Nous vivons dans une société d'hyperconsommation. La frénésie de Noël tombe bien pour le constater. Nous vivons aussi dans une société hyperindividualiste, chacun cherchant son propre bonheur avant celui des autres, le cherchant bien sûr dans cette hyperconsommation, cherchant sans succès à l'acheter. Faut-il s'en horrifier ? Tout semble nous y forcer. Ce livre, pourtant, prend le contre-pied du pessimisme ambiant en montrant que notre soumission aux forces marchandes n'est ni si totale que ça ni si foncièrement néfaste. Avec des exemples tirés de toutes les expériences humaines d'aujourd'hui, il approfondit le paradoxe : on se dit heureux, on l'est même, mais on se suicide plus que jamais, parce que le bonheur aujourd'hui dépend de nous, que ne pas y toucher, c'est un échec personnel, ce qui, bien entendu, est faux, mais que la société de consommation, par la publicité, le tout tout de suite, l'affichage de la joie et de le fête généralisée, nous vend comme une vérité. L'auteur détruit d'autres clichés sur notre époque. La jouissance comme seul mode de vie ? la frénésie sans limite ? Jamais nous n'avons autant cherché à protégé notre confort et notre santé. La performance comme seul but ? Jamais le temps libre, la détente, le far niente n'ont été autant valorisés. Bref, le monde est plus complexe qu'on ne le croit. Nous sommes des hyperconsommateurs et des résistants à l'hyperconsommation. Nous sommes heureux et nous sommes malheureux. Nous sommes, malgré toutes les forces matérielles et financières, humains.
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