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Vilma Fritsch (Autre)
ISBN : 2080810200
Éditeur : Flammarion (1993)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Konrad Lorenz montre que l'agression n'a, en elle même, rien de pathologique ou de " mauvais ", mais qu'elle est un " instinct " qui, comme beaucoup d'autres, aide à la survie des espèces.
C'est l'agressivité qui, par exemple, sélectionne les sujets les plus forts et les plus aptes à la reproduction. Mais si le comportement agressif peut être parfois exagéré jusqu'à devenir nuisible et manquer son but, l'évolution a toutefois " inventé " des mécanismes ingéni... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
11 avril 2013
  • 5/ 5
Le titre de ce livre est mauvais et Konrad Lorenz lui-même s'en plaignait. Il s'agit d'un travestissement du titre que lui-même avait donné et qui a été jugé " moins vendeur " par les éditeurs.
Ce titre original n'était pas L'Agression, mais L'Agressivité. L'auteur, au travers d'exemples et d'espèces qu'il a étudiés, oiseaux ou poissons, par exemple, essaie de s'interroger et de comprendre le rôle de l'agressivité dans le règne animal et finalement de répondre à la question : En quoi le mal est-il bon ?
Il démontre, à mon avis de manière efficace, que le " mal ", " l'attaque " et tout ce qui est généralement connoté négativement dans le code moral communément admis par l'espèce humaine n'est jamais gratuit, qu'il a souvent trait à l'attractivité sexuelle ou la défense d'une progéniture ou bien encore d'une ressource alimentaire limitée, bref, tout ce qui affecte la survie à court terme (alimentation, habitat, protection de sa propre intégrité physique) ou la survie à long terme (reproduction, protection de sa descendance).
Un livre particulièrement intéressant donc, malgré les années, qui reste une excellente introduction à l'éthologie par l'un de ses pères, du moins c'est mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Luniver
22 juin 2013
  • 4/ 5
À quoi sert l'agressivité ? Entre espèces différentes, on peut le comprendre : pour se nourrir ou se défendre contre les prédateurs. Au sein d'une même espèce, c'est déjà plus compliqué à comprendre. Surtout quand la survie de cette espèce se base sur une coopération étroite entre chacun de ses membres.
Cette agressivité semble pourtant très codifiée. J'ai pu le constater avec mon chat dernièrement : quand un autre chat est entré dans notre jardin, les deux se sont fait face, assis, sans bouger. Au bout de quelques secondes, l'intrus a décidé finalement de déguerpir. Ce n'est qu'après qu'il ait fait volte-face que le mien lui a couru après pour lui donner quelques coups de pattes bien placés. S'il y a clairement eu lutte de territoire, la violence en elle-même était très réduite, voire même purement symbolique.
C'est à toute cette problématique que répond Konrad Lorentz. À l'aide de beaucoup d'exemples tirés de plusieurs espèces (poissons, oies, singes, ...), il nous montre pourquoi la sélection naturelle a favorisé l'apparition de ces instincts d'agressivité, ainsi que l'apparition d'inhibitions sociales pour les neutraliser dans certaines situations (attaquer sa progéniture n'est jamais une bonne idée pour la survie de l'espèce, par exemple). J'ai pris un plaisir particulier à lire cet essai, puisqu'ayant vécu avec pas mal d'animaux (chats, moutons, chèvres, oies, poules, pigeons, dindes, pintades, ... une vraie basse-cour !), j'ai pu y retrouver beaucoup de situations qu'il décrit, ou inférer les explications pour d'autres.
J'ai également apprécié le côté didactique du livre : plutôt que de nous montrer directement les thèses finales, Konrad nous propose des situations à étudier, des hypothèses, et les conclusions qu'on peut en tirer. On voit aussi que l'humain est un animal comme les autres en lisant certaines scènes : difficile de ne pas se reconnaître dans la séduction ou le mariage chez les oies, par exemple.
L'ouvrage se termine sur une discussion sur l'instinct d'agressivité chez l'être humain, qui semble de plus en plus « dépassé » : il était utile lorsque des petites bandes d'individus se rencontraient par hasard, il devient gênant quand on vit dans des groupes de plusieurs millions d'individus. Si tenter de le supprimer définitivement est probablement voué à l'échec, il est cependant possible de le rediriger, vers le sport par exemple.
Un essai que je ne peux que conseiller : accessible, très agréable à lire (l'auteur a beaucoup d'humour) et un contenu qui ne manquera pas de vous faire réfléchir pendant longtemps.
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pbazile
12 février 2009
  • 5/ 5
Une livre qui m'a soufflé quand je l'ai lu.
Seuls 5 ou 6 livres m'ont fait ça.
On peut parler d'orgasme intellectuel.
L'éthologie (étude du comportement animal) faisait parfois arriver l'auteur à la philosophie avec quelques réflexions sur l'homme qu'il laisse au lecteur le soin de terminer.
"Wie tierisch der Mensch geblieben ist" (A quel point l'homme est resté un animal) est assez admis maintenant. Ce ne l'était sans doute pas au moment où le livre a été écrit.
Je n'ai pas lu Darwin, mais c'est clairement dans l'esprit, et peut-être comparable comme révolution.
Grand bouquin
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Astroploukos
20 novembre 2016
  • 5/ 5
Éminent éthologiste nobellisé, Konrad Lorenz nous entraîne sur les pistes de l'agression à travers les rites et les comportements des animaux dans le but d'établir les premières règles scientifiques pour décrire ce phénomène.
Une analyse parfois technique mais pleine d'humour qui nous fait découvrir les ballets majestueux des petits poissons dans le but de contrôler un territoire vitale ou encore de décrire les tenants et les aboutissant du comportement grégaire des troupeaux.
L'auteur étudie également comment le comportement agressif peu aller jusqu'à devenir nuisible et comment les différentes espèces ont développé des barrières, ou plutôt des mécanismes ingénieux, pour le détourner vers des voies inoffensives.
Un complément intéressant pour explorer le sentier de la guerre et les flux humains.
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Piling
06 décembre 2008
  • 5/ 5
Lorenz s'oppose à l'idée que le comportement animal est purement réactif, et montre que le système nerveux central, s'il en est privé, peut produire lui-même ses stimuli, d'où l'apparition de "comportement spontané" chez les espèces.

Lien : http://vitanova.blogspot.com..
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
LuniverLuniver20 juin 2013
Le danger que, dans une partie du biotope disponible, une population trop dense d'une seule espèce d'animaux épuise toutes les ressources alimentaires, est éliminé de la façon la plus simple si ces animaux d'une même espèce éprouvent de la répugnance les uns envers les autres.

Tel est, exprimé en quelques mots secs, le rôle le plus important que joue l'agression pour la conservation de l'espèce.
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PilingPiling22 août 2008
incipit :
Mon rêve ancien de voler s'est réalisé. Je plane sans pesanteur dans un médium invisible ; je glisse sans peine au-dessus d'une contrée ensoleillée. Pourtant je n'avance pas, ventre en proue, tête haute, comme le croit le devoir faire l'homme dans sa prétention philistine de dignité. J'ai choisi l'attitude des vertébrés consacrée par des traditions millénaures : mon dos est tourné vers le ciel, ma tête pointe en avant. Dès que je veux regarder devant moi, la posture douloureuse de mon cou relevé me rappelle que je suis en réalité un habitant d'un autre monde. Mais j'en éprouve rarement le désir et mon regard se dirige le plus souvent vers le fond et les choses en dessous de moi, comme il se doit à un chercheur terrestre.
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LuniverLuniver15 juin 2013
Quel bon exercice matinal pour un savant que de liquider tous les jours, avant le petit déjeuner, une de ses hypothèses préférées !
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LuniverLuniver21 juin 2013
Le chaînon entre l'animal et l'homme vraiment humain, ce chaînon c'est nous !
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Videos de Konrad Lorenz (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Konrad Lorenz
Remise du prix Nobel à K. Lorenz
>Zoologie>Zoologie générale>Vie diurne et nocturne (Zoologie) (52)
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