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ISBN : 2756028126
Éditeur : Delcourt (2012)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 71 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En pleine guerre napoléonienne, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Parmi les débris, un seul survivant : un chimpanzé, mascotte de l'équipage portant l'uniforme tricolore. Mais, dans ce petit village d'Angleterre, où personne n'a jamais vu de Franç... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Laurence64, le 20 avril 2013

    Laurence64
    Il était une fois dans le petit village anglais d'Hartlepool, l'ignorance régnait.
    Enveloppés, non dans l'habituel fog, mais dans une bêtise insondable, les habitants aussi incultes qu'idiots (ou idiots parce
    qu'incultes) insultaient à qui mieux mieux les villageois voisins et vouaient une haine indéfectible à ces mangeurs de grenouilles et d'escargots qu'étaient (sont?) les Français.
    La bonne fée de la bêtise humaine, infatigable au cours des siècles, leur offrit le naufrage d'un bâtiment français. Au milieu des débris du bateau, un chimpanzé soigneusement vêtu par un imbécile Français à la mode soldatesque française survécut. On appelle cela tomber de Charybde en Scylla avec un peu de lettres ou avoir la scoumoune dans un registre plus simple.
    La brave bête essaya ses quenottes sur le pasteur local, lequel ne fit pas preuve du pardon que l'on aurait pu attendre de lui. La bestiole fut déclarée humaine malgré tout. Une fois n'est pas coutume. Elle eut pu croire en une promotion. Que nenni! Elle fut affirmée de nationalité française et donc ennemie de la mère patrie.
    Il était donc une fois des hommes n'ayant jamais vu ni singe ni Français. La confusion avec un ouistiti aurait été inexcusable. Celle avec un chimpanzé était plus légitime. D'autant que la fée de la bêtise humaine n'était pas, en ce XIX° siècle, soumise aux 35 heures.
    L'animal eut un procès au cours duquel il goûta son avocat et non sa plaidoirie. L'animal fut pendu avant que le papa du petit Charles Darwin, médecin de passage forcé sous les cieux d'Hartlepool, ne reconnaisse en lui un singe.
    Mais qu'importe le flacon… La bonne fée était en pleine forme.
    Le singe était français!
    Cette délicieuse légende anglaise qui épingle les habitants d'Hartlepool m'aurait séduite davantage si l'absurde avait été davantage poussé. La charge contre le nationalisme y aurait gagné avec une mise en scène plus échevelée. Cette fable anglaise manque de cet absurde si anglais qui enroule dans les éclats joyeux de la plus extravagante cocasserie toute dénonciation politico-sociale.
    Peut-être ai-je encore en mémoire le merveilleux Arthur Koestler (naturalisé britannique) dans ses réflexions contre la peine capitale. L'absurdité poussée au paroxysme du code sanglant anglais m'avait arraché quelques hennissements, braillements et grognements face à ces procès d'animaux qui, un jour, proliférèrent dans la perfide Albion. Et à grands coups de rires, je n'avais jamais cessé de militer contre l'abolition de la peine de mort.
    Le singe de Hartlepool, tout français fut-il, aurait gagné à être pendu par un scénariste anglais.
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  • Par trust_me, le 18 janvier 2013

    trust_me
    1814. Un navire français sombre à quelques encablures des côtes anglaises, face au village d'Hartlepool. le lendemain les villageois trouvent sur la plage un survivant du naufrage. C'est un chimpanzé, habillé d'un uniforme français, qui servait à bord de mascotte. le prenant pour un être humain (et surtout pour un ennemi), ils le capturent et organisent un procès où le pauvre animal sera condamné en bonne et due forme par la vindicte populaire.

    On se dit au départ que c'est gros, trop gros. Comment peut-on confondre un singe et un homme ? Tout simplement en pensant que cet énergumène braillard dont la langue semble si agressive à l'oreille ne peut être qu'un de ces « fils de chienne engrossée par le diable déguisé en porc » que l'on trouve sur le sol français. Après tout, dans ce trou perdu d'Hartlepool, personne n'a jamais vu un soldat de Napoléon. Lupano s'est inspiré d'une légende toujours vivace en Angleterre. D'ailleurs la postface nous apprend qu'aujourd'hui encore les habitants d'Hartlepool continuent d'être la risée du royaume et sont affublés du sobriquet peu flatteur de monkey hangers, « les pendeurs de singe ».

    Le récit dénonce, en vrac et sans hiérarchie, l'ignorance crasse, la haine, le nationalisme exacerbé, l'obscurantisme le plus désolant ou encore l'effet de masse qui transforme des individus en un groupe d'abrutis (petite dédicace personnelle en passant aux supporters des équipes de foot que j'adore…). le tout sans jamais tomber dans un quelconque didactisme plombant. Parce qu'il faut bien reconnaître que cette histoire sordide est aussi drôle, surtout grâce à son incroyable galerie de personnages (avec une mention spéciale pour le vieux cul-de-jatte Patterson), tous plus lourdauds et ridicules les uns que les autres et à ses savoureux dialogues truffés d'injures que les rosbeefs adressent aux bouffeurs de grenouilles : « Saleté de cloporte nourri à la fiente de poule ! Crevure de bouffeur de tripes de rats ! Sale glaviot de vieux ragondin malade ! Espèce de déjection d'hirondelle africaine bouffée par les vers ! » L'outrance des propos va de pair avec la violence sourde de certaines scènes qui peuvent mettre le lecteur mal à l'aise mais l'équilibre fragile entre le cocasse et l'insoutenable n'est jamais rompu. Et si le sort du pauvre singe est abominable, le clin d'œil final apporte un peu de lumière dans cette sombre tragédie.

    Graphiquement, le trait nerveux de Moreau sonne juste et traduit bien les emportements incontrôlés de la populace, le tout sous un ciel gris délavé typiquement anglais.

    Assurément un titre qui me marquera durablement tant la portée de son message reste malheureusement universel.

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2013/01/le-singe-de-hartlepool..
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    • Livres 4.00/5
    Par colimasson, le 22 novembre 2012

    colimasson
    Le singe de Hartlepool a connu sa (tragique) heure de gloire. Pourquoi ne pas l'invoquer à nouveau maintenant que la légende s'est tarie ? Si sa véracité peut être remise en question, en revanche, sa charge symbolique est bien réelle. Apologie parmi tant d'autres, la légende du Singe de Hartlepool se veut porteuse d'un message que cet album de Lupano et Moreau mettent en forme de façon convaincante.

    Au 19e siècle à Hartlepool, alors que les guerres napoléoniennes battent leur plein et que la haine des français est entière, un chasse-marée français fait naufrage sur les côtes britanniques. Aucun rescapé, excepté un singe portant l'uniforme français. Après bien des déboires et humiliations que les marins infligèrent au singe au cours du voyage, ce miracle constitue déjà une victoire de l'animal sur l'espèce humaine… quoiqu'il aurait peut-être mieux valu mourir en mer que de se retrouver confronté à une autre variation de la bêtise humaine : celle des habitants de Hartlepool. En effet, lorsque ceux-ci découvrent le singe, laissé gisant sur les côtes, ils croient aussitôt avoir affaire à un espion de l'armée française. Celui-ci ne parle pas, il refuse de répondre aux questions : c'en est assez, il sera traîné en justice ! Tous les habitants du village s'organisent dans une joyeuse liesse pour condamner le français supposé… Les enfants qui virevoltent autour d'eux, dans des parodies et des simulacres de combats qui n'ont rien à envier aux adultes, semblent tout aussi crédibles… Seul le médecin, arrivé le même jour à Hartlepool pour une escale au cours de son voyage, se détourne de la grande fête, tout occupé à soigner les victimes de combats et autres malheureux à la santé peu enviable.

    L'histoire du Singe de Hartlepool dispose d'un potentiel comique indéniable qui provient du décalage existant entre les convictions des personnages et le regard que porte le lecteur sur la situation. Ici, nous nous sentons presque plus proche du singe, aussi atterré que nous de la tournure que prennent les évènements, que des anglais de Hartlepool. Rapprochement qui sera d'ailleurs relevé par le médecin de passage lorsqu'il découvrira avec stupeur que le procès intenté contre le français n'est en réalité qu'un procès intenté contre… un singe !

    « Humain ? Bien sûr qu'il avait l'air humain. Les singes nous ressemblent, Charly. C'est comme ça. Une cruelle fantaisie du Créateur pour nos rappeler qu'entre nous et les bêtes, il n'y a qu'une histoire de nuances. »

    Le petit Charly à qui s'adresse ce médecin sera enfin une source d'étonnement pour le lecteur, et permettra d'ouvrir cette histoire du Singe de Hartlepool vers d'autres horizons… Fantasmes, peut-être ? mais le rêve est permis… de toute façon, l'être humain ne pourra plus nous surprendre après cette farce grotesque qui s'est jouée à Hartlepool. D'ailleurs, Lupano et Moreau en rajoutent une couche : jouant à la fois sur le désespoir d'hommes arrivés au terme de leurs schémas de pensée et sur l'ironie sublime dont le cerveau humain sera toujours, malgré tout, capable de déployer, ils évoquent, en épilogue à leur histoire, cette anecdote belle et bien avérée :

    « En 2002, l'homme dans le costume de singe, Stuart Drummond, s'est présenté aux élections municipales avec un programme aussi concis que percutant : « Des bananes gratuites pour tous les écoliers. » Et comme la population voulait exprimer un désaveu sonore envers les caciques locaux en place depuis toujours, il a été élu. le singe H'Angus est devenu le premier maire anglais à être élu au premier tour. »

    Une idée pour un prochain album peut-être ?

    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-le-singe-de-hartlepool-2012-..
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  • Par alouett, le 18 janvier 2013

    alouett
    1814, au large des côtes d'Hartlepool (petite bourgade anglaise), un navire français est pris dans une tempête. Quelques heures plus tard, les débris de l'épave sont déposés par le ressac sur la plage d'Hartlepool.
    Au milieu des décombres, la mascotte du navire – un singe – est l'unique rescapé du naufrage. Étant donné que ce dernier est vêtu d'un uniforme de l'armée napoléonienne, les habitants de Hartlepool prennent pour un Français. Surpris par la bestialité des réactions de l'énergumène, les indigènes décident de le lyncher. Quelques voix avisées raisonnent les esprits… avant de le tuer, il est préférable de lui soutirer des informations sur les stratégies militaires de Napoléon. Il est plus plus pertinent d'organiser son procès et de lui de lui soutirer des informations à cette occasion…
    -
    Dès le quatrième de couverture, le lecteur est sensibilisé au fait que ce récit trouve son origine dans une légende du nord de l'Angleterre. Intimement, je caresse l'espoir que cette farce en soit restée au stade de la légende urbaine. Malheureusement, connaissant un peu l'espèce humaine et sa propension à la stupidité et la cruauté…
    « - Ah ? Vous avez été marchand d'esclaves ? Vous ne me l'aviez pas dit.
    - C'est parce que je préfère ne plus en parler.
    - Des regrets ?
    - Boaf ! Sur la fin, on n'y gagnait plus autant sa vie qu'avant ! Ces satanés humanistes, toujours à nous empêcher de travailler, à nous coller des Droits de l'Homme partout, y compris chez les nègres ! Croyez-moi, on ne mesure pas encore le mal que le soi-disant siècle des Lumières a fait à l'idée de grandeur nationale ».
    Wilfrid Lupano va droit au but. Dans une courte partie introductive se déroulant sur le bateau (avant le naufrage), nous nous habituons peu à peu à l'idée de côtoyer des avons déjà tout loisir de nous familiariser aux conceptions étriquées des protagonistes. Racisme, clichés, méconnaissance de l'autre, peur de l'étranger… voici les principaux ingrédients sur lesquels se construit le scénario de Wilfrid Lupano (Alim le tanneur). L'auteur utilise habillement quelques personnages secondaires (des enfants) pour faire figurer son positionnement à l'égard de ces courants de pensée rétrogrades ; sans tomber dans le jugement de valeur, il place quelques petits pics humoristiques dont le lecteur se saisit avec plaisir. Contre toutes attentes et malgré la teneur de l'orientation narrative, je trouve que le scénariste est parvenu à éviter l'écueil du jugement de valeur. Il a su exploiter la présence de certains personnages secondaires – un petit groupe d'enfants – pour diffuser innocemment quelque critiques innocentes (en apparence) sur la manière dont la situation est gérée. Un petit décalage à la fois ironique et salvateur sur la question.
    Jérémie Moreau quant à lui réalise ici son premier album. Au dessin comme à la couleur, il crée une ambiance qui épouse parfaitement le scénario. Durant les passages muets, le récit conserve cohérence et fluidité. Son trait m'a semblé spontané et soucieux du détail. le dessinateur a créé des « gueules » très expressives et que l'on investit facilement. On a l'impression que certaines mimiques ont été prises sur le vif (comme une photo), ce qui rend la lecture très vivante. le tout contribue à asseoir l'ambiance générale. A vrai dire, j'étais plutôt étonnée de constater que l'auteur n'avait jamais publié tant… c'est fluide et impeccable. L'agencement des planches donne une bonne dynamique au récit.

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2013/01/18/le-singe-de-hartlepool-lupano..
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    • Livres 3.00/5
    Par ph_hugot, le 10 février 2013

    ph_hugot
    Le festival d'Angoulème qui s'est terminé la semaine dernière a consacré en premier lieu, à ma grande joie le tome 2 de Quai Orsay (dont je vous avais parlé avec le tome 1), mais a également offert une place de choix pour une autre BD que j'avais eu la chance de lire quelques jours avant le début du festival, grâce au Prix Cézam BD que j'ai commencé cette année.
    Cette BD, Le singe de Hartlepool est une oeuvre ambitieuse, entre la fable historique et la satire philosophique. Au manettes, le scénariste très connu dans le milieu, aidé du dessinateur Jérémie Moreau novice dans le milieu.
    Les deux compères se sont emparé d'une simple anecdote, qui a forgé le folklore de la petite ville d'Hartlepool (au nord de l'Angleterre, sur la côte Est), mais quasi inconnue en France. Dans un petite village côtier d'Angleterre , au 19ième siècle , l'apparition d'un singe avive un vent de folie.
    Les villageois ignares et rustres, décident alors de régler son sort à l'intrus qu'ils prennent pour un français , en pleine guerre anglo française.
    Cette excellente bande dessinée est, sous couvert d'une légende (décryptée à la fin du livre), une pertinente et effrayante illustration des travers humains : obscurantisme , racisme, méchanceté, vulgarité , esclavagisme.
    Les dessins , aux couleurs pastellisées et sombres , se prêtent parfaitement à cette cruelle fable.
    Cependant, si j'ai trouvé cette légende particulièrement originale, j'aurais préféré, si je chipote un peu, un scénario plus étoffé, afin de m'attacher à des personnages, si ce n'est à ce malheureux chimpanzé. L'empathie ressentie pour la victime est évidemment immédiate.
    On se prend d'affection pour ce chimpanzé arraché à sa terre africaine par un soldat en mal d'exotisme et maintenant torturé par des anglais bêtes et méchants
    Malgré cette petite réserve, le coté tragi comique de cette fable fonctionne vraiment bien, et le projet sera suffisament original et ambitieux pour séduire le lecteur.
    De plus, graphiquement, le trait nerveux de Moreau sonne juste et traduit bien les emportements incontrôlés de la populace, le tout sous un ciel gris délavé typiquement anglais.
    Bref, une bien belle BD, et si vous ne la connaissez pas, n'hésitez pas à la découvrir!!!


    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2013/02/09/26367418.html
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Critiques presse (6)


  • BullesEtOnomatopees , le 20 février 2013
    Le Singe de Hartlepool est sans conteste un des meilleurs albums de 2012. Le propos est intelligent, Lupano et Moreau le mettent merveilleusement en scène. Et si l’on s’étonne ou l’on se scandalise de cette méprise et de cette bêtise ahurissantes, pas tout à fait sûr que l’on soit forcément plus éclairés de nos jours.
    Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
  • Lexpress , le 26 novembre 2012
    La réussite de cet album tient à la vivacité du ton […], à l'intelligence du regard posé par Wilfrid Lupano sur la haine ordinaire et à la nervosité bien venue du dessin de Jérémie Moreau, qui fait penser à Ronald Searle.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • BoDoi , le 09 octobre 2012
    Absurde et cruel, ce récit creuse ce qui fait le terreau des nationalismes. […] Le jeune créateur Jérémie Moreau […] insuffle énormément d’humanité à ses protagonistes, notamment aux enfants, fil conducteur des évènements. Son trait souple et vivant est idéalement renforcé par une mise en couleurs ébouriffante.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • BDGest , le 21 septembre 2012
    Oui, c'est hilarant, oui les dialogues sont cinglants et oui, les personnages sont truculents. Méfiez-vous néanmoins. Sous ces airs de pantalonnade, le ton est, en fait, sombre, glacial.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • LaLibreBelgique , le 11 septembre 2012
    Si certaines situations sont un peu démonstratives, le récit est bien mené et certaines scènes savoureuses.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Sceneario , le 11 septembre 2012
    Une fable dont on remercie les auteurs de l’avoir mise en lumière. Un excellent one-shot.
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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Citations et extraits

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  • Par alouett, le 18 janvier 2013

    - Ah ? Vous avez été marchand d’esclaves ? Vous ne me l’aviez pas dit.
    - C’est parce que je préfère ne plus en parler.
    - Des regrets ?
    - Boaf ! Sur la fin, on n’y gagnait plus autant sa vie qu’avant ! Ces satanés humanistes, toujours à nous empêcher de travailler, à nous coller des Droits de l’Homme partout, y compris chez les nègres ! Croyez-moi, on ne mesure pas encore le mal que le soi-disant siècle des Lumières a fait à l’idée de grandeur nationale
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  • Par colimasson, le 22 novembre 2012

    C’est pour ça que je suis devenu militaire. Dans l’armée, au moins, les choses sont simples. D’un côté il y a nous, la France, et de l’autre, il y a l’ennemi. J’aime cette vision franche des choses.

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  • Par colimasson, le 28 novembre 2012

    Charly, une pendaison, ce n’est pas un spectacle, et encore moins un divertissement. Une pendaison, c’est un homme qui meurt. Il n’y a rien de réjouissant là-dedans, tu comprends ? Il n’y a qu’un immense chagrin. Et mon rôle de père, Charly, c’est de te mettre en garde contre ce penchant naturel à la cruauté qui sommeille en chacun de nous. Méfie-toi de ce sentiment qui te fait te réjouir à la vue du sang, Charly. Lorsqu’on fait couler du sang c’est toujours une tragédie.
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  • Par colimasson, le 02 décembre 2012

    Humain ? Bien sûr qu’il avait l’air humain. Les singes nous ressemblent, Charly. C’est comme ça. Une cruelle fantaisie du Créateur pour nos rappeler qu’entre nous et les bêtes, il n’y a qu’une histoire de nuances.

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  • Par ph_hugot, le 08 février 2013

    Harlepool, le lieu révé pour que ces fourbes de Français débarquent subrepcticement pour prendre Londres à l'envers!!!

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