> Berthe Vulliemin (Traducteur)

ISBN : 2859405127
Éditeur : Phébus (1998)


Note moyenne : 4/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Parce qu'il y a de la houille au cœur des montagnes du Pays de Galles, des mines y sont creusées et des aciéries ou des forges se sont installées à proximité. Des villages ont grandi autour, à mesure que les hommes quittaient leur ferme pour travailler aux puits ou aux ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 09 juin 2011

    LiliGalipette
    La famille Morgan vit depuis toujours dans les montagnes du Pays de Galles et elle a la houille dans le sang. Gwilym et Beth Morgan ont plusieurs fils et filles : leur famille est soudée par l'amour et la foi. Les mines donnent en abondance et le pain ne manque jamais. Mais survient un jour où le charbon se vend moins bien, où les salaires baissent et où l'immobile tranquillité de la vie vole en éclats. La Vallée noircit et le monceau de déblais n'en finit pas de s'étendre. « Considérablement allongé, noir, énorme, sans vie, il s'étalait au fond de la Vallée, des deux côtés de la rivière. L'herbe verdoyante, les roseaux, les fleurs, tout avait disparu, enseveli par lui. Et, sans cesse, les bennes, grinçant et cahotant le long des câbles, venaient y déverser leur poussiéreux fardeau, grossir le dos noir, sale, ridé, de ce monstre hideux. » (p. 103)
    Les mineurs grondent et les grèves se succèdent, pendant des mois entiers. Alors que la famine ravage la vallée, le père Morgan s'oppose à ses fils qui croient en l'Union et au communisme. le merveilleux équilibre n'est plus et L'Argent est devenu le centre d'attention, entraînant dans son sillage les dérives et les vices. « Or, votre plus grand ennemi, en ce moment, c'est le charbon. C'est donc plus fort que lui que vous devez devenir. le charbon est inerte, sans âme. Mais, leurrant les hommes, il s'anime et prend vie, sous la forme de l'or. Vous l'évaluerez par wagonnets, à tant la tonne. D'autres l'estiment par cargaisons, titres, lettres de change, actions, emprunts, taux d'intérêt. Et là commence l'usure, votre seconde ennemie. » (p. 154) Les idéaux sont puissants et les révoltes sont légitimes, mais le feu de la contestation prend difficilement devant la faim qui creuse le ventre et qui fauche les enfants.
    Huw Morgan, à la veille de quitter sa maison, se lance dans un récit pétri de nostalgie. Il évoque les siens, sa Vallée et le passé. « Ma Vallée, ô Vallée qui es en moi, c'est en toi, éternellement, que je veux vivre. Que la Mort, pire que la Mort frappe mon esprit, que la cécité dévore mes yeux, si ma pensée ou ma vue t'oublient. Vallée devenue pour certains celle de l'Ombre de la Mort, tu ne peux l'être pour moi, car la meilleure partie de mon être, c'est le souvenir de tes bruns, de tes verts, lorsque tu nous envoyais tes doux parfums, faisais croître les herbes odorantes pour la marmite, les fleurs, et que les oiseaux chantaient éperdument leur joie. » (p. 231 & 232) Huw a la nostalgie d'un passé prodigue où régnait le bonheur de l'abondance. La cassette familiale, symbole de richesse et de sécurité n'était jamais vide et s'ouvrait généreusement aux voisins et aux pauvres. Les années ont passé et la fertile source a tari. le récit de Huw est mélancolique et désabusé. La résignation est douloureuse, sans sérénité. « Comment garder rancune à des choses devenues poussière ? » (p. 100) La fatalité pèse désormais plus lourd qu'avant.
    Huw est un garçon sensible et passionné. Quand il évoque les siens, c'est toujours avec respect et amour. Quand il décrit sa Vallée ou sa maison, son cœur est plein d'une tendresse qui se traduit dans une langue riche et lyrique. La douleur du départ n'a pas d'égale : « Chère petite maison, dans laquelle j'ai vécu, de quel bonheur tu as été témoin, même avant ma naissance. C'est en toi qu'est ma vie, et Tous ceux que j'ai aimés sont partie de toi, de sorte que m'en aller, te quitter, c'est comme me quitter moi-même. » (p. 156) Et pourtant, on le sent, ce départ est inéluctable. Les déblais ont envahi la Vallée, la maison est sur le point d'être submergée et l'heure n'est plus au bonheur. Ce que décrit Huw, c'est un Paradis perdu, un âge d'or révolu. « Oui, c'était vraiment le bonheur ; nous avions bonne maison, bonne nourriture, bon travail. le soir, rien ne nous appelait au-dehors, sinon le culte à la Chapelle, une répétition du chœur, parfois une lecture en commun. Malgré cela, nous trouvions toujours à employer notre temps jusqu'au moment d'aller nous coucher. Nous lisions, étudiions, bricolions dans les communs, ou partions chanter quelque part, de l'autre côté de la montagne. Je ne me souviens pas que nous ayons jamais manqué d'occupation. Je me demande ce qui a bien pu se passer, pendant ces cinquante dernières années, pour que tout soit ainsi changé. Et je ne trouve pas d'autres explications que la mort. » (p. 156)
    On assiste au déclin d'une société patriarcale ancestrale. Certaines traditions disparaissent, un nouvel ordre s'installe au nom du progrès et du profit. Les fils s'opposent aux pères et quittent les foyers pour des contrées plus prometteuses. Les femmes sont toujours le ciment des familles. Beth Morgan est une mère coulée dans un moule robuste : elle mène à la baguette sa famille et son cœur pardonne toujours puisqu'il aime au-delà de tout. Les sœurs sont les meilleures amies des frères. La fierté se porte haut en Pays de Galles et personne n'a à rougir d'être un Morgan. La force du cœur et la force des poings font les hommes d'honneur.
    La communauté de la Vallée est profondément pieuse. le protestantisme y est pur, voire originel, sous l'égide du bon Mr Gruffyd, un pasteur éclairé et sensible. La modération préside toute chose, même si la foi ne prévient personne contre les passions. Souvent, la Vallée résonne des cantiques que les hommes entonnent à toute occasion. « J'entendis vibrer les voix riches et mâles des hommes de la Vallée, sonores, courageuses, nettes, bonnes, nobles et fières, et je sus que ces voix étaient aussi la mienne, car je faisais partie d'eux, comme eux de moi, et nous de la Vallée, et elle de nous. » (p. 231) La Vallée a une voix puissante. Les aléas ne la font pas taire : le chant de La Terre galloise résonne pour longtemps entre les montagnes et envoie à l'Angleterre un éternel message d'insoumission.
    Huw est habile narrateur. Il redevient l'enfant qu'il a été et repose un regard candide sur son univers. Mais il a toute la sagesse et la mémoire de l'homme fait et il conclut les chapitres par des annonces terribles : avant de les lire, on sait que des accidents de mine déciment les familles, qu'une fillette sera souillée par un monstre en haut de la colline ou que la grève se profile. le roman tient le lecteur en haleine sans discontinuer. le récit mêle les grandes affaires des travailleurs et les affaires privées de la famille. Les mariages et les naissances, les scandales et les épreuves sont d'une égale importance pour le cœur d'un enfant.
    Qu'elle était verte ma vallée n'est pas un Germinal gallois, en aucun sens. Richard Llewellyn met à l'honneur les sentiments, son texte n'est pas une étude sociale de la grève chez les mineurs. Les mines galloises sont cruelles et exigeantes, mais pas comme le Voreux de Zola. Lantier est un homme seul, enragé de socialisme. Les Morgan sont un clan, soudé même dans la discorde. Richard Llewellyn offre une œuvre qui flirte avec la poésie : c'est une longue élégie qu'il nous est donné de lire, le chant du cygne d'une époque qui s'éteint.
    C'est la lettre de Jérôme Soligny à l'auteur, dans le cadre du festival Avousdelire, qui m'a donné envie de découvrir ce roman.
    Le film éponyme de John Ford avec Maureen O'Hara, Roddy McDowall et Walter Pidgeon est très fidèle au texte de Richard Llewellyn. Les quelques raccourcis ne dénaturent pas l'histoire et c'est un plaisir d'entendre le chœur des chanteurs gallois résonner dans la vallée. L'image en noir et blanc se prête à la nostalgie et à la célébration du passé.
    J'ai passé un agréable moment avec cette adaptation qui prolonge brillamment un texte d'exception.


    Lien : http://www.desgalipettesentreleslignes.fr/archives/2011/06/09/213456..
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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 04 juillet 2011

    ivredelivres
    Une fois n'est pas coutume c'est un film qui m'a décidé à lire ce livre, le film est superbe et le livre magnifique. J'ai vu le film de nombreuses fois et lu ce livre à plusieurs reprises ma première lecture remonte à 1995 ...hier ...
    Il vous faudra fouiller dans les bibliothèques car ce livre est aujourd'hui indisponible, j'espère que vous tomberez sous son charme si ce n'est pas déjà fait.
    Le Pays de Galles quand la reine Victoria règne encore, quand les paysans se transforment en mineurs, quand le village ne craint pas d'être enseveli par une montagne de scories, le Pays de Galles quand la famille Morgan entre en scène.
    Entrons chez Huw Morgan le héros du livre, entrons dans sa maison pour y être accueillis par sa mère qui comme chaque jour est aux fourneaux. Ils sont assis autour de la table, le père qui va découper la volaille, les cinq frères dont Ivor est l'aîné, Tous mineurs, les deux soeurs de Huw. Bientôt s'ajoutera à la famille Bronwen la femme d'Ivor.
    Les femmes de mineurs le samedi « s'installaient sur une chaise, devant leur porte, et attendaient le retour des hommes, gravissant la colline. »
    Les tabliers des femmes s'emplissaient de pièces d'or durement gagnées au fond de la mine. le dimanche était réservé au temple, à la lecture de la Bible. Parfois le père et ses garçons allaient assister à un match de rugby et Huw lui courait acheté du toffee avec son argent de la semaine.
    La vie était belle et les conflits avec la direction de la mine finissaient par s'arranger, alors s'élevaient les chants des villageois « voix sonores, s'envolant en multiples harmonies »
    Huw Morgan se souvient des images et des sons de son enfance, de son amour pour la femme d'Ivor son frère aîné, amour d'enfant oui mais ne riez pas de lui car « prétendre qu'un enfant puisse être amoureux peut sembler absurde. Mais que vous le croyez ou non, j'ai été cet enfant et personne sinon moi n'a su ce que j'éprouvais »
    Huw est un enfant sage, qui craint et admire son père et ses frères, regardez le vivre au quotidien dans ce village qui est en train de changer. le travail se fait plus rare, les salaires baissent, le mot grève est prononcé. Fini le temps où l'on s'inclinait devant la direction, l'idée de syndicat flotte dans l'air même si le mot est tabou à la table des Morgan.
    Vous allez vivre le temps d'un livre au coeur de cette famille, voir Huw grandir, voir son amour des livres s'épanouir, le voir entrer à l'école. Mais vous allez aussi accompagner les mineurs dans leurs revendications, leur révolte pour une vie plus juste.
    Huw grandit au rythme des difficultés du village que tente de lui expliquer le pasteur Mr Gruffydd. A t-on le droit de se servir de ses poings pour se faire respecter ? Est-il normal que seule la fille soit montrer du doigt quand elle met un enfant au monde sans être mariée ? la bataille contre les injustices n'est-elle pas légitime ?
    C'est douloureux de grandir, de voir mourir les uns, partir les autres. Et arriver à l'âge adulte il est difficile de se retourner sur ce passé empreint de beauté, de chaleur et de regrets.
    "Qu'elle était verte, alors, ma vallée, la vallée de ceux qui ne sont plus !"
    Aux sons des chants gallois laissez vous séduire par ce roman initiatique, roman de formation au plus beau sens du terme.
    Vous allez vibrer et je serais très étonnée que quelques larmes ne viennent pas
    On aime tout ici : les descriptions de cette vie simple, le récit réaliste où Zola n'est pas loin, un récit où des mots comme entraide, solidarité, équité, justice, vous rendent témoins et complices des combats de ses hommes pour une vie meilleure.
    L'écriture est simple, émouvante parfois lyrique, toujours on y entend la sincérité.
    Il n'est pas étonnant que John Ford se soit emparé de ce récit pour en faire un superbe film qui reçu l'Oscar du meilleur film.
    Livre avant film, film puis livre, peu importe, les deux sont des oeuvres émouvantes trouvent une place dans le coeur du lecteur et du spectateur.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2011/06/29/qu-elle-e..
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    • Livres 5.00/5
    Par bvb09, le 08 mars 2012

    bvb09
    Ce livre de mineurs de fond, dans ce cas au Pays de Galle, a fixé chez moi le respect , une admiration même, et un intérêt pour un métier et des hommes qui sont fiers d'eux et font montre d'une solidarité. rare.
    Le Général Bigeard ayant recu l'ordre un jour de briser une grève de mineurs dans le Nord, avait jugé que le métier de mineurs était autrement plus dur que le sien.
    Que dire d'autre?

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    • Livres 4.00/5
    Par Voltaire, le 05 avril 2012

    Voltaire
    Bien que j'en sois à ma troisième ou quatrième lecture, cet ouvrage exerce toujours sur moi sa magie et sa singularité. À la fois chronique de la mine, saga familiale, conte d'une ère révolue, c'est avant tout un roman initiatique et ce, à plus d'un titre : le jeune narrateur, Huw, y fera certes l'apprentissage de l'amour, mais aussi du monde sans pitié du travail, de la violence de la politique (avec les syndicats de mineurs), ainsi que de son identité galloise.
    À travers ses yeux, le lecteur découvre une vallée d'une farouche beauté, située au sud du Pays de Galles, dans laquelle vivent plusieurs communautés de mineurs. Parmi les Morgan, sa famille, tous les hommes descendent tôt ou tard à la mine, comme une fatalité dont ils tirent cependant leur fierté. L'auteur la décrit de façon presque organique, nous faisant ressentir l'incroyable dureté des conditions de travail, si bien qu'elle devient presque un personnage à part entière.
    L'histoire déroule donc les années d'enfance et d'adolescence du narrateur jusqu'à ce qu'il devienne un jeune adulte, c'est-à-dire qu'il perde ses illusions et abandonne peu à peu sa vision parfois naïve de l'existence. Né au sein d'une grande famille, on se trouve donc plongé en sa compagnie dans le quotidien difficile des mineurs et de leurs épouses, qui ont pour seul espoir que leurs enfants ne soient pas obligés de mener la même vie qu'eux.
    ... la suite sur mon blog !

    Lien : http://lafautearousseau.over-blog.com/article-richard-llewellyn-qu-e..
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Citations et extraits

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  • Par FraHau, le 15 février 2011

    Des centaines de fois, je suis descendu dans la cage, mais jamais je n'ai pu m'habituer à sa chute.
    D'abord, pendant un long moment, vous croyez être devenu aveugle. Puis la terreur vous mord de ses crocs acérés.
    La descente me parut durer des heures. L'air devenait froid, mais l'obscurité régnait toujours, épaisse, suffocante, et nos pieds touchaient à peine le sol qui continuait à se dérober, si bien que, les genoux fléchis, nous semblions nous tenir sur les bords de la nuit, prêts à bondir dans le matin.
    Puis le sifflement du vent s'atténua, le sol se raffermit sous nos pieds, l'air devenu plus chaud nous apporta la puanteur salée du charbon brut et, tandis qu'apparaissaient les lumières et que je retrouvais ma respiration et la saveur de la vie, une brûlante reconnaissance m'envahit de posséder le don de la vue.
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  • Par LiliGalipette, le 05 juin 2011

    "Et maintenant, assis dans cette demeure silencieuse, je repense à la structure de ma vie, essayant de reconstruire ce qui s'est écroulé. Il me semble que l'existence humaine n'est guère plus qu'un croquis, esquissé sur le Temps, sans grande réflexion, avec peu de soin, ni aucun sens du dessin. Pourquoi, je me le demande, les gens souffrent-ils, quand ce n'est pas indispensable, lorsqu'un simple effort de volonté, un peu de dur labeur, les sortiraient de leur tourment, leur procurant la paix et le contentement.
    Le tas de déblais recommence à bouger.
    Je l'entends bruire et chuchoter, tandis que les murs de cette vaillante petite demeure s'arc-boutent et résistent à l'assaut. Depuis des mois, elle supporte la pression de cette masse formidable, pesant contre ses parois et sur son toit. Jamais je n'aurais cru qu'elle tiendrait aussi longtemps. Le monstre n'a pu encore venir à bout de son courage, car, du temps de mon père, les hommes construisaient bien, en bons artisans. Poutres solides, pierres de taille, travail consciencieux, amour du métier: c'est de tout ça que cette maison a été faite".

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  • Par LiliGalipette, le 09 juin 2011

    « Oui, c’était vraiment le bonheur ; nous avions bonne maison, bonne nourriture, bon travail. Le soir, rien ne nous appelait au-dehors, sinon le culte à la Chapelle, une répétition du chœur, parfois une lecture en commun. Malgré cela, nous trouvions toujours à employer notre temps jusqu’au moment d’aller nous coucher. Nous lisions, étudiions, bricolions dans les communs, ou partions chanter quelque part, de l’autre côté de la montagne. Je ne me souviens pas que nous ayons jamais manqué d’occupation. Je me demande ce qui a bien pu se passer, pendant ces cinquante dernières années, pour que tout soit ainsi changé. Et je ne trouve pas d’autres explications que la mort. » (p. 156)
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  • Par LiliGalipette, le 09 juin 2011

    « Ma Vallée, ô Vallée qui es en moi, c’est en toi, éternellement, que je veux vivre. Que la Mort, pire que la Mort frappe mon esprit, que la cécité dévore mes yeux, si ma pensée ou ma vue t’oublient. Vallée devenue pour certains celle de l’Ombre de la Mort, tu ne peux l’être pour moi, car la meilleure partie de mon être, c’est le souvenir de tes bruns, de tes verts, lorsque tu nous envoyais tes doux parfums, faisais croître les herbes odorantes pour la marmite, les fleurs, et que les oiseaux chantaient éperdument leur joie. » (p. 231 & 232)
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  • Par LiliGalipette, le 09 juin 2011

    « Considérablement allongé, noir, énorme, sans vie, il s’étalait au fond de la Vallée, des deux côtés de la rivière. L’herbe verdoyante, les roseaux, les fleurs, tout avait disparu, enseveli par lui. Et, sans cesse, les bennes, grinçant et cahotant le long des câbles, venaient y déverser leur poussiéreux fardeau, grossir le dos noir, sale, ridé, de ce monstre hideux. » (p. 103)
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Bande annonce du film 'Qu'elle était verte ma vallée', par John Ford. 1941








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