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ISBN : 2755609745
Éditeur : Hugo et Compagnie (2012)


Note moyenne : 4.38/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qui ne connaît pas ou entendu parler de Françoise Sagan, et de ses sempiternelles voitures de sport, du jeu, de ses amis et ses amies, de Mitterrand, de la drogue, de ses romans, de son succès météorites et de la fin de sa vie désargentée, désenchantée.Sagan, un chagrin... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 09 mai 2012

    LiliGalipette
    Françoise Sagan, née Quoirez, est l'auteure française la plus lue dans le monde. Celle qu'un premier roman un peu sulfureux a portée aux nues est ici dévoilée loin de sa légende. « Enfin évoquer Sagan sans légende. Comprendre ce regard à la fois triste et tendre, ce sourire mutin et désabusé. » (p. 9) On retrouve les voitures, Mitterrand, les cigarettes, les nuits sans fin, l'alcool et la douleur, mais on découvre surtout Françoise derrière Sagan. « Son paradoxe pourrait se résumer ainsi : sa lucidité lui a fait définitivement quitter le monde de l'enfance, mais elle ne peut pas se résoudre aux adieux tant celui des adultes est insupportable. » (p. 46)
    Autour de Sagan, il y a ses proches et ses amis, mais surtout une forte empreinte familiale et des souvenirs – ou des absents – qui pèsent lourd dès l'enfance. J'ai été gênée, sur la longueur, par l'incessante référence au père, comme si tout dans Sagan n'était qu'œdipien, comme si rien ne s'expliquait sans l'ombre tutélaire et parfois délétère du père. Il est certain que Pierre Quoirez a eu une place considérable dans la vie de sa petite Kiki, mais l'analyse très freudienne de Pascal Louvrier me semble un brin exagérée.
    J'ai vraiment apprécié la façon dont le biographe réécrit la bibliographie de l'auteure. On voit comment ses Romans s'inscrivent dans son histoire ou comment Sagan a fait de ses Romans des morceaux de son histoire. « Toujours l'anticipation de son propre drame chez Sagan. Mais aucun don divinatoire. Seulement la cruelle certitude de savoir que tout finit toujours mal. » (p. 120) L'écriture du biographe évoque l'esprit de Sagan : la plume de l'un rappelle la plume de l'autre, le biographe sublime son sujet avec une érudition discrète.
    Si le nom Sagan est un produit commercial, un nom qui rapporte, si Sagan est bankable avant le mot, ce qui ressort vraiment de cette biographie, c'est une Sagan froissée, pas people. On perçoit toute la pudeur sous l'effronterie. Et si elle brûle ses incessantes Chesterfield par les deux bouts, c'est finalement parce qu'elle voulait vivre plus fort et plus passionnément.
    J'ai vraiment apprécié cette biographie qui jette un regard insolent et élégant sur l'histoire de Françoise Sagan. C'était, il me semble, le meilleur hommage à lui rendre.
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    • Livres 5.00/5
    Par Missbouquin, le 05 juin 2012

    Missbouquin
    Pascal Louvrier nous fait revivre, le temps de quelques centaines de pages et grâce à un style très “saganesque”, la légende Sagan.
    On peut dire que j'ai littéralement dévorée cette biographie prêtée par mon amie Lili, qui m'a permis de mieux connaître cette écrivain que j'ai découvert il y a peu avec Château en Suède et Un sang d'aquarelle, et plus récemment encore, Des bleus à l'âme qui se fait parfaitement l'écho de cette biographie.
    Pascal Louvrier nous retrace d'abord son enfance, exaltée, sans limites parentales. Mais c'est également le début d'une anxiété face à la vie, étouffée à force de lectures durant l'adolescence : “Lire. Plaisir indépassable. Sur un lit, fenêtre ouverte, à écouter la pluie tomber sur les tuiles; dans l'herbe, à sentir le foin coupé qui chauffe au soleil. Partout lire, et des nuits entières, et des jours entiers.” Elle lit Musset, Gide, Rousseau, Proust. Tous ces écrivains qui traitent des thèmes qui la taraude (le mal-être, l'ennui, la solitude) avec une grande liberté de ton, ce ton qu'elle s'emploiera à imiter avec succès, comme son essai-roman “Des bleus à l'âme le montre bien.” On parle de tout dans les livres de Sagan, elle nous place dans une complicité immédiate avec elle-même, nous faisant participer à l'histoire, nous interpellant sans cesse ou même commentant son propre récit en parallèle. “Françoise n'est pas insensible non plus à la peinture, en particulier lorsqu'il s'agit des impressionnistes. [..] La future Sagan saura appliquer à ses Romans cette technique qui consiste, en quelques mots, à décrire entre deux individus une tension vive immédiatement transmise au lecteur.”
    Et puis, à la fin de l'adolescence, “elle comprend que la désillusion est au bout de toute histoire d'amour, que l'éphémère est une constante qu'il serait stupide de nier”. Elle est d'une “lucidité effrayante”. Et c'est ce qui nous amène à son entrée dans le monde, avec Bonjour tristesse dans lequel elle invente, innove, transgresse. Et Pascal Louvrier anticipe : “bientôt son pseudo sera synonyme d'art (épuisant) de vivre.” Parlons-en de son pseudo d'ailleurs : Mr Quoirez refuse que sa fille utilise leur nom pour signer ses Romans. Celle-ci, blessée, choisit le prince de Sagan, dandy accompli, issu de Proust.
    Et puis les Romans s'enchaînent. Pascal Louvrier ne s'encombre pas toujours de dates, s'attachant à décrire le déroulement des faits plus que celui des dates précises.
    Toutes ses œuvres, 20 Romans au total, ne sont pas de qualité, et pourtant, “Même dans les Romans (parfois) inaboutis de Sagan, il y a toujours un passage à sauver, qui justifie le livre tout entier. Il y a la confirmation d'un bonheur impossible à partager. C'est pour ça qu'il est bon d'ouvrir un Sagan dans le TGV ou l'avion. On tient en respect la malchance d'avoir eu une enfance heureuse.” Cette phrase est un pur bonheur puisque c'est exactement ce que je ressens : l'avidité de la lecture, la complicité avec l'auteur et les personnages, et le sentiment final d'avoir gagné quelque chose, malgré tout.
    Et comme je suis d'accord avec cette phrase : “Vivre est follement, mais sans retour, jeter les dés.”
    Et puis, après le succès, les procès, les attaques, les dettes. Lorsqu'elle n'est plus soutenue par Mitterrand, tout s'effondre. Elle n'écrira plus qu'un roman en 1996, Le Miroir égaré. Mais elle avait en réalité entamé sa chute dès les années 80, comme le dit Pascal Louvrier, l'époque n'est plus à la littérature souligne, “elle tourne au vulgaire”.
    J'ai finalement été plus intéressée par ses débuts et à sa période glorieuse, entourée par toute l'élite intellectuelle de l'époque, que par sa chute. Pascal Louvrier nous la rend tellement sympathique, ce qu'elle était déjà pour moi à travers ses Romans, que cela m'a fait mal au cœur et j'ai accéléré la fin…

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/06/05/sagan-un-chagrin-immo..
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    • Livres 5.00/5
    Par Salsera15, le 14 juin 2012

    Salsera15
    Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Hugo et Compagnie pour m'avoir fait découvrir un ouvrage aussi riche de sens. J'ai été fortement émerveillée par l'histoire de Françoise Sagan!
    Concernant le style de Pascal Louvrier, je crois que je n'aurai jamais la justesse des mots pour exprimer à quel point il est particulier et à couper le souffle. Chaque période de la vie de Sagan est rédigée avec des figures de style et des métaphores exceptionnelles qui m'ont vraiment fait réfléchir, au point même que j'ai parfois associé quelques passages de sa vie à ma propre expérience personnelle. À mon souvenir, jamais aucun auteur québécois n'a su jouer aussi bien avec les images au point ou j'ai eu l'impression de suivre le ton du livre comme le flot d'une rivière. La sonorité des mots, la tournure des phrases, les coupures entre les points de vue et les périodes de la vie de Sagan etc. Tout a été mis en oeuvre pour que le lecteur non seulement connaisse la légende, mais aussi vive en quelque sorte les tourments de cette femme décédée voilà quelques années seulement, en 2004.
    Plusieurs personnages ont gravité autour de Sagan, mais ma réflexion dans ce livre s'est toujours située au niveau des émotions de cette dernière. Pourquoi tout ce mal être? Pourquoi ne peut-elle pas apprécier le succès dont elle est l'auteure et cesser d'essayer de perdre? L'esprit de cette femme a tôt fait d'être tourmenté. Une femme à l'apparence fragile, mais qui pourtant vit la vie à cent mille à l'heure parfois plus vite qu'on pourrait la vivre aujourd'hui. On dit souvent qu'on ne comprend pas les écrivains, c'est en quelque sorte vrai, car malgré le livre, j'ai encore de la difficulté à saisir ce personnage. Elle est auteure de Romans qui véhiculent des émotions systématiquement semblables comme si elle était tellement ancrée en elle-même qu'elle ne pouvait extrapoler à l'extérieur de l'auto-fiction. Car la grande majorité de ses Romans est une reproduction de sa famille, de ses amis et des multiples hommes qu'elle a rencontrés. Après avoir lu ce roman, j'ai consulté les ressources à la fin et je meure d'impatience de visionner le film produit en 2007. Peut-être les images m'éclaireront davantage sur Sagan, car les mots, si bien écrits soient-ils ne m'ont pas permis de comprendre ce trouble...
    L'histoire est très bien racontée. Toutes les périodes de sa vie y sont présentées; de son enfance à son décès. Les nombreux Romans qu'elle a écrit sont présentés sous de brefs extraits qui nous permettent de faire le parallèle entre sa propre vie et celle des personnages qu'elle crée. On soulève des tabous qui ne pouvaient éclater en plein jour à l'époque, notamment celui concernant son attirance pour les femmes et la sécurité qu'elle retrouvait dans leurs bras. Cependant, pour les hommes, elle recherchait indéfiniment le portrait de son père qu'elle a idolâtré jusqu'à la fin de sa vie. Cet homme qui la laissait conduire vite, faire tout ce qu'elle voulait, sauf écrire des Romans sous le nom de Quoirez, son nom de naissance.
    Ce qui m'a plue le plus dans cet ouvrage c'est que j'ai découvert une auteure que je ne connaissais pas et dont j'ai envie de lire quelques-uns de ces Romans. J'ai adoré comment l'auteur a présenté Sagan, quels mots il a utilisé pour raconter sa vie. Un ouvrage énormément centré sur les émotions, des émotions qui sont encore d'actualité aujourd'hui. Évidemment, les livres de Sagan ne se démoderont jamais, car il y aura toujours des coups de blues, des déceptions amoureuses etc.
    Ce qui m'a le moins plue, c'est la chronologie des dates dans le roman. On avançait dans sa vie pour quelques pages plus loin, retourner en arrière. J'aurais aimé que le fil conducteur soit constant afin que je n'aie pas l'impression de connaître la suite avant d'être rendue à cette étape de l'histoire.
    Autrement, c'est un ouvrage à conserver dans sa bibliothèque, une auteure dont la vie mérite de rester en mémoire! À lire absolument, même si vous n'êtes pas amateur de biographies ou de témoignages!
    Je donne 5/5 à cet ouvrage!
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    • Livres 5.00/5
    Par asphodele85, le 27 septembre 2012

    asphodele85
    Ou quand Sagan traverse Le mur de la légende, à fond la caisse pour faire exploser les clichés avec lesquels elle a dû composer sa vie entière. Une biographie coup de coeur !
    Beaucoup de choses ont été déjà dites sur Sagan mais l'auteur nous prend par la main et semble nous dire : “comment cela a-t-il été dit” ? Cette biographie est si bien écrite que je ne savais plus par moments, qui de l'auteur ou de Sagan écrivait. C'est en appui chronologique sur son oeuvre que Pascal Louvrier nous raconte ce qu'il fallait lire entre les lignes de certains livres. Car c'est souvent là qu'on retrouvait Françoise. le portrait est réaliste, enfin épuré du tapage que son simple nom évoquait. Les clichés y sont MAIS débarrassés de ce qui en faisait (justement) des clichés. La photo est nette !
    C'est également une peinture basée sur la psychanalyse, le “Je est un autre” de Rimbaud semble avoir été écrit pour Sagan. de fait, au départ elle est Kiki de Cajarcs, une enfant de la bourgeoisie conservatrice mais enfant non “attendue” et “substituée” à un autre garçon mort en bas âge quelques années auparavant. Immédiatement et à jamais, elle devient la Kiki à son papa : ce dernier lui passera toujours tous ses caprices, l'incitant même à la transgression, la privant ainsi de repères, de limites et la laissant à vie avec un père “oedipien” sur les bras… Et ce que cela entraîne pour sa sexualité, bisexuelle mais surtout homosexuelle.
    En exergue aussi de ce portrait, la vitesse, la précocité et la lucidité extrême de Sagan : très jeune elle a déjà compris le sens existentiel de la vie (Sartre est devenu un ami). Elle veut aller vite, jouer, aimer, conduire, parler vite. Tout cela correspondait à sa nature profonde. Elle ne bafouillait pas comme certaines images le montre, non elle avait déjà entamé une autre phrase.“Son paradoxe pourrait se résumer ainsi : sa lucidité lui a fait quitter le monde de l'enfance mais elle ne peut se résoudre aux adieux tant celui des adultes est insupportable**”. Elle aura du mal à grandir, à prendre les choses au sérieux, à se prendre au sérieux. L'arrivée de son fils Denis la remet sur le chemin de la bienséance, elle se marie pour lui donner un nom et un père. Elle s'en occupera sans effusions débordantes mais tendrement, elle sera sévère sur les résultats scolaires , entretenant plus une relation basée sur la bienveillante complicité. Sauf pour les bases, les principes hérités de son éducation bourgeoise. “On pourrait penser qu'elle les rejette ces mesquineries de tous les jours, qu'elles sont sources d'asphyxie. Eh bien non, “elles sont des habitudes précieuses et les bases saines de notre équilibre social. En fait, si leur présence nous est pénible, leur absence serait insupportable.*” Ce qu'elle appelle élégance car elle fuit la vulgarité avant tout Sagan, l'élégance est la politesse du coeur, on y cache aussi ses chagrins profonds…On donne le change et puis c'est inné chez elle, pudeur et élégance ! L'ennui arrive trop vite avec les aubes désenchantées de la trentaine finissante. Il y a eu les accidents, le jeu, la drogue surtout, sa compagne de douleur qui s'est invitée à vie. “Elle ne pourra plus se passer de la drogue, parce que la drogue, c'est la protection pour pouvoir écrire loin de la société du spectacle mortifère”. Et les dettes qu'elle lèguera à son fils. Mais surtout le legs d'une oeuvre inimitable, sensible et subtile car lire d'abord, puis écrire ont toujours été une seconde respiration. Et comme le dit si bien Pascal Louvrier :“Mais les journaux s'en vont et les livres demeurent**”… au sujet de Sagan qui “jouait” (souvent) les pipole mais rageait intérieurement quand elle disait qu'elle “travaillait” (tout le monde s'en fichait un peu autour d'elle), écrire ne doit pas être vraiment sérieux ! Et pourtant “ (…) les nuits à écrire, les longues et éprouvantes nuits d'écriture. Périlleuses autoroutes pour échapper au néant.**” Alors certes elle s'est épuisée dans les excès, elle s'est aussi donnée à l'écriture intensément, et sans son fils aujourd'hui, ses livres étaient sérieusement menacés de ne jamais passer un jour à la postérité. Personne ne voulait les rééditer à sa mort, il y a huit ans. Il lui ressemble tellement !

    Lien : http://leslecturesdasphodele.wordpress.com
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 01 juin 2012
    L'ensemble se lit avec plaisir même si, ainsi le veut la loi du genre, les exégètes de l'oeuvre et de la vie trouveront matière à pinailler.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Missbouquin, le 05 juin 2012

    “elle comprend que la désillusion est au bout de toute histoire d’amour, que l’éphémère est une constante qu’il serait stupide de nier”.

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  • Par LiliGalipette, le 09 mai 2012

    « Toujours l’anticipation de son propre drame chez Sagan. Mais aucun don divinatoire. Seulement la cruelle certitude de savoir que tout finit toujours mal. » (p. 120)

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  • Par Missbouquin, le 05 juin 2012

    “Lire. Plaisir indépassable. Sur un lit, fenêtre ouverte, à écouter la pluie tomber sur les tuiles; dans l’herbe, à sentir le foin coupé qui chauffe au soleil. Partout lire, et des nuits entières, et des jours entiers.”

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  • Par Missbouquin, le 05 juin 2012

    “Même dans les romans (parfois) inaboutis de Sagan, il y a toujours un passage à sauver, qui justifie le livre tout entier. Il y a la confirmation d’un bonheur impossible à partager. C’est pour ça qu’il est bon d’ouvrir un Sagan dans le TGV ou l’avion. On tient en respect la malchance d’avoir eu une enfance heureuse.”

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  • Par Missbouquin, le 05 juin 2012

    “Françoise n’est pas insensible non plus à la peinture, en particulier lorsqu’il s’agit des impressionnistes. [..] La future Sagan saura appliquer à ses romans cette technique qui consiste, en quelques mots, à décrire entre deux individus une tension vive immédiatement transmise au lecteur.”

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Vidéo de Pascal Louvrier

3 juin 2013 - Ajouté par jeff tifiou Présentation du livre de Pascal Louvrier et Béatrice Dalle, Que Dalle, sortie le 6 juin 2013.








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