ISBN : B0000DNK0E
Éditeur : Editions Littéraires de France


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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 23 décembre 2010

    Couperine
    Dans ce roman daté de 1897, Jean Lorrain s'inspire d'un de ses voyages en Hollande. Il fait débuter son récit à Amsterdam, au cours d'une tempête, avec une entrée en matière à la française: deux messieurs déambulent dans les rues, ignorant les musées et les lieux touristiques, car ils connaissent la ville. Ils sont intrigués par le nom d'un bar, Café Manchester, et se retrouvent ainsi dans un bordel dès la quatrième page. Les femmes y sont laides et gentilles, le paisible et familial intérieur hollandais' s'y avère haut en couleur; ces dames boivent bière et genièvre à un rythme accéléré.
    Selon Marie-Françoise Melmoux-Montaubin, Lorrain, non sans humour, fait une double parodie avec le personnage de Monsieur de bougrelon: parodie de Barbey d'Aurevilly et de Des Esseintes. Un roman très intéressant.

    Lien : http://livresetmanuscrits.e-monsite.com/rubrique,monsieur-de-bougrel..
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 23 décembre 2010

    Les deux filles s'étaient levées. Toujours campé dans l'embrasure de la porte,où sa silhouette grandissait encore, l'homme avait croisé les bras, et, son gourdin serré contre sa poitrine, maintenant, il se renversait en arrière et souriait. Eh ! mes petites chattes, grommelait une voix caverneuse, ne feriez-vous pas fête à mes friandises, aujourd'hui ? J'ai, pourtant, pour vous, des dragées ; je vous en sais gourmandes, à l'ordinaire. » Et, d'un geste de l'ancienne cour, ayant répandu sur le dos de sa main quelques menus grains de tabac, il replaçait dans son gousset une ignoble boîte en bois blanc, et, d'un reniflement de ses larges narines, humait la prise d'un seul trait.
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  • Par Couperine, le 23 décembre 2010

    Déborah avait allumé une lampe; la dame en chapeau noir, elle, assise à l'écart, avait chaussé son nez d'une paire de besicles énormes et s'activait, le nez sur un tricot, à manœuvrer de longues et fines aiguilles; de temps à autre elle hasardait vers nous un petit regard discret, un sourire débonnaire, un muet « allez, mes enfants, ne vous gênez pas », qui rassurait et cotonnait l'atmosphère de quiétude et de tranquillité; (…) Oh ! le paisible et familial intérieur hollandais !
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