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ISBN : 2352947677
Éditeur : Bragelonne (2014)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 91 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Chez Days, vous pouvez tout acheter : un livre rare, un tigre albinos, les filles du rayon Plaisir. Tout... pourvu que vous disposiez de la somme nécessaire sur votre carte de crédit. Car Days est le plus grand magasin du monde, presque une ville. Ce matin, Frank a déci... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par basileusa, le 17 août 2014

    basileusa
    Days est un roman assez original qui relate ,par le biais d'un agent de sécurité ,d'un couple consommateur et des patrons de l'entreprise ,une journée ,presque minute par minute, de la vie de ce magasin gigantesque.
    On trouve ,dans ce gigastore,tout ce qui peut être vendu ! Un gigastore de 2,5 km de long tout de même et dont l'entrée n'est réservée qu'aux plus riches même si les classes moyennes peuvent maintenant avoir l"honneur d'y parcourir les 777 rayonnages. ,
    Franck y est vigile ,un fantôme car il doit repérer les vols et autres infractions en toute discrétion mais il vaut quitter son métier ; Gordon et sa femme viennent d'obtenir le droit d'y entrer après avoir économiser pendant 5 ans et vont y faire leur toute première visite et l'on suit aussi les 7 fils héritiers qui gèrent le magasin. Le chiffre 7 est l'obsession du fondateur ,on le retrouve donc partout dans le magasin ,jusqu'au nombre de ses fils !
    Cette journée ne sera pas de tout repos pour ces 3 groupes/personnes et remettra beaucoup de choses en question dans leur vie.
    C'est bien écrit ,le thème est original et l'on peut se faire une idée assez complète de ce temple de la consommation .
    Comme c'est une critique assez ouverte de la société de consommation mais aussi un peu de la lutte des classes ,rien en nous est épargné jusqu'à ces clients qui ,en apprenant qu'il y a une vente flash au rayon "instruments de musique du monde" ,vont se battre jusqu'au sang pour obtenir l'un de ces instruments dont il ne connaissent même pas le nom . J'ai adoré !
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    • Livres 4.00/5
    Par InstinctPolaire, le 17 août 2012

    InstinctPolaire
    Nous sommes jeudi et les choses s'annoncent immuables dans le meilleur des mondes. A 9:00 selon un rituel bien établi, les sept fils de Septimus Days ouvriront le gigastore conçus par leur père – Magasin qui porte simplement et modestement son nom : Days. gigastore : Cette immense surface de vente de plusieurs kilomètres et de sept étages. Selon le principe édicté par leur aïeul : "Tout ce qui est mis en rayon sera vendu, tout ce qui est vendable sera mis en rayon ". Oubliez alimentation et produits ménagers, oubliez habillement et cosmétique. Pensez artisanat du monde, pensez ménagerie qui accueille animaux domestiques et sauvages. Et ne vous étonnez pas que si certains plaisirs sont tarifés à l'extérieur, ils le soient ici...
    Mais pour certains, ce jeudi est le premier jour. Et pour d'autres, le dernier. Pour Linda et Gordon Trivett – enfin surtout pour Linda – ce jour bénit est arrivé. On n'entre pas dans le premier gigastore du monde sans la carte de crédit idoine. Après de nombreux sacrifices, le couple est y est arrivé : Munis de leur précieux sésame, ils s'apprêtent a franchir les portes de ce temple de la consommation. Pour Francis – Franck – Hubble c'est l'inverse. Demain Franck sera libre. Agent de sécurité pour le magasin, il a décidé de donner sa démission. Formé par l'académie-maison il est devenu un Invisible. Au sens figuré, c'est un employé modèle doué pour passer inaperçu et arrêter les voleurs. A sens propre, il a atteint un tel degré de dépersonnalisation que plus personne ne le voit... Lui-même ne se distingue presque plus dans la glace. Alors il part avant de disparaître totalement...
    Immense magasin, Days est aussi un microcosme. Un univers impitoyable – Sue-Hellen s'appelle Sonny, mais il boit autant - . Un haut lieu de la lutte des classes où les gosses de riche maltraitent les petits consommateurs en affutant les bords de leur carte de crédit. Où les ventes flash à – 15 % deviennent le prétexte au déchainement de la fièvre consumériste. Où le rayon livre même un combat perdu d'avance – enfin en sommes-nous si sûr – contre le rayon informatique.
    Dans un style très anglo-saxon : Entre humour so british et sous-entendus profonds James Loevegrove nous donne à lire une fable moderne. Que dire sinon que tout ce qu'il expose ici pourrait être si vraisemblablement plausible. Un conte qui ne commence pas par " Il était une fois " et ne fini pas par " Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants." Mais une intéressante réflexion sur les être(s) et les avoir(s). Une lointaine parenté avec le film " The Truman Show "...
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    • Livres 4.00/5
    Par Arakasi, le 07 juin 2013

    Arakasi
    Tout peut être mis en rayon et tout ce qui est mis en rayon peut être vendu ! C'est en se basant sur cette maxime que le magasin Days, le plus grand et le plus beau gigastore d'Europe, a été construit. Fort de ses 666 rayons, le magasin reçoit chaque jour des milliers de visiteurs détenteurs de cartes Gold, Silver ou Aluminium, tous conscients de leur position d'heureux privilégiés. Car dans un monde où la pauvreté est partout, où tout va à vaut-de-l'eau en politique comme en économie, être client chez Days n'est pas seulement une commodité, c'est un rêve, le fantasme de millions de petits travailleurs désireux de s'élever au-dessus de leur caste sociale. Et ce rêve, Laura et Gordon Trivett viennent enfin de le réaliser ! Ce jeudi, ils vont mettre pour la première fois les pieds dans l'enceinte sacrée du magasin, participer aux émoustillantes ventes flash et accéder à ce statut envié de tous, celui de consommateur.
    Mais si certaines personnes brûlent d'entrer dans le magasin, d'autres n'ont qu'une envie, le quitter. C'est le cas de Franck, membre du service de sécurité de Days et si habitué à fondre sa personnalité dans celle du gigastore qu'il ne distingue même plus son reflet dans les miroirs. Avant de se perdre totalement, Franck décide de prendre la fuite : ce jeudi sera son dernier jour dans le magasin. Mais tout ne se passe pas comme prévu, pour les uns comme pour les autres. Car des rumeurs d'insurrection grondent dans les entrailles de Days... le rayon des livres a déclaré la guerre à celui de l'informatique qui ne cesse de lui voler des clients et de l'espace de vente, un conflit que les sept directeurs de Days – les sept fils de Septimus Days, fondateur du magasin – ont trop longtemps ignoré, absorbés qu'ils étaient par leurs rivalités fraternelles. Pour défendre la cause de la Littérature et se venger du gigastore qui récompense si mal ses années de loyaux services, la directrice du rayon des livres est prête à toutes les extrémités, même les pires…
    Si ce livre me fait penser à un film, c'est bien à « Brazil » de Terry Gilliam, mais là où le réalisateur américain s'attaquait avec un humour noir ravageur aux dérives de la bureaucratie, Lovegrove, lui, prend pour cible le consumérisme à outrance. Les deux œuvres ont en commun le même humour grinçant, la même foudre satirique, le même goût pour l'absurde et la même cruauté acide. Véritable temple dédié au dieu Argent, le gigastore Days est une jungle, un monde impitoyable où les plus forts dévorent sans trêve ni complexe les plus faibles, où des jeunes fils de riches balafrent le visage de pauvres bourgeois du bord aiguisé de leurs cartes Gold pour le simple plaisir de prouver leur prééminence sociale. Roman à la fois inquiétant et jubilatoire, « Days » s'avère un digne héritier de « Fahrenheit 451 » de Bradbury et de « 1984 » d'Orwell.
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    • Livres 4.00/5
    Par fleurdusoleil, le 01 avril 2011

    fleurdusoleil
    Bienvenue dans le premier et le plus beau gigastore du monde : Days.
    James Lovegrove nous ouvre ici la porte d'un univers qui n'est pas sans rappeler notre monde. Days est avant tout un roman d'anticipation, mais sa ressemblance avec notre société où tout s'achète et tout se vend est troublante.
    Sous une plume satirique, Lovegrove dépeint les travers et les excès d'une société de consommation. Septimus Days est le "père" d'un renouveau de la grande distribution. Il voit en grand, en très grand. Il crée un univers de la surconsommation : un magasin où l'on trouve tout, et même les produits et services les plus extravagants.
    Mais la sélection des clients est draconiennes. Tous ne peuvent prétendre à l'adhésion ! Une hiérarchie s'établit dans la clientèle. Un code de cartes de crédit est établi. Chez Days c'est le système des castes sociales qui prévaut. Plus on est un client fortuné et plus important on est. C'est comme ça dans le monde de Days.
    Aujourd'hui Septimus est mort, mais ses sept fils gèrent l'empire. Elevés au rang de Demi-Dieu, ils supervisent et règnent sur ce territoire clos.
    Nous suivons donc une journée type chez Days. Et nous pouvons suivre le point de vue des trois principaux statuts de ce microcosme : le client, l'employé et le patron.
    Franck est ce qu'on appelle un fantôme, il assure la sécurité, et traque les voleurs. Il est employé dans ce gigastore depuis des années. Cette journée est pourtant un peu différente pour lui car ce doit être la dernière. Il souhaite donner sa démission. Mais contre toute attente, aujourd'hui va prendre une tournure de D-day. Rien ne va se passer normalement.
    Gordon et Linda Trivett sont les heureux détenteurs d'une carte Silver ( une des moins fastueuses cartes de crédit délivrées par le magasin ). Ils entrent pour la première fois sur "Leur terre promise". Cela fait cinq ans qu'ils se privent pour avoir le privilège de faire parti des clients. Après l'euphorie de la nouveauté, ils vont vite découvrir un monde cruel, violent et complétement décadent.
    Et Les sept frères Days ,qui dans leurs appartements situés au sommet du gigantesque batiment, règnent en toute quiétude. Ils sont le cerveau de ce brillant empire et ils sont indestructibles. du moins le pensent-ils ? Car un grain de sable dans les rouages va déclencher l'apocalypse.
    Ce roman est effrayant de part sa similitude avec notre société. Les comportements brutaux et excessifs des clients sont le reflet de situations que nous avons vécu déjà une fois, voir plus. Les techniques de ventes et de merchandising sont très approchantes de la réalité. Avez-vous déjà assisté à l'ouverture d'un grand magasin pour le tout premier jours des soldes. Moi oui, et c'est à vous glacer les sangs !
    On est donc entrainé dans le flot titanesque de consommateurs avides de bonnes affaires. Et on suit, mi amusé mi effrayé, les débordements burlesques et/ou dévastateurs de ce monstre qu'est Days.
    Je vous l'accorde, l'histoire n'est pas très active ( moins de scènes d'actions que le décor le permet ), mais l'écriture intelligente et la justesse des situations en font un excellent roman d'anticipation.
    On referme ce livre en se remémorant inévitablement sa dernière sortie "shopping". Et l'on se surprend à dire "Mon Dieu, on est vraiment pas loin de cette fiction !"
    Petit plus, j'ai bien aimé les avant-propos à chaque chapitre, faisant référence à la symbolique du chiffre 7.
    A lire donc et à méditer...

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2011/04/days-james-lovegrove.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Gusseuh, le 03 avril 2010

    Gusseuh
    Satire cinglante de la société de consommation, Days est l'une des plus récentes résurgences de la SF sociale et revendicatrice des années 70... Dans la veine de Brunner, Spinrad ou Ballard, Lovegrove réussit à réveiller cette petite voix révoltée qui sommeille en nous, et fouette notre soif de revanche face au formatage insidieux mais irrémédiable de la société d'aujourd'hui (et hier, et demain).
    Un bouquin qui imagine la vie d'un gigantesque magasin (la taille d'une cité), devenu le point central de la vie de bon nombre de personnes, objet de fascination, mais aussi obsession névrotique pour beaucoup.
    Et dans tout ça, l'individu. Un individu lambda, agent de sécurité, qui sent sa personnalité s'effacer face à son propre reflet, et décide un jour, sous diverses impulsions, de tout envoyer bouler.
    Cet individu, c'est vous.
    Cassez tout !!
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Citations et extraits

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  • Par basileusa, le 16 août 2014

    C'est....ainsi que la plupart des gens, et pas uniquement les Technoides, considèrent les livres : comme de simples articles faits de pâte de bois,obsolètes,redondants,morts. Du bois mort. De plus en plus,les gens font leur éducation via les médias électroniques ,les écrans et les moniteurs remplaçant le théâtre de l'esprit et l'arène de l'imagination.

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  • Par basileusa, le 16 août 2014

    Qu'il soit si difficile d'ouvrir un compte chez Days explique en grande partie sa popularité au sein de la classe moyenne. L'on n'aime ni ne respecte ce que l'on obtient sans effort.

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  • Par basileusa, le 16 août 2014

    Les clients sont des moutons,qui s'attendent à être traités en moutons. Traitez-les royalement, et ils ne vous en voudront pas lorsque vous les tondrez.

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  • Par InstinctPolaire, le 17 août 2012

    Dans un même mouvement à la fluidité redoutable, il dégaine son arme d'une main et de l'autre, extrait de son portefeuille l'étui en velours de son Iridium. Il sort la carte de son fourreau et l'insère dans le lecteur placé sous le canon. Une diode verte s'allume et le pistolet cesse d'être un simple assemblage de pièces métalliques inertes, pour devenir une machine à tuer prête à mordre dans la chair humaine. Franck la présence des treize balles qui, dans leur chargeur, sous son point serré, attendent impatiemment d'être enfin libérées. Il se rend alors compte qu'il tient la mort dans ses mains.. Qu'il détient un pouvoir insensé : celui de toucher cet homme à distance, de le changer, de lui faire abandonner son statut d'être humain pour celui d'amas de viande anonyme. C'est effrayant et c'est excitant à la fois. Excitant parce-qu'effrayant, effrayant parce-qu'excitant.
    Il arme l'engin de mort – clanck ! - et tend le bras. L'arme et le membre ne font plus qu'un. Comme on le lui a enseigné. Le pistolet doit devenir une extension de son propre corps. Un nouvel organe. Un souvenir ou plutôt le souvenir d'une sensation revient alors à sa mémoire. Il se rappelle l'époque où son arme n'était qu'un poids mort sous son aisselle gauche. Un corps étranger qui, de temps à autre, pour se faire remarquer, cognait avec un bruit mat contre son Sphinx. Il se rappelle,comme il se rappellerait un nom depuis longtemps oublié. Voilà ce qu'il doit faire s'il veut conserver son style de vie Iridium. Le prix ultime à payer. Réveiller ces quelques hectogrammes d'acier huilé...
    Sa main gauche se lève et vient assurer et affermir sa prise.
    Il vise et met sa cible en joue. Ses jambes sont légèrement écartée pour plus de stabilité. Viser pour blesser, l'épaule ou la cuisse.
    Il prononce la formule dictée par la loi :
    - Arrêtez-vous où je serai dans l'obligation contractuelle de tirer.
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  • Par InstinctPolaire, le 17 août 2012

    Comme source d'informations portable, autosuffisante – puisqu'elle ne nécessite aucune alimentation – accessible à tout ceux qui sont assez vieux pour lire et tourner une page, le livre est ce qui se fait de mieux. Un livre n'est pas vendu avec un mode d'emploi. Un livre n'a pas constamment besoin d'être mis à jour. Un livre n'est pas dépassé après quelques années d'utilisation. Un livre ne " plante " pas et ne demande pas à être " redémarré ". Un livre ne peut pas être accidentellement effacé si l'on appui sur la touche interdite, ou parce-qu'il se trouve près d'un champ magnétique. Existe-t-il sur Terre un objet plus – quel terme horrible – convivial qu'un livre ?
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