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Nenad Savic (Traducteur)
ISBN : 229000166X
Éditeur : J'ai Lu (2007)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 125 notes)
Résumé :
Chez Days, vous pouvez tout acheter : un livre rare, un tigre albinos, les filles du rayon Plaisir. Tout... pourvu que vous disposiez de la somme nécessaire sur votre carte de crédit. Car Days est le plus grand magasin du monde, presque une ville. Ce matin, Frank a décidé de démissionner. Il travaille chez Days, à la sécurité. Il a le permis de tuer. Mais il ne peut plus se voir dans un miroir.
Au contraire, Linda vient enfin d'obtenir sa carte Days et a hât... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
Tostaky6107 avril 2016
  • Livres 3.00/5
Chers clients, bienvenus dans le monde de Days, le plus grand et peut-être, le plus beau giga store du monde….. Imaginez un magasin qui s'étend sur 5 km de long, autant de large et sur 6 étages. Imaginez un magasin où vous pouvez acquérir tout ce qui vous plaira, de la chaussette dépareillée (Ah ! le rêve de pouvoir enfin retrouver celle qui manque à votre paire préférée…) au tigre blanc importé directement du Bengale, un monde où, bricoleur, collectionneur, ou nostalgique pourra trouver son bonheur…
Imaginez un magasin ou vous serez le client privilégié, le vrai, avec des échelons, bien sûr, en fonction de votre degré de solvabilité. Un magasin que vos proches, vos amis, vos voisins vous envieront de pouvoir fréquenter….Le rêve je vous dit……
Et bien, chers clients, Days sera peut-être votre pire cauchemar….
Lovegrove nous fait vivre une journée dans cette immensité au travers de trois regards différents.
Il y a Franck, l'agent de sécurité blasé, 33 ans qu'il arpente le moindre recoin de cette méga-surface, son expérience, combinée aux nouvelles technologies de surveillance en font un redoutable expert dans son domaine.
Il y a le couple Trivett, Lynda et Gordon, c'est leur première fois… carte Silver en main (la première de la gamme) elle aux anges, lui réticent mais soumis.
Et il y a les sept frères Days, les propriétaires. Sept monarques, héritiers, régnant sur l'empire créé par leur père Septimus Days.
L'auteur nous place face aux travers de notre société de consommation, dans un futur peut-être pas si éloigné que ça. Il nous montre ce que nous sommes… Consommateurs prêts à s'entretuer pour un objet dont il n'ont pas forcément l'utilité. Agent de sécurité obéissant, jusqu'à l'excès de la dérive sécuritaire de notre monde. Oligarques sans scrupules dont les seuls mots d'ordre sont, prospérité, enrichissement et domination.
Un roman miroir donc, qui nous parle de notre orgueil et de la violence qui est en nous, de notre égoïsme, mais aussi, de notre soumission. Et l'auteur de nous mettre face à nos responsabilités et de nous dire que le bonheur est peut-être dans ce qu'on a à portée de main et pas forcément dans ce qu'il y a derrière la vitrine…
Mais, finalement, est-ce vraiment de la fiction ?
Allez donc y jeter un oeil et vous me direz…
Mesdames et Messieurs, chers clients, le magasin de mes idées va fermer, merci de vous diriger vers la sortie de cette critique….
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CorinneCo
CorinneCo28 septembre 2014
  • Livres 2.00/5
Si vous voulez une Ferrari, des chaussettes dépareillées, une batterie de casserole, une pute : on trouve de tout chez Days. Tout s'achète et tout se vend. le monde entier et vous par la même occasion.
Mais, éloignez vous des ventes flash, même si l'envie vous prends subitement d'acheter un article dont vous n'avez absolument pas besoin, juste pour le plaisir d'avoir eu une réduction de 5%. Vous risquez votre vie. Vous serez mordu, pincé, bousculé, assommé dans le meilleur des cas, dans le pire, vous serez tué.
Et si vous survivez à ce déchaînement de violence, vous devrez, dans le monde merveilleux du plus beau gigastore Days, payer. Payé les dégâts occasionnés même si vous n'avez même pas effleuré une tête de gondole.
Bienvenue chez Days !
Tout est tarifé, quantifié, pesé, emballé, vos achats, vos envies, vos peines et vos joies.
Chaque jour, chaque heure et chaque minute, le pouls de Days bat à l'unisson de ses propriétaires, sept frères, vivants au septième et dernier étage du magasin. Intouchables, idoles païennes, ils alimentent la peur et le fantasme de tous : clients et employés. Héritiers d'un monstre qu'ils nourrissent sans relâche de cartes d'achat.
Le rêve de Linda Trivett est justement d'obtenir sa carte silver. Pour elle c'est un signe de réussite et d'ascension sociale. Elle s'est jurée quand elle était enfant de fouler le sol du magasin Days. Mais sans carte d'achat Days, la porte du paradis de la consommation reste close pour tout le monde ; que vous soyez roi ou balayeur.
Le rêve de Franck Hubble « fantôme » chez Days, au service Sécurité ?démissionner. Quitter cet endroit qui lui dévore l'âme et sa vie. Fantôme parmi les fantômes, il s'efface lentement à lui-même.
Le rêve de Melle Dalloway, chef du rayon livres ? Un monde englouti par les livres, les pages, le papier, l'encre et l'éradication du rayon informatique, son cauchemar.
Le rêve des frères Day ? Toujours plus de marchandises, toujours plus d'argent, de puissance, toujours plus de clients.
Rien ne doit les faire chuter, ne serait-ce que trébucher. Pas même un attentat à la bombe ou un frère alcoolique. Septimus Day, le fondateur, le père, veille du haut de son tableau, avec son bandeau noir sur l'oeil.
Flibustier impitoyable du vaisseau Days.
Ce roman dont l'action se déroule sur une journée, est une fable cruelle et cynique sur la société de consommation, sur le consumérisme. Néanmoins, une certaine poésie se dégage de l'écriture de Lovegrove quand il décrit ce gigastore fantasmagorique. Cette multitude d'objets, de couloirs, d'escalators, d'ascenseurs, d'espaces dédiés à tel ou tel produit est un descriptif presque digne de Zola. Mais c'est un piège, un labyrinthe infernal, ou les humains sont réduits à l'état de cartes d'achats ou de choses employées pour le bon fonctionnement du magasin.
Lovegrove entrevoit, malgré tout, dans ce monde clinquant mais infiniment noir, des poches de résistance, des îlots de tendresse et de sagesse. Une forme de résistance douce ou le rêve n'est pas tourné vers Days.
Ni le rêve ni l'avenir. Remise de 30% sur l'espoir...
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InstinctPolaire
InstinctPolaire17 août 2012
  • Livres 4.00/5
Nous sommes jeudi et les choses s'annoncent immuables dans le meilleur des mondes. A 9:00 selon un rituel bien établi, les sept fils de Septimus Days ouvriront le gigastore conçus par leur père – Magasin qui porte simplement et modestement son nom : Days. gigastore : Cette immense surface de vente de plusieurs kilomètres et de sept étages. Selon le principe édicté par leur aïeul : "Tout ce qui est mis en rayon sera vendu, tout ce qui est vendable sera mis en rayon ". Oubliez alimentation et produits ménagers, oubliez habillement et cosmétique. Pensez artisanat du monde, pensez ménagerie qui accueille animaux domestiques et sauvages. Et ne vous étonnez pas que si certains plaisirs sont tarifés à l'extérieur, ils le soient ici...
Mais pour certains, ce jeudi est le premier jour. Et pour d'autres, le dernier. Pour Linda et Gordon Trivett – enfin surtout pour Linda – ce jour bénit est arrivé. On n'entre pas dans le premier gigastore du monde sans la carte de crédit idoine. Après de nombreux sacrifices, le couple est y est arrivé : Munis de leur précieux sésame, ils s'apprêtent a franchir les portes de ce temple de la consommation. Pour Francis – Franck – Hubble c'est l'inverse. Demain Franck sera libre. Agent de sécurité pour le magasin, il a décidé de donner sa démission. Formé par l'académie-maison il est devenu un Invisible. Au sens figuré, c'est un employé modèle doué pour passer inaperçu et arrêter les voleurs. A sens propre, il a atteint un tel degré de dépersonnalisation que plus personne ne le voit... Lui-même ne se distingue presque plus dans la glace. Alors il part avant de disparaître totalement...
Immense magasin, Days est aussi un microcosme. Un univers impitoyable – Sue-Hellen s'appelle Sonny, mais il boit autant - . Un haut lieu de la lutte des classes où les gosses de riche maltraitent les petits consommateurs en affutant les bords de leur carte de crédit. Où les ventes flash à – 15 % deviennent le prétexte au déchainement de la fièvre consumériste. Où le rayon livre même un combat perdu d'avance – enfin en sommes-nous si sûr – contre le rayon informatique.
Dans un style très anglo-saxon : Entre humour so british et sous-entendus profonds James Loevegrove nous donne à lire une fable moderne. Que dire sinon que tout ce qu'il expose ici pourrait être si vraisemblablement plausible. Un conte qui ne commence pas par " Il était une fois " et ne fini pas par " Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants." Mais une intéressante réflexion sur les être(s) et les avoir(s). Une lointaine parenté avec le film " The Truman Show "...
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basileusa
basileusa17 août 2014
  • Livres 5.00/5
Days est un roman assez original qui relate ,par le biais d'un agent de sécurité ,d'un couple consommateur et des patrons de l'entreprise ,une journée ,presque minute par minute, de la vie de ce magasin gigantesque.
On trouve ,dans ce gigastore,tout ce qui peut être vendu ! Un gigastore de 2,5 km de long tout de même et dont l'entrée n'est réservée qu'aux plus riches même si les classes moyennes peuvent maintenant avoir l"honneur d'y parcourir les 777 rayonnages. ,
Franck y est vigile ,un fantôme car il doit repérer les vols et autres infractions en toute discrétion mais il vaut quitter son métier ; Gordon et sa femme viennent d'obtenir le droit d'y entrer après avoir économiser pendant 5 ans et vont y faire leur toute première visite et l'on suit aussi les 7 fils héritiers qui gèrent le magasin. le chiffre 7 est l'obsession du fondateur ,on le retrouve donc partout dans le magasin ,jusqu'au nombre de ses fils !
Cette journée ne sera pas de tout repos pour ces 3 groupes/personnes et remettra beaucoup de choses en question dans leur vie.
C'est bien écrit ,le thème est original et l'on peut se faire une idée assez complète de ce temple de la consommation .
Comme c'est une critique assez ouverte de la société de consommation mais aussi un peu de la lutte des classes ,rien en nous est épargné jusqu'à ces clients qui ,en apprenant qu'il y a une vente flash au rayon "instruments de musique du monde" ,vont se battre jusqu'au sang pour obtenir l'un de ces instruments dont il ne connaissent même pas le nom . J'ai adoré !
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Arakasi
Arakasi07 juin 2013
  • Livres 4.00/5
Tout peut être mis en rayon et tout ce qui est mis en rayon peut être vendu ! C'est en se basant sur cette maxime que le magasin Days, le plus grand et le plus beau gigastore d'Europe, a été construit. Fort de ses 666 rayons, le magasin reçoit chaque jour des milliers de visiteurs détenteurs de cartes Gold, Silver ou Aluminium, tous conscients de leur position d'heureux privilégiés. Car dans un monde où la pauvreté est partout, où tout va à vaut-de-l'eau en politique comme en économie, être client chez Days n'est pas seulement une commodité, c'est un rêve, le fantasme de millions de petits travailleurs désireux de s'élever au-dessus de leur caste sociale. Et ce rêve, Laura et Gordon Trivett viennent enfin de le réaliser ! Ce jeudi, ils vont mettre pour la première fois les pieds dans l'enceinte sacrée du magasin, participer aux émoustillantes ventes flash et accéder à ce statut envié de tous, celui de consommateur.
Mais si certaines personnes brûlent d'entrer dans le magasin, d'autres n'ont qu'une envie, le quitter. C'est le cas de Franck, membre du service de sécurité de Days et si habitué à fondre sa personnalité dans celle du gigastore qu'il ne distingue même plus son reflet dans les miroirs. Avant de se perdre totalement, Franck décide de prendre la fuite : ce jeudi sera son dernier jour dans le magasin. Mais tout ne se passe pas comme prévu, pour les uns comme pour les autres. Car des rumeurs d'insurrection grondent dans les entrailles de Days... le rayon des livres a déclaré la guerre à celui de l'informatique qui ne cesse de lui voler des clients et de l'espace de vente, un conflit que les sept directeurs de Days – les sept fils de Septimus Days, fondateur du magasin – ont trop longtemps ignoré, absorbés qu'ils étaient par leurs rivalités fraternelles. Pour défendre la cause de la Littérature et se venger du gigastore qui récompense si mal ses années de loyaux services, la directrice du rayon des livres est prête à toutes les extrémités, même les pires…
Si ce livre me fait penser à un film, c'est bien à « Brazil » de Terry Gilliam, mais là où le réalisateur américain s'attaquait avec un humour noir ravageur aux dérives de la bureaucratie, Lovegrove, lui, prend pour cible le consumérisme à outrance. Les deux oeuvres ont en commun le même humour grinçant, la même foudre satirique, le même goût pour l'absurde et la même cruauté acide. Véritable temple dédié au dieu Argent, le gigastore Days est une jungle, un monde impitoyable où les plus forts dévorent sans trêve ni complexe les plus faibles, où des jeunes fils de riches balafrent le visage de pauvres bourgeois du bord aiguisé de leurs cartes Gold pour le simple plaisir de prouver leur prééminence sociale. Roman à la fois inquiétant et jubilatoire, « Days » s'avère un digne héritier de « Fahrenheit 451 » de Bradbury et de « 1984 » d'Orwell.
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Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
InstinctPolaireInstinctPolaire17 août 2012
Dans un même mouvement à la fluidité redoutable, il dégaine son arme d'une main et de l'autre, extrait de son portefeuille l'étui en velours de son Iridium. Il sort la carte de son fourreau et l'insère dans le lecteur placé sous le canon. Une diode verte s'allume et le pistolet cesse d'être un simple assemblage de pièces métalliques inertes, pour devenir une machine à tuer prête à mordre dans la chair humaine. Franck la présence des treize balles qui, dans leur chargeur, sous son point serré, attendent impatiemment d'être enfin libérées. Il se rend alors compte qu'il tient la mort dans ses mains.. Qu'il détient un pouvoir insensé : celui de toucher cet homme à distance, de le changer, de lui faire abandonner son statut d'être humain pour celui d'amas de viande anonyme. C'est effrayant et c'est excitant à la fois. Excitant parce-qu'effrayant, effrayant parce-qu'excitant.
Il arme l'engin de mort – clanck ! - et tend le bras. L'arme et le membre ne font plus qu'un. Comme on le lui a enseigné. Le pistolet doit devenir une extension de son propre corps. Un nouvel organe. Un souvenir ou plutôt le souvenir d'une sensation revient alors à sa mémoire. Il se rappelle l'époque où son arme n'était qu'un poids mort sous son aisselle gauche. Un corps étranger qui, de temps à autre, pour se faire remarquer, cognait avec un bruit mat contre son Sphinx. Il se rappelle,comme il se rappellerait un nom depuis longtemps oublié. Voilà ce qu'il doit faire s'il veut conserver son style de vie Iridium. Le prix ultime à payer. Réveiller ces quelques hectogrammes d'acier huilé...
Sa main gauche se lève et vient assurer et affermir sa prise.
Il vise et met sa cible en joue. Ses jambes sont légèrement écartée pour plus de stabilité. Viser pour blesser, l'épaule ou la cuisse.
Il prononce la formule dictée par la loi :
- Arrêtez-vous où je serai dans l'obligation contractuelle de tirer.
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nannou71nannou7129 avril 2016
Parce qu'ils se déroulent dans une machine, les loisirs numériques sont nécessairement froids et cliniques, car dépourvus de dimension tactile, d'humanité. Alors qu'un livre est un objet chaud et vibrant, qui ne peut dissimuler son âge, qui porte avec fierté les marques de son propriétaire - plis, empreintes digitales, pages cornées. Quel est, en plus d'un bon feu de cheminée et d'un verre de vin ou d'une tasse de chocolat chaud, cet accessoire indispensable à toute soirée d'hiver réussie ? Un ordinateur ou un livre ? Un assemblage de plastique, de silicone et de câbles qui nous montre des images et des textes formatés et prémâchés, ou la pensée patiemment construite d'un auteur, livrée directement, sans détour, au moyen de mots imprimés ?
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MaksMaks24 avril 2016
— « C’est une véritable guerre de tranchées, qui risque de dégénérer à tout moment. De nombreux clients ont fait les frais des échanges incessants d’insultes et de menaces… Il serait dommageable… accident mortel… Violence, sabotage…, etc. » Quelqu’un a-t-il déjà entendu parler de cette histoire ? demande-t-il en jetant un regard circulaire à ses frères.
Tout le monde secoue la tête en signe de négation.
— Apparemment, cela dure depuis plus d’un an, reprend-il. Depuis que nous avons permis au rayon Informatique de s’agrandir aux dépens du rayon Livres.
— Décision parfaitement logique et justifiée, l’interrompt Sato. La rotation des marchandises se fait beaucoup plus rapidement en Informatique, et il faut de la place pour cela. Le rayon Livres, lui, tourne à perte depuis toujours. Il paraissait donc tout à fait légitime de l’amputer d’une partie de son territoire au profit de son voisin immédiat. Une partie infime, vous noterez. Un mètre de large, dix mètres de long. Dix mètres carrés, donc.
— Et cela n’a pas plu aux Rats de bibliothèque, commente Wensley. Mais nous avons pris notre décision, et ils se doivent de la respecter.
— Eh bien justement, le coupe Thurston. Ils ne la respectent pas. Dès que les gars de l’Informatique installent leurs marchandises sur ces dix mètres carrés, les Rats de bibliothèque – c’est en effet comme cela qu’ils se font appeler – envoient un commando les remplacer par des bouquins. Alors les types d’en face…
— Les Technoïdes. Ils se font appeler les Technoïdes, intervient Chas, heureux de dispenser à tout le monde ses connaissances du jargon des vendeurs.
— Les Technoïdes, reprend Thurston en prononçant ce surnom avec un certain dégoût, ne se sont pas laissé faire. Des bagarres ont éclaté, et il y a eu des blessés dans les deux camps. « Dernièrement, trois vendeurs ont dû être hospitalisés après une escarmouche particulièrement sanglante. L’escalade menace. Une intervention du conseil est nécessaire pour régler définitivement ce conflit absurde. »
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Tostaky61Tostaky6106 avril 2016
Un livre n'est pas vendu avec un mode d'emploi. Un livre n'à pas constamment besoin de mise à jour. Un livre n'est pas dépassé après quelques années d'utilisation. Un livre ne "plante" pas et ne demande pas à être "redémarré". Un livre ne peut pas être accidentellement effacé si l'on appuie sur une touche interdite, ou parce qu'il se trouve trop près d'un champ magnétique.
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InstinctPolaireInstinctPolaire17 août 2012
Comme source d'informations portable, autosuffisante – puisqu'elle ne nécessite aucune alimentation – accessible à tout ceux qui sont assez vieux pour lire et tourner une page, le livre est ce qui se fait de mieux. Un livre n'est pas vendu avec un mode d'emploi. Un livre n'a pas constamment besoin d'être mis à jour. Un livre n'est pas dépassé après quelques années d'utilisation. Un livre ne " plante " pas et ne demande pas à être " redémarré ". Un livre ne peut pas être accidentellement effacé si l'on appui sur la touche interdite, ou parce-qu'il se trouve près d'un champ magnétique. Existe-t-il sur Terre un objet plus – quel terme horrible – convivial qu'un livre ?
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