ISBN : 2743615370
Éditeur : Payot et Rivages (2006)


Note moyenne : 3.39/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Jenny a consacré sa vie à son mari, le naturaliste Wilkie Walker. Cette année-là, au début de l'hiver, Wilkie lui paraît distant et déprimé. Au désespoir, Jenny le persuade de faire un séjour à Key West, mais ni le soleil ni le paysage des tropiques ne réussissent à le ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par nanoucz, le 30 novembre 2009

    nanoucz
    Jenny Walker est mariée depuis de longues années à Wilkie, écrivain et naturaliste de renommée internationale. Elle tient le rôle d'épouse aimante, d'assistante personnelle, de documentaliste et de première lectrice, au côté de cet homme plus âgé qu'elle. Mais depuis quelques mois, Wilkie a changé à son égard, il est devenu distant, désagréable parfois.
    Elle décide de louer une villa en Floride, à Key west, afin d'y passer la mauvaise saison, espérant que le dépaysement mettra fin à cette dépression, comme le suggèrent ses deux grands enfants.
    Ce qu'elle ignore, c'est que Wilkie se croit atteint d'un cancer et se prépare à mettre fin à ses jours, afin d'épargner à sa femme une horrible agonie.
    C'est donc ce séjour dans un lieu qui pourrait être idyllique qui nous est raconté dans ce livre, vu tour à tour selon le point de vue de Jenny et de Wilkie. Jenny, dégagée petit à petit de ses tâches d'assistante, puisque son mari ne fait plus rien, s'accorde plus de temps libre et lie connaissance avec les habitants de Key west, bien différents de ses relations habituelles. Wilkie s'enfonce dans sa quête morbide et échafaude des plans de suicide, qui tombent souvent à l'eau (c'est le cas de le dire, dans cet endroit !).
    Il est question des relations conjugales qui évoluent avec les années, de la vieillesse et du temps qui passe, sans doute pas à la même vitesse pour un homme et sa femme de vingt-cinq ans sa cadette. Jenny se découvre une autre femme et accepte des expériences nouvelles, alors que Wilkie est crispé sur ses certitudes et son manque de confiance envers les autres.
    Mon premier contact avec ce livre date de sa sortie en 1998. Même si je me souvenais vaguement de la trame, j'en avais oublié les détails. Je l'ai donc relu avec plaisir cette année, dans le cadre de mon challenge Relecture 2009, profitant des vacances pour m'y replonger.
    Alison Lurie est un de mes auteurs préférés : elle raconte des histoires modernes, explore souvent les relations amoureuses, sans complaisance pour ses personnages, dont elle montre les failles, avec ironie parfois, mais sans méchanceté. Elle met souvent en scène des intellectuels, des universitaires, dans des situations qui me rappellent les romans de David Lodge.
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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 07 octobre 2008

    sentinelle
    Wilkie Walker, brillant naturaliste de 70 ans un peu misanthrope, plus à l'aise lorsqu'il s'agit de défendre la cause des animaux en voie de disparition que de participer à une pendaison crémaillère, est persuadé que sa dernière heure est arrivée. Ne voulant rien dire à sa charmante épouse, il se renferme de plus en plus sur lui-même tout en imaginant les scénarios possibles pour abréger ses souffrances qui ne manqueront pas d'avoir lieu lorsqu'il parviendra à la phase terminale de son hypothétique cancer.
    Sa tendre épouse Jenny, 25 ans plus jeune que lui, est une femme douce et dévouée qui a consacré toute sa vie à son illustre époux. Comme elle s'inquiète de plus en plus de son humeur ronchonne, elle arrive péniblement à le persuader de l'utilité de faire un séjour à Key west, région ensoleillée qui, espère-t-elle, le déridera un peu.
    Peine perdue, Wilkie Walker semble de plus en plus inaccessible. Plutôt que de se tourner les pouces et d'attendre passivement que Wilkie revienne à de meilleurs dispositions, Jenny décide – fait rarissime – de se prendre en main et de s'ouvrir au monde en s'impliquant dans la vie locale des habitants de Key west, très… « couleurs locales », justement.
    Alison Lurie excelle dans le registre de la critique sociale qui pique là où il faut.
    Raison pour laquelle la plus européenne des romancières américaines est souvent considérée comme le pendant féminin de l'auteur britannique David Lodge.

    Un été à Key West ne déroge pas à la règle : paradis pour retraités et millionnaires, Alison Lurie s'en donne à cœur joie pour explorer la faune constituée par les habitants excentriques de la Floride sans oublier les touristes retraités semestriels venus pour fuir les rigueurs hivernales des territoires du Nord.
    Elle nous croque avec gourmandise les différents personnages sur un mode doux-amer qui n'exclu pas un certain désenchantement.
    Un été à Key West est donc une lecture agréable où l'humour caustique se fait la part belle.

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-20391050.html
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    • Livres 2.00/5
    Par laconteuse, le 05 décembre 2010

    laconteuse
    Cela faisait longtemps que ce livre trainait sur mon étagère et voilà une chose de faite de l'avoir lu. Au départ, il était prévu pour le challenge "lire autour du monde" et pour finir, il est revenu directement vers la case départ, enfin soit...
    Bon autant mettre les pieds dans le plat car je n'ai pas été transportée par ce livre. Pourquoi ? Tout d'abord, je trouve ce livre assez lent. Wilkie Walker se croit atteint d'un cancer et pour ne pas mourir dans d'atroces souffrances, il décide de se suicider. Sa femme, Jenny, n'étant absolument pas au courant de sa maladie, trouve son mari totalement distant et grincheux.
    Et il manque absolument une fin, enfin je trouve car je suis restée sur ma faim, on sait plus ou moins ce qu'il se passe pour chaque "acteur" du livre, mais je trouve que c'est assez plat.
    Je trouve que je suis assez tristounette car j'attendais beaucoup de ce livre, surtout après avoir eu la chance de visiter Key west.
    C'est peut-être pour ça d'ailleurs le pourquoi je n'ai pas accroché au livre...
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 07 octobre 2008

    Il trouva que, par en dessous et de côté, comme il la voyait à présent, Barbie Mumpson, de même que le lamantin auquel elle lui avait fait penser, était ce que beaucoup de gens qualifierait de « mignonne » ou d’« adorable », plus que de puérile et grassouillette. Le lamatin, bien sûr, n’était pas grassouillet ; c’était seulement sa forme aérodynamique et sa couche de graisse isolante qui lui donnaient cet aspect. Mais il en allait de même pour les phoques et les pingouins, dont les photos couvraient les murs des musées et des magasins de découverte naturelle. Avec un bon tour de main et les bonnes illustrations – des dessins, pas des photos -, le lamantin pouvait probablement paraître mignon, et même adorable.
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