> Suzanne V. Mayoux (Traducteur)

ISBN : 2743605901
Éditeur : Payot et Rivages (2000)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 51 notes) Ajouter à mes livres
L'interview est un passage obligé pour tout auteur qui vient de publier un livre mais il est rare que ce soit le sujet même du livre en question. Fanny Tarrant est une jeune journaliste qui s'est fait une spécialité des portraits au vitriol. Elle vie... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par nanoucz, le 30 novembre 2009

    nanoucz
    Adrian Ludlow, romancier qui a connu son heure de gloire quelques années auparavant, s'est "réfugié" à la campagne, dans le Sussex, en compagnie de sa femme Éleanor. À l'abri du tapage médiatique et des critiques redoutées, il savoure sa tranquillité. Il ne publie plus que des anthologies. Un beau dimanche d'août 1997, il reçoit la visite de Sam Sharp, un vieil ami depuis leurs années communes à l'université, et qui a cédé, lui, à l'attrait de la célébrité, en devenant scénariste de téléfilms sur la côte ouest des États-Unis. Sam est furieux de la parution d'une interview dans le Sentinel Review, journal du dimanche. La jeune journaliste, Fanny Tarrant, à qui il s'était imprudemment confié, a exploité sa confiance et l'a ridiculisé dans son article. En signe de vengeance, Adrian et Sam renouent avec leur complicité d'antan et décident de tendre un piège à la jeune femme : Adrian accepte de rompre le silence médiatique qu'il s'est imposé et propose d'accorder une interview à la jeune journaliste, sûr d'être en mesure de résister à sa langue de vipère et à ses commérages. Il essayera de lui soutirer quelques propos personnels pour en tirer matière à un article vengeur qu'il compte publier dans le Chronicle.
    Évidemment, la réalité va être bien différente de ce qui était prévu ! Au cours de l'interview, Adrian se laisse entraîner à des confidences concernant sa femme. Éleanor, ulcérée, va à son tour dévoiler à Fanny des aspects du caractère d'Adrian qu'il avait réussi à masquer.
    Le dernier chapitre nous fait partager l'angoisse d' Adrian et d'Éleanor, en ce dernier dimanche d'août 1997, attendant l'arrivée des journaux. Tellement obnubilés par le contenu du fameux article de Fanny, ils n'ont ni écouté la radio, ni regardé la télévision et ne se doutent pas qu'un drame d'une autre portée va monopoliser l'attention internationale.
    J'ai bien aimé ce court roman de David Lodge, une "novella" qu'il a tirée d'une de ses pièces. Comme d'habitude chez cet auteur, le ton est ironique et mordant, sans complaisance pour ces intellectuels qui se regardent le nombril, bien protégés des vicissitudes du commun des mortels ! Au cours des différents échanges verbaux entre les personnages, ils apparaissent tour à tour sympathiques puis antipathiques, selon qu'ils sont véritablement sincères ou bien soucieux de composer une attitude. Adrian, pourtant rétif à la médiatisation, ne peut résister à sa vanité, face à la journaliste qui lui porte une certaine admiration, réelle ou inventée. Éleanor, femme frustrée, qui a tout abandonné pour protéger son mari, laisse exploser sa rancœur. Et Sam, qui apparait au début comme la pauvre victime d'une arriviste aux dents longues, ne méritait peut-être pas mieux !
    A noter la postface très intéressante de David Lodge lui-même, qui explique les raisons pour lesquelles il a transcrit sa pièce en "novella".
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    • Livres 3.00/5
    Par yv1, le 07 octobre 2010

    yv1
    Je ne connaissais pas du tout David Lodge et en visitant le blog de Keisha, j'ai vu son billet enthousiaste. J'ai donc sauté le pas. Dans Les Quatre Vérités, quatre personnages : Adrian, un écrivain qui ne se remet pas d'un succès des années auparavant, sa femme Eleanor, un ami du couple, Sam, scénariste pour des séries et feuilletons télévisés et Fanny, une journaliste effrontée et féroce. Tout commence par un article très méchant écrit par Fanny sur Sam. Celui-ci, meurtri demande à son ami Adrian de le venger en rencontrant Fanny. C'est un roman (plus exactement, une novellisation de David Lodge d'une de ses pièces de théâtre ) drôle, caustique. Aucun des personnages n'est tout blanc ou tout noir. A chacun son petit secret. En prime et en toile de fond du roman, David Lodge s'intéresse à la différence entre la Littérature avec un grand "L" et les exigences médiatiques. Savoureux.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lalivrophile, le 17 novembre 2011

    Lalivrophile
    Le livre est très court, donc très dense. C'est un huis clos, tout se passe chez Adrian et Eleanor, à l'exception d'une scène qui se passe dans une voiture. le nombre des personnages est réduit, il y en a cinq.
    Au fil du livre, on apprend les blessures qui se cachent dans les coeurs des trois personnages principaux. Leurs motivations nous apparaissent. La peur d'Adrian, que finit par révéler Eleanor, est bien compréhensible, si l'on y réfléchit. Tout romancier a dû éprouver cette peur. Bien sûr, chez Adrian, cela devenait une psychose, cela devenait maladif.
    On apprend aussi la nature exacte des liens qui unissait les trois amis: Adrian, Sam, et Eleanor. On voit des couples qui se déchirent, et quand ils ne se déchirent pas, qui vivotent les uns avec les autres. On se demande s'ils se sont vraiment aimés un jour. Les événements font ressurgir un passé douloureux que l'auteur exploite très bien.
    Jusque-là, le livre est une vraie réussite. Seulement, il y a la fin. D'abord, on attend beaucoup de cette fin. Lorsqu'Eleanor, Sam et Adrian attendent le journal, nous pouvons ressentir et partager leur anxiété. Ce moment est parfaitement décrit par David Lodge.
    [...]
    Lire la suite sur:

    Lien : http://www.lalivrophile.net/les-quatre-verites-de-david-lodge
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par petite_fleur, le 26 septembre 2010

    petite_fleur
    J'ai retrouvé avec plaisir David Lodge pour cette nouvelle. À la base une pièce de théâtre, et ça se sent à l'écriture. On peut imaginer les didascalies, les jeux de portes, les entrées et sorties de scène... Tout se passe dans la maison d'Adrian, à l'exception d'une petite scène (petite mais cruciale) dans une voiture sur l'autoroute. Un seul lieu donc, avec un bond dans le temps : on retrouve l'unité de temps, de lieu et d'action propre à toute œuvre dramaturgique. Ceci dit, cela ne fait que donner plus de poids au texte, et le rend très visuel...

    Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com/2010/09/les-quatre-verite..
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Citations et extraits

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  • Par line70, le 23 mars 2011

    C'est étonnant, vous savez, le nombre de choses dont on s'aperçoit qu'on peut se passer, pour peu qu'on essaie. Les vacances à l'étranger. La nouvelle voiture. Les nouveaux vêtements. La résidence secondaire. Gagner de l'argent et le dépenser.
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Vidéo de David Lodge

David Lodge - Transfuge magazine .
Entretien avec l'écrivain David Lodge, pour le magazine Transfuge, à l'occasion de la parution de sa pièce de théatre, "La Vérité toute nue", en janvier 2007. A 71 ans, David Lodge est connu dans le monde entier pour son érudition élégante teintée d'humour britannique, et sa capacité à épingler par le rire les travers et les onsessions de ses contemporains. A la fois romancier, dramaturge et essayiste, il a en outre gardé de ses années universitaires une passion pour la chose littéraire, dont il tente d'éclairer le procésus. Rencontre avec un joueur de mots.








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