> Jean-Baptiste Coursaud (Traducteur)

ISBN : 2264047178
Éditeur : 10-18 (2009)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Qui est réellement ce Doppler ? Un irrécupérable ahuri ? Un asocial invétéré ?Ou un sage, qui a bien raison de fuir travail, épouse, enfants et d'aller trouver refuge dans la forêt proche d'Oslo ? Après un vol plané lors d'une promenade à vélo, le monde de ce brave père... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Alienor, le 18 février 2011

    Alienor
    Doppler n'aime pas les gens. Et cette révélation lui vient subitement, après être tombé de vélo. Lui qui avait jusque là mené une vie on ne peut plus normale, plaque tout du jour au lendemain et part s'installer dans la forêt. Adieu femme, enfants, travail et société de consommation. Bonjour nature, chasse, troc et solitude. Mais les gens qui l'entourent ne sont pas bien loin, et ils vont s'ingénier à lui compliquer sa nouvelle existence.
    Au début du roman, le lecteur se demande si ce héros est un illuminé doublé d'un asocial. Quel être sensé pourrait en effet parler et agir ainsi ? Mais au fil du récit, force est de constater que Doppler est bien plus sage qu'il n'y paraît, et que sa vision de la société contemporaine – une société où règne « l'application » - est très juste. On pense inévitablement à Diogène, philosophe cynique qui vivait dans le plus grand dénuement et dormait dans une jarre.
    Ce livre surprenant et à l'humour grinçant est à découvrir, et je vous en livre ici un extrait qui suffit à donner le ton: « Allumer la télévision équivaut pour moi à consulter un ouvrage de référence qui m'expliquerait pourquoi je n'aime pas les gens ». Littérairement parlant, ce n'est pas un chef d'œuvre, mais l'originalité du ton vaut le détour.


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr
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    • Livres 3.00/5
    Par AliceW, le 28 août 2011

    AliceW
    Andreas Doppler, père de famille norvégien bien sous tout rapport, voit sa vision des choses de la vie changer après le décès de son père et une chute de vélo. Les rapports humains ne l'intéressent plus, ils ont même tendance à l'agacer sévèrement. Il décide alors de tout plaquer pour aller vivre dans la forêt. Une nouvelle vie commence pour lui, avec pour seul compagnon un jeune élan très collant. Il aura tout de même un peu de mal à se tenir durablement à l'écart de la société qu'il rejette, et sera bientôt rejoint par d'autres personnages en quête d'air pur et de réflexion intense, à son grand dam. Lorsque sa femme lui annonce l'attente d'un troisième enfant, il ne va pas franchement sauter de joie.

    Ce roman bascule très vite dans l'absurde. Les auteurs nordiques sont assez doués pour ça. D'autres aussi d'ailleurs, l'absurde est à la mode. Avec ce roman, on pense très vite à Arto Paasilinna, en plus moderne. On trouve cependant quelques redites, et les idées ne sont pas toutes très originales ce qui gâche un peu la surprise. L'installation dans la forêt fait beaucoup penser à La Forêt des renards pendus par exemple... Mais Erlend Loe, malgré ses inspirations, s'en sort bien et nous livre une bonne comédie caustique, à suivre ensuite dans Volvo trucks.

    Lien : http://casentlebook.blogspot.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par veronique55, le 28 juillet 2010

    veronique55
    Quand la vie vous pèse faîtes donc comme Doppler Allez vivre dans la forêt. Il faut aimer bien sur la vie rustique du camping et savoir chasser mais c'est faisable. Doppler va même adopter un élan. Beaucoup de pauvres hères comme lui vont bientôt le rejoindre pour faire le point sur leur vie, Doppler devra planter sa tente ailleurs s'il veut retrouver la sérénité.

    Lien : http://bib.lavardac@gmail.com
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Citations et extraits

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  • Par veronique55, le 28 juillet 2010

    « La forêt est douce et amicale. C’est la mer, qui est capricieuse ou la montagne. Mais la forêt est prévisible, et nettement moins déstabilisante que presque tous les autres lieux. Alors, qu’on ne peut en aucune manière faire confiance à la mer, à la montagne, ou aux gens, on peut sans réserve déposer sa vie entre les mains de la forêt. Car la forêt écoute et comprend, dis-je. Elle ne démolit pas mais restaure, et laisse les choses pousser. La forêt comprend tout, et contient tout. »
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  • Par line70, le 23 mars 2011

    Nous naissons seuls et nous mourons seuls. Il s'agirait de s'habituer à cet axiome séance tenante et pour de bon. La solitude est fondamentale dans toute cette construction. Elle en est pour ainsi dire la poutre maîtresse par excellence. On peut vivre en compagnie des autres, mais cette compagnie équivaut généralement à un décalage : on vit en décalage par rapport aux autres, on vit à côté des autres. Et c'est très bien comme ça. On vit côte à côte avec les autres, et, à la faveur d'instants fugitifs, on peut avoir la chance de vivre ensemble, en réelle compagnie des autres.
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  • Par AliceW, le 28 août 2011

    "J'ai besoin de lait. De lait demi-écrémé. Je fonctionne mal quand je n'ai pas ma ration de lait. Je deviens irritable, irascible. Et je sais pertinemment que je dois me mêler à la populace si je désire me procurer du lait. Voilà pourquoi je ne m'y résous qu'avec répulsion. Pourtant, du lait, il m'en faut. Aussi m'arrive-t-il, comme le commun des mortels, de descendre au stade d'Ullevaal. Jadis, je hantais ces lieux avec une fréquence plus soutenue, pour ne pas dire quotidienne. Or, depuis que je...voyons... quels termes employer ? depuis que j'ai emménagé dans la forêt, puisque c'est bien cela que je fais : j'habite de facto dans la forêt ; depuis lors, donc, je ne m'y rends que de plus en plus rarement. Une des raisons est que je n'ai pas d'argent. Une autre est que je ne souhaite pas rencontrer les gens. Ils me dégoûtent, me répugnent. Plus ça va, plus ils me débectent. Et pourtant il me faut du lait. Mon père en buvait aussi, du lait. Mais il est mort."
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  • Par rosy, le 18 avril 2011

    Pendant des décennies, j'ai pataugé dans cette mare d'application. Je me suis réveillé dedans, et je me suis endormi dedans. Je respirais l'application et, peu à peu, j'ai perdu la vie. Voilà au train où sont allées les choses, voilà comment aujourd'hui je vois les choses. Que Dieu interdise à mes enfants d'être aussi appliqués que moi.

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