ISBN : 9782818012833
Éditeur : P.O.L. (2011)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
Un hommage à M. Foucault, ami de l’auteur, à travers le récit de six années de jeunesse, agitées, confuses parfois, mais éclairées par cette amitié. Parallèlement à cette figure, est également tracée celles du père, Jérôme Lindon, de Samuel Beckett, Robbe-Grillet, Hervé... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (17)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Madamedub, le 17 janvier 2012

    Madamedub
    Qu'est ce qu'aimer ? est la question préalable autour de laquelle se décline l'écriture de Mathieu Lindon. Cette question, aux allures si simple, comporte en fait de nombreuses réponses.
    Ce qu'aimer veut dire” nous livre les pensées, les souvenirs, les expériences de l'auteur… un tableau complexe, ambivalent, une mosaïque d'expériences de jeunesse qui nuance et illumine sa vie d'adulte dont il livre à la fin quelques esquisses.
    Fils de Jérôme Lindon, le célèbre directeur des éditions de Minuit (à qui Jean Echenoz à consacré un portrait passionnant dans un ouvrage baptisé de son patronyme), Mathieu se destine au journalisme et à sa plume. Evoluant dans un milieu résolument intellectuel et aisé, son adolescence est pavé de rencontres marquantes : l'amitié de Robe-Grillet par exemple. Mais c'est surtout la rencontre du philosophe Michel Foucaut qui sera emblématique et décisive, pour un jeune homme en quête non pas de repères, car ayant eu la chance d'en bénéficier, mais d'horizons. A la fois impressionné par la figure de son père, et rebelle à son autorité, Mathieu Lindon trouve en Michel Foucaut non pas un autre père ou un amant, mais plutôt un véritable ami, une figure de bienveillance qui le guidera dans sa véritable émancipation.
    Le livre n'est pourtant pas qu'un simple hommage. Ecrit avec une palette varié d'expériences et d'années, il narre sans gêne ni pudeur les prises de drogues, le LSD , l'acide…S'il évoque des pratiques et des goûts sexuels, c'est sans désir de choquer ni de cacher, mais pour dépeindre une époque et un quotidien, entre idéalisme assumé et maturité.
    Plus qu'une histoire d'amitié, ou une biographie, ce livre est celui d'une époque, et cela dans un double sens. Il raconte ce que c'était que d'avoir vingt ans à Paris dans les années 70. Mais il raconte aussi l'initiation d'un jeune homme. Initiation à l'amour, à l'amitié, à La littérature.
    Par dessus tout demeure l'image d'une époque « bénie », celle de la jeunesse où tout est à apprendre, pour peu que la société et les aléas de la vie vous en laisse l'occasion.
    Figure de mentor, Michel Foucaut est décrit dignement jusqu'à sa mort. Il semble qu'avec lui disparaît aussi une part et de la jeunesse de l'auteur, mais aussi de la serenité de l'époque : avec l'apparition du sida et les débuts de l'épidémie, allait commencer une nouvelle ère dans la conception des relations sexuelles, et d'avantage encore chez les homosexuels.
    La première partie centrée autour du Michel Foucault, et tout particulièrement autour de son appartement rue Vaugirard, véritable « repère » et emblème de liberté et créativité, se lit avec enthousiasme.
    On ressent la réelle admiration de Mathieu Lindon et la difficulté que doit représenter de dresser le portrait de quelqu'un d'admiré et disparu. de cette pudeur, de cette presque timidité, il demeure une gêne dans l'écriture qui n'en n'est pas moins touchante et littéraire.
    La deuxième partie, un peu plus décousu, rompt le fil de la narration, mais n'en n'est pas moins riche.
    Au delà du portrait de la vie au près de Michel Foucault, qui est bien sûr ce qui marquera tout particulièrement bon nombre de lecteur, Mathieu Lindon revisite la figure paternelle, grandit qu'il fut par la connaissance du philosophe. S'étant émancipé et ayant bénéficié d'un appui intellectuel et moral non moins solide avec Michel Foucault, c'est en homme adulte, que Mathieu Lindon peut reparler de ce personnage non moins impressionnant qu'est Jérôme Lindon.
    « Ce qu'aimer veut dire » est un hommage à l'amour. Un simple hommage à tous les visages que peut prendre un tel sentiment. Aimer, nous rappelle Mathieu Lindon, c'est grandir.

    Lien : http://madamedub.com/WordPresse3/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Madamedub, le 17 janvier 2012

    Madamedub
    Qu'est ce qu'aimer ? est la question préalable autour de laquelle se décline l'écriture de Mathieu Lindon. Cette question, aux allures si simple, comporte en fait de nombreuses réponses.
    Ce qu'aimer veut dire” nous livre les pensées, les souvenirs, les expériences de l'auteur… un tableau complexe, ambivalent, une mosaïque d'expériences de jeunesse qui nuance et illumine sa vie d'adulte dont il livre à la fin quelques esquisses.
    Fils de Jérôme Lindon, le célèbre directeur des éditions de Minuit (à qui Jean Echenoz à consacré un portrait passionnant dans un ouvrage baptisé de son patronyme), Mathieu se destine au journalisme et à sa plume. Evoluant dans un milieu résolument intellectuel et aisé, son adolescence est pavé de rencontres marquantes : l'amitié de Robe-Grillet par exemple. Mais c'est surtout la rencontre du philosophe Michel Foucaut qui sera emblématique et décisive, pour un jeune homme en quête non pas de repères, car ayant eu la chance d'en bénéficier, mais d'horizons. A la fois impressionné par la figure de son père, et rebelle à son autorité, Mathieu Lindon trouve en Michel Foucaut non pas un autre père ou un amant, mais plutôt un véritable ami, une figure de bienveillance qui le guidera dans sa véritable émancipation.
    Le livre n'est pourtant pas qu'un simple hommage. Ecrit avec une palette varié d'expériences et d'années, il narre sans gêne ni pudeur les prises de drogues, le LSD , l'acide…S'il évoque des pratiques et des goûts sexuels, c'est sans désir de choquer ni de cacher, mais pour dépeindre une époque et un quotidien, entre idéalisme assumé et maturité.
    Plus qu'une histoire d'amitié, ou une biographie, ce livre est celui d'une époque, et cela dans un double sens. Il raconte ce que c'était que d'avoir vingt ans à Paris dans les années 70. Mais il raconte aussi l'initiation d'un jeune homme. Initiation à l'amour, à l'amitié, à La littérature.
    Par dessus tout demeure l'image d'une époque « bénie », celle de la jeunesse où tout est à apprendre, pour peu que la société et les aléas de la vie vous en laisse l'occasion.
    Figure de mentor, Michel Foucaut est décrit dignement jusqu'à sa mort. Il semble qu'avec lui disparaît aussi une part et de la jeunesse de l'auteur, mais aussi de la serenité de l'époque : avec l'apparition du sida et les débuts de l'épidémie, allait commencer une nouvelle ère dans la conception des relations sexuelles, et d'avantage encore chez les homosexuels.
    La première partie centrée autour du Michel Foucault, et tout particulièrement autour de son appartement rue Vaugirard, véritable « repère » et emblème de liberté et créativité, se lit avec enthousiasme.
    On ressent la réelle admiration de Mathieu Lindon et la difficulté que doit représenter de dresser le portrait de quelqu'un d'admiré et disparu. de cette pudeur, de cette presque timidité, il demeure une gêne dans l'écriture qui n'en n'est pas moins touchante et littéraire.
    La deuxième partie, un peu plus décousu, rompt le fil de la narration, mais n'en n'est pas moins riche.
    Au delà du portrait de la vie au près de Michel Foucault, qui est bien sûr ce qui marquera tout particulièrement bon nombre de lecteur, Mathieu Lindon revisite la figure paternelle, grandit qu'il fut par la connaissance du philosophe. S'étant émancipé et ayant bénéficié d'un appui intellectuel et moral non moins solide avec Michel Foucault, c'est en homme adulte, que Mathieu Lindon peut reparler de ce personnage non moins impressionnant qu'est Jérôme Lindon.
    « Ce qu'aimer veut dire » est un hommage à l'amour. Un simple hommage à tous les visages que peut prendre un tel sentiment. Aimer, nous rappelle Mathieu Lindon, c'est grandir.

    Lien : http://madamedub.com/WordPresse3/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par charlottelit, le 31 mars 2012

    charlottelit
    je n'ai pu terminer ce livre :
    histoires de drogues entre homosexuels mélangées à l'apologie de Michel de Foucault.
    Le style et l'absence de concordance de temps parfois m'ont désagréable-
    ment gênée.
    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Hebephrenie, le 29 mars 2011

    Hebephrenie
    On pourrait commencer par dire que c'est un roman "rive gauche". Parce que l'on hume l'entre-soi littéraire, quasi bourgeois. Et le sexe (dans les backrooms), et la drogue (trips au LSD).
    Mais Mathieu Lindon nous offre surtout une belle histoire d'amitié, de sentiments, d'échanges Passionnants et stimulants avec Michel Foucault. Cette amitié dont les confins rejoignent le territoire de L'Amour. Aimer, c'est aussi cela.
    Et puis bien sûr, la filiation. La construction du soi-littéraire quand son père est le fameux Jérôme Lindon, hérault des éditions de Minuit, pour qui la droiture et la ponctualité, et surtout "ses auteurs", prenaient parfois le Pas sur les sentiments filiaux. Malgré son amour des mots et l'importance de La littérature dans sa vie, la communication "réelle" était trop impossible, si ce n'est dans une dernière lettre. On découvre un petit garçon qui côtoit Sam, le meilleur ami de son père (Samuel Beckett), Alain Robbe-Grillet à Marguerite Duras qui venaient diner à la maison. Un jeune homme quasi obligé de publier son premier romain sous pseudonyme par « diginité familiale ». On lit enfin les quelques pages d'un adulte qui a vu ses plus proches disparaître, certains emportés par le « cancer gay », d'autres par l'âge.
    Autobiographie, ce roman que je qualifierai de « métalittéraire » témoigne des doutes de la jeunesse, des errances et des « effaçures » de la vie.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Nadael, le 15 mars 2012

    Nadael
    Mathieu Lindon livre ici un hommage vibrant à deux grands hommes qu'il a beaucoup aimés ; le philosophe Michel Foucault et l'éditeur des éditions de Minuit, son père. Ces derniers disparus, l'auteur revient sur le cheminement de son existence parsemée de déviations, sa formidable rencontre avec Foucault, son cercle d'amis, son homosexualité, l'écriture, La littérature, le journalisme, les acides, le LSD et l'héroïne, les années quatre-vingt, l'arrivée du Sida et ses ravages, son rapport avec ses parents, la jeunesse, la vieillesse, les questionnements, les joies, les déceptions, les reproches...
    L'austérité de Jérôme Lindon pèse sur le fils. On sent une froideur et une distance entre les deux hommes. Figure imposante par son métier, par les gens qu'il croise ( Samuel Beckett, Marguerite Duras, Jean Echenoz...), c'est un père tout en retenue. Alors, quand Mathieu Lindon fait la connaissance de Foucault, c'est un éblouissement, un ravissement pour ce fils. le philosophe est littéralement l'inverse de l'éditeur ; chaleureux, tolérant et incroyablement libre.
    Six années durant, Mathieu Lindon fréquentera le philosophe, dans son appartement de la rue Vaugirard, avec d'autres jeunes intellectuels. Cet appartement est un lieu qui restera hautement symbolique pour lui : un lieu d'échanges, de réflexions, un cocon douillet, un endroit sûr indissociable de Foucault où ils riaient, écoutaient Malher, regardaient des films des Marx Brother en prenant des acides...
    A la mort de Foucault, Mathieu Lindon prend un coup de massue, sa jeunesse évanouie, il entre enfin dans la vie, le philosophe la lui a sauvé, a éclairé sa voie. Il écrira.
    Pas de descendance possible pour lui, Pas de transmission. Son père prend alors une valeur jusqu'ici enfouie. le chemin vers lui se dessine alors.
    Ce roman autobiographique n'a Pas été une lecture simple pour moi, j'ai voulu abandonner à maintes reprises, mais les trips, les backrooms, tout cet univers qui m'est tellement éloigné, n'ont Pas eu raison de moi. L'auteur a réussi à m'embarquer dans cette existence singulière, il m'a touchée.

    Lien : http://lesmotsdelafin.over-blog.com/article-ce-qu-aimer-veut-dire-10..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)

Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Thomas Stélandre pour le Magazine Littéraire

    Avec Ce qu'aimer veut dire, Mathieu Lindon rend grâce à un double legs. Le premier hommage, évident, revient à Michel Foucault ; le second en découle, comme par ricochet, et fait apparaître la figure ... > lire la suite

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (18)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par pyrouette, le 22 janvier 2012

    Les livres me protègent. Je peux toujours m'y recroqueviller, bien à l'abri, comme s'ils instauraient un autre univers, entièrement coupé du monde réel. J'ai le sentiment paradoxal que rien ne m'y atteint alors qu'ils me bouleversent d'une façon maladive.
    Citation de qualité ? (12 votes positifs)
  • Par Nadael, le 15 mars 2012

    Pour qui a été élevé dans les normes familiales, manquera toujours de ne pas avoir rencontré ses parents ni été rencontré par eux. Il n'y a pas eu de coup de foudre naturel, objectif, ni libre apprentissage de l'autre. L'amour préexiste d'un côté, est nécessité de l'autre – c'est un plus et c'est un moins. Seule l'adolescence m'avait échappé, je comprenais soudain pouvoir vivre dans le bonheur et la constance une manière d'arrière-saison qui n'aurait pas eu de printemps, comme bienheureusement arrêté dans l'été.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par pyrouette, le 26 janvier 2012

    Ma calamiteuse adolescence infinie, j'en avais enfin vu le bout pour m'immerger dans la vie, comprendre que des êtres humains partageaient la même planète et avaient donc quand même un certain degré d'accessibilité, tout simplement que le bonheur était possible, et c'est comme si cette découverte, dépassée, n'avait soudain aucune valeur. Désormais il faut espérer moins de l'existence. Je croyais avoir accédé à quelque chose d'éternel et cet éternel s'est dérobé. Je croyais que c'était la vie et c'était la jeunesse.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Madimado, le 30 janvier 2011

    Lorsque j’étais jeune, je trouvais que j’étais intelligent. Puis je me suis rendu compte que j’étais bête, aussi, mais cette constatation m’a parue un signe d’intelligence. puis je n’ai pu faire autrement que de découvrir que quand j’étais bête, j’étais bête, le savoir n’y changeait rien.

    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Hebephrenie, le 29 mars 2011

    Un soir, je ne suis pas rue de Vaugirard depuis trois minutes qu'il me met le second volume Pléiade des Mémoires d'outre-tombe entre les mains. Il s'ouvre après la mort de Napoléon, quand Chateaubriand regrette cet adversaire d'envergure et de se retrouver dans un monde si terne. "En m'exprimant sur notre peu de valeur, j'ai serré de près ma conscience ; je me suis demandé si je ne m'étais pas incorporé par calcul à la nullité de ces temps, pour acquérir le droit de condamner les autres ; persuadé que j'étais in petto que mon nom se lirait au milieu de toutes ces effaçures. Non : je suis convaincu que nous nous évanouirons tous : premièrement parce que nous n'avons pas en nous de quoi vivre ; secondement parce que le siècle dans lequel nous commençons ou finissons nos jours n'a plus lui-même de quoi nous faire vivre."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (12)

Videos de Mathieu Lindon

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Mathieu Lindon


Mathieu Lindon Prix Médicis
AFP: Mathieu Lindon - Remise du Prix Médicis - Prix Médicis à Mathieu Lindon pour son livre "Ce qu'aimer veut dire", éditions POL, vendredi 4 novembre 2011 - AFP- Prix Médicis étranger à David Grossman pour son livre "Une femme fuyant l'annonce" (éditions du Seuil) - Vidéo AFP - le Prix Médicis a été remis au restaurant "La Méditerranée" Paris 6ème -








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Ce qu’aimer veut dire par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (77)

> voir plus

Quiz