Si vous voulez lire un livre sur des barjos et vous marrez, c'est ce livre qu'il vous faut.
C'est une vraie famille de siphonnés : des parents qui demandent à ce que les conversations de la petite dernière soient enregistrées jusqu'à la narratrice qui est obsédée par une porte fermée chez son voisin qui a le malheur de s'appeler un nom trop banal aux Etats Unis – John Brown- ce qui est forcément louche, voyez vous !
C'est le seul livre pour lequel je suis obligée de me retenir de rire et donc d'interrompre ma lecture (dans le métro, en heure de pointe, je préfère ne pas me payer l'affiche en rigolant par le nez -ça m'est arrivé une fois, c'est pas agréable et c'est la honte. Bah, oui, je me mordais les lèvres pour ne pas rigoler, résultat…).
J'adore les multiples scènes narrées, de la réinterprétation par la narratrice des tableaux de sa voisine aux PPAM du père (Pétage de Plomb de l'Age Mur), de la mère qui va crever les pneus d'une moto à 2 heures du matin à la petite dernière qui a décidé que son meilleur ami serait un flic de quarante ans (non consentant bien entendu).
Après cette lecture, votre vie vous paraît d'une telle banalité que ça en est réjouissant.
Que Dieu vous protège d'avoir une personne de la famille Spellman à vos basques….
Ce que je trouve étonnant avec cette auteure, c'est cette faculté à rendre crédible des choses hallucinantes et de nous montrer la fragilité de l'héroïne.
Oui, Izzy est pénible, têtue, elle boit plus que de raison, enquiquine tout le monde mais elle est surtout paumée et donc attendrissante.
Un bon livre détente
Lien : http://patacaisse.wordpress.com/2012/04/21/les-spellmans-se-dechaine..