
par antigoneCH, le 2008-03-22 17:40:21
Fermer une maison suite au décès de son père n'est jamais facile, mais cela l'est encore moins lorsque l'on revient dans ces lieux après tant d'années de rupture. Lorsque notre narratrice se...
par cathulu, le 2008-04-20 09:38:14
Attirée par le titre de ce roman,, derniers vers du poème de Perec, Déménager, j'ai entamé avec enthousiasme la lecture du texte de Lise Beninca, Balayer fermer partir. Si le début et la fin...
Au départ -dans la postface de son récit- l'auteur dit avoir loué toute une année un appartement dans lequel le propriétaire avait exigé de garder une pièce, fermée à clé. Se réactivent alors, dans la vie quotidienne, des pensées liées au mythe de Barbe Bleue, puis à un des textes les plus vertigineux de Georges Perec, dans Espèces d'espaces, à propos du lien entre pièce vide et littérature fantastique. Le reste est fiction : les espaces décrits par la narratrice superposent l'appartement (le couple), le bureau (les collègues, les machines) et une archéologie familiale (la soeur, le père) travaillée par ce mythe, avec cette maison de banlieue où le père a décidé d'établir la pièce réservée, secrète. Et une écriture étonnante, à la fois nappée de transparences, étonnamment rémanente, pour un récit à la fois tendu et bref, à la fois décryptant plus loin notre relation à l'espace privé dans la ville et les circulations d'aujourd'hui.