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ISBN : 2756028126
Éditeur : Delcourt (2012)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 288 notes)
Résumé :
En pleine guerre napoléonienne, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Parmi les débris, un seul survivant: un chimpanzé, mascotte de l'équipage portant l'uniforme tricolore. Mais, dans ce petit village d'Angleterre, où personne n'a jamais vu de Français, l'animal correspond assez bien à l'idée qu'on se fait de l'ennemi. Aussitôt, le singe est traîné en justice, et accusé d'espionnage...
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Critiques, Analyses & Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
marina53
marina5314 avril 2014
  • Livres 4.00/5
1814, nous sommes en pleine guerre napoléonienne. A bord du bateau qui les emmène vers la cote anglaise, le capitaine a embarqué avec l'équipage un petit singe prénommé Nelson. Habillé en officier, il amuse beaucoup ses hommes en imitant Napoléon. Un jeune garçon habilité aux sales travaux chantonne en anglais une chanson que sa nourrice lui fredonnait souvent. Cela ne plaît guère au capitaine qui décide sur-le-champ de le jeter à la mer. Mais une tempête fait rage aussitôt, la foudre frappe le mât, le bateau tangue puis chavire. L'équipage tente tant bien que mal de surmonter les énormes vagues. de la plage, deux anglais, avec leurs jumelles, s'amusent de voir ce bateau couler. Ils reviendront le lendemain, une fois que la tempête sera finie. C'est là que toute la petite ville de Hartlepool se retrouve sur la plage pour récolter tout ce qui s'est échoué. Quelle n'est pas leur surprise de découvrir le singe un peu sonné mais bien vivant. Ainsi vêtu, ils le prennent pour un Français, certainement un espion, le capturent et ne comptent pas en rester là avec lui...
Pour ce récit, Lupano s'est inspiré d'une anecdote encore bien vivace en Angleterre, à savoir ces habitants de Hartlepool qui prirent un singe pour un Français et le traitèrent comme tel. La force de cet album réside dans le fait que l'histoire, bien que romancée, traite ici d'un sujet incroyable et bien méconnu et montre ainsi toute la bêtise humaine, la haine ordinaire et le racisme dans toute son horreur. Lupano étoffe son récit de dialogues perspicaces et parfois drôles. Quant aux personnages, dans leur bouffonnerie, ils font malheureusement pitié à voir mais amusent malgré tout le lecteur. Jérémie Moreau met parfaitement en lumière cette triste histoire, usant d'un trait saccadé, de couleurs chaudes et parfois brutales. Un album étonnant...

Le singe de Hartlepool... à mettre en cage?
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Laurence64
Laurence6420 avril 2013
  • Livres 3.00/5
Il était une fois dans le petit village anglais d'Hartlepool, l'ignorance régnait.
Enveloppés, non dans l'habituel fog, mais dans une bêtise insondable, les habitants aussi incultes qu'idiots (ou idiots parce
qu'incultes) insultaient à qui mieux mieux les villageois voisins et vouaient une haine indéfectible à ces mangeurs de grenouilles et d'escargots qu'étaient (sont?) les Français.
La bonne fée de la bêtise humaine, infatigable au cours des siècles, leur offrit le naufrage d'un bâtiment français. Au milieu des débris du bateau, un chimpanzé soigneusement vêtu par un imbécile Français à la mode soldatesque française survécut. On appelle cela tomber de Charybde en Scylla avec un peu de lettres ou avoir la scoumoune dans un registre plus simple.
La brave bête essaya ses quenottes sur le pasteur local, lequel ne fit pas preuve du pardon que l'on aurait pu attendre de lui. La bestiole fut déclarée humaine malgré tout. Une fois n'est pas coutume. Elle eut pu croire en une promotion. Que nenni! Elle fut affirmée de nationalité française et donc ennemie de la mère patrie.
Il était donc une fois des hommes n'ayant jamais vu ni singe ni Français. La confusion avec un ouistiti aurait été inexcusable. Celle avec un chimpanzé était plus légitime. D'autant que la fée de la bêtise humaine n'était pas, en ce XIX° siècle, soumise aux 35 heures.
L'animal eut un procès au cours duquel il goûta son avocat et non sa plaidoirie. L'animal fut pendu avant que le papa du petit Charles Darwin, médecin de passage forcé sous les cieux d'Hartlepool, ne reconnaisse en lui un singe.
Mais qu'importe le flacon… La bonne fée était en pleine forme.
Le singe était français!
Cette délicieuse légende anglaise qui épingle les habitants d'Hartlepool m'aurait séduite davantage si l'absurde avait été davantage poussé. La charge contre le nationalisme y aurait gagné avec une mise en scène plus échevelée. Cette fable anglaise manque de cet absurde si anglais qui enroule dans les éclats joyeux de la plus extravagante cocasserie toute dénonciation politico-sociale.
Peut-être ai-je encore en mémoire le merveilleux Arthur Koestler (naturalisé britannique) dans ses réflexions contre la peine capitale. L'absurdité poussée au paroxysme du code sanglant anglais m'avait arraché quelques hennissements, braillements et grognements face à ces procès d'animaux qui, un jour, proliférèrent dans la perfide Albion. Et à grands coups de rires, je n'avais jamais cessé de militer pour l'abolition de la peine de mort.
Le singe de Hartlepool, tout français fut-il, aurait gagné à être pendu par un scénariste anglais.
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lehane-fan
lehane-fan04 juillet 2016
  • Livres 4.00/5
Messieurs les Anglais, pendez les premiers !
Et c'est ce qu'ils firent...
En prenant un singe pour un salopiot de français, mais quand même.
Ç'eût pu z'être vous z'ou moi ! J'vous cache pas avoir une infime préférence pour le vous, galanterie oblige...et puis j'ai la peau du cou qui marque.
Écouté religieusement à Saint-Malo, Lupano, c'est du bonheur en barre.
Aussi, lorsqu'il a commencé à évoquer l'ancestrale légende du Singe de Hartlepool, véritable fable sise en des temps reculés du Nord de l'Angleterre, dans les années 1814/1814, à quelques heures près, j'ai su d'emblée que ce récit loufoque me plairait.
Once upon a time a little village prenommed Hartlpool. Cherchez pas la sortie de route grammaticale, je possède tous les courts métrages de Buster Keaton, d'où cette maîtrise quasi surnaturelle des langues étrangères hexagonales.
Là-bas, on exécre le français qui devait bien le leur rendre.
Sans en avoir jamais aperçu un de visu, c'est balourdement qu'ils prirent un noble représentant de ces grands singes africains déracinés, affublé d'une redingote militaire, et venu tristement s'échouer sur une de leurs plages, pour le français honni. Cherchez pas la french connection, les village people n'étaient visiblement pas équipés pour ça.
Un cocasse quiproquo qui générera cette fameuse légende désormais connue de tous. de beaucoup. Bon, de quelques-uns mais des meilleurs.
Burlesque et triste à la fois, le Singe de Hartlepool dézingue le patriotisme exacerbé tout en fustigeant la peur irraisonnée de l'autre. Un racisme frontal, bas de plafond, dénué de tout embryon de réflexion et donc d'éventuelle issue favorable pour notre primate au pays des lourdingues bellicistes.
Joliment crayonné par Moreau, Dr ès trognes de foire, cet étonnant album apporte une nouvelle pierre à l'édifice déjà conséquent d'un scénariste devenu aujourd'hui incontournable.
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boudicca
boudicca20 octobre 2014
  • Livres 5.00/5
« Monkey Hanger » (« Pendeurs de singes »). C'est le surnom que l'on donne depuis le XIXe siècle aux habitants de la petite ville de Hartlepool située sur la côté est de l'Angleterre. Pour comprendre l'origine de ce surnom, il faut remonter à l'époque des guerres napoléoniennes pendant lesquelles Français et Anglais se livrèrent à un combat acharné, notamment par le biais de leur marine respective. La bande dessinée commence en 1814, alors que les habitants de Hartlepool constatent le naufrage d'un navire français sur leur plage et découvrent l'unique survivant de la catastrophe : le singe du capitaine. Celui-ci, vêtu d'un costume français pour l'amusement de son précédent maître, ne tarde pas à être emprisonné par les Anglais, certains d'avoir affaire à un espion français. Et pourquoi pas, se disent-ils ? Après tout, le prisonnier est laid comme un poux et on ne comprend rien à ce qu'il baragouine, c'est qu'il doit être français ! Vous voulez une autre preuve ? Figurez-vous qu'on lui a servi un repas de cuisses de grenouilles et d'escargots... et qu'il les a mangé ! Et puis un membre de la ville certifie qu'il s'agit là d'un Français, qu'il le reconnaît, et qu'importe si ce témoin n'est autre qu'un vieillard sénile et complètement myope. Les preuves sont là ! Il n'en faut pas plus aux habitants pour décréter avoir capturé un ennemi de la nation et le condamner à la mort par pendaison.
Si l'histoire prête d'abord à sourire, la chute et la morale qui s'en dégage n'est pas sans toucher le lecteur qui ne peut que s'apitoyer devant la bêtise de cette foule incapable de se rendre compte de sa bêtise, et surtout devant ce pauvre animal qui ne comprend rien à ce qui lui arrive. Rien à redire, donc, en ce qui concerne le scénario de Wilfrid Lupano qui parvient habilement à mêler moments dramatiques et scènes plus légères, introduites en général par ce groupe de jeunes enfants qui suivent de loin la tragédie qui a lieu dans leur ville, trop occupés à jouer aux Anglais et aux Français. Les dessins de Jérémie Moreau sont eu aussi très convaincants et témoignent parfaitement de la naïveté de ces enfants et l'aspect grotesque de la situation mais aussi de la souffrance de ce singe dont les expressions désolées face à la bêtise des hommes à de quoi faire sourire et/ou pleurer. On peut également saluer la référence finale à l'un des plus grands scientifiques du XIXe siècle à qui l'on doit une théorie majeure concernant l'espèce simienne, preuve, s'il en faut, que l'intrigue a été habilement pensée par les deux artistes.
Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau signent avec « Le singe de Hartlepool » une fable mi comique, mi tragique dénonçant l'ignorance crasse et la bêtise d'une populace tellement abreuvée de notions patriotiques et nationalistes qu'elle en vient à devenir aveugle à tout, y compris au plus évident. Une farce qui donne à réfléchir et qui se lit avec beaucoup de plaisir.
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cicou45
cicou4514 octobre 2013
  • Livres 4.00/5
Une grosse farce mais qui reste tout de même très émouvante ! C'est l'histoire de la bêtise humaine et de l'ignorance, ce qui pousse parfois les hommes à faire des choses relativement ridicules, pour ne pas dire stupides et souvent cruelles, tout simplement parce qu'ils ont peur de l'Inconnu.
C'est ce qui se passe dans ce petit village de Hartlepool, situé sur les côtes anglaises, et dans lequel un navire français fait naufrage.
Les habitants, n'ayant jamais vu un français de leur vie (sauf le vieil Alf Patterson mais son témoignage n'est pas très fiable), voyant le singe du capitaine du navire, vêtu d'un uniforme français, prennent tout bonnement et simplement ce dernier pour un représentant de la race française. Les Anglais et les Français, n'ayant pas de bonnes relations diplomatiques à l'époque puisque l'histoire se déroule au début du XIXe siècle, les villageois décident donc de le pendre, étant donné (ce qui est plutôt normal mais bon, allez leur dire à eux, qui n'ont jamais vu de singes non plus) qu'ils n'ont pas réussi à le faire parler afin qu'il puisse se défendre et décliner son identité.
Une grosse farce basée sur une légende et même, paraît-il, sur une histoire vraie, dans laquelle il y a un gros clin d'oeil à Charles Darwin, que le lecteur découvre ici enfant, accompagné de son père et de passage dans ce village de Hartlepool. C'est d'ailleurs le père de Charles, le docteur Robert Darwin, qui accusera les villageois d'ignares en leur annonçant que "leur pendu" n'est pas un français mais tout simplement Un Singe, un singe français peut-être mais un singe tout de même !
Une lecture agréable, avec un graphisme grotesque (cela est fait exprès car elle s'accommode parfaitement avec l'histoire) qui se lit en un rien de temps ! A découvrir !
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Les critiques presse (6)
BullesEtOnomatopees20 février 2013
Le Singe de Hartlepool est sans conteste un des meilleurs albums de 2012. Le propos est intelligent, Lupano et Moreau le mettent merveilleusement en scène. Et si l’on s’étonne ou l’on se scandalise de cette méprise et de cette bêtise ahurissantes, pas tout à fait sûr que l’on soit forcément plus éclairés de nos jours.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Lexpress26 novembre 2012
La réussite de cet album tient à la vivacité du ton […], à l'intelligence du regard posé par Wilfrid Lupano sur la haine ordinaire et à la nervosité bien venue du dessin de Jérémie Moreau, qui fait penser à Ronald Searle.
Lire la critique sur le site : Lexpress
BoDoi09 octobre 2012
Absurde et cruel, ce récit creuse ce qui fait le terreau des nationalismes. […] Le jeune créateur Jérémie Moreau […] insuffle énormément d’humanité à ses protagonistes, notamment aux enfants, fil conducteur des évènements. Son trait souple et vivant est idéalement renforcé par une mise en couleurs ébouriffante.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest21 septembre 2012
Oui, c'est hilarant, oui les dialogues sont cinglants et oui, les personnages sont truculents. Méfiez-vous néanmoins. Sous ces airs de pantalonnade, le ton est, en fait, sombre, glacial.
Lire la critique sur le site : BDGest
LaLibreBelgique11 septembre 2012
Si certaines situations sont un peu démonstratives, le récit est bien mené et certaines scènes savoureuses.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Sceneario11 septembre 2012
Une fable dont on remercie les auteurs de l’avoir mise en lumière. Un excellent one-shot.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations & extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
24224224 juin 2016
- Charly ! Monte dans cette voiture immédiatement!
- M... Mais Papa, le Monsieur, il est...
- Ce n'est pas un "Monsieur", Charly, c'est un singe. Ils ont pendu un singe. Et pour l'amour de Dieu, cesse de me contrarier et grimpe ! Ce n'est pas le moment.
- Euh, M'sieur...? ?
- Vous pourriez nous rapprocher de Newcastle ?
- On peut payer notre voyage... un peu.
- Oh, mais avec plaisir ! Ce serait un crime de vous laisser dans ce village de fous. Montez ! Et toi-là bas, merdeux ! Descends de ce singe !!!
- Quel singe ?
- Ah les imbéciles ! Ah les ignorants ! J'aurais préféré que tu nz voies pas ça, Charly, mais puisque c'est fait, souviens-toi toute ta vie dz ce que tu viens de voir. Des hommes petits, imbibés de nationalisme, ont pendu un singe ! Ah, elle est encore loin, la modernité, c'est moi qui te le dis ! On est en pleine préhistoire !
- Mais, Papa, tu es sûr que c'était un singe ? Il avait l'air tellement...
- Humain ? Bien sûr qu'il avait l'air humain. Les singes nous ressemblent, Charly. C'est come ça. Une cruelle fantaisie du créateur pour nous rappeler qu'entre nous et les bêtes, il n'y a qu'une histoire de nuances...
- Dites, vous causez drôlement bien, M'sieur. Z'êtes un lord, ou quelque chose comme ça ?
- Je suis le Docteur Robert Darwin de Shrewsbury. Et voici mon plus jeune fils, Charles Darwin...
- On se connaît déjà... Moi, c'est Philip.
- Enchanté, Philip. Et d'où viens-tu ?
- De partout, M'sieur ! De partout et de nulle part.
- Voilà qui ne va pas te faciliter la vie, jeune homme. Déjà que l'étranger fait peur alors qu'on sait d'où il vient, m'est avis que l'apatride a du souci à se faire. Et pour longtemps...
+ Lire la suite
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marina53marina5314 avril 2014
- Ah ? Vous avez été marchand d'esclaves ? Vous ne me l'aviez pas dit.
- C'est parce que je préfère ne plus en parler.
- Des regrets ?
- Boaf ! Sur la fin, on n'y gagnait plus autant sa vie qu'avant ! Ces satanés humanistes, toujours à nous empêcher de travailler... à nous coller des droits de l'homme partout, y compris chez les nègres ! Croyez-moi, on ne mesure pas encore que le mal que le soi-disant siècle des lumières a fait à l'idée de grandeur nationale. On n'a pas fini d'en payer le prix, c'est moi qui vous le dis. Un jour, on viendra vous dire qu'un nègre peut commander un bateau.
+ Lire la suite
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colimassoncolimasson28 novembre 2012
Charly, une pendaison, ce n’est pas un spectacle, et encore moins un divertissement. Une pendaison, c’est un homme qui meurt. Il n’y a rien de réjouissant là-dedans, tu comprends ? Il n’y a qu’un immense chagrin. Et mon rôle de père, Charly, c’est de te mettre en garde contre ce penchant naturel à la cruauté qui sommeille en chacun de nous. Méfie-toi de ce sentiment qui te fait te réjouir à la vue du sang, Charly. Lorsqu’on fait couler du sang c’est toujours une tragédie.
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alouettalouett18 janvier 2013
- Ah ? Vous avez été marchand d’esclaves ? Vous ne me l’aviez pas dit.
- C’est parce que je préfère ne plus en parler.
- Des regrets ?
- Boaf ! Sur la fin, on n’y gagnait plus autant sa vie qu’avant ! Ces satanés humanistes, toujours à nous empêcher de travailler, à nous coller des Droits de l’Homme partout, y compris chez les nègres ! Croyez-moi, on ne mesure pas encore le mal que le soi-disant siècle des Lumières a fait à l’idée de grandeur nationale
+ Lire la suite
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ClairocheClairoche10 décembre 2013
CHARLY, UNE PENDAISON, CE N'EST PAS UN SPECTACLE, ET ENCORE MOINS UN DIVERTISSEMENT. UNE PENDAISON, C'EST UN HOMME QUI MEURT.
IL N'Y A RIEN DE RÉJOUISSANT LA-DEDANS, TU COMPRENDS ? IL N'Y A QU'UN IMMENSE CHAGRIN.

O ... OUI ...

ET MON RÔLE DE PÈRE, CHARLY, C'EST DE TE METTRE EN GARDE CONTRE CE PENCHANT NATUREL A LA CRUAUTÉ QUI SOMMEILLE EN CHACUN DE NOUS.
MÉFIE-TOI DE CE SENTIMENT QUI TE FAIT TE RÉJOUIR A LA VUE DU SANG, CHARLY.
LORSQU'ON FAIT COULER DU SANG, C'EST TOUJOURS ...
... UNE TRAGÉDIE.
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Vidéo de Wilfrid Lupano
Voici ma critique en vidéo des 3 premiers tomes des Vieux Fourneaux !
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