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Louis Postif (Traducteur)Paul Gruyer (Traducteur)
ISBN : 2859407472
Éditeur : Phébus (30/11/-1)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 40 notes)
Résumé :

Réédition (en traduction entièrement revue!) d'un des plus grands livres de London. Huit nouvelles pour évoquer les ravages et la violence importés par l'homme blanc dans le « paradis » des mers du Sud. Impitoyable.

Préface de Yann Queffélec, qui a fait de ce recueil extrême (à tous les sens de la parole) l'un de ses livres de chevet.

Avec cet ouvrage, la collection « Libretto » poursuit la publication - pour la première... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Mimeko
14 décembre 2016
★★★★★
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Contes des mers du Sud un titre qui évoque les lagons bleus, les plages de sable blanc bordées de cocotiers, le soleil et la douceur de vivre...........mais la version de Jack London est aux antipodes de cette version du paradis terrestre...que ce soit la nature ou les groupes humains (autochtones coupeurs de tête ou blancs s'appropriant richesses en asservissant les peuples indigènes) Jack London décrit au fil de ces nouvelles l'horreur des catastrophes naturelles ou de celles provoquées par la nature humaine.
La nature se déchaîne dans "La maison de Mapouri" où London nous décrit avec une grande vérité, un tsunami balayant les cabanes, les bateaux de pêche et les hommes arrachés des cocotiers et précipités dans les flots ; avec les terriblissimes îles Salomon, un jeune aventurier de salon souhaite découvrir l'aventure dans les îles et se retrouve baladé dans les endroits les plus hostiles, par un marin chevronné, histoire de lui donner une leçon.
D'autres nouvelles s'attachent à révéler l'horreur de la soumission de certains peuples : avec Yeah, Yeah, Yeah, une des nouvelles les plus terribles , un étranger s'étonne de voir toute une tribu obéir servilement à un écossais pas plus gros qu'une brindille, jusqu'au moment où il apprendra le sort subi par la tribu...
D'autres nouvelles subliment l'amitié comme "le païen", (une des plus belles à mon avis) et encore "le legs de Mc Coy", où un bateau de commerce dont la cale se consume depuis quinze jours, erre aux gré des vents pour trouver une plage où s'échouer.
Contes des mers du Sud est donc un recueil assez sombre, violent, souvent terrible qui relativise l'idée romantique que l'on pourrait avoir des îles que l'on pense paradisiaques. Encore une belle découverte et un plaisir de lecture...Merci Monsieur London
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ninoule69
04 décembre 2016
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Je ne sais pas pourquoi mais les grands classiques de Jack London ne m'avaient jusqu'à présent pas tentée. Non pas que j'aie d'emblée décidé qu'ils n'en valaient pas la peine, mais tant "L'appel de la forêt" que "Croc blanc" ne m'avaient tout bonnement pas taper dans l'oeil. Accordez-moi s'il vous plaît cette familiarité.
Et un beau jour de cet été, une bête offre promotionnelle fait de moi la détentrice de Contes des mers du Sud, que j'ai initialement acquis parce que l'envie m'a pris de remettre mon nez dans des ouvrages bilingues. Grand bien m'en a pris.
Il faut dire que les deux contes de ce recueil sont TERRIBLES. Tout d'abord, dans chacun des contes, il se passe beaucoup de choses en très peu de temps de lecture. Ensuite, Jack London y met en scène tout ce qu'il y a de pire et de meilleur dans l'homme. Et mine de rien, juste comme cela en passant, l'auteur appuie bien fort le doigt là où cela fait mal : administration colonisatrice au sommet de son indifférence, de sa cruauté et de sa stupidité (les Français en prennent pour leur grade, en l'occurrence), vie dans les plantations esclavagistes de canne à sucre, peine de mort (voire exécution sommaire), rouerie commerçante, trafic fait sur le dos de la population locale colonisée, pouvoir des éléments et de la nature agissant plus ou moins comme une justice divine. Et tout cela en quelques centaines de pages.
Concernant les textes anglais, je dirais que le premier se lit aisément avec un niveau d'anglais moyen comme le mien mais que le deuxième révèle une profusion de vocabulaire de spécialité et une foule d'images littéraires très élégantes, ce qui m'a conduite à terminer la lecture en français. Finalement, le bilingue, cela a du bon !
Du coup, je m'en vais voir à présent ce qu'il se passe du côté de Croc blanc.
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solpoin
27 décembre 2012
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Ce ne sont pas les meilleures nouvelles de London mais elles ont le mérite de nous faire voyager à moindre frais. de part mon ignorance TOTALE de la navigation, je suis parfois un peu perdue quand il décrit les diverses manoeuvres nautiques de ses personnages mais ça ne nuit pas vraiment à la lecture donc ça reste agréable à lire.
Pour ma part, je préfère néanmoins ses nouvelles du grand nord mais lire du London reste pour moi un immense plaisir.
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Lazlo23
11 novembre 2015
★★★★★
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Le titre de ce recueil fait explicitement référence à "Dans les mers du sud" de R. L. Stevenson, paru quelques années avant lui. C'est hélas le seul point commun entre les deux ouvrages, tant le livre de London paraît pâle à côté de celui son grand aîné Ecossais. C'est que les nouvelles ici rassemblées livrent essentiellement une vision folklorique et convenue des îles du Pacifique... Mais il y a pire : les autochtones y sont le plus souvent présentés comme des individus violents et fourbes, animés d'une unique pensée, couper la tête leurs semblables.
Heureusement quelques rares passages (les meilleurs) évoquent "Jeunesse" ou "Typhon", prouvant que Jack London avait certainement lu Conrad, ce qui est tout à son honneur.
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Philippe67
25 mars 2012
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Je me souviens assez peu de ce livre, à l'époque il ne m'avait pas trop marqué.
Comme j'étais et je suis toujours un fan absolu de London je l'ai lu mais il faudra que je le relise avec un oeil neuf.
C'est comme toujours très bien écrit, prenant, profond mais l'ayant lu juste après Martin Eden et le cabaret de la dernière chance qui sont plus autobiographiques j'avais été, pas déçu, mais moins enthousiaste pour ces contes.
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MimekoMimeko25 novembre 2016
Il est également assuré qu'en certaines de ces îles, à Malaïta par exemple, les honneurs sociaux vont de pair avec le plus grand nombre de meurtres accomplis, que les têtes humaines servent couramment de monnaie d'échange, et que celles des blancs ont une cote supérieure à celles des autres. Au point que des villages entiers se réunissent parfois au nombre d'une douzaine, pour instaurer des souscriptions dont le montant, qui s'amplifie de lune en lune, ira au guerrier assez heureux pour pouvoir présenter au gardien de la cagnotte une tête de blanc.
Les terriblissimes îles Salomon.
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MimekoMimeko21 novembre 2016
"Au cours de l'après-midi, abordèrent trois chaloupes remplies d'hommes blancs. Ils s'en vinrent vers notre village, où sans autre préambule ils tuèrent tous les hommes qu'ils rencontrèrent. Et, aussi, toutes les volailles et tous les cochons. Ceux d'entre nous qui n'avaient pas été tués gagnèrent leurs pirogues et pagayèrent sur le lagon. Nous laissions sur la terre ferme toutes nos maisons en feu. Au milieu du l'après-midi, nous aperçûmes une flottille en provenance de Nihi village qui commande la passe du même nom, au nord-est de l'île. C'étaient les seuls rescapés de l'incendie qui, comme le nôtre, avaient ravagé leurs habitations".
Yah ! Yah ! Yah !
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MimekoMimeko20 novembre 2016
Ladite vapeur n'était guère agréable : c'était le souffle méphitique de la mort, qu'alourdissaient des milliards de germes. Nous ne manquions pas de nous verser une nouvelle rasade, dès lors que nous la voyions monter des morts et des mourants amoncelés, et le plus souvent, c'étaient deux verres, puis un troisième, mais alors bien tassés...De plus, nous nous étions fait une règle de recourir à une tournée d'appoint à chaque fois que l'on hissait les morts par-dessus bord pour les jeter aux requins qui pullulaient autour de nous.
Le païen.
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Erik35Erik3504 décembre 2016
La fièvre l'ignorait, ainsi que les rhumes et les refroidissements. La dysenterie ne s'attaquait pas à lui, ni les maladies de peau ou les ulcères pernicieux auxquels Noirs et Blancs paient couramment tribut sous ces climats. Sans doute était-il tellement saturé d'alcool que les mauvais germes en étaient découragés. Volontiers je me représentais une pluie de bacilles, tombant à terre foudroyés pour avoir tenté de s'attaquer à cette éponge imbibée de whisky. Personne n'aimait McAllister, les microbes comme le reste du monde. Il n'aimait, quant à lui, que le whisky, et il s'obstinait à vivre.

(Nouvelle intitulée "Yah ! Yah ! Yah !" p 85)
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MimekoMimeko15 novembre 2016
On invoqua avec ferveur les gris-gris les plus maléfiques, mais avec un mécréant comme McAllister, il n'y avait pas de gri-gri qui tienne. S'agissant d’Écossais pris de boisson, les fétiches sont impuissants.
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