ISBN : 2265092576
Éditeur : Fleuve noir (2011)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres

Elsa Préau est une retraitée bien ordinaire. De ces vieilles dames trop seules et qui s'ennuient tellement - surtout le dimanche - qu'elles finissent par observer ce qui se passe chez leurs voisins. Elsa, justement, connaît tout des habitudes d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 13 mars 2012

    canel
    FORMIDABLE THRILLER PSYCHOLOGIQUE, mais pas seulement !
    Ancienne directrice d'école, Elsa Préau est désormais retraitée et vit seule dans la maison de son enfance. Sa vie est réglée comme du papier à musique et ses faits, gestes et pensées sont minutieusement consignés dans des petits carnets. Intelligente, vive et très au fait de l'actualité, elle envoie également beaucoup de courriers pour faire part de ses suggestions au maire, à des ministres… Elle rencontre son fils médecin de loin en loin, au restaurant. Leurs échanges sont déconcertants, amers, cruels. Un jour, la vie d'Elsa bascule : il lui semble assister à un cas de maltraitance sur enfant dans le jardin de ses voisins...
    Quelle(s) claque(s) ! Ce thriller psychologique ne laisse pas de répit au lecteur pour peu qu'il entre dans l'histoire (ce que j'ai fait avec zèle). La plume de Sophie Loubière est vive et limpide, le récit nous entraîne dans un tourbillon fortement dérangeant : maltraitance, paranoïa, ambivalence des relations parents-enfants adultes, solitude... Un roman riche, bouleversant, vertigineux, qui fait réfléchir (et pleurer). Glaçant et brillant.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par SophiedesBonheurs, le 26 avril 2012

    SophiedesBonheurs
    Ca commence comme un thriller: une vieille dame est la seule à voir un petit garçon dans le jardin des voisins alors que ces personnes ont deux et non trois enfants. Mais L'enfant aux cailloux est bien plus qu'un simple thriller. Pas de sang, de meurtre ou de serial killer, mais des thèmes forts tels que la maltraitance, la solitude et la famille dans toute sa complexité.
    On s'interroge perpétuellement au sujet d'Elsa. Vieille folle solitaire ? paranoïaque? misanthrope ? affabulatrice ? La personnalité de cette vieille dame est bien plus complexe et n'a pas fini de nous surprendre. Son acharnement résulte de drames et secrets enfouis de sa vie passée. La relation douloureuse qu'elle entretient avec son fils Martin, médecin peu soucieux de sa mère, est conditionnée par des évènements que nous découvrons peu à peu. Quant au petit garçon d'à côté, fictif ou bien réel, il va devenir la raison de vivre d'Elsa qui va se battre pour prouver ce à quoi elle croit. Il est bien difficile de démêler le faux du vrai, on s'interroge, on suppose et les révélations viennent tout bousculer, jusque dans les toutes dernières pages.
    Une jolie plume, un polar psychologique efficace et très rythmé.
    Un livre bouleversant, effrayant et émouvant. Un énorme coup de coeur.

    Lien : http://lesbonheursdesophie.over-blog.fr/article-l-enfant-aux-caillou..
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par nadejda, le 05 juin 2011

    nadejda
    Les cailloux du petit Poucet ne vous seront d'aucune aide. Il vous sera impossible de savoir, au cours de cette lecture, si Elsa Préau, institutrice et directrice d'école maternelle à la retraite, qui persiste à dénoncer la maltraitance d'un enfant ne fabule pas victime d'une hallucination issue de son passé, le noeud du passé et du présent ne se dénouant vraiment qu'à la fin.
    Je n'ajouterais rien de plus, le billet de Moustafette donnant un très bon aperçu de ce roman finement mené qui se lit d'une seule traite et tient en haleine jusqu'au bout.
    Voilà ce que dit de l'auteur Jean-Bernard Pouy, dans sa préface à ce livre :
    "La mère Sophie n'est pas quelqu'un de très honnête, puisqu'elle vous enferme, avec malice, dans un édredon confortable,et fait en sorte que cet édredon finisse par gratter désagréablement, jusqu'au sang. Cette couette tragique parviendra, d'ailleurs, et toujours, à vous étouffer.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par moustafette, le 22 mai 2011

    moustafette
    Elsa Préau, institutrice et directrice d'école à la retraite, revient vivre en région parisienne après avoir passé une dizaine d'années dans le sud. Elle réintègre son pavillon meulière qui, tel un vestige du passé, persiste à témoigner de ce que fut ce coin de banlieue en pleine restructuration. Cachés derrière de hautes haies, le jardin devient vite le refuge des chats errants et, depuis l'étage, les fenêtres sont un magnifique poste d'observation pour cette vieille dame un brin fantasque et solitaire.
    "Le dimanche était un terrible jour. Les enfants ne revenaient pas de l'école en chantonnant sur le trottoir, le facteur ne circulait plus en faisant teinter* la sonnette de son vélo, le ballet des camions-bennes et tracto-pelles travaillant sur des chantiers avoisinants cessait brutalement, les vitres de la maison de Mme Préau ne vibraient plus à leur passage, la rue était déserte, le quartier comme siphonné de toute clameur, pas même un matou borgne pour traverser en fraude le jardin couvert de rosée, le silence épaississait jusqu'à l'insoutenable.
    Alors Mme Préau regardait chez ses voisins."
    Fort de son expérience auprès des enfants, Elsa ne tarde pas à détecter que quelque chose ne tourne pas rond dans le comportement d'un des garçons de ses voisins. Contrairement à son frère et à sa soeur plus jeunes il ne joue pas, se contentant seulement de manipuler quelques brindilles et cailloux, il a un air malingre et négligé et ne communique pas avec les autres.
    Tout en continuant son petit trin-trin quotidien, entre visites de son fils et de sa femme de ménage, Elsa va mener sa petite enquête d'autant plus que les bizarreries se multiplient...
    Je n'en dirai pas plus. Je vous laisse vous perdre dans les méandres de la vie d'Elsa, entre cauchemar ou réalité. L'auteur vous trimballera par le bout du nez, distillant ça et là et de façon désordonnée, des indices qui vous éclairent pour mieux vous faire douter l'instant d'après.
    Décidément les vieilles dames indignes ont le vent en poupe et leur fréquentation est jubilatoire !
    (* Il y a du laisser-aller chez les correcteurs, "tinter" aurait été plus approprié...)


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2011/05/22/21132013.html
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    • Livres 5.00/5
    Par fdm, le 10 avril 2012

    fdm
    Le début de cet ouvrage peut paraître un peu déconcertant ; mais il vaut vraiment le coup d'être lu.
    Une vieille femme , un peu folle, soupçonne ses voisins de maltraiter un de leurs enfants et commence des démarches auprès des services sociaux pour lui venir en aide...
    Le roman est très bien construit ; les informations sont distillées petit à petit. On apprend de plus en plus de choses sur le passé de cette femme et cela permet de mieux comprendre son comportement.
    Ce livre change des polars habituels et c'est très plaisant.
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 12 mars 2012

    Vous croyez la capacité d'accueil des HP extensible dans ce pays ? Vous imaginez combien ça coûterait à la société des centaines de milliers de patients qu'il faut nourrir, soigner, canaliser ? Vous croyez quoi, vous, dans la police, que les malades mentaux sont tous des psychopathes ? Qu'en jetant les gens presque à poil dans des chambres dépourvues de meubles, de fenêtres et en leur donnant à bouffer des médocs, on a une chance de les guérir ?
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  • Par patouch, le 20 décembre 2011

    "L'absence de communication entre les individus garantissait l'Etat contre toute mobilisation, terreau des luttes sociales. La société travaillait bien à la manipulation mentale et à la marginalisation."
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  • Par nadejda, le 05 juin 2011

    Epigraphe :
    Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent.
    Voltaire, Zadig ou la destinée
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Vidéo de Sophie Loubière

Nouveautes JIGAL fevrier 2012 .
Les Éditions Jigal vous présentent les nouveautés de février 2012 avec par ordre d'entrée en scène : ET L'ÉTÉ FINIRA de Maurice GOUIRAN, LE CHASSEUR DE LUCIOLES de Janis OTSIEMI, LES AUTEURS DU NOIR FACE À LA DIFFÉRENCE, Collectif ? Et par ordre d?entrée en scène : Nicolas Sker, Sophie Loubière, Laurence Biberfeld, Valéry le Bonnec, Patrick de Friberg, Hervé Sard, Elena Piacentini, Sébastien Gendron, Gaëlle Perrin, Paul Colize, Michel Vigneron, Thierry Brun, Fabien Hérisson, Bob Garcia, Maxime Gillio ? LE CRAMÉ de Jacques Olivier BOSCO.








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