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ISBN : 2743622911
Éditeur : Payot et Rivages (2012)


Note moyenne : 3.49/5 (sur 78 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le sexe pour [Wells] était idéalement une forme de récréation comme le tennis et le badminton, quelque chose que l'on faisait quand on était avec satisfaction venu à bout d'une tâche, pour se défouler et exercer un moment son corps plutôt que son esprit..."

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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par pdemweb1, le 15 avril 2015

    pdemweb1
    Les cent cinquante premières pages de la biographie ont été surprenantes. David Lodge sans aucune fausse pudeur décrit les parties de jambes en l'air de H.G Wells. Dans les romans de D.Lodge , il y a toujours un peu gaudriole mais toujours bien fagotée et amusante lire ; dans cette biographie ,il y a les noms de ses maîtresses et la nature des rencontres, je ne m'attendais pas à ce que D.Lodge se fasse échos de ce type de biographie. Mais après ce début étonnant, sans changer de style, la biographie prend corps : les parties de jambes en l'air sont toujours aussi présentes, et elles permettent de saisir l'itinéraire de H.G.Wells.
    Cette biographie est très instructive concernant cet homme de tempérament qu'est H.G. Wells, elle éclaire les idées et les hommes publics de son temps, elle est complémentaire à la biographie d'Henry James ( L'auteur, L'auteur ) . J'ai beaucoup apprécié quand David Lodge prend le point de vue de H.G Wells pour juger H.James, en réponse au passage qu'il avait écrit concernant le jugement de H.James sur H.G Wells.
    David Lodge avec cette biographie reste fidèle à ses romans sur les universitaires, les professeurs sont remplacés par les hommes politiques, et les plus grandes idées côtoient les plus sournoises mesquineries.
    Il y a encore quelques questions à débattre, en proposant l'évolution des maîtresses de H.G Wells, David Lodge a-t-il voulu montrer l'évolution du féminisme au début du XXème siècle en Angleterre.
    L'histoire de cet écrivain aussi volontaire est passionnante et instructive comme est celle des personnages des romans de David Lodge.
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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 16 février 2012

    mariech
    Roman de 700 pages sur la vie du romancier H.G.Wells ( 1866-1946 ) ; qui a écrit plus d'une centaine de romans dont certains sont toujours célèbres : L'homme invisible ; La guerre des mondes ; L'île de docteur Moreau et La machine à explorer le temps.
    David Lodge nous emmène dans l'intimité de cet écrivain anglais d'une manière minutieuse ( trop à mon goût ) , il nous dépeint l' Angleterre bourgeoise des années 1900 , où les femmes n'ont pas le droit de vote ; H.G. Wells est adepte de l'amour libre , de l'émancipation des femmes mais est comme beaucoup d'hommes de cette époque englué dans les contradictions entre vie réelle et vie rêvée . On partage la vie des écrivains, souvent oubliés aujourd'hui , la plupart ont une vie familiale exemplaire et une vie totalement cachée , à cette époque les couples préfèrent éviter le divorce mais n'en mènent pas moins des vies parallèles avec enfant adultérin à la clé .
    David Lodge nous brosse un tableau réaliste d' H.G. Wells , avec ses travers et ses bons côtés et un beau témoignage de l' Angleterre du début 19 ième jusqu'au début de la deuxième guerre mondiale .
    C'est très bien écrit , néanmoins , j'ai parfois un peu décroché lorsque l'auteur évoque la politique de l'époque ' Les Fabiens ' , précurseurs du parti travailliste et l'évocation des écrivains de l'époque .
    Ce livre m'a semblé trop long et parfois , j'ose le dire un peu rébarbatif , première petite déception pour cet auteur que je préfère dans une veine plus humoristique comme dans ' Les quatre vérités ' par exemple .
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    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 16 janvier 2012

    Bigmammy
    David Lodge, c'est ce professeur de Littérature anglaise, né en 1935, qui, dans « Un tout petit monde », (1984) nous a conté les aventures tragi-comiques des professeurs de littérature anglaise – et quelques autres disciplines -, qui promènent leur libido de colloque scientifique en congrès universitaire. Il nous les avait déjà montrés étudiants, soumis aux affres du « Comment ne pas aller trop loin ? » (1980), qu'ont connu tous les jeunes gens avant l'ère de la pilule, et même un peu après s'ils étaient catholiques anglo-irlandais.
    Après un livre sur les malheurs de Henry James face au grand public (« L'auteur, l'auteur », 2004), il poursuit dans la veine biographique, avec une vie de H.G Wells, l'auteur de « La guerre des mondes ».
    Le plus épatant, chez Lodge, c'est l'art d'écrire, par exemple l'alternance entre récit et interviews « bousculantes » du sujet, les décors plantés en quelques mots (Hannover Terrace, une rue élégante du West End, dans les premières pages, Bromley, banlieue minable de son enfance, Sandgate, station chic et frisquette sur le Channel), le tout dans une atmosphère de gentille moquerie pour le Maître (Master).
    Un Maître doté d'une énorme puissance de travail (30 romans, d'innombrables essais, nouvelles et articles), et d'une capacité à imaginer et à innover qu'il tient de son éducation décousue et modeste (il met en scène les armes modernes, y compris l'aviation de bombardement, le char et le nucléaire, en 1910).
    Il est doté aussi d'un bel appétit sexuel, servi par un formidable culot, et par une incurable muflerie : il n'hésitera pas à séduire les grandes filles, même mineures, de ses amis intellectuels et politiques, à théoriser le ménage à trois et l'amour libre, à utiliser ses amours pour ses romans, provoquant des scandales d'édition qui ne font pas de mal aux ventes, mais le mettent, provisoirement du moins, au ban de la société londonienne. Et il laissera derrière lui beaucoup de larmes et quelques enfants.
    Lodge raconte tout cela avec gourmandise, ce qui donne un livre épatant.
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    • Livres 5.00/5
    Par traversay, le 28 août 2012

    traversay
    C'en est sans doute terminé des romans "universitaires", irrésistibles de drôlerie, qui ont fait la renommée de David Lodge. Avec L'auteur ! L'auteur !, l'écrivain britannique s'était lancé dans un tout nouveau genre, la biographie romancée, consacrée en l'occurrence à Henry James. Une livre qui n'a pas laissé un souvenir impérissable, pour être honnête, car franchement ennuyeux. Ce n'est donc pas sans appréhension que l'on s'attaque aux 700 pages dédiés à la vie, aux vies plutôt, de H.G. Wells, le célèbre auteur de la guerre des mondes, dans Un homme de tempérament. Une crainte vite dissipée tant Lodge maîtrise son sujet et nous plonge illico dans cet immense chantier que fut l'existence de Wells entre publications innombrables, engagement politique, participation à la vie littéraire de l'époque et aventures sentimentales et sexuelles si variées qu'elles feraient passer Casanova pour un ascète. Apôtre de l'amour libre, l'auteur de L'homme invisible a largement mis en pratique ses théories, quitte à scandaliser la société anglaise puritaine de l'époque et mettre en péril sa réputation d'homme public. On ne retrouve pas dans ce "roman" la verve drolatique de Lodge, celui-ci s'est mis entièrement au service de son sujet et c'est davantage dans la construction de son livre et quelques figures de style qu'il imprime sa marque. L'une d'entre elles consiste, à intervalles réguliers, à interrompre le récit factuel pour pratiquer des auto-interviews de Wells, fictives évidemment, pleines d'ironie, et qui font office de respiration au coeur d'une narration qui enchaîne les événements à une cadence rapide. L'avantage de ces confessions intimes de Wells est de sauter parfois des années entières, résumées en quelques lignes, et d'approfondir le moi profond de ce personnage bourré de contradictions, aussi génial et visionnaire (imaginer la bombe atomique et l'approche d'une guerre mondiale, dès le début du vingtième siècle, par exemple) que d'une candeur et d'une mauvaise foi parfois désarmante. Ainsi était Wells, entraîné dans une tourbillon incessant, dont on se demande comment il arrivait à contrôler les dommages collatéraux d'une vie passée à concilier plaisirs et travail. Au-delà de son personnage principal, Lodge brosse le portrait d'une époque et d'un milieu, d'où émergent une brassée de rôles secondaires, qui occupent tour à tour le devant de la scène. Sa deuxième femme, Jane, est très présente. Incapable d'assouvir les appétits charnels de Wells, elle devient sa confidente, son amie, sa conseillère ès adultère, celle qu'il ne délaissera jamais. Plus que complaisante, elle est du genre à acheter la layette pour l'enfant qu'attend l'une des maîtresses de l'écrivain, avec laquelle elle entretient d'ailleurs des relations plus qu'amicales. Et des maîtresses, dieu sait s'il y en eut, des passades souvent, et quelques amours véritables, où la sensualité jouait un très grand rôle, conformément aux besoins de Wells en la matière. Doté d'un physique plus que banal, il fut pourtant toujours le chassé plutôt que le chasseur, surtout quand la Diane qui le convoitait était une jeune femme fraîche et aussi avide de plaisirs horizontaux que le maître. Peut-on reprocher à Lodge d'avoir conçu son roman autour des amours de Wells ? Certainement pas, d'une part parce que c'était l'une des caractéristiques principales de l'écrivain, et, d'autre part, parce qu'il ne néglige pas pour autant les autres aspects de sa personnalité, son oeuvre littéraire, incroyablement abondante, ses relations avec ses confrères (sa correspondance avec Henry James, de par son onctueuse hypocrisie, est savoureuse) et son implication dans la vie publique et politique, lui qui traversa deux guerres mondiales. Alors, roman, biographie, ou un mélange des deux, qu'importe ! Un homme de tempérament est un livre passionnant de bout en bout, clair, dynamique, et qui agit comme un puissant aphrodisiaque.
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    • Livres 2.00/5
    Par litolff, le 23 mai 2012

    litolff
    Bien que je ne l'aie pas encore terminé, je trouve que Lodge est franchement meilleur dans ses romans précédents ! J'en suis à 350 pages et honnêtement, j'ai du mal à persévérer : la biographie d'H.G. Wells est peut-être passionnante, mais alors le meilleur reste à venir... ! Pour le moment, ce brave H.G. est embourbé dans des histoires de sexe qui l'embarrassent politiquement, ce qui n'est pas sans rappeler une certaine actualité..., et j'ai beau me dire qu'il était d'un furieux modernisme, ses démêles avec la société Fabienne et les écrivains britanniques contemporains me paraissent pour le moment profondément soporifiques. Certes, cet aspect de la société britannique de l'époque est assez intéressante, mais que de détails ! Sans doute un livre à lire en plusieurs temps, ce que je vais faire !
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Critiques presse (7)


  • LePoint , le 24 janvier 2012
    Le secret de ce beau portrait ? L'autoportrait, les affinités entre l'auteur et son sujet : l'origine petite-bourgeoise, la petite taille, une enfance au sud de Londres, des écoles publiques sans prestige, la présence constante de la sexualité dans les "jeux de société" décrits dans les précédents romans de Lodge.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Telerama , le 18 janvier 2012
    David Lodge construit une ample fresque qui, autant qu'un portrait d'homme, est le tableau d'une époque.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LeSoir , le 16 janvier 2012
    Des aspects les moins connus de cette existence gourmande, agitée et bien remplie, David Lodge a fait un roman où tout est authentique et réinventé.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • Lexpress , le 10 janvier 2012
    A travers la boule de cristal du Jules Verne anglais, Lodge observe tous les rêves d'une époque affamée d'utopies. Mais sa machine à explorer Wells s'enlise parfois dans des digressions inutilement tatillonnes, qui n'ont pas la saveur canaille de La Trilogie du campus.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 10 janvier 2012
    D'une plume aussi alerte qu'érudite, souvent drôle, qui alterne les registres stylistiques, Lodge saisit son modèle au crépuscule de sa vie, alors que l'Angleterre subit les bombardements des avions allemands, et remonte le fil d'une existence hors du commun [...].
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LaLibreBelgique , le 10 janvier 2012
    Plume alerte et spirituelle, savant mélange d’érudition et de fiction, destinée hors du commun et subtile peinture d’une époque, l’auteur de "Thérapie" et d’"Un tout petit monde" signe avec maestria son roman le plus ambitieux.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LeMonde , le 06 janvier 2012
    S'appuyant sur un "Post-Scriptum" à l'autobiographie de H. G. Wells (Wells in Love, parue en Grande-Bretagne en 1943), Lodge décortique d'une façon stupéfiante les mécanismes de l'addiction aux femmes. [...] Le portrait est à la fois fascinant, attendrissant, exaspérant. On rêverait de lire les mêmes histoires réécrites d'un point de vue féminin !
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par pdemweb1, le 15 avril 2015

    Page 100
    Après de multiples demandes auprès d’agences de recrutement d’enseignants, l’une d’entre elles lui trouva un poste de professeur assistant dans un établissement du nom de Holt Academy, près de Wrexham, au pays de Galles. Leurs prospectus était prometteur, mais la réalité profondément déprimante : les salles de classe étaient minables, la nourriture dégoûtante, les logements sales, le directeur incompétent, et les élèves étaient pour l’essentiel des fils de fermiers locaux qui n’avaient pas le moindre désir d’apprendre quoi que ce soit. Quelques jours après son arrivée il écrivit à un ami d’université : Arthur Simmons déguisant à peine sa consternation sous une orthographe fantaisiste : - Je suis zici dans ce cartier sinistre et je préférerais être mort. Les élèves sont idiots et indisciplinés à un degré insensé et l’armoire à produit chimique ne mérite pas son nom –
    Un mois plus tard, il quitta la place, en raison cependant d’une mésaventure qui faillit bien réaliser un désir de mort qui n’était chez lui que de pure forme. Un élève aux manières rustres l’avait pris méchamment en traite au cours d’un match de football et lui avait infligé une blessure qui provoqua la présence de sang dans ses urines. Au bout de quelques jours de récupération, il retourna en classe mais ne tarda pas à s’évanouir ; il crachait du sang. La blessure se révéla être un éclatement du rein, mais le médecin local craignit qu’il ne fût également atteint de tuberculose.
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  • Par litolff, le 16 mai 2012

    Mourir, ou disparaître. Il est évident que la terre ne peut pas offrir la qualité de vie souhaitable à tous ses habitants si la population mondiale continue à se développer comme c'est le cas aujourd'hui, particulièrement dans certaines régions d'Afrique et d'Asie. Il faudra mettre en place une autorité mondiale capable de contrôler la croissance de la population d'une façon ou d'une autre : contraception, stérilisation, euthanasie. Si ça ne marche pas, la famine ou la guerre provoquée par des pénuries de nourriture et d'eau, conduiront au même résultat de manière plus brutale.
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  • Par litolff, le 15 mai 2012

    Le féminisme pour lequel elle s'est battue toute sa vie adulte a libéré les femmes sexuellement -les plus audacieuses d'entre elles, en tous cas- mais il n'a pas redressé ce déséquilibre fondamental entre les relations hommes et femmes : l'instinct qui porte la femme à nourrir sa progéniture et l'instinct qui porte l'homme à prodiguer sa semence à tout-va.

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  • Par litolff, le 19 mai 2012

    Qu'avait-il donc pu leur passer par la tête pour décider de se marier ? C'était entièrement la faute du système social qui pesait de tout son poids sur une moralité dépassée fondée sur des dogmes religieux archaïques, empêchant les jeunes d'explorer librement leur sexualité avant de s'engager de manière définitive.

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  • Par litolff, le 22 mai 2012

    - Et qu'avez vous pensé de l'idée que les couples qui envisagent le mariage puissent se montrer nus l'un à l'autre avant de s'engager ? lui demanda-t-il ?
    - J'ai trouvé que c'était une drôlement bonne idée, répondit-elle. Je n'y verrais aucun inconvénient, si c'était fait dans les règles, comme dans le livre, en présence de chaperons.

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David Lodge - Transfuge magazine .
Entretien avec l'écrivain David Lodge, pour le magazine Transfuge, à l'occasion de la parution de sa pièce de théatre, "La Vérité toute nue", en janvier 2007. A 71 ans, David Lodge est connu dans le monde entier pour son érudition élégante teintée d'humour britannique, et sa capacité à épingler par le rire les travers et les onsessions de ses contemporains. A la fois romancier, dramaturge et essayiste, il a en outre gardé de ses années universitaires une passion pour la chose littéraire, dont il tente d'éclairer le procésus. Rencontre avec un joueur de mots.








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