ISBN : 2268068145
Éditeur : Editions du Rocher (2009)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
1924, le Tour de France s'élance dans la poussière de juin. Albert Londres, qui découvre le milieu, embarque avec ceux qu'il aura tôt fait de baptiser « les forçats de la route ». Les Bottechia, Pélissier et Thys dévorent la France en quinze étapes, de jour comme de nui... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 08 juillet 2011

    chartel
    On peut aujourd'hui se poser la question de savoir pourquoi l'épreuve cycliste la plus célèbre s'appelle le Tour de France ou encore plus « la Grande Boucle » ? Lorsqu'on observe les parcours, il faut vraiment se forcer pour y voir un tour ou une boucle…
    Il faut alors remonter aux origines de l'épreuve, du temps des routes pavées ou caillouteuses et des étapes interminables. Comme, par exemple, en 1924, quand Albert Londres suivit les forçats de la petite reine pour le journal le Petit Parisien, pour comprendre qu'à ses débuts le Tour était un tour. Pas question de traverser le Massif Central pour couper court et grappiller des kilomètres, on faisait les bordures pour allonger au maximum les distances. On longeait la Manche, on piquait sur Brest, on longeait l'Atlantique jusqu'à Bayonne pour s'attaquer ensuite aux Pyrénées jusqu'à Perpignan, ensuite s'était la Méditerranée jusqu'à Menton, ainsi de suite jusqu'à Dunkerque en passant par les Alpes, le Jura, les Vosges et les Ardennes, avant de boucler la boucle par un retour sur Paris. 5 425 kilomètres en 15 étapes, 488 pour la plus longue ! le vainqueur, l'italien Ottavio Bottecchia, aura pédalé ce tour de souffrance à la vitesse moyenne de 24 km/h… C'était un autre monde.
    Avec son ironie décapante, Albert Londres nous fait part de sa rencontre avec ces coureurs fous, capables d'endurer ce que beaucoup jugeraient impossible et inhumain. Ce recueil d'articles est court mais n'en a pas moins des accents épiques.
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    • Livres 3.00/5
    Par Nanne, le 01 décembre 2009

    Nanne
    Juin 1924, le Tour de France s'élance de Paris pour rejoindre le Havre, première étape d'un périple qui ressemblera plus à un chemin de croix qu'à une excursion bucolique à travers la campagne du pays. En ce 22 juin 1924 ils seront cent cinquante sept coureurs à braver les intempéries, la chaleur étouffante, la souffrance physique et mentale, les ennuis mécaniques pour le plaisir du sport en général et de la Petite Reine en particulier. Ce sont les Henri et Francis Pélissier, Jean Alavoine, Otavio Bottecchia, Hector Tiberghien - marquis de Priolas -, et tant d'autres moins connus, qui sont venus se frotter à l'asphalte des routes françaises pour donner du spectacle aux curieux venus les applaudir, les encourager, les soutenir dans leurs efforts.
    En suivant ce Tour de France pour le Petit Parisien, Albert Londres va découvrir les conditions de ceux qu'il surnommera Les Forçats de la Route. Tenir les quinze étapes de ce Tour dans les dispositions de 1924 relevait quasiment de l'exploit surhumain.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/12/les-forcats-de-la-..
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 01 décembre 2009

    De son sac, il sort une fiole : - Ça, c'est de la cocaïne pour les yeux, ça c'est du chloroforme pour les gencives ... - Ça, dit Ville, vidant aussi sa musette, c'est de la pommade pour me chauffer les genoux. - Et des pilules ? Voulez-vous voir des pilules ? Tenez, voilà des pilules. Ils en sortent trois boîtes chacun. - Bref ! dit Francis, nous marchons à la "dynamite". Henri reprend : - Vous ne nous avez pas encore vus au bain à l'arrivée. Payez-vous cette séance. La boue ôtée, nous sommes blancs comme des suaires, la diarrhée nous vide, on tourne de l'œil dans l'eau. Le soir, à notre chambre, on danse la gigue, comme Saint Guy, au lieu de dormir.
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  • Par chartel, le 08 juillet 2011

    Plus on descend dans le Midi, plus les gens sont convenables. À Labouheyre, le maréchal des logis de gendarmerie crie à ses concitoyens enthousiastes : "Faites place pour laisser passer ces messieurs les bicyclistes !"
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Vidéo de Albert Londres

Delphine Saubaber et Jean-Robert Viallet, co-lauréats du 72e prix Albert Londres (2010).











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