> Françoise Rose (Traducteur)

ISBN : 2264054034
Éditeur : 10-18 (2011)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

En ce jour de printemps 1979, la ville de Rivière-Fangeuse se prépare à l'exécution de Gu Shan, une ancienne garde rouge devenue dissidente. Pour ses parents et les quelques habitants écoeurés par cette ultime injustice, plus rie... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par lonesloane, le 30 juillet 2011

    lonesloane
    La fin des années soixante-dix, quelque part dans une province chinoise rurale, pauvre et crasseuse. Tout est régenté par la « parti », les moindres faits et gestes des uns et des autres sont épiés par une population aux abois, par des agents infiltrés dans toutes les couches de la société. Les gens sont pauvres, et, pour la plupart, n'ont pas vraiment d'autres priorités que de trouver pitance pour la journée.
    C'est dans cette atmosphère si particulière, que Gu Shan, une ancienne garde rouge devenue dissidente, est exécutée simplement pour avoir douté de la doctrine. le parti sait se montrer intransigeant à l'égard des « traitres », il a aussi l'art et la manière d'étouffer dans son œuf toute attitude qui pourrait s'avérer dangereuse en attirant l'attention du peuple, en créant de l'agitation.
    Pourtant, ce jour là, c'est tout le contraire qui va se produire, une résistance populaire semble petit à petit s'organiser, sous l'impulsion de la mère de Gu Shan, morte de chagrin. Certains villageois vont alors prendre conscience des injustices dont ils sont victime, des inégalités qu'ils subissent au quotidien… le mouvement est en marche, même certains éléments de la presse commencent à s'identifier aux velléités de révolte du mouvement. Il y a des hésitations au parti, jusqu'à Pékin, des têtes vont tomber ? Les prémices d'une démocratie risque-t-elle de souffler sur les provinces chinoises ? de quoi troubler les esprits, comme une gentille pagaille spirituelle. Espérer, croire en un avenir meilleur…
    Pas pour longtemps, on saura reprendre la main à temps en haut-lieu, et la formidable machine à détruire toute conscience personnelle parviendra à se remettre en marche, avec l'aide de bras endoctrinés et aveugles qui écraseront tout ceux qui tenteront de résister.
    Un triste récit, qui laisse bien peu de place à l'espoir. le lecteur nage en eau trouble au milieu d'une galerie de personnages rongés par la misère et faim et qui n'a d'autre espoir que de subir et subir encore le joug d'une doctrine marxiste pourtant si certaine de ses bienfaits.

    Lien : http://testivore.com/un-beau-jour-de-printemps/
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par meelly, le 23 novembre 2011

    meelly
    Un beau jour de printemps, parle de la vie de petites gens après la révolution culturelle dans une petite ville de campagne. Yiyun Li décrit dans un style très sobre les ravages que peuvent faire les idéologies qu'elles quelle soient. Un beau jour de printemps est un livre qui m'a beaucoup émue . Lorsque l'on le referme, on se dit qu'un sentiment fait figure de grand absent : c'est l'espoir.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 09 juillet 2011
    Un roman à la Kadaré, qui démonte remarquablement les rouages de la machine totalitaire post-maoïste.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par meelly, le 20 novembre 2011

    Une enfant qui entrevoit pour la première fois le côté obscur de la relation entre ses parents est obligée d'entrer dans le monde des adultes, souvent contre sa volonté, tout comme elle avait été jadis expulsée de la matrice pour voir le jour.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par meelly, le 22 novembre 2011

    un enfant qui perdait ses parents devenait orphelin, une femme qui perdait son mari devenait veuve, mais il n'existait pas de terme s'appliquant aux parents qui perdaient leurs enfants. parents ils avaient été, parents ils resteraient jusqu'à la fin de leur vie.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par meelly, le 22 novembre 2011

    Elle avait cité le vieux diction selon lequel les trois pires calamités que l'on pouvait connaître dans la vie, c'était de perdre ses parents quant on était encore enfant, perdre son conjoint à la fleur de l'âge, et perdre un enfant quand on était vieux.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par meelly, le 22 novembre 2011

    Les erreurs de l'élève sont dues à l'incompétence du maître, répondit le professeur, citant un vieil adage. La faute d'un enfant est celle du père.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






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