ISBN : 2869598866
Éditeur : Arléa (2010)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

Le succès de son reportage sur le bagne de Cayenne (Au bagne) décide Albert Londres à s'intéresser à d'autres geôles de la République. Il s'agit cette fois d'enquêter sur les bagnes militaires, situés pour la plupa... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 28 décembre 2010

    chartel
    Albert Londres ne cherchait pas le scoop. Les terrains de ses reportages n'étaient pas ceux qui faisaient habituellement les choux gras de la presse. Bien au contraire, il traînait dans les zones d'ombre, dans les lieux perdus de l'histoire. Dans "Dante n'avait rien vu, Biribi", c'est aux pénitenciers militaires des colonies nord-africaines qu'il s'attaque. Des territoires suffisamment éloignés de la métropole et des centres de décisions pour vivre à l'abri de tout regard. On pouvait y pratiquer la torture et le crime en toute impunité. Ils étaient l'œuvre surtout des petits grades, les sergents, les pires de tous, parce qu'ils étaient occupés par des abrutis de première classe. Pour eux, s'acharner sur un prisonnier à coup de fouet et de bottes, ce n'était pas une indignité, mais un moyen de justifier leur rôle.
    Les exactions énumérées par Londres pourraient créer le vertige, mais le reporter, à la manière de Voltaire, avait le don de la formule ironique. Comme l'indique le titre de l'ouvrage, Londres prenait continuellement de la distance avec les faits pour mieux les dénoncer et dévoiler leur atrocité. Je me suis même surpris parfois à sourire à certains passages. C'était peut-être cynique de ma part, mais le rire n'est-il pas un moyen d'accepter une réalité souvent cruelle et douloureuse ?
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 27 décembre 2010

    Les actes cruels qui marquent la carrière de beaucoup de sergents surveillants sont moins le résultat d’une décision de l’esprit que la conséquence naturelle d’une brutalité qui se croit des droits et se donne des devoirs.
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  • Par chartel, le 27 décembre 2010

    Il fait haineux dans les pénitenciers comme il fait chaud dans une serre. S’il ne fait pas chaud dans une serre, à quoi bon y mettre des plantes ? Si ce n’est pour leur injecter de la haine, à quoi bon avoir des détenus ?
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  • Par chartel, le 27 décembre 2010

    L’œuvre des condamnés militaires n’est pas un mythe, elle est écrite sur la terre dure. L’une des bases de l’institution est le relèvement par le travail. Le travail est un fait ; quant au relèvement, il se pratique, de préférence, à coups de botte.
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  • Par chartel, le 27 décembre 2010

    Pour enquêter dans les pénitenciers, il faut comprendre "toujours" quand on vous dit "jamais".
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Albert Londres : Le chemin de Buenos Aires
Déambulant dans le quartier de La Boca, port de Buenos Aires en Argentine, Olivier BARROT parle d'un reportage d'Albert LONDRES "Le chemin de Buenos Aires" réédité par "Le serpent à plumes".Datant de 1927, ce texte s'attaque à la traite des Blanches entre la France et le Rio de la Plata. Illustration avec des tableaux de Claudio SCHEFFER.








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