> Frédérique Pressmann (Traducteur)

ISBN : 2211021662
Éditeur : L'Ecole des loisirs (1993)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 136 notes) Ajouter à mes livres
Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d'individu n'existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (23)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par mimienco, le 23 juin 2009

    mimienco
    Résumé:" Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. La désobéîssance et la révolte n'existent pas. L'harmonnie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le Comité des Sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux nés inaptes sont "élargis", personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient le savoir: c'est le dépositaire de la mémoire. Lui sait comment était le monde , des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordianire l'attend. Un destin qui peut le détruire..."
    Mon opinion: très bien! Ce roman est véritablement une apologie du libre arbitre et de la liberté. Jonas en devenant le dépositaire de la Mémoire acquiert la connaissancce du passé et surtout de la liberté: la liberté de choisir, de désirer, d'aimer, de penser... Au fil des souvenirs que lui transmet Le passeur, le héros se rend compte de la réalité d'une société aseptisée, aliénante et dépourvue de vie, de spontanéité. Refusant de s'y conformer plus longtemps, Jonas décide d'exercer sa liberté dont il a été privé trop longtemps. Grâce à une narration maitrisée, l'auteure nous offre le portrait d'une société qui fait froid dans le dos mais qui nous pousse à réfléchir.
    A travers ces deux romans, Lois Lowry traite d'une problématique profonde, qui fait question mais d'une façon totalement différente d'un roman à l'autre. A la société violente et persécutante de L'Elue s'oppose une société entièrement contrôlée et aseptisée dans Le passeur, dans laquelle les choix, les plaisirs, les sentiments n'ont pas lieu d'être. Les approches sont différentes mais la question reste la même. Je trouve que ces deux romans, par une fiction intéressante, abordent de façon pertinente une problématique complexe et s'adressent autant à des adultes qu'à des adolescents. A lire, vraiment!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Soundandfury, le 05 juillet 2011

    Soundandfury
    Avis Chrono'
    Très bon roman jeunesse! Qui part d'un monde idéal qui pour une fois ne se révèle pas être, par la suite, si coercitif qu'on en a l'habitude dans ces romans d'anticipation. Un livre qui se dévore, à ne pas manquer.
    _________________________
    Je sais, paraît que j'étais la dernière personne au monde a ne pas l'avoir encore lu!
    L'attente exacerbe le plaisir, c'est bien connu! Après un an à me faire du pied sous la p.a.l., Le passeur a obtenu l'insigne honneur d'être choisi par moi dans une bibliothèque clandestine! Tout cela pour être dévoré en quelques heures. (Grâce à un garage Opel et à un sanglier, que je remercie vivement, s'il n'a pas déjà fini en ragoût). Si vous aviez encore quelques doutes sur le degré d'aventurosité de ma vie ou sur ma santé mentale, j'espère que c'est réglé.
    Dois-je vous faire un petit résumé ou vous laisser, vous construire à partir du titre et de l'illustration de la couverture l'idée d'un gamin qui entre dans la résistance pendant la seconde guerre mondiale? C'est le problème des livres qu'on attend trop longtemps pour lire, ils finissent par mener dans nos esprits une double vie parallèle: ensuite, quand on les ouvre, on se sent floué!
    Ici, dans le bon sens! C'était mieux que l'image que je m'étais fabriquée!
    Pas de plongée dans le passé pour ce Passeur. Tout débute par une utopie. Monde parfait, où chaque soir et chaque matin les individus, dans leur cellule familiale (papa, maman, un garçon, une fille), décortiquent leurs émotions pour les désamorcer. Où une pillule annihile tout désir, où la place de chacun est choisie par l'ensemble de la communauté lors d'une fête annuelle. Pas de jalousie, pas de frustration, pas de crime puisque la loi est intériorisée dès le plus jeune âge, ni de chagrin. Même la mort est dissimulée derrière des euphémismes délicats.
    Jonas est un jeune garçon. Comme dans beaucoup de romans qui traitent d'adolescent, romans d'apprentissage (je pense à la Voix du Couteau), il est sur le fil, à une période clé de sa vie: il va devenir un douze-ans et recevoir l'attribution de son métier mais rien ne se passe comme prévu et la tâche qu'on lui confie est très spéciale.
    Si j'ai aimé ce livre, c'est d'abord pour sa non-originalité: j'adore quand on essaie de me peindre un monde idéal en sous-entendant déjà, par de petits détails, ce qu'il peut avoir de dangereux, de troublant. Je pourrais lire cent récits sur ce thème sans m'en lasser. Souvent ces mondes se ressemblent, comme si nous avions tous, au fond de nous, la même image du bonheur parfait. Avec au dessus, une main autoritaire prête à mettre une petite tape et à dire "Pas toucher", qui fait que l'auteur se sent obligé d'y inclure de la noirceur, des avertissements - ben oui, juste au cas où il prendrait l'envie à quelques imbéciles d'essayer de re-créer ça dans notre monde à nous.
    Justement, la singularité du Passeur - et c'est là que j'ai craqué - c'est que plus on avance dans le livre, plus on est surpris par les non-rebondissements. Je m'attendais à continuer sur la même voie toute tracée: le héros s'aperçoit d'un truc étrange, puis d'un truc inquiétant, puis d'un truc inhumain et enfin il découvre que tout est gouverné par un dictateur omnipotent pour un lavage de cerveaux général à 90°C réglé sur "non-délicat".
    Dans celui-ci, même à la fin, j'ai réussi à conserver l'idée que tout n'est pas inhumain dans cette utopie, qu'elle fonctionne, d'une certaine façon même si Jonas évidemment va avoir envie d'autre chose.
    Je me trompe peut-être. Probablement, même, aurais-je dû comprendre l'inverse. Que ce monde aux apparences parfaites est un dangereux repaire d'empêcheurs de vivre. (Je vois quel détail on pourrait m'objecter. Ne vous en privez pas! Les commentaires sont là pour en débattre).
    Je ne sais pas si j'ai été claire. Je reformule. J'ai aimé que dans ce livre - jeunesse, c'est d'autant plus méritoire! - ce ne soit pas blanc d'un côté, noir de l'autre. J'ai vu pas mal de teintes intermédiaires et usant de mon droit de lectrice, personnellement, j'y suis restée, satisfaite. Sans avoir l'impression de trop tirer à moi la couverture du texte et de tout déformer.
    Par conséquent, je n'ai pas du tout goûté la fin. Il en fallait une, soit, elle est correcte. Pour moi, inutile.
    Je me suis arrêtée de penser un peu avant, quand j'ai conclu pour moi-même que le seul désagrément de cette façon de vivre, est qu'elle s'impose à tous, alors qu'il faudrait pouvoir choisir. Jonas choisit, il a raison.

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2011/02/21/sel-de-la-vie.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Magicetincelle, le 13 novembre 2010

    Magicetincelle
    Ce livre est très bien MAIS, car oui il y a un mais, j'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose, je ne saurait dire quoi en particulier. Peut être est ce l'impression que le narrateur soulève des questions qui restent sans réponse. Peut être est ce le fait que j'ai pas réussi à m'attacher aux personnages à part peut être un peu Le passeur et Gabriel. Ou bien l'impression de manque de passion, de vie, de sentiment (appelez ça comme vous le voulez) dans la petite société proprette et toujours sans suprise où se déroule l'histoire. C'était peut être l'intention de l'auteur : montrer que ce monde n'avait pas de saveur, ne valait pas la peine qu'on s'y intéresse.
    Même quand le héros, Jonas, était censé ressentir tous les sentiments bons ou mauvais du monde, ça sonnait un peu trop lointain, silencieux, rapide pour que ça me touche réellement.
    Sans compter l'édition HORRIBLE qui déssert franchement le livre (quand on le voit, on ça donne vraiment pas envie et inconsciemment on part du principe que le livre va être aussi nul que la couverture).
    En fait ce livre mérite 3,5 selon moi mais comme ça n'existe pas, j'ai mis un petit 4. Quand je vois les avis des autres, qui notent extrèmement bien ce livre, je me dis que j'ai dû passer à côté d'un truc. Et je dois l'avouer : j'ai été déçue par ce livre. J'en attendais énormément, le résumé m'avait tenté au premier coup d'oeil ainsi que les critiques positives des lecteurs. Bref tout me faisait envie depuis presque un an et voila que je le lis enfin et que finalement je me rend compte que, oui c'est un bon livre dystopique, dénonçant les faiblesses de notre société si certaines mesures étaient poussées à l'extrême, mais qui manquait un peu de "tonique".
    Cependant je pense que c'est un très bon livre d'introduction au genre dystopique. Un 1984 ou Farenheit 451 pour les collégiens-lycéens. Les idées sont amenées simplement et doucement pour que le lecteur commence à réfléchir sur les problèmes de cette société apparement parfaite.
    Je le conseille à ceux qui aiment ce genre de livre et j'espère qu'ils trouveront le petit plus que j'ai cherché mais pas trouvé...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Shaitana, le 30 décembre 2010

    Shaitana
    Un livre qui fait réfléchir, qui fait grandir...
    En le lisant, on voit toute l'importance du libre arbitre et que tout compte fait même si notre société n'est pas la meilleure qui soit ce n'est pas non plus la plus mauvaise.
    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par augustine, le 18 mars 2010

    augustine
    Un roman qui fait réfléchir : serions-nous prêts à perdre les couleurs, les sentiments, l'inattendu... pour vivre une vie sans souffrances mais aussi sans saveur ? Un livre qu'on ne lâche pas facilement avant la fin !
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par EveLen, le 13 juin 2008

    - Papa? Maman? demanda timidement Jonas après le repas du soir. J'ai une question que j'aimerais vous poser.
    - Qu'est-ce que c'est? demanda son père.
    Il se força à prononcer les mots bien qu'il se sentît rougir de gêne. Il les avait répétés pendant tout le chemin du retour.
    - Est-ce que vous m'aimez?
    Il y eut pendant quelques instants un silence embarrassé. Puis Papa émit un petit gloussement.
    - Jonas! Toi! Et la précision du langage, alors?
    - Qu'est-ce que tu veux dire? demanda Jonas.
    Une réaction amusée n'était pas du tout ce à quoi il s'attendait.
    - Ton père veut dire que tu as utilisé un terme très général, tellement dénué de sens qu'il est pratiquement tombé en désuétude, expliqua sa mère avec soin.
    Jonas les regarda d'un air ébahi. Denué de sens? Jamais auparavant il n'avait ressenti quelque chose d'aussi riche de sens que ce souvenir.
    - Et bien entendu, notre communauté ne peut pas fonctionner correctement si les gens n'emploient pas un langage précis. Tu pourrais demander: "Est-ce que vous appréciez ma présence?" Et la réponse est oui.
    - Ou bien, suggéra son père: "Est-ce que vous êtes fiers de mes réalisations?" Et la réponse est oui, de tout coeur!
    - Est-ce que tu comprends pourquoi c'est impropre d'utiliser un mot comme "aimer"? demanda Maman.
    Jonas hocha la tête.
    - Oui, merci, je comprends, répondit-il lentement.

    Ce fut la première fois qu'il mentit à ses parents.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (23 votes positifs)
  • Par Yuko, le 12 juillet 2010

    - Mais pourquoi est-ce que les souvenirs ne peuvent pas être à tout le monde ? Je pense que ce serait peut-être un peu plus facile si on les partageait. (...)
    Le passeur soupira.
    - Tu as raison, dit-il. Mais alors tout le monde devrait supporter ce fardeau et cette douleur. Ils ne veulent pas de ça.
    Citation de qualité ? (13 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le passeur par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (238)

> voir plus

Quiz