> Paul Gruyer (Traducteur)
> Louis Postif (Traducteur)
> Frédéric Klein (Éditeur scientifique)

ISBN : 2752903073
Éditeur : Phébus (2007)


Note moyenne : 4.36/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Nous retrouvons ici l'univers du Grand Nord et de la ruée vers l'or, celui des Enfants du froid ou d'Une fille des neiges.
L'humour, parfois grinçant ou franchement noir, est omniprésent, ce qui n'exclut pas des situations souvent dramatiques. La nouvelle qui don... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 14 décembre 2010

    LiliGalipette
    Nouvelle de Jack London.
    Dans le Grand Nord américain, un homme avance seul pour rejoindre ses compagnons. Pas si seul toutefois, il est suivi d'un chien qui sait bien qu'il fait trop froid pour s'aventurer dans la nature."Le chien, déçu, regardait le feu avec regret. Cet homme ne savait rien du froid." (p. 28) Mais l'homme ne pense pas, c'est son premier hiver. "C'était un fait, il [...] éprouvait le froid et l'inconfort, et rien de plus. Cela ne l'entraînait pas à méditer sur sa fragilité de créature à sang chaud ni, en général, sur la fragilité de l'homme, qui ne peut vivre, qu'entre d'étroites limites de températures." (p. 10) L'homme a négligé les conseils des anciens, il ne souscrit pas au bon sens. Il ne comprend pas la nature contre laquelle il croit pouvoir gagner. Dans sa marche solitaire, il tombe dans un trou d'eau. Ses pieds et ses jambes gèlent immanquablement. Sa seule chance est de Construire un feu. Mais l'homme néglige encore le bon sens. "Dans sa lutte contre le froid, l'homme était en train de perdre." (p. 57)
    Je suis une incorrigible amie des bêtes: un chien dans un texte retient toute mon attention. J'ai été frappée par la relation entre l'homme et l'animal dans cette nouvelle. Rien à voir avec Croc-Blanc qui m'avait fait verser des seaux de larmes! Ici, l'animal a l'intelligence que l'homme n'a pas, et il n'est qu'un outil, bon pour tâter les terrains incertains et peut-être se réchauffer.
    Cette nouvelle de Jack London est loin d'être celle que j'ai préférée. Mais l'auteur sait créer une atmosphère glaciale, que ce soit par l'abondance du champ lexical de l'hiver et du froid ou par la syntaxe. Les phrases sont courtes, hâchées, dépourvues de sentiment. Et surtout, l'homme noyé dans l'immensité de l'hiver ne suscite aucune compassion: méprisant voire arrogant, il est perdu par sa stupidité fanfaronne. Petit conseil: lire le texte bien au chaud! Les phrases à de quoi vous refroidir!
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par jibe52, le 25 décembre 2010

    jibe52
    Le Père Noël étant passé, voici le Père Fouettard.
    Donc, "Construire un feu", par Jack London, édité chez Actes Sud Junior, collection "un endroit où aller".
    Traduit de l'américain par Christine le Boeuf.
    Couverture illustrée par Nathaële Vogel.
    L'acheteur potentiel d'un livre, après avoir contemplé la couverture, le retourne pour lire le 4ème de couverture. Là commence une partie de ma déception.
    Mais - Où - Et - Donc - Or - Ni - Car .
    La langue française comporte des règles de ponctuation. Diffèrent-elles en américain ? je ne sais pas. Néanmoins, il me semble que la transposition d'un texte dans une autre langue devrait en respecter la forme, notamment en matière de récit destiné à la jeunesse.
    Ici, la distribution des virgules apparaît aléatoire, pour ne pas dire, méchamment, "au petit bonheur la chance".
    Un exemple parmi d'autres, page 60, 2ème ligne : " ... gémit avec force. Et plus tard encore, il s'approcha ... ". Il manque une virgule après "Et".
    C'est ainsi tout le long du récit, sans parler des mesures anglo-saxonnes (qu'est-ce qu'un pied ?).
    Ce qui précède concerne la forme avec laquelle j'ai reçu ce texte, sans idée préconçue, même si j'ai eu des doutes concernant ma capacité à en apprécier le fond.
    Apparemment, il s'agit ici d'un "roman de formation".
    Je dois préciser que ce genre de récit n'a pas été le "lait" littéraire de mon adolescence.
    Moi aussi, j'ai remarqué que le trappeur est anonyme. le chien aussi.
    En opposant la bêtise de l'homme à l'instinct du chien, le but est-il de faire comprendre au lecteur qu'il est nécessaire de réfléchir avant d'agir ?
    Ma conclusion est ouverte ...
    Néanmoins, même si, par SMS, j'écris "koi" au lieu de "quoi", j'accepte mal de voir cette nouvelle traduite ainsi.
    signé : jibe52
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    • Livres 4.00/5
    Par Lagagne, le 19 février 2011

    Lagagne
    Pour ma part, j'ai lu cette nouvelle dans une édition jeunesse chez Actes Sud Junior, traduite Par Christine le Boeuf et illustrée par Nathaële Vogel.
    J'ai beaucoup aimé cette nouvelle de London. Au départ pas très emballée par le titre, qui me faisait penser à un documentaire sur la survie et les différentes techniques pour allumer un feu, le contenu m'a vite conquise. J'aime le côté froid et impersonnel de l'écriture ("l'homme", "le chien"), mais aussi du mode de pensée du protagoniste qui collent parfaitement à l'atmosphère glaciale de l'environnement. Il envisage chaque fois les choses avec rationnalisme, de manière totalement détachée. Son corps souffre, il est seul, sur le point de mourir et cela ne semble pas le perturber plus que ça : sa barbe se transforme en glace, ses mains s'engourdissent, son nez gèle... mais on dirait que ces choses arrivent à un autre corps. Lorsqu'il connait des moments de panique, ceux-là ne durent jamais longtemps (quelque soit l'issue). Côté description du paysage, même froideur et précision : on est transporté dans ce Klondike glacé et blanc, au milieu des sapins enneigés, au bord du Yukon caché sous la glace.
    Je n'avais jamais (à ma grande honte) lu du London : cette nouvelle m'a donné envie de combler mes lacunes !
    Mon bémol concerne la traduction. Les unités de mesure auraient dû être adaptées au public français. "Pied", "mile", et autres degrés Fahrenheit ne parlent pas beaucoup à la majorité des Français que nous sommes, d'autant plus qu'il s'agit là d'une édition pour la jeunesse ! Et les commentaires du genre " Il s'agit, bien sûr, de degrés Fahrenheit" de la part du traducteur, me semble un peu abusé. "Bien sûr" ? Pour un lectorat jeunesse sûrement pas, et pour les adultes pas beaucoup plus je pense
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    • Livres 5.00/5
    Par kiki23, le 23 décembre 2010

    kiki23
    "Ne voyagez jamais seul".... ou la vie ne tient parfois qu'à une allumette.
    C'est bien sûr la nouvelle principale qui donne son nom au recueil des éditions Phébus Libretto qui retiendra toute mon attention.... ce qui est dommage parce les autres récits sont tout aussi passionnants, fins, philosophes sans oublier d'être humoristiques.
    Mes préférés : "ce sacré Spot" qui m'a fait sourire devant tant de facéties et "mission de confiance" qui m'a rappelé mon travail.

    J'avais lu London durant ma jeunesse car mon père possédait quelques volumes dans la bibliothèque verte, mais je ne me souviens pas d'avoir été particulièrement emballée....
    J'ai lu ce recueil dans le cadre du Club de Lecture Babélio : autant dire que toute seule je n'aurai pas acheté ce livre ;)... et surprise : j'ai adoré! Voici tout l'intérêt du club autre que le partage!
    Pour résumé mon propos, je dirai : attention, chef-d'œuvre ! Il parait que cette histoire était très appréciée de Lénine et du Che…

    J'ai lu cette nouvelle alors que ma région était recouverte de neige, et lors de l'épisode qui a laissé un nombre incalculable de gens coincés sur les routes et ailleurs. Delà à faire un parallèle il n'y avait qu'un pas!
    Effectivement ce récit est intemporel, de part son histoire, "sa morale", mais surtout de la façon dont il est rédigé dans sa seconde version : il s'agit d'un homme et d'un chien. Il n'y a aucune précision de noms, qui pourrait personnaliser l'histoire et susciter l'empathie et les sentiments. le style est concret, synthétique, simple et efficace, ce qui n'exclut pas une certaine beauté ressentie devant la nature du grand nord.
    Je trouve que la première version qui ne reprenait pas ces codes est beaucoup moins efficace.
    Faut-il y voir une métaphore ? : L'homme sur la piste est sur le chemin de la vie, avec différentes routes possibles ; en cas de mauvais choix, il empruntera peut-être un raccourci qui le mènera directement vers le panneau « fin ».
    Cette histoire est cruelle, mais reflète la bêtise humaine moderne qui vit avec des œillères de plus en plus protectrices.
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    • Livres 2.00/5
    Par urbanbike, le 28 août 2008

    urbanbike
    Non, ce n'est pas un ouvrage destiné aux apprentis scouts ni aux randonneurs ayant perdu leur briquet…!
    Ce recueil de nouvelles de Jack London présente une particularité, celle qui donne son nom au titre du livre est livrée en deux versions… Je ne présente pas Jack London — voir ici et là — son humour souvent abominable, la cruauté des situations qu'il décrit. Pour ma part, je trouve que ces histoires sont savoureuses, n'ont que peu à voir avec la vie sucrée et sans rides que l'on nous distille à longueur d'écrans, même si elles se terminent le plus souvent… fort mal ! Si Construire un feu et ses deux conclusions a pu être apprécié de manière égale par Lénine et Che Guevara (je ne fais que restituer la quatrième de couverture), j'ai particulièrement apprécié celle intitulée Perdu-la-face qui ouvre ce livre… Ou encore Ce sacré Spot (le sparadrap du Capitaine Haddock en mode chien…!).
    Suite sur urbanbike :
    http://www.urbanbike.com/index.php/site/construire-un-feu-jack-london/
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 14 décembre 2010

    "C'était un fait, il [...] éprouvait le froid et l'inconfort, et rien de plus. Cela ne l'entraînait pas à méditer sur sa fragilité de créature à sang chaud ni, en général, sur la fragilité de l'homme, qui ne peut vivre, qu'entre d'étroites limites de températures." (p. 10)
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  • Par pincess-choupinette, le 06 mai 2012

    c'est de la mer** c'est pas du tout intéressant résumer

    au bort du klondike,dans la Grand Nord canadien,un homme rejoint le camp ou l'attend des camarades. Mais il fait froid,très froid,et il est très imprudent de partir seul dans cette vallée glacée ou la neige dissimule des accidents du terrain.Lorsque l'homme commence à ne plus sentir ses mains et ses pieds gelés, il n'a qu'une seule solution:construire avec de fragiles allumettes un feu pour survivre.

    voila le resumer derriere le livre que j'ai trop nul
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  • Par LiliGalipette, le 14 décembre 2010

    "Le chien, déçu, regardait le feu avec regret. Cet homme ne savait rien du froid." (p. 28)
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  • Par Madimado, le 25 novembre 2011

    Mais, à cette température, lorsque les pieds sont mouillés et en train de geler, il ne sert à rien de courir pour réactiver la circulation. On a beau foncer comme un dératé, les pieds mouillés n’en gèleront que plus fort.

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  • Par Madimado, le 25 novembre 2011

    Rien que de la barbarie. Chaque année, lui dont le coeur ne vivait que pour les studios, les théâtres et les cours, il avait été cerné par elle. Il avait acheté sa vie avec du sang.

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"L'appel de la forêt" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
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