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> Frédérique Pressmann (Traducteur)

ISBN : 2211021662
Éditeur : L'Ecole des loisirs (1993)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 330 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d'individu n'existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mimienco, le 23 juin 2009

    mimienco
    Résumé:" Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. La désobéîssance et la révolte n'existent pas. L'harmonnie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le Comité des Sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux nés inaptes sont "élargis", personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient le savoir: c'est le dépositaire de la mémoire. Lui sait comment était le monde , des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordianire l'attend. Un destin qui peut le détruire..."
    Mon opinion: très bien! Ce roman est véritablement une apologie du libre arbitre et de la liberté. Jonas en devenant le dépositaire de la Mémoire acquiert la connaissancce du passé et surtout de la liberté: la liberté de choisir, de désirer, d'aimer, de penser... Au fil des souvenirs que lui transmet Le passeur, le héros se rend compte de la réalité d'une société aseptisée, aliénante et dépourvue de vie, de spontanéité. Refusant de s'y conformer plus longtemps, Jonas décide d'exercer sa liberté dont il a été privé trop longtemps. Grâce à une narration maitrisée, l'auteure nous offre le portrait d'une société qui fait froid dans le dos mais qui nous pousse à réfléchir.
    A travers ces deux romans, Lois Lowry traite d'une problématique profonde, qui fait question mais d'une façon totalement différente d'un roman à l'autre. A la société violente et persécutante de L'Elue s'oppose une société entièrement contrôlée et aseptisée dans Le passeur, dans laquelle les choix, les plaisirs, les sentiments n'ont pas lieu d'être. Les approches sont différentes mais la question reste la même. Je trouve que ces deux romans, par une fiction intéressante, abordent de façon pertinente une problématique complexe et s'adressent autant à des adultes qu'à des adolescents. A lire, vraiment!
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    • Livres 5.00/5
    Par Shaitana, le 30 décembre 2010

    Shaitana
    Un livre qui fait réfléchir, qui fait grandir...
    En le lisant, on voit toute l'importance du libre arbitre et que tout compte fait même si notre société n'est pas la meilleure qui soit ce n'est pas non plus la plus mauvaise.

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    • Livres 4.00/5
    Par Yumiko, le 27 mai 2012

    Yumiko
    Ce livre est une vraie surprise! Je ne savais pas à quoi m'attendre avant de le lire et l'étonnement a été total! Mais soyez rassurés dans le bon sens du terme.
    Nous découvrons la vie de Jonas, jeune garçon qui vit dans une communauté bien étrange. Au début, rien ne semble particulier, si ce n'est les règles constantes qui régissent la vie des habitants et qui permettent une vie calme, ordonnée dans la joie et la bonne humeur. du moins c'est le point de vue de notre héros, qui ne s'est jamais posé de questions et qui prend la vie telle qu'elle est.
    Mais voilà qu'arrive la cérémonie des douzes-ans. Durant ce moment chaque enfant se voit assigner sa nouvelle orientation et le métier qu'il fera. Car personne n'a de libre arbitre dans cette société, tout est décidé pour eux à l'avance, en observant les capacités et intérêts de chacun. Jonas se voit assigner un rôle bien étrange: celui de dépositaire de la mémoire. Un rôle tenu par une seule et unique personne qui consiste à conserver la mémoire du passé et de tous les habitants de la communauté. Il va ainsi découvrir que les gens vivaient dans un monde bien différent, où les sentiments n'étaient pas aseptisés, où l'amour, la colère, la tristesse, existaient vraiment, et surtout il va découvrir les couleurs! (Un monde sans couleur, c'est incroyable O_o) Ces découvertes vont l'emmener dans une aventure hors du commun…
    J'ai été subjuguée par ce livre! Au début tout semble tellement net (trop net) et tellement faux, que cela en est incroyable! Je n'arrivais pas du tout à m'imaginer vivre dans un tel monde où personne n'a de pensée propre, où tout est régulé, codifié; où les enfants sont assignés et naissent uniquement de mères porteuses; un monde où seul « l'Identique » prime et où les être non adaptés à cette vie sont « élargis ». Une horreur absolue! J'ai tournée les pages traumatisées par la lobotomisation des gens vivant dans cette communauté. J'ai adoré suivre Jonas et le voir ouvrir les yeux sur le monde qui l'entoure. Sa découverte des couleurs et de l'amour m'ont particulièrement touchée, et l'émotion qu'il ressent montre à quel point il serait difficile de vivre sans tout cela.
    L'écriture est sublime et nous transporte dans ce monde créé de toute pièce. le roman est très bien ficelé et les pages se tournent à un rythme effréné. Seul bémol: la fin qui arrive beaucoup trop vite et qui manque franchement de clarté. J'ai été franchement déstabilisée et j'ai de la peine à comprendre où a voulu nous emmener l'auteur. Mis à part cela, c'est un vrai bijou!
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    • Livres 3.00/5
    Par augustine, le 18 mars 2010

    augustine
    Un roman qui fait réfléchir : serions-nous prêts à perdre les couleurs, les sentiments, l'inattendu... pour vivre une vie sans souffrances mais aussi sans saveur ? Un livre qu'on ne lâche pas facilement avant la fin !

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    • Livres 5.00/5
    Par Vadaeme, le 06 novembre 2012

    Vadaeme
    "On n'oublie jamais sa première fois"
    Ce livre fut le premier à m'avoir réellement marqué. Lecture imposée à une époque ou je considérais les livres comme étant, au mieux, de jolis objets décoratifs.
    Tout comme Jonas vivait ses aventures, de mon coté, c'est une véritable quête initiatique qui me tendait les bras. J'ai ouvert ce livre avec l'envie d'en finir au plus vite, d'être débarrassé de cette tâche imposée. Mais sans m'en rendre compte, c'est un monde nouveau qui s'offrait à moi! Et plus que des couleurs, c'est la beauté des mots que j'y ai trouvé.
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Citations et extraits

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  • Par EveLen, le 13 juin 2008

    - Papa? Maman? demanda timidement Jonas après le repas du soir. J'ai une question que j'aimerais vous poser.
    - Qu'est-ce que c'est? demanda son père.
    Il se força à prononcer les mots bien qu'il se sentît rougir de gêne. Il les avait répétés pendant tout le chemin du retour.
    - Est-ce que vous m'aimez?
    Il y eut pendant quelques instants un silence embarrassé. Puis Papa émit un petit gloussement.
    - Jonas! Toi! Et la précision du langage, alors?
    - Qu'est-ce que tu veux dire? demanda Jonas.
    Une réaction amusée n'était pas du tout ce à quoi il s'attendait.
    - Ton père veut dire que tu as utilisé un terme très général, tellement dénué de sens qu'il est pratiquement tombé en désuétude, expliqua sa mère avec soin.
    Jonas les regarda d'un air ébahi. Denué de sens? Jamais auparavant il n'avait ressenti quelque chose d'aussi riche de sens que ce souvenir.
    - Et bien entendu, notre communauté ne peut pas fonctionner correctement si les gens n'emploient pas un langage précis. Tu pourrais demander: "Est-ce que vous appréciez ma présence?" Et la réponse est oui.
    - Ou bien, suggéra son père: "Est-ce que vous êtes fiers de mes réalisations?" Et la réponse est oui, de tout coeur!
    - Est-ce que tu comprends pourquoi c'est impropre d'utiliser un mot comme "aimer"? demanda Maman.
    Jonas hocha la tête.
    - Oui, merci, je comprends, répondit-il lentement.

    Ce fut la première fois qu'il mentit à ses parents.
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  • Par Yuko, le 12 juillet 2010

    - Mais pourquoi est-ce que les souvenirs ne peuvent pas être à tout le monde ? Je pense que ce serait peut-être un peu plus facile si on les partageait. (...)
    Le passeur soupira.
    - Tu as raison, dit-il. Mais alors tout le monde devrait supporter ce fardeau et cette douleur. Ils ne veulent pas de ça.

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  • Par GabySensei, le 02 novembre 2012

    Nous ne pouvons pas prendre le risque de laisser les gens faire des choix.
    - Ce serait dangereux? suggéra le Passeur.
    - Tout à fait dangereux, répliqua Jonas avec assurance.
    Et si on les autorisait à choisir leur conjoint? Et s'ils faisaient le mauvais choix? Ou si, poursuivit-il en riant presque devant l’absurdité d'une telle hypothèse, ils choisissaient leur métier?
    - Ça fait peur, non? dit le passeur.
    Jonas gloussa.
    - Très peur. Je ne veux même pas me l'imaginer. Nous devons vraiment empêcher les gens de faire des mauvais choix.
    - C'est plus sûr.
    - Oui approuva Jonas. Beaucoup plus sûr.
    (P127)
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  • Par Lenora, le 08 juillet 2012

    - Mai sje les veux ! dit Jonas avec colère. Ce n'est pas juste que rien n'ait de couleur !
    - Pas juste ?
    Le Passeur regarda Jonas avec curiosité.
    - Explique moi ce que tu veux dire.
    Eh bien... Si tout est pareil, on n'a plus de choix. Je veux pouvoir me lever le matin et faire des choix. Une tunique bleue ou une tunique rouge ?
    Il baissa les yeux sur le tissu terne de son habit.
    - Mais c'est toujours la même chose.
    Puis il rit doucement.
    - Je sais que ça n'a pas d'importance, ce que l'on porte. Cela ne compte pas. Mais...
    - C'est le fait de choisir qui compte, n'est-ce pas ? lui demanda le Passeur.
    Jonas acquiesça.
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  • Par Lenora, le 08 juillet 2012

    Ce qu'il y a de pire quand on détient les souvenirs, ce n'est pas la douleur. C'est la solitude dans laquelle on se trouve. Les souvenirs sont faits pour être partagés.

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