ISBN : 2264024844
Éditeur : Editions 10/18 (1999)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 119 notes) Ajouter à mes livres
Martin Eden, le chef-d'oeuvre de Jack London passe pour son autobiographie romancée. Il s'en est défendu, disant que Martin n'était pas socialiste mais individualiste et que son histoire avait été écrite en protestation contre la philosophie de Nietzsche. Il y a plus d'... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par nenette87, le 06 février 2012

    nenette87
    C'est l'histoire (autobiographique?) de Martin, jeune homme issu de la classe ouvrière.
    Un soir en sortant d'un bar, il aide un jeune homme qu'il ne connait pas à se sortir d'une bagarre. Celui-ci lui en est reconnaissant et décide de l'inviter chez lui pour rencontrer sa famille (c'est à mon sens plus pour l'exhiber en tant que "sauvage" auprès de sa famille issue de la bourgeoisie que par reconnaissance...). C'est alors que Martin rencontre la sœur de ce jeune homme, Ruth. Il en tombe immédiatement amoureux.
    Cette jeune fille, étudiante en lettres est très attirée par lui et décide de l'aider à se cultiver (là encore c'est mon interprétation, mais j'ai ressenti ça comme étant pour elle un acte de bienfaisance envers ce jeune homme inculte).
    Il va donc se cultiver à l'aide de Ruth, et de la bibliothèque. Martin est décrit comme quelqu'un de très intelligent, bien supérieur à la moyenne. Il apprend les choses à une vitesse fulgurante.
    Il décide ensuite de se lancer dans l'écriture, estimant que les articles, poèmes, romans qu'il dévore à la bibliothèque sont de bien piètre qualité et qu'il peut faire bien mieux...
    La très grosse partie du livre tourne donc autour de de Martin et de sa prose, ainsi que de l'histoire d'amour entre lui et Ruth.
    Le livre fait énormément réfléchir sur les concepts d'intelligence, de culture, d'éducation,...
    Martin en s'éduquant découvre que la classe bourgeoise, bien qu'éduquée n'en est pas plus intelligente et cultivée.
    Lui, issu d'une classe ouvrière et sans éducation se considère très rapidement comme bien plus intelligent puis au fur et à mesure de ses lectures, bien plus cultivé et pouvant montrer des raisonnement que la majorité de cette classe bourgeoise ne saurait suivre.
    C'est la grande force de ce livre, il fait réfléchir à tous ces concepts.
    Il est par ailleurs très bien écrit.
    Un point négatif cependant : j'ai trouvé la seconde partie de ce livre très longue... L'histoire n'avance pas, on suit le raisonnement de Martin qui est le même sur une bonne centaine de pages mais décliné avec des termes différents.
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    • Livres 5.00/5
    Par claudia, le 09 octobre 2008

    claudia
    Le plus romanesque des romans de LONDON et peut-être le plus autobiographique...
    Sur ce dernier point, je laisse les lecteurs seuls juges.
    C'est l'un des livres de Jack London que je recommande de savourer. Il est parfaitement bien écrit, l'histoire est amenée avec tout le savoir faire de cet grand écrivain.
    Martin Eden, qui survit de petits boulots en petits boulots dans les bas fond de la société londonienne, tombe amoureux d'une bourgeoise, qui l'amène à l'écriture, à la philosophie, à la vie.
    Petit à petit on participe à la transformation de l'homme dont l'on suit l'évolution au travers des pages. Il prend conscience de l'importance du savoir et de son impact dans cette société basée sur les diplômes, l'argent et les bonnes manières.
    On ne peut rester insensible à cette lecture. Elle remet en cause nos valeurs profondes,
    sur l'utilité de l'écriture.
    les livres amènent au savoir, mais amènent -ils au bonheur ?
    L'intelligence des connaissances a-t-il pour tous la même définition ?
    Courez vite à votre bibliothèque emprunter livre et demain, vous ne serez plus le même !
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    • Livres 4.00/5
    Par yann-frat, le 10 avril 2010

    yann-frat

    Histoire: Martin Eden, marinier et mauvais garçon pauvre de son état est invité par hasard à manger dans une maison de la bourgeoisie. Là, il tombe amoureux de la fille des lieux: Ruth. Par amour pour elle il va alors tenter de rejoindre son niveau de culture en faisant une formation culturelle ultra intensive puis en essayant de vivre de sa plume...
    Style: Évidemment j'ai lu une version traduite mais c'est de toujours le point faible de London. le style (certes plein de souffle et de force) est un peu pataud, facile... C'est pourquoi je pense qu'en France on le prend pour un auteur pour enfants et adolescent (alors qu'en fait non, pas du tout...).
    Oui: Apparemment London s'est défendu toute sa vie d'avoir écrit une autobiographie mais c'est de toute évidence totalement faux... Même si les faits racontés n'ont surement rien à voir avec sa vie, même si son héros un peu trop "bigger than life" ne peut ressembler à aucun être humain réel, ce livre raconte par contre avec une précision clinique ce que c'est d'écrire, ce que c'est de choisir d'écrire contre tout le monde, le parcours et la peine que cela déclenche, l'abnégation incompréhensible aux autres que cela demande et le vide sidéral aussi, enfin, que l'on ressent quand on est arrivé à son but... Et qu'on voit qu'il n'y a rien derrière (lisez Martin Eden et vous comprendrez Truman Capote)
    Ce livre est aussi l'anatomie de la solitude d'un artiste. Quand on sent en soi une vérité qui n'est exprimée nulle part ailleurs, quand on sait qu'on doit l'exprimer avant de crever très vite le fossé se creuse avec le reste du monde et Martin Eden est le récit de la construction de ce fossé nécessaire à toute démarche sincère; c'est aussi le récit de la solitude sidérale qui vous envahit quand ce fossé est enfin bâti et que vous retrouvez seul de votre espèce face au reste du monde...
    Ainsi, le rapport à l'argent, le pouvoir, les conflits sociaux, le corps et l'animalité étant des thèmes majeurs chez London on ne me fais donc pas la blague, c'est bien de lui que parle Jack London dans ce livre... Et puis ces constats là (sur soi et sur les autres) ne s'inventent pas... Et puis comme Martin Eden, London s'est suicidé ce qui, à lire ce livre (comme celui de Levy), n'est malheureusement pas très étonnant... Car une aussi précise fatigue de soi ne s'invente pas non plus...
    Non : Outre les style dont j'ai déjà parlé, London a des cotés "auteur américain classique" qui sont un peu fatiguants. Notamment celle du héros romanesque sur humain : les états unis n'ont pas de héros mais des super héros et Martin Eden est de ceux là...
    Sauf que sur ce sujet là (la culture et son apprentissage) c'est totalement ridicule. Non, personne ne devient cultivé en s'enfermant un an dans sa chambre en lisant des livres et en partant de zéro (au début il sait à peine parler et deux ans plus tard il poétise et philosophise avant de devenir le plus grand auteur du monde de la terre...). le culte de l'effort et de la performance (si profondément ancrés dans la psyché américaine) sont donc parfaitement imbéciles ici, voire même à la limite du comique... Et pour preuve on peut voir que Martin Eden (et jack london derrière qui prétend lutter contre cette pensée) fait notamment une lecture de Nietzsche complètement absurde et totalement idiote, ultra superficielle en tous cas... ce qui détonne pour un personnage qui est censé être le plus grand penseur de la terre et de l'univers à qui personne ne peut répondre.
    Le beaucoup, le trop, l'accumulation ne marche pas en culture générale ou justement ses seules richesses sont ses manques...
    Conclusion : Malgré ses défauts typiquement "londonien" (qui du coup sont des qualités?) ce livre m'a, vous l'avez compris, beaucoup touché. Je pense que c'est un livre qu'on devrait faire lire à tous les aspirants stars, à tous ceux qui veulent se prendre pour des artiste : tu veux vraiment être artiste? Alors voilà ce qui t'attend et si tu n'es pas prêt à tout ça, il vaut mieux changer de voie (et de voix aussi pour les candidats de nouvelle star ;)) )...
    Oui ou non : Oui pour le message, oui pour la sincérité transcendante... malgré le style et les boursouflures.

    Lien : http://xannadu.canalblog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par camille_alivreouvert, le 26 décembre 2011

    camille_alivreouvert
    (Billet écrit en mai 2011)
    J'ai profité d'une semaine de vacances pour s'attaquer à Martin Eden (publié en 1909), un grand classique que je ne connaissais pas encore et où Jack London campe d'un jeune homme issu des classes populaires dont la trajectoire ressemble étrangement à la sienne.
    Martin Eden est un jeune marin sans fortune qui a déjà couru de par le monde et baigné dans les bas-fonds. Lorsqu'il rencontre Ruth et sa famille, il est immédiatement attiré par le mirage de la société bourgeoise qu'ils représentent. Conscient de ses lacunes il se met alors à étudier sans relâche afin de maîtriser les codes de cette société et d'accéder à un savoir et un statut social qui il l'espère lui permettront de conquérir Ruth dont il est tombé fou amoureux. Il est animé par une foi inébranlable en ses capacités de succès et très vite il apprend, faisant preuve d'intelligence et de vivacité d'esprit. Ruth n'est pas insensible à ce que dégage le jeune homme et projette sur lui des souhaits de réussite professionnelle selon des critères établis dans le monde qui est le sien. Mais quand Martin décide de devenir écrivain, il trouve très peu de soutien de la part de Ruth et de son milieu. Pourtant, malgré le manque d'argent et la faim, écrire devient sa raison d'être et peu à peu il prend de la distance vis-à-vis des préjugés de cette bourgeoisie qu'il idéalisait au début de son apprentissage.
    J'ai été touché par la personnalité de Martin, un homme entier, volontaire, fidèle à lui-même et d'une grande honnêteté intellectuelle.
    Un beau roman d'apprentissage ou Jack London revisite la société américaine à l'aube du XXème siècle et en dresse un constat désabusé.
    A découvrir ou redécouvrir !!!!
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    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 04 mai 2011

    Kittiwake
    Comment parler de Martin Eden? Dire que je ne toucherai pas à un autre livre immédiatement? Dire que je vais relire Construire un feu, lu récemment, à la lumière de ce que j'ai découvert sur Jack London? Dire autour de moi qu'il faut absolument le lire?
    Je dois surtout coucher sur le papier mes impressions, avant que celles ci ne s'estompent au fil de ma mémoire. Ce récit, comportant de larges passages autobiographiques, peut être assimilé à un roman initiatique, retraçant ce parcours d'autodidacte de hasard, guidé par un éblouissement amoureux, et qui l'amènera à se dépasser et à surpasser tous ceux qui, par leur indigence culturelle et intellectuelle, et leurs mesquineries «le mesuraient à l'aune de leur propre nullité». pour se retrouver irrémédiablement seul dans sa tour d'ivoire , avec pour seule issue le néant.
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Citations et extraits

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  • Par Patsy_Stone, le 13 août 2007

    La mort ne faisait pas souffrir. C'était la vie, cette atroce sensation d'étouffement : c'était le dernier coup que devait lui porter la vie. Ses mains et ses pieds, dans un dernier sursaut de volonté, se mirent à battre, à faire bouillonner l'eau, faiblement, spasmodiquement. Mais malgré ses efforts désespérés, il ne pourrait jamais plus remonter ; il était trop bas, trop loin. Il flottait languissement, bercé par un flot de visions très douces. Des couleurs, une radieuse lumière l'enveloppaient, le baignaient, le pénétraient. Qu'était-ce ? On aurait dit un phare. Mais non, c'était dans son cerveau, cette éblouissante lumière blanche. Elle brillait de plus en plus resplendissante. Il y eut un long grondement, et il lui sembla glisser sur une interminable pente. Et, tout au fond, il sombra dans la nuit. Ca, il le sut encore : il avait sombré dans la nuit. Et au moment même où il le sut, il cessa de le savoir.
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  • Par ignatus-reilly, le 08 septembre 2010

    Alors, les roues de la mémoire redescendirent la pente des années et le ramenèrent au présent , à cet univers nouveau que lui avaient ouvert les livres, à ses rêves, à ses ambitions et à son amour pour une pâle fleur de fille, sensible et protégée des intempéries, qui se fût pâmée d'horreur devant la scène qu'il venait de revivre, devant toute l'étendue de fange qu'il avait dû fouler dans sa chienne de vie.
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  • Par m75000, le 23 juin 2011

    c'est dans le tramway , pas celui de Frisco , mais de la Courneuve , que j'ai suivi ce destin tragique d'un auteur passant de l'anonymat à la célébrité pour finalement se perdre , incompris de tous ....
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  • Par opoto, le 26 mars 2008

    Sur les rayons des bibliothèques je vis un monde surgir de l'horizon
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  • Par basilic92, le 04 décembre 2011

    "Il ne se rendit pas compte que ce qu'il avait vu de si beau dans ce regard n'était que le reflet de ce qu'avait projeté le sien"
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Videos de Jack London

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Vidéo de Jack London

Jack London, Chez F.O.G., France 5
Ce que la vie signifie pour moi, de Jack London, est le coup de coeur de l'ancien ministre Jack Lang, invité chez Franz-Olivier Giesbert : "Un livre dont je vous recommande la lecture, un livre très fort."








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