ISBN : 2743622911
Éditeur : Payot et Rivages (2012)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Le sexe pour [Wells] était idéalement une forme de récréation comme le tennis et le badminton, quelque chose que l'on faisait quand on était avec satisfaction venu à bout d'une tâche, pour se défouler et exercer un moment son corps plutôt que son esprit..."

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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 16 février 2012

    mariech
    Roman de 700 pages sur la vie du romancier H.G.Wells ( 1866-1946 ) ; qui a écrit plus d'une centaine de romans dont certains sont toujours célèbres : L'homme invisible ; La guerre des mondes ; L'île de docteur Moreau et La machine à explorer le temps.
    David Lodge nous emmène dans l'intimité de cet écrivain anglais d'une manière minutieuse ( trop à mon goût ) , il nous dépeint l' Angleterre bourgeoise des années 1900 , où les femmes n'ont pas le droit de vote ; H.G. Wells est adepte de l'amour libre , de l'émancipation des femmes mais est comme beaucoup d'hommes de cette époque englué dans les contradictions entre vie réelle et vie rêvée . On partage la vie des écrivains, souvent oubliés aujourd'hui , la plupart ont une vie familiale exemplaire et une vie totalement cachée , à cette époque les couples préfèrent éviter le divorce mais n'en mènent pas moins des vies parallèles avec enfant adultérin à la clé .
    David Lodge nous brosse un tableau réaliste d' H.G. Wells , avec ses travers et ses bons côtés et un beau témoignage de l' Angleterre du début 19 ième jusqu'au début de la deuxième guerre mondiale .
    C'est très bien écrit , néanmoins , j'ai parfois un peu décroché lorsque l'auteur évoque la politique de l'époque ' Les Fabiens ' , précurseurs du parti travailliste et l'évocation des écrivains de l'époque .
    Ce livre m'a semblé trop long et parfois , j'ose le dire un peu rébarbatif , première petite déception pour cet auteur que je préfère dans une veine plus humoristique comme dans ' Les Quatre Vérités ' par exemple .
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
  • Par litolff, le 23 mai 2012

    litolff
    Bien que je ne l'aie pas encore terminé, je trouve que Lodge est franchement meilleur dans ses romans précédents ! J'en suis à 350 pages et honnêtement, j'ai du mal à persévérer : la biographie d'H.G. Wells est peut-être passionnante, mais alors le meilleur reste à venir... ! Pour le moment, ce brave H.G. est embourbé dans des histoires de sexe qui l'embarrassent politiquement, ce qui n'est pas sans rappeler une certaine actualité..., et j'ai beau me dire qu'il était d'un furieux modernisme, ses démêles avec la société Fabienne et les écrivains britanniques contemporains me paraissent pour le moment profondément soporifiques. Certes, cet aspect de la société britannique de l'époque est assez intéressante, mais que de détails ! Sans doute un livre à lire en plusieurs temps, ce que je vais faire !
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 16 janvier 2012

    Bigmammy
    David Lodge, c'est ce professeur de Littérature anglaise, né en 1935, qui, dans « Un tout petit monde », (1984) nous a conté les aventures tragi-comiques des professeurs de littérature anglaise – et quelques autres disciplines -, qui promènent leur libido de colloque scientifique en congrès universitaire. Il nous les avait déjà montrés étudiants, soumis aux affres du « Comment ne pas aller trop loin ? » (1980), qu'ont connu tous les jeunes gens avant l'ère de la pilule, et même un peu après s'ils étaient catholiques anglo-irlandais.
    Après un livre sur les malheurs de Henry James face au grand public (« L'auteur, l'auteur », 2004), il poursuit dans la veine biographique, avec une vie de H.G Wells, l'auteur de « La guerre des mondes ».
    Le plus épatant, chez Lodge, c'est l'art d'écrire, par exemple l'alternance entre récit et interviews « bousculantes » du sujet, les décors plantés en quelques mots (Hannover Terrace, une rue élégante du West End, dans les premières pages, Bromley, banlieue minable de son enfance, Sandgate, station chic et frisquette sur le Channel), le tout dans une atmosphère de gentille moquerie pour le Maître (Master).
    Un Maître doté d'une énorme puissance de travail (30 Romans, d'innombrables essais, nouvelles et articles), et d'une capacité à imaginer et à innover qu'il tient de son éducation décousue et modeste (il met en scène les armes modernes, y compris l'aviation de bombardement, le char et le nucléaire, en 1910).
    Il est doté aussi d'un bel appétit sexuel, servi par un formidable culot, et par une incurable muflerie : il n'hésitera pas à séduire les grandes filles, même mineures, de ses amis intellectuels et politiques, à théoriser le ménage à trois et l'amour libre, à utiliser ses amours pour ses Romans, provoquant des scandales d'édition qui ne font pas de mal aux ventes, mais le mettent, provisoirement du moins, au ban de la société londonienne. Et il laissera derrière lui beaucoup de larmes et quelques enfants.
    Lodge raconte tout cela avec gourmandise, ce qui donne un livre épatant.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 14 février 2012

    jostein
    Le roman de David Lodge consacré à H.G. Wells porte bien son nom.
    Le roman commence en 1944 sur un H.G. vieillissant et malade. Il est entouré de ses fils et de ses maîtresses. David Lodge va alors en initiant une interview revenir sur la vie de cet auteur prolifique et visionnaire, un homme d'action intelligent et charismatique.
    L'auteur traite à la fois de ses créations littéraires, son investissement politique, notamment dans la société fabienne (berceau du parti travailliste) et ses aventures amoureuses. Et c'est ce mélange qui fait la richesse du livre.
    Du point de vue littéraire, H.G. Wells évoque ses différents écrits qui témoignent de son esprit scientifique, de son idéal politique pour un gouvernement mondial et de sa conception très libre du couple. On retrouve dans ce roman des échanges épistolaires avec Henry James, sujet d'un précédent roman de Lodge, L'auteur! L'auteur!
    Les deux écrivains ont des parcours différents. Si H.G. Wells connaît un grand succès littéraire de son vivant, James se vend mal. Par contre, James sera une référence littéraire après sa mort alors que l'on ne retiendra de Wells que quelques Romans visionnaires sur la centaine d'Oeuvres produites.
    L'autre aspect du personnage est effectivement l'homme très apprécié des femmes de tous âges. Ses deux premières femmes ne le satisfont pas sur le plan sexuel et il cherche en permanence des "passades". Jane, sa seconde femme le tolère avec beaucoup de classe, allant même jusqu'à se lier avec ses rivales. Ce sont souvent des jeunes femmes qui se jettent dans ses bras, captivées par sa conversation, son intelligence et H.G. ne peut résister à de si belles tentations. Curieusement, il tombe souvent amoureux des plus jeunes mais s'esquive avec beaucoup de classe quand les ragots deviennent trop lourds. Il vit sa conception du couple libre mais la société anglaise ne supporte pas encore tant de liberté.
    Il choque souvent par ses propos (adultère, eugénisme).
    Surtout, ne croyez pas que l'on ne parle que de sexe. Ses histoires d'amour sont belles et malgré ce libertinage H.G. Wells est très attachant (il pleure quelque fois ou revêt une grenouillère de bébé pour ses séances d'écriture).
    David Lodge nous le décrit comme un passionné qui veut peut-être, selon une des proches de Wells, rattraper une enfance "un environnement pauvre à tous points de vue : matériel, spirituel, culturel, sexuel."
    La notoriété de l'écrivain nous entraîne bien sûr en ces périodes troublées par deux guerres mondiales, auprès des plus grands. Wells rencontre Théodore Roosevelt, puis Gorki et Lénine.
    Pourtant, en fin de vie, Wells m'étonne par son pessimisme, il ne croit plus en l'humanité. "Il avait écrit ces livres pour prévenir les conséquences inévitables de l'application des progrès scientifiques et technologiques au matériel de guerre." La réalité d'Hiroshima a dépassé sa fiction imaginée dans le roman La guerre dans les airs.
    On peut hésiter à entamer un roman de plus de 700 pages sur la vie d'un écrivain (peut-être après avoir lu celui sur Henry James qui était beaucoup moins romancé) mais la construction, le style, la richesse des évènements en font un roman passionnant. Grâce à David Lodge, j'ai découvert un homme complexe, joueur, intelligent, sensible et séducteur, Un homme de tempérament.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-un-homme-de-tempera..
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 10 mars 2012

    BVIALLET
    A Londres, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, H.G. Wells, vieil écrivain malade et passé de mode, survit alors que les V1 s'écrasent alentour occasionnant incendies et ravages. le grand auteur n'a pas voulu se réfugier dans son manoir à la campagne. Il se remémore son incroyable parcours. Issu d'un milieu très modeste, il fut apprenti dans le textile, puis enseignant. de santé fragile, il se tourna très vite vers le journalisme et la littérature. Son premier roman « La machine à remonter le temps » rencontra immédiatement un immense succès, ce qui, très vite, lui assura aisance et admiration de la gent féminine. Visionnaire, il avait annoncé avec plus d'un demi-siècle d'avance, la montée des totalitarismes, la guerre aérienne et même la bombe atomique.
    Cette biographie, particulièrement précise et bien documentée, s'articule sur trois axes. Tout d'abord l'oeuvre du célèbre romancier, ami de G.B. Shaw et Henry James, qui fut un écrivain aussi célèbre que prolifique et ne se cantonna nullement à l'anticipation et à la SF (« La guerre des mondes ») car il aborda pratiquement tous les genres : roman social, sentimental, politique et même vulgarisation scientifique et encyclopédique. Ensuite la politique : anarchiste, athée, libertin et anticlérical, Wells fut un membre influent de la Société Fabienne, creuset aristocratique du socialisme anglais, avant de se retrouver rejeté car minoritaire en raison de ses idées trop en avance pour son temps. En effet, il appelait de ses voeux le socialisme intégral avec redistribution de toutes les richesses, la création d'une société des nations, un gouvernement mondial et plaidait pour la libération de la femme par l'amour libre bien avant mai 68. Et enfin, le sexe, omniprésent dans cet ouvrage. Wells, marié deux fois avec des femmes qui ne le satisfaisaient pas sur ce plan, fut un séducteur compulsif et impénitent, eut une collection incroyable de maîtresses toutes belles, vierges et très jeunes. Oeuvre intéressante pour qui s'intéresse à Wells quoiqu'un peu indigeste, monotone et manquant singulièrement de la légèreté, de la drôlerie et de l'humour promis en quatrième de couverture et qui pourtant ne manquent pas dans les autres titres de Lodge.
    Citation : « Le sexe pour Wells était idéalement une forme de récréation, comme le tennis et le badminton, quelque chose que l'on faisait quand on était venu à bout d'une tâche, pour se défouler et exercer un moment son corps plutôt que son esprit... »
    3,5/5

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Critiques presse (7)


  • LePoint , le 24 janvier 2012
    Le secret de ce beau portrait ? L'autoportrait, les affinités entre l'auteur et son sujet : l'origine petite-bourgeoise, la petite taille, une enfance au sud de Londres, des écoles publiques sans prestige, la présence constante de la sexualité dans les "jeux de société" décrits dans les précédents romans de Lodge.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Telerama , le 18 janvier 2012
    David Lodge construit une ample fresque qui, autant qu'un portrait d'homme, est le tableau d'une époque.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LeSoir , le 16 janvier 2012
    Des aspects les moins connus de cette existence gourmande, agitée et bien remplie, David Lodge a fait un roman où tout est authentique et réinventé.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • Lexpress , le 10 janvier 2012
    A travers la boule de cristal du Jules Verne anglais, Lodge observe tous les rêves d'une époque affamée d'utopies. Mais sa machine à explorer Wells s'enlise parfois dans des digressions inutilement tatillonnes, qui n'ont pas la saveur canaille de La Trilogie du campus.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 10 janvier 2012
    D'une plume aussi alerte qu'érudite, souvent drôle, qui alterne les registres stylistiques, Lodge saisit son modèle au crépuscule de sa vie, alors que l'Angleterre subit les bombardements des avions allemands, et remonte le fil d'une existence hors du commun [...].
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LaLibreBelgique , le 10 janvier 2012
    Plume alerte et spirituelle, savant mélange d’érudition et de fiction, destinée hors du commun et subtile peinture d’une époque, l’auteur de "Thérapie" et d’"Un tout petit monde" signe avec maestria son roman le plus ambitieux.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LeMonde , le 06 janvier 2012
    S'appuyant sur un "Post-Scriptum" à l'autobiographie de H. G. Wells (Wells in Love, parue en Grande-Bretagne en 1943), Lodge décortique d'une façon stupéfiante les mécanismes de l'addiction aux femmes. [...] Le portrait est à la fois fascinant, attendrissant, exaspérant. On rêverait de lire les mêmes histoires réécrites d'un point de vue féminin !
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 22 mai 2012

    - Et qu'avez vous pensé de l'idée que les couples qui envisagent le mariage puissent se montrer nus l'un à l'autre avant de s'engager ? lui demanda-t-il ?
    - J'ai trouvé que c'était une drôlement bonne idée, répondit-elle. Je n'y verrais aucun inconvénient, si c'était fait dans les règles, comme dans le livre, en présence de chaperons.
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  • Par litolff, le 21 mai 2012

    Mon cher Wells, pourquoi tant de bruit autour de Jane Austen ? demandait-il avec force gesticulations et froncements de sourcils. Que peut-on bien lui trouver ? De quoi s'agit-il ?
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  • Par litolff, le 19 mai 2012

    Qu'avait-il donc pu leur passer par la tête pour décider de se marier ? C'était entièrement la faute du système social qui pesait de tout son poids sur une moralité dépassée fondée sur des dogmes religieux archaïques, empêchant les jeunes d'explorer librement leur sexualité avant de s'engager de manière définitive.
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  • Par litolff, le 16 mai 2012

    Mourir, ou disparaître. Il est évident que la terre ne peut pas offrir la qualité de vie souhaitable à tous ses habitants si la population mondiale continue à se développer comme c'est le cas aujourd'hui, particulièrement dans certaines régions d'Afrique et d'Asie. Il faudra mettre en place une autorité mondiale capable de contrôler la croissance de la population d'une façon ou d'une autre : contraception, stérilisation, euthanasie. Si ça ne marche pas, la famine ou la guerre provoquée par des pénuries de nourriture et d'eau, conduiront au même résultat de manière plus brutale.
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  • Par litolff, le 16 mai 2012

    L'entropie est sombre en effet. Tôt ou tard notre système solaire sera à court d'énergie et la vie sur terre prendra fin. Mais en vérité ce sera plus tard qu'on ne croit, si tard qu'il ne vaut guère la peine de s'en inquiéter, car longtemps avant ce moment les êtres humains se seront anéantis par d'autres moyens, ou alors ils auront quitté cette planète et auront colonisé un autre endroit de l'univers.
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Vidéo de David Lodge

David Lodge - Transfuge magazine .
Entretien avec l'écrivain David Lodge, pour le magazine Transfuge, à l'occasion de la parution de sa pièce de théatre, "La Vérité toute nue", en janvier 2007. A 71 ans, David Lodge est connu dans le monde entier pour son érudition élégante teintée d'humour britannique, et sa capacité à épingler par le rire les travers et les onsessions de ses contemporains. A la fois romancier, dramaturge et essayiste, il a en outre gardé de ses années universitaires une passion pour la chose littéraire, dont il tente d'éclairer le procésus. Rencontre avec un joueur de mots.








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