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ISBN : 2743622911
Éditeur : Payot et Rivages (2012)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 65 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le sexe pour [Wells] était idéalement une forme de récréation comme le tennis et le badminton, quelque chose que l'on faisait quand on était avec satisfaction venu à bout d'une tâche, pour se défouler et exercer un moment son corps plutôt que son esprit..."

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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 16 février 2012

    mariech
    Roman de 700 pages sur la vie du romancier H.G.Wells ( 1866-1946 ) ; qui a écrit plus d'une centaine de romans dont certains sont toujours célèbres : L'homme invisible ; La guerre des mondes ; L'île de docteur Moreau et La machine à explorer le temps.
    David Lodge nous emmène dans l'intimité de cet écrivain anglais d'une manière minutieuse ( trop à mon goût ) , il nous dépeint l' Angleterre bourgeoise des années 1900 , où les femmes n'ont pas le droit de vote ; H.G. Wells est adepte de l'amour libre , de l'émancipation des femmes mais est comme beaucoup d'hommes de cette époque englué dans les contradictions entre vie réelle et vie rêvée . On partage la vie des écrivains, souvent oubliés aujourd'hui , la plupart ont une vie familiale exemplaire et une vie totalement cachée , à cette époque les couples préfèrent éviter le divorce mais n'en mènent pas moins des vies parallèles avec enfant adultérin à la clé .
    David Lodge nous brosse un tableau réaliste d' H.G. Wells , avec ses travers et ses bons côtés et un beau témoignage de l' Angleterre du début 19 ième jusqu'au début de la deuxième guerre mondiale .
    C'est très bien écrit , néanmoins , j'ai parfois un peu décroché lorsque l'auteur évoque la politique de l'époque ' Les Fabiens ' , précurseurs du parti travailliste et l'évocation des écrivains de l'époque .
    Ce livre m'a semblé trop long et parfois , j'ose le dire un peu rébarbatif , première petite déception pour cet auteur que je préfère dans une veine plus humoristique comme dans ' Les Quatre Vérités ' par exemple .
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    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 16 janvier 2012

    Bigmammy
    David Lodge, c'est ce professeur de Littérature anglaise, né en 1935, qui, dans « Un tout petit monde », (1984) nous a conté les aventures tragi-comiques des professeurs de littérature anglaise – et quelques autres disciplines -, qui promènent leur libido de colloque scientifique en congrès universitaire. Il nous les avait déjà montrés étudiants, soumis aux affres du « Comment ne pas aller trop loin ? » (1980), qu'ont connu tous les jeunes gens avant l'ère de la pilule, et même un peu après s'ils étaient catholiques anglo-irlandais.
    Après un livre sur les malheurs de Henry James face au grand public (« L'auteur, l'auteur », 2004), il poursuit dans la veine biographique, avec une vie de H.G Wells, l'auteur de « La guerre des mondes ».
    Le plus épatant, chez Lodge, c'est l'art d'écrire, par exemple l'alternance entre récit et interviews « bousculantes » du sujet, les décors plantés en quelques mots (Hannover Terrace, une rue élégante du West End, dans les premières pages, Bromley, banlieue minable de son enfance, Sandgate, station chic et frisquette sur le Channel), le tout dans une atmosphère de gentille moquerie pour le Maître (Master).
    Un Maître doté d'une énorme puissance de travail (30 Romans, d'innombrables essais, nouvelles et articles), et d'une capacité à imaginer et à innover qu'il tient de son éducation décousue et modeste (il met en scène les armes modernes, y compris l'aviation de bombardement, le char et le nucléaire, en 1910).
    Il est doté aussi d'un bel appétit sexuel, servi par un formidable culot, et par une incurable muflerie : il n'hésitera pas à séduire les grandes filles, même mineures, de ses amis intellectuels et politiques, à théoriser le ménage à trois et l'amour libre, à utiliser ses amours pour ses Romans, provoquant des scandales d'édition qui ne font pas de mal aux ventes, mais le mettent, provisoirement du moins, au ban de la société londonienne. Et il laissera derrière lui beaucoup de larmes et quelques enfants.
    Lodge raconte tout cela avec gourmandise, ce qui donne un livre épatant.
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    • Livres 5.00/5
    Par traversay, le 28 août 2012

    traversay
    C'en est sans doute terminé des Romans "universitaires", irrésistibles de drôlerie, qui ont fait la renommée de David Lodge. Avec L'Auteur ! L'Auteur !, l'écrivain britannique s'était lancé dans un tout nouveau genre, la biographie romancée, consacrée en l'occurrence à Henry James. Une livre qui n'a pas laissé un souvenir impérissable, pour être honnête, car franchement ennuyeux. Ce n'est donc pas sans appréhension que l'on s'attaque aux 700 pages dédiés à la vie, aux vies plutôt, de H.G. Wells, le célèbre auteur de La guerre des mondes, dans Un homme de tempérament. Une crainte vite dissipée tant Lodge maîtrise son sujet et nous plonge illico dans cet immense chantier que fut l'existence de Wells entre publications innombrables, engagement politique, participation à la vie littéraire de l'époque et aventures sentimentales et sexuelles si variées qu'elles feraient passer Casanova pour un ascète. Apôtre de l'amour libre, l'auteur de L'homme invisible a largement mis en pratique ses théories, quitte à scandaliser la société anglaise puritaine de l'époque et mettre en péril sa réputation d'homme public. On ne retrouve pas dans ce "roman" la verve drolatique de Lodge, celui-ci s'est mis entièrement au service de son sujet et c'est davantage dans la construction de son livre et quelques figures de style qu'il imprime sa marque. L'une d'entre elles consiste, à intervalles réguliers, à interrompre le récit factuel pour pratiquer des auto-interviews de Wells, fictives évidemment, pleines d'ironie, et qui font office de respiration au coeur d'une narration qui enchaîne les événements à une cadence rapide. L'avantage de ces confessions intimes de Wells est de sauter parfois des années entières, résumées en quelques lignes, et d'approfondir le moi profond de ce personnage bourré de contradictions, aussi génial et visionnaire (imaginer la bombe atomique et l'approche d'une guerre mondiale, dès le début du vingtième siècle, par exemple) que d'une candeur et d'une mauvaise foi parfois désarmante. Ainsi était Wells, entraîné dans une tourbillon incessant, dont on se demande comment il arrivait à contrôler les dommages collatéraux d'une vie passée à concilier plaisirs et travail. Au-delà de son personnage principal, Lodge brosse le portrait d'une époque et d'un milieu, d'où émergent une brassée de rôles secondaires, qui occupent tour à tour le devant de la scène. Sa deuxième femme, Jane, est très présente. Incapable d'assouvir les appétits charnels de Wells, elle devient sa confidente, son amie, sa conseillère ès adultère, celle qu'il ne délaissera jamais. Plus que complaisante, elle est du genre à acheter la layette pour l'enfant qu'attend l'une des maîtresses de l'écrivain, avec laquelle elle entretient d'ailleurs des relations plus qu'amicales. Et des maîtresses, dieu sait s'il y en eut, des passades souvent, et quelques amours véritables, où la sensualité jouait un très grand rôle, conformément aux besoins de Wells en la matière. Doté d'un physique plus que banal, il fut pourtant toujours le chassé plutôt que le chasseur, surtout quand la Diane qui le convoitait était une jeune femme fraîche et aussi avide de plaisirs horizontaux que le maître. Peut-on reprocher à Lodge d'avoir conçu son roman autour des amours de Wells ? Certainement pas, d'une part parce que c'était l'une des caractéristiques principales de l'écrivain, et, d'autre part, parce qu'il ne néglige pas pour autant les autres aspects de sa personnalité, son oeuvre littéraire, incroyablement abondante, ses relations avec ses confrères (sa correspondance avec Henry James, de par son onctueuse hypocrisie, est savoureuse) et son implication dans la vie publique et politique, lui qui traversa deux guerres mondiales. Alors, roman, biographie, ou un mélange des deux, qu'importe ! Un homme de tempérament est un livre passionnant de bout en bout, clair, dynamique, et qui agit comme un puissant aphrodisiaque.
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    • Livres 2.00/5
    Par litolff, le 23 mai 2012

    litolff
    Bien que je ne l'aie pas encore terminé, je trouve que Lodge est franchement meilleur dans ses romans précédents ! J'en suis à 350 pages et honnêtement, j'ai du mal à persévérer : la biographie d'H.G. Wells est peut-être passionnante, mais alors le meilleur reste à venir... ! Pour le moment, ce brave H.G. est embourbé dans des histoires de sexe qui l'embarrassent politiquement, ce qui n'est pas sans rappeler une certaine actualité..., et j'ai beau me dire qu'il était d'un furieux modernisme, ses démêles avec la société Fabienne et les écrivains britanniques contemporains me paraissent pour le moment profondément soporifiques. Certes, cet aspect de la société britannique de l'époque est assez intéressante, mais que de détails ! Sans doute un livre à lire en plusieurs temps, ce que je vais faire !
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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 10 mars 2012

    BVIALLET
    A Londres, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, H.G. Wells, vieil écrivain malade et passé de mode, survit alors que les V1 s'écrasent alentour occasionnant incendies et ravages. le grand auteur n'a pas voulu se réfugier dans son manoir à la campagne. Il se remémore son incroyable parcours. Issu d'un milieu très modeste, il fut apprenti dans le textile, puis enseignant. de santé fragile, il se tourna très vite vers le journalisme et la littérature. Son premier roman « La machine à remonter le temps » rencontra immédiatement un immense succès, ce qui, très vite, lui assura aisance et admiration de la gent féminine. Visionnaire, il avait annoncé avec plus d'un demi-siècle d'avance, la montée des totalitarismes, la guerre aérienne et même la bombe atomique.
    Cette biographie, particulièrement précise et bien documentée, s'articule sur trois axes. Tout d'abord l'oeuvre du célèbre romancier, ami de G.B. Shaw et Henry James, qui fut un écrivain aussi célèbre que prolifique et ne se cantonna nullement à l'anticipation et à la SF (« La guerre des mondes ») car il aborda pratiquement tous les genres : roman social, sentimental, politique et même vulgarisation scientifique et encyclopédique. Ensuite la politique : anarchiste, athée, libertin et anticlérical, Wells fut un membre influent de la Société Fabienne, creuset aristocratique du socialisme anglais, avant de se retrouver rejeté car minoritaire en raison de ses idées trop en avance pour son temps. En effet, il appelait de ses voeux le socialisme intégral avec redistribution de toutes les richesses, la création d'une société des nations, un gouvernement mondial et plaidait pour la libération de la femme par l'amour libre bien avant mai 68. Et enfin, le sexe, omniprésent dans cet ouvrage. Wells, marié deux fois avec des femmes qui ne le satisfaisaient pas sur ce plan, fut un séducteur compulsif et impénitent, eut une collection incroyable de maîtresses toutes belles, vierges et très jeunes. Oeuvre intéressante pour qui s'intéresse à Wells quoiqu'un peu indigeste, monotone et manquant singulièrement de la légèreté, de la drôlerie et de l'humour promis en quatrième de couverture et qui pourtant ne manquent pas dans les autres titres de Lodge.
    Citation : « Le sexe pour Wells était idéalement une forme de récréation, comme le tennis et le badminton, quelque chose que l'on faisait quand on était venu à bout d'une tâche, pour se défouler et exercer un moment son corps plutôt que son esprit... »
    3,5/5

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Critiques presse (7)


  • LePoint , le 24 janvier 2012
    Le secret de ce beau portrait ? L'autoportrait, les affinités entre l'auteur et son sujet : l'origine petite-bourgeoise, la petite taille, une enfance au sud de Londres, des écoles publiques sans prestige, la présence constante de la sexualité dans les "jeux de société" décrits dans les précédents romans de Lodge.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Telerama , le 18 janvier 2012
    David Lodge construit une ample fresque qui, autant qu'un portrait d'homme, est le tableau d'une époque.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LeSoir , le 16 janvier 2012
    Des aspects les moins connus de cette existence gourmande, agitée et bien remplie, David Lodge a fait un roman où tout est authentique et réinventé.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • Lexpress , le 10 janvier 2012
    A travers la boule de cristal du Jules Verne anglais, Lodge observe tous les rêves d'une époque affamée d'utopies. Mais sa machine à explorer Wells s'enlise parfois dans des digressions inutilement tatillonnes, qui n'ont pas la saveur canaille de La Trilogie du campus.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 10 janvier 2012
    D'une plume aussi alerte qu'érudite, souvent drôle, qui alterne les registres stylistiques, Lodge saisit son modèle au crépuscule de sa vie, alors que l'Angleterre subit les bombardements des avions allemands, et remonte le fil d'une existence hors du commun [...].
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LaLibreBelgique , le 10 janvier 2012
    Plume alerte et spirituelle, savant mélange d’érudition et de fiction, destinée hors du commun et subtile peinture d’une époque, l’auteur de "Thérapie" et d’"Un tout petit monde" signe avec maestria son roman le plus ambitieux.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LeMonde , le 06 janvier 2012
    S'appuyant sur un "Post-Scriptum" à l'autobiographie de H. G. Wells (Wells in Love, parue en Grande-Bretagne en 1943), Lodge décortique d'une façon stupéfiante les mécanismes de l'addiction aux femmes. [...] Le portrait est à la fois fascinant, attendrissant, exaspérant. On rêverait de lire les mêmes histoires réécrites d'un point de vue féminin !
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 16 mai 2012

    Mourir, ou disparaître. Il est évident que la terre ne peut pas offrir la qualité de vie souhaitable à tous ses habitants si la population mondiale continue à se développer comme c'est le cas aujourd'hui, particulièrement dans certaines régions d'Afrique et d'Asie. Il faudra mettre en place une autorité mondiale capable de contrôler la croissance de la population d'une façon ou d'une autre : contraception, stérilisation, euthanasie. Si ça ne marche pas, la famine ou la guerre provoquée par des pénuries de nourriture et d'eau, conduiront au même résultat de manière plus brutale.
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  • Par litolff, le 15 mai 2012

    Le féminisme pour lequel elle s'est battue toute sa vie adulte a libéré les femmes sexuellement -les plus audacieuses d'entre elles, en tous cas- mais il n'a pas redressé ce déséquilibre fondamental entre les relations hommes et femmes : l'instinct qui porte la femme à nourrir sa progéniture et l'instinct qui porte l'homme à prodiguer sa semence à tout-va.

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  • Par litolff, le 22 mai 2012

    - Et qu'avez vous pensé de l'idée que les couples qui envisagent le mariage puissent se montrer nus l'un à l'autre avant de s'engager ? lui demanda-t-il ?
    - J'ai trouvé que c'était une drôlement bonne idée, répondit-elle. Je n'y verrais aucun inconvénient, si c'était fait dans les règles, comme dans le livre, en présence de chaperons.

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  • Par litolff, le 19 mai 2012

    Qu'avait-il donc pu leur passer par la tête pour décider de se marier ? C'était entièrement la faute du système social qui pesait de tout son poids sur une moralité dépassée fondée sur des dogmes religieux archaïques, empêchant les jeunes d'explorer librement leur sexualité avant de s'engager de manière définitive.

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  • Par litolff, le 14 mai 2012

    Tant qu'il fut physiquement en état de le faire, H.G. revêtit un casque de volontaire et prit son tour de surveillance des incendies depuis le toit de Hanover Terrace, en partie par devoir patriotique et en partie par sollicitude personnelle pour le tapis d'Aubusson de son salon.

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Vidéo de David Lodge

David Lodge - Transfuge magazine .
Entretien avec l'écrivain David Lodge, pour le magazine Transfuge, à l'occasion de la parution de sa pièce de théatre, "La Vérité toute nue", en janvier 2007. A 71 ans, David Lodge est connu dans le monde entier pour son érudition élégante teintée d'humour britannique, et sa capacité à épingler par le rire les travers et les onsessions de ses contemporains. A la fois romancier, dramaturge et essayiste, il a en outre gardé de ses années universitaires une passion pour la chose littéraire, dont il tente d'éclairer le procésus. Rencontre avec un joueur de mots.








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