuses" de son concept.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 31 août 2013

    cicou45
    Lu dans le cadre du club-lecture auquel j'appartiens, je connaissais ce livre de nom et rien que ce dernier ne m'encourageait pas à le lire. Pourquoi ? M'étais-je imaginé qu'il s'agissait d'un ouvrage où il était question d'anthropophagie ? Je ne sais pas. Toujours est-il que si il n'avait pas été sur la liste des livres à lire pour ma prochaine rencontre littéraire, je serais sûrement passé à côté...et cela aurait été bien dommage !
    Ici, l'on découvre la vie d'Edouard, père de famille, de son épouse et de leur nombreuse marmaille à l'époque où l'homme n'était encore qu'un pléistocène. Sur les terres d'Afrique, Edouard, étant un homme (enfin, pas tout à fait, mais bon, passons sur les détails) étant désireux de voir son espèce évoluer le plus rapidement possible, s'adonne chaque jour à moult expériences (même si celles-ci peuvent parfois tourner à la catastrophe), découvrant ainsi le feu puis au fur et à mesure, la manière de le maîtriser et d'en faire bon usage.
    Cette histoire nous est narrée ici par l'un de ses fils, Ernest, qui bien qu'ayant décidé de s'unir plus tard à sa sœur Elsa, se voit un jour chassé de la maison (enfin de la caverne) afin d'aller trouver épouse ailleurs pour ainsi mélanger les sangs des différentes tribus.
    Bref, je ne vais pas vous raconter plus en détail le reste de l'histoire car, d'une part, cela gâcherait le suspense, et, d'autre part, je crois que cela a certainement déjà dû être fait et je ne voudrais pas répéter ce qui a déjà été dit sinon vous vous lasseriez bien vite de lire ma critique.
    Bref, je conclurais donc là-dessus : un roman plein, d'humour, rempli d'anachronismes avec de petites évocations bien placées à la Bible, notamment lorsque l'auteur parle d' "Exode" et de "Terre promise". Un roman très vite lu, parfois avec des termes scientifiques un peu complexes (eh oui, désolée, je ne suis pas une experte en ce qui concerne la Préhistoire et nos ancêtres,honte à moi !) mais cela ne gâche absolument pas la compréhension du texte.
    A découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par gouelan, le 01 septembre 2014

    gouelan
    Il suffit de jeter un regard à la couverture du livre et on a tout de suite le sourire aux lèvres. Ce petit bonhomme nous raconte son histoire, droit dans les yeux, la nôtre, avec humour, malgré les périls quotidiens de son existence.
    Edouard, l'homme de l'évolution, l'infatigable, en quête d'inventions qui permettront aux siens d'évoluer, d'être à l'abri des prédateurs et de devenir finalement l'espèce dominante.
    Il est fier, orgueilleux,révolutionnaire.
    Il s'oppose à son frère Vania, qui préfère sa vie arboricole, réactionnaire qui nie toute forme de progrès et pour qui, contrarier la nature est dangereux . "Cesse, avant d'avoir provoqué une réaction en chaîne. cela fait combien de temps que tu joues ainsi avec le feu?", dit-il à Edouard. Cela ne l'empêche pas de descendre de temps en temps de son arbre pour débouler autour du feu et profiter de viandes rôties.
    Ernest, le narrateur, fils d'Edouard, réaliste et pratique, essaie de tempérer l'impétuosité de son père, par la sagesse, tout en ne refusant pas le progrès et en admirant l'ingéniosité de son père, malgré son inquiétude.Il est un brin réactionnaire.
    Ce livre est aussi un recueil formidable d'informations sur l'homme et ses origines. L'invention du feu, les outils, l'habitat, le début de la pensée, des rêves, le passage de l'endogamie à l'exogamie, les prédateurs , les paysages...
    Le comique réside dans le décalage des situations, les anachronismes du langage. Ces pithécanthropes finissent par nous ressembler, dans leurs comportements, leurs pensées, leurs désaccords, leur volonté d'évoluer, d'inventer, d'aller toujours plus loin.
    Et s'ils n'avaient pas trouver le courage de descendre de leurs arbres?...Qu'en serait-il de nous?
    Peut-être un jour,dans des millions d'années, fera-t-on un livre sur nous, hommes évolués, avec autant d'humour et de gentillesse, devant nos interrogations face à notre univers , nos erreurs, nos catastrophes , mais aussi notre persévérance et nos inventions. Ces futurs hommes seront peut-être aussi reconnaissants envers nous, que nous le sommes envers nos ancêtres, s'ils profitent de nos enseignements. Il faut l'espérer.
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    • Livres 2.00/5
    Par Under_The_Moon, le 28 mars 2014

    Under_The_Moon
    L'évolution de l'homme à la préhistoire vue avec humour, c'est le pari assez périlleux de Roy Lewis avec ce roman.
    Au fil des pages, Ernest et sa horde, sous le contrôle d'Edouard, un père parfois un peu fantasque et très idéaliste. Quelques personnages de la famille, comme l'oncle Vania ou Oswald, l'un des frères, en plus de donner un peu d'épaisseur au récit, permet de mettre en scène les divergences d'opinions dans la société. Ces mises en scène sont d'ailleurs très actuelles.
    Toutes les situations dans lesquelles Roy Lewis met ses personnages ont quelque chose de très pédagogiques et ingénieuses. L'auteur a très bien expliqué la naissance de nouveaux besoins dans les communautés humaines qui poussent les plus ingénieux de la horde à changer leurs habitudes ou à se creuser les méninges pour perfectionner leurs techniques.
    Et à mesure que les méninges se creusent, hourra ! la société moderne se profile. Certains remarques sont très pertinentes et nous permet de voir notre société où les individus ne savent (presque) plus rien faire sans joujoux high-tech sous un autre angle… et de questionner l'utilité de certaines choses qui sont aujourd'hui présentées comme de réelles avancées pour faciliter notre quotidien.

    Toutefois Pourquoi j’ai mangé mon père s'est révélé, contrairement à ce que je pensais, une lecture pas si facile que ça. Il est vrai que certaines situations sont humoristiques, de façon très British, mais je n'irai pas jusqu'à dire que ce roman est drôle.
    Je soupçonne très fortement la traduction de Vercors et Rita Barisse d'avoir contribué à avoir rendu cette lecture parfois laborieuse.
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Citations et extraits

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  • Par clarinette, le 12 décembre 2009

    L'amour ! Je maintiendrai toujours, si futile que fût en inventions et en développement culturels le moyen pléistocène, qu'une des plus grandes découvertes de ce temps ce fut l'amour. Ca me pris, à l'époque, absolument au dépourvu. En un instant, je fus une créature aussi neuve, aussi fraîche, aussi souple, aussi joyeuse et libre qu'un serpent qui vient de changer de peau. Une libellule aux ailes radieuses après sa longue nuit de chrysalide. Je m'excuse de ces métaphores passablement usées, mais les nouvelles générations n'ont pas connu la merveille insouciante de cette première extase. La jeunesse d'aujourd'hui s'en est trop fait compter, elle sait à quoi s'attendre et elle attend monts et merveilles. Mais moi, personne ne m'avait prévenu. J'étais un nouveau-né. Aussi, quelle métamorphose ! Quel privilège insigne, que d'être le tout premier à vivre une nouvelle expérience humaine ! Et quand, cette expérience, c'est l'amour, imaginez-vous cela ? A présent, l'amour est devenu une sorte de routine, une marchandise de seconde main, même si les jeunes y trouvent encore une humble joie quand il le découvrent au sommet d'une montagne, au coeur de la forêt ou sur le bord d'un lac, il a prid sa place nécessaire dans le processus évolutionnaire -mais, ah ! quand à peine il venait d'éclore pour la première fois !
    J'étais trop occupé sur le moment pour éprouver le désir, avoir la force d'analyser la chose. Mais, rétrospectivement, je reconnais que c'est père lorsqu'il nous imposa notre premier refoulement à des fins qu'il croyait purement sociologiques, qui fut involontairement à l'origine de cette éclosion. En entravant nos inclinations les plus faciles, il nous offrit en prime, sans le savoir, ce banquet de sensations inouïes, de fascinantes délices.
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  • Par araucaria, le 22 février 2013

    C'était (pourtant) cela qui nous avait fait quitter la forêt pour la plaine : on y trouvait abondance de viande. L'ennui, c'était qu'elle était toute sur quatre pattes. Et d'essayer de chasser la viande sur quatre pattes (bisons, buffles, impalas, oryx, gnous, bubales, gazelles, pour ne mentionner que quelques mets dont nous aurions aimé faire notre ordinaire), quand on essaie de se tenir soi-même difficilement sur deux, c'est littéralement un jeu d'andouilles.
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  • Par araucaria, le 25 février 2013

    Tous les jours des pithécanthropes tombent au champ d'honneur, mangés par des carnassiers, écrabouillés par des éléphants et des mastodontes, transpercés par des rhinocéros, piqués à mort par les serpents doués de venin et comprimés à mort par ceux qui ne le sont pas. Et ce qui survit de notre espèce à ces cornes, ces crocs, ces sabots, ce venin, tombe sous les atteintes d'autres ennemis mortels, dont beaucoup sont si minuscules qu'ils échappent à la vue, en nombre si infini qu'il nous est - pour le moment - impossible de les vaincre. Le temps est bref que passe un sous-homme sur terre, et le genre subhumain est constamment en danger de s'éteindre.
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  • Par araucaria, le 23 février 2013

    - (...) Tu ne peux pas prétendre que la nature ne nous rend pas ses commandements parfaitement explicites. Tu ne chasseras pas, car tu n'as pas les dents idoines. Peut-on être plus clair? Et encore : tu ne déroberas pas le feu pour te chauffer, car tu es couvert d'une toison étudiée pour.
    - Pas moi! protesta père. Je n'ai presque plus de poils depuis des années. D'ailleurs, ce n'était pas du tout mon but en dérobant le feu. C'était pour empêcher les lions de nous dévorer.
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  • Par araucaria, le 25 février 2013

    - Dans le domaine technologique, les résultats aussi sont en bonne voie. La production des outils de silex excède les plans prévus, et si leur amélioration reste encore un peu lente, elle est incontestable et continue. D'autre part, la maîtrise du feu constitue dans notre économie une véritable révolution, elle nous assure un avenir brillant et une arme invincible pour la suprématie mondiale.
    - Hou! hou! scandaleux! l'interrompit à droite oncle Vania. Tobie, vois donc si tu peux fendre ce fémur pour moi, mon garçon. La moelle manque de cuisson et ne veut pas sortir.
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Extraits de la pièce pourquoi j'ai mangé mon père jouée par les Comédiens de la Tour en mars 2010








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