
par Bunee, le 2008-05-30 13:57:16
A titre préliminaire je préciserai que je n’entrerai pas dans la polémique du type « Méritait-il le Goncourt ? ». Un prix, au final, est peu de chose – juste le résultat, symbolique, d’une...
par toto, le 2008-05-27 10:29:35
Roman qu'il faut avoir lu car il ne peut laisser indifférent. Apologie ou critique du national socialisme ? Liberté individuelle et destin collectif . Le côté obscur qui est en chacun de nous. ...
par Franck_naturellement, le 2008-05-25 20:16:35
http://naturellement.typepad.fr/franck_naturellement/2007/01/les_bienveillan.html J'ai fini, pendant mes vacances de fin d'année, le livre de Littell, "Les Bienveillantes". J'en reste à mon...
par Giwago, le 2008-04-28 16:18:03
On a fait beaucoup de bruit autour de ce livre au moment de sa sortie, la plupart des critiques l’ont encensé. Je m’attendais à un chef-d’œuvre, à trembler d’émotion, à avoir presque peur au moment...
par JPB, le 2008-03-21 19:35:33
Ce livre est un monument. Il est vrai toutefois qu'on se prend au fil de certaines pages à souhaiter que le personnage s'en sorte, parfois même à le comprendre, voire à le défendre, ce qui autorise...
par lireanimes, le 2008-07-06 18:57:35
Cette tendance s’étendait à tout notre langage bureaucratique (…) : dans les correspondances, dans les discours aussi, les tournures passives dominaient, « il a été décidé que… », « les Juifs ont...
par lireanimes, le 2008-07-06 18:57:08
(…) J’avais mené mon travail avec énergie et rigueur ; or, c’était comme lors de ma mission à Paris, je n’avais pas compris les règles du jeu, j’avais cherché la vérité là où l’on voulait non pas...
par lireanimes, le 2008-07-06 18:56:20
Voyez-vous, il y a à mon sens trois attitudes possibles devant cette vie absurde. D’abord l’attitude de masse, hoï polloï, qui refuse simplement de voir que la vie est une blague. Ceux-là n’en...
par horline, le 2008-01-02 14:40:55
plus que jamais, je voulais être tranquille, mais il semblait que ce fût impossible : je m'écorchais la peau sur le monde comme sur du verre brisé ; je ne cessais d'avaler délibérement des...
par horline, le 2008-01-02 14:38:19
dan beaucoup de cas, en venais-je à me dire, ce que j'avais pris pour du sadisme gratuit, la brutalité inouïe avec laquelle certains hommes traitaient les condamnés avant de les exécuter, n'était...
Lignes de faille - Prix Femina 2006
Mémoires de porc-épic - Prix Renaudot 2006
Eldorado
" En fait, j'aurais tout aussi bien pu ne pas écrire. Après tout, ce n'est pas une obligation. Depuis la guerre, je suis resté un homme discret; grâce à Dieu, je n'ai jamais eu besoin, comme certains de mes anciens collègues, d'écrire mes Mémoires à fin de justification, car je n'ai rien à justifier, ni dans un but lucratif, car je gagne assez bien ma vie comme ça. Je ne regrette rien: j'ai fait mon travail, voilà tout; quant à mes histoires de famille, que je raconterai peut-être aussi, elles ne concernent que moi; et pour le reste, vers la fin, j'ai sans doute forcé la limite, mais là je n'étais plus tout à fait moi-même, je vacillais, le monde entier basculait, je ne fus pas le seul à perdre la tête, reconnaissez-le. Malgré mes travers, et ils ont été nombreux, je suis resté de ceux qui pensent que les seules choses indispensables à la vie humaine sont l'air, le manger, le boire et l'excrétion, et la recherche de la vérité. Le reste est facultatif." Avec cette somme qui s'inscrit aussi bien sous l'égide d'Eschyle que dans la lignée de Vie et destin de Vassili Grossman ou des Damnés de Visconti, Jonathan Littell nous fait revivre les horreurs de la Seconde Guerre mondiale du côté des bourreaux, tout en nous montrant un homme comme rarement on l'avait fait: l'épopée d'un être emporté dans la traversée de lui-même et de l'Histoire.