ISBN : 2020654350
Éditeur : Editions du Seuil (2005)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
En 1629, le Batavia, orgueil de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, fit naufrage en bordure d'un archipel de corail, à quelque quatre-vingts kilomètres du continent australien.

A peine sauvés de la noyade, les trois cents rescapés tombèrent sou... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par GabySensei, le 16 janvier 2012

    GabySensei
    Ce petit livre est édifiant. Il évoque l'histoire vraie des naufragés du Batavia, échoués en 1629 au large de l'Australie.
    Dans leur malheur les passagers ont eu de la chance. Ils ont presque tous survécus au naufrage en se réfugiant sur un petit archipel proche du lieu de la catastrophe. Disposant d'eau potable ils pouvaient survivre plusieurs mois si nécessaire. Une partie des matelots va embarquer dans des chaloupes pour aller chercher du secours et faire plusieurs centaines de kilomètres à la rame.
    Pendant ce temps le reste des passagers doit prendre son mal en patience. Une micro société va s'organiser et se structurer autour d'un chef et de ses lieutenants. Malheureusement l'homme va se révéler être un psychopathe paranoïaque et va méthodiquement assassiner, avec l'aide de ses assistants, presque tous les survivants du naufrage. Quand les secours arriveront ils ne pourront que constater avec effroi ce terrible massacre.
    Simon Leys voit dans ce drame une préfiguration des grands génocides du XX ème siècle. Si des hommes de bien ne s'élèvent pas contre la tyrannie, la catastrophe est inévitable. Ce livre fait en tout cas froid dans le dos.
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    Critique de qualité ? (26 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 02 février 2012

    le_Bison
    J'aime la littérature marine, celle qui me fait naviguer sur les flots, celle qui me fait sentir les embruns, celle qui me fait veiller sous les étoiles, celle qui me fait vomir toute la bile par temps de forte houle. Je crois que je rêverais d'être un marin, petit mousse avec son pompon rouge ou capitaine barbu, bourru et bourré. Une vie à bord d'un bateau, cela a quelque chose de fantastique, une grande aventure qui entre deux escales fouette et chevauche les flots.
    Bien avant le Titanic, un naufrage marqua aussi fortement l'imaginaire du public. Nous sommes en 1629.
    Le Batavia, navire marchand hollandais, fait la route vers Java, mais sombra au large des côtes australiennes. L'histoire aurait pu s'arrêter là : un banal naufrage comme il y en eu tant à l'époque. Des noyés certes, mais aussi des survivants, qui auraient peut-être mieux fait de se laisser aller à la noyade, car leur destin fut encore bien plus cruel qu'une agonie sous-marine de quelques minutes.
    Simon Leys retraça l'histoire de ce naufrage et surtout de l'après… L'île sur laquelle se réfugient les naufragés a tout pour être paradisiaque. Aux alentours, on y trouve de l'eau potable, des fruits sauvages, des kangourous, des poissons et de succulentes langoustes. Et pour organiser cette nouvelle vie, un chef parmi les naufragés se désigne tout naturellement… Ce chef sera autoritaire, sanguinaire, totalement dépourvu de bon sens et sombrera dans la folie dictatoriale. Mais je ne vous en raconte pas plus… « Les Naufragés du Batavia », montre l'Homme, tel qu'il est lorsqu'il s'éprend du pouvoir, comment une idéologie peut transformer le Paradis Terrestre en enfer damné loin de toute rationalité.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=363
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    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 01 septembre 2011

    paulotlet
    Simon Leys relate l'invraisemblable histoire du Batavia, navire à voile néerlandais naufragé en 1629 sur une île déserte alors qu'il tentait de gagner l'Australie. Les survivants seront réduits en esclavages par quelques un des passagers qui créeront une mini société fondée sur l'obéissance absolue a quelques chefs autoproclamés. Ils feront régner la terreur et imposeront un enfer à leurs compagnons. Tout dans cette histoire évoque les films d'aventure, jusqu'à son dénouement inattendu. Leys s'interroge sur les motivations psychologiques tant des tortionnaires que des victimes. Un texte très humain au service d'un récit dramatique.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par urobepi, le 21 mars 2010

    urobepi
    On dit du naufrage du Batavia qu'il fut aussi célèbre en son temps que celui du Titanic au XXe siècle. Et, de fait, ces tragédies ont plusieurs points de similitude. Les deux navires, fleurons de l'industrie navale de leur époque, en étaient à leur première traversée. Dans un cas comme dans l'autre, le naufrage est attribuable à la négligence humaine ou, à tout le moins, à une appréciation erronée des faits. Mais si le drame du Titanic culmine avec son engloutissement dans les eaux glacées de l'Atlantique, pour les passagers du Batavia, le naufrage ne marque que le début d'une longue descente vers l'horreur.
    (lire la suite...)

    Lien : http://coupsdecoeur.wordpress.com/2010/03/13/batavia/
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 02 février 2012

    Même dans les meilleures conditions possibles, la vie en mer apparaissait aux terriens, à juste titre, comme une épouvantable épreuve. Samuel Johnson résuma bien ce sentiment : « Nul homme ne voudrait se faire marin, à moins de n’être même pas capable de se faire jeter en prison. Car la vie à bord d’un navire est tout simplement celle d’une geôle où l’on serait de surcroît exposé à la noyade. »
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  • Par mireille.lefustec, le 24 avril 2012

    Une société civilisée n'et pas nécessairement un société qui comporte une moindre proportion d'individus criminels et pervers_(celle-ci est probablement à peu près constante dans tous les groupements humains)_simplement, elle leur donne moins l'occasion de manifester et d'assouvir leurs penchants.
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Livre de bord sur Liberty TVUne émission présentée par Nicky & Brice DepasseChroniqueur : Bernard DelcordEntretien : Corinne HoexDestinations : le rattachement de Didier van Cauwelaert (Albin Michel), Les dessous de la littérature : pastiches cochons de Christine Brusson (Editions des équateurs), le Dictionnaire des mots du sexe d'Agnès Pierron (Balland), Dix recettes pour recevoir un pompier sans son extincteur et Dix recettes pour recevoir une hôtesse de l'air de Sophie et Marie-Pierre Morel (Marabout), A quoi ça sert un livre ? de Chloé Legay (Alice jeunesse), Thomas le magicien de Sébastien Perez (Seuil jeunesse), Barabara de Pierre Ryckmans (Luc Pire/Espace Nord), Nouvelles belges à l'usage de tous (Luc Pire/Espace Nord), Décidément, je t'assassine de Corinne Hoex (Impressions nouvelles), La maison des morts étranges et autres aventures d?Albert Campion de Margery Allingham (Omnibus), En Verve : Talleyrand et Che Guevara (Horay), La dernière heure du dernier jour de Jordi Soler (10:18), Paradis sur mesure de Bernard Werber (Livre de poche), Melnitz de Charles Lewinsky (Livre de poche), Arthurs, va te coucher ! de Barroux (Seuil jeunesse), La jeune mariée de Singer, Je vous aime avec excès, folie, transport et désespoir de Madame de Lespinasse et Lettres familières d'Italie du Chevalier De Brosses (André Versaille éditeur) et Les châteaux de la Loire par Alain Vigneron et Irène Frain (Ouest France).











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