Ici, nous sommes à Gotham City, lieu de misère et de débauche où règne une seule justice, la sienne. Bruce Wayne est depuis de nombreuses années au service des habitants de Gotham City sous le costume et le nom de Batman. le début de l'histoire semble parfaitement banal. le jeune Edward est cruellement enlevé de son cocon familial trop riche pour servir de monnaie d'échange. Tout le monde sauf Batman veut payer la rançon. Si on ne paye pas, on agit et on retrouve Batman en prise avec ses ravisseurs. La fin laisse la place à l'investigateur et contre toute attente, Batman se retrouve à combattre Killer Crock un crocodile-garou en pleine folie. Mais un doute assombrit la victoire et la libération d'Edward. Killer Crock n'a pas l'esprit assez intelligent ni même la patience pour organiser un enlèvement surtout pour de l'argent. Ses recherches pour découvrir qui se cache derrière cet enlèvement va l'amener à rencontrer ses principaux adversaires comme s'allier de nouveaux avec son équipe. Aussi, Poison Ivy, le Joker, le Sphinx, Harley Quinn ou Ra's al Gu'l vont chacun leur tour lui causer des problèmes mais également faire avancer l'histoire principale ainsi que faire ressortir les douleurs de Batman. De l'autre coté, on retrouve Superman et Lois à Métropolis, le Dr Thomas Elliot un vieil ami chirurgien venu sauver la vie de Bruce Wayne, l'éternel Alfred, Dick
Grayson ancien robin devenu indépendant sous le nom de Nightwing, Tim nouveau robin et bien sur Barbara devenu Oracle suite à son agression qui l'a clouée dans un fauteuil roulant puis Huntress, héroine indépendante qui ne veut l'aide de personne et surement pas celle de la chauve-souris. Et enfin contre toute attente, Batman s'engage dans une idylle avec son ennemie de toujours, la dangereuse mais tentatrice Catwoman, idylle dont il place toute de même de fins espoirs vers une vie normale. L'histoire s'enchaine jusqu'à découvrir les peines, les chagrins et surtout les limites que Batman ne doit pas franchir et qui sont curieusement tout le temps à sa portée. Quelqu'un lui veut du mal, un ennemi qu'il ne connait mais qui lui au contraire le connait très bien. Pour débusquer cet ennemi, Batman va se jeter à corps perdus dans cet enchainement de sentiment et de souvenirs douloureux jusqu'à découvrir une vérité dérangeante, macabre mais ô combien palpitante.
Ce qu'il y a bien avec les personnages torturés c'est de les suivre dans leurs tortures personnelles : admirer toutes ses étincelles et ses cendres qui n'aspirent qu'à éclater jusqu'au feu d'artifice final. Ici chaque rencontre est importante, chaque détail est une devinette vers une autre et il n'existe – encore heureux – aucune solution ni même de fin heureuse. Ici les étincelles et les cendres sont tous le méandres de sentiments et de douleurs que Loeb a attribué à Bruce Wayne qu'il cache merveilleusement bien sous le masque d'un monstre. Ici, tout contribue à rappeler qu'il a beau être un héros, c'est d'abord un homme qui agit dans l'ombre et qui, malgré toutes les inventions de Lucius Fox, malgré sa jeunesse perdue à vouloir tout maitriser, n'est qu'un homme impuissant face à la mort d'un ami, à celle d'un jeune garçon ou à la folie des hommes dont il s'est juré de combattre. le scénario est soigneusement écrit, aucun détail n'est oublié et fait de cette fin une fin digne d'une fabuleuse apocalypse. le dessin et les couleurs sont du grand travail et reflètent parfaitement le scénario.
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