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Pierre Vidal-Naquet (Préfacier, etc.)
ISBN : 2930402091
Éditeur : Aden Editions (2011)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Ce récit autobiographique a été salué par toute la critique lors de sa parution en 1977. Il a gardé toute sa force dans l'évocation « d'une famille juive pendant la guerre ». En décrivant avec humour et émotion un monde de pourchassés qui se terrent, de résistants qui combattent, de « collabos » qui guettent et dénoncent, il met aussi à nu la force des différenciations sociales au sein d'une communauté juive en bute à la pire des persécutions.

Mais Né... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
paulotlet
paulotlet17 juin 2012
  • Livres 4.00/5
Cet ouvrage, paru pour la première fois en 1977, est devenu un classique. Marcel Liebman y raconte l'histoire de sa famille durant la Seconde Guerre mondiale à Bruxelles. A travers les souvenirs et la description de la vie quotidienne des juifs, il montre comment l'implacable mécanique de la Shoah se met en place, étape par étape. le livre raconte les collabos et les résistants, les gars biens qui prirent des risques énormes pour cacher les persécutés et les salauds qui dénonçaient. Il retrace aussi la vie quotidienne, les privations et la peur, les moments de joies lors de courts moments de répit. Marcel Liebman parle aussi de la mort de son frère Henri et du combat de son père après guerre pour que le nom du martyr figure dans le hall de l'école, aux côté des victimes non juives. Il évoque les difficultés à aborder le sujet de la déportation après le conflit, le déni des sociétés libérées et la solitude des survivants.
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Xavidof
Xavidof10 juin 2012
  • Livres 3.00/5
Ce récit autobiographique a été salué par la critique lors de sa parution en 1977. Il a gardé toute sa force dans l'évocation d'« une famille juive pendant la guerre ». En décrivant avec humour et émotion un monde de pourchassés qui se terrent, de résistants qui combattent, de « collabos » qui guettent et dénoncent, il met aussi à nu la force des différenciations sociales au sein d'une communauté juive en bute à la pire des persécutions.
Mais Né juif doit aussi être relu à la lumière des événements de l'histoire récente au Proche-Orient. Car Marcel Liebman, disparu en 1986, ne pouvait séparer sa propre expérience de persécuté du sort réservé au peuple palestinien. Dans ces pages, Liebman se fait tour à tour témoin, historien et acteur engagé. Précurseur du dialogue israélo-palestinien, on retrouve, dans ce Né juif, la figure de l'intellectuel critique et intransigeant qu'il fut comme historien, enseignant ou militant politique.
Lien : http://www.aden.be/index.php..
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
paulotletpaulotlet17 juin 2012
Il mourut comme Juif - je veux dire en tant que Juif - et jamais je n'ai accepté que l'on présente cette mort comme un sacrifice consenti pour le service d'une cause. Il mourut en tant que Juif parce que des assassins estimèrent que cette condition méritait la mort. Il mourut victime de l'antisémitisme exalté par le nazisme et poussé jusqu'à sa logique démentielle. Et du capitalisme aussi qui soutint le nazisme et dont il constitua, contre les périls rouges, le suprême rempart. Il mourut, victime d'assassins et de complices, innombrables parmi cette bourgeoisie européenne qui arma le fascisme et contempla sans frémir les suppliciés du Spartakus, et ceux des mines d'Asturies et de Guernica et du prolétariat allemand. Il mourut parce qu'aux monstruosités et à l'égoïsme des uns s'ajouta la faiblesse des autres. Victime aussi de ceux qui ne surent pas s'opposer à la montée du fascisme, qui se divisèrent quant il fallait s'unir, qui désarmèrent lorsqu'il fallait combattre. Victime, et tant d'autres avec lui et comme lui, des conditionnements sociaux et idéologiques qui les livrèrent tous, proies léthargiques, dans les mains des bourreaux. Car mon frère mourut sans résister, alors que le courage ne lui manquait pas, mais seulement l'aptitude au combat.
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