ISBN : 2845635508
Éditeur : Xo Editions (2011)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres

Barricadé dans sa maison au c ur d une ville déserte, un vieil homme prend des risques fous pour recueillir une petite fille blessée.L enfant ne parle pas, elle ne prononce qu un mot : Lumière, elle qui a si peur du noir. Alors le vieillar... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par noursette, le 20 novembre 2011

    noursette
    Je tiens tout d'abord à remercier chaleureusement les Editions XO ainsi que la team Livraddict qui m'a fait confiance en me soumettant ce livre en partenariat.
    Franchement, contrairement à beaucoup, ce n'est pas la couverture qui m'a plu, mais le fait qu'une discussion virtuelle aura lieu très prochainement avec l'auteur sur le forum. La seconde a laquelle je vais avoir la chance d'assister. La première fois, je n'avais pas encore lu l'auteur, depuis, j'ai ajouté le livre cité en marge ainsi que Dieu est un pote à moi.
    Mais venons-en à ce livre magnifique que j'ai terminé en fin d'après-midi. Une plume légère et sensible m'a porté et enchanté durant les 298 pages d'un livre qui m'a touché et émerveillé.
    Les mots, choisis avec soin, font que pages après pages, on a envie d'en savoir davantage sur les deux « reclus » que sont Monsieur Papi et Lumière.
    Etant donné que l'auteur ne nous situe pas de suite dans le temps, ni géographiquement, le lecteur a tout loisir d'imaginer le monde qui entoure la maison dans laquelle se passe la quasi totalité du récit.
    Nous sommes tout de même aiguillés sur le fait que le décor extérieur est dramatique, sanglant, désertique. Je ne le décrirais pas forcément comme post-apocalyptique mais témoin d'une guerre qui dure, s'éternise.
    Le grand-père entrevoit un jour un petit corps, meurtri, allongé dans des détritus. Contre peur et mauvais souvenirs, il brave l'extérieur pour la recueillir et s'en occuper.
    Au fil des lignes, on découvre la naissance des sentiments de ces deux inconnus, qui s'occuperont, tout à tour, l'un de l'autre.
    La relation est touchante, d'autant plus qu'à travers Lumière, notre Monsieur Papi revivra des drames de son passé. Ouvrira son coeur meurtri.
    Une nouvelle fois, je vais laisser des points d'interrogation pour ne pas vous spoiler. En dévoilé trop, ferait perdre la substance de ce livre que j'ai vraiment beaucoup beaucoup aimé.
    Un bémol pour moi, j'aurais aimé savoir qui sont « les autres », un peu plus précisément, juste pour me situer, dans l'époque et dans le lieu.
    Un histoire où deux destins se croisent pour finalement devenir parallèles. Une petite fillette qui ne parlent pas, un octogénaire qui s'attache à elle et fait en sorte qu'ils arrivent à se comprendre. Une recette efficace pour un livre qui prend au coeur à plusieurs reprise.
    L'apothéose finale n'est pas celle qu'on peut imaginer et il m'a été difficile d'admettre cette fin-ci.
    Une hâte maintenant, me rendre disponible pour demander à l'auteur, si possible, de répondre à mes questions, celles dont j'ai vraiment besoin d'avoir une réponse pour refermer son écrit avec sérénité.
    Je remercie Bubblegirl67 d'avoir partagé avec moi ses impressions durant sa lecture. Un vrai plaisir et surtout ravie que nos sentiments se soient avérés communs.

    Lien : http://lagrottedenoursette.wordpress.com/2011/11/20/la-petite-fille-..
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 06 décembre 2011

    brigittelascombe
    Une belle histoire d'amour entre un grand-père et une petite-fille ( parfaits inconnus au départ) réunis par la dure réalité de la guerre.
    Une ville sans nom, dans un futur proche sans nul doute. Des autres sans visage mais aux pratiques barbares.
    Les survivants, bandes d'enfants et d'adolescents livrés à eux mêmes s'organisent dans d'étranges tunnels creusés sous terre.
    Seul, un vieillard endeuillé, semblable à un "arbre brulé", surnommé "l'ogre" vu sa grande taille et sa barbe broussailleuse, se barricade chez lui.
    Il sauve et recueille une fillette battue à mort.
    La crainte de l'enfant muette qui ne prononce que le mot lumière et qu'il va appeler ainsi se meut peu à peu se muer en affection pour ce "Monsieur Papi" (ainsi qu'elle le nomme dans sa tête) qui va lui ouvrir son coeur et une chambre close détentrice de secrets.
    A la manière d'un conte philosophique, La petite fille qui aimait la lumière de Cyril Massarotto (qui a déjà exploré les relations filiales entre deux êtres que tout oppose dans Dieu est mon pote à moi) est une leçon de vie qui nous enseigne que dans la vie, en un instant, tout peut basculer, que l'effet de groupe multiplie les excés de violence, que l'homme possède en lui des capacités de survie et qu'il doit garder l'espoir quoiqu'il advienne.
    "Amour,espoir et résignation:les trois maux qui nous forcent à vivre".
    Un livre à découvrir sans se prendre la tête, sympa et tout public. Une histoire simple tissée de mots simples où s'affrontent les sempiternelles forces du bien et du mal!
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Aaliz, le 13 novembre 2011

    Aaliz
    4ème de couverture :
    Barricadé dans sa maison au coeur d'une ville déserte, un vieil homme prend des risques fous pour recueillir une petite fille blessée.
    L'enfant ne parle pas, elle ne prononce qu'un mot : Lumière, elle qui a si peur du noir. Alors le vieillard parle, il lui raconte la beauté de la vie d'avant, les petites joies du quotidien, son espoir qu'on vienne les délivrer. Il lui enseigne la possibilité d'un avenir, quand elle lui offre
    de savourer le présent.
    Cyril Massarotto explore avec toute la finesse et la profondeur à laquelle il nous a accoutumés depuis son premier livre, Dieu est un pote à moi, la relation filiale qui se noue entre ces deux êtres que tout oppose.

    Mon avis :
    Je ne connaissais pas Cyril Massarotto et ce roman fut donc ma première approche de cet auteur. Je partais alors sans aucune idée de ce qui m'attendait m'étant interdit de lire les critiques de ces précédents romans. Je voulais pouvoir me faire ma propre opinion sans aucune influence extérieure. Et je suis sortie de ma lecture les yeux brillants de bonheur et de larmes d'émotion.
    La petite fille qui aimait la lumière n'est pas que le simple récit de la relation entre un vieil homme et une petite fille si différents et qui apprennent l'un de l'autre. C'est aussi un véritable petit bijou de tendresse, d'humour, de suspense, de peur, de tristesse, bref … un concentré d'émotions qui ne peut vraiment pas laisser indifférent.
    Tout d'abord, Cyril Massarotto a choisi de placer son intrigue dans un contexte sombre et intriguant qui n'est pas sans rappeler celui de Je suis une légende. Nous sommes dans une ville morte, en pleine guerre, la population a été massacrée par un ennemi inconnu mais barbare et sanguinaire nommé Les autres. Ces autres rôdent toujours et le climat est à la peur et la crainte constantes à tel point que le vieil homme « Monsieur Papi » vit reclus dans sa maison de laquelle il ne sort jamais sauf pour sauver une petite fille blessée qui gît devant sa porte. Il prend alors conscience qu'il n'est pas le seul survivant et reprend espoir grâce à cette petite fille et à son poste radio duquel il guette les moindres grésillements.
    A travers cette histoire de la relation entre ces deux êtres qui se découvrent et apprennent l'un de l'autre, Cyril Massarotto aborde nombre de thèmes comme la vieillesse, l'attachement familial, l'instinct de survie et s'interroge sur la capacité humaine à faire le mal : lorsque l'on tue même pour se défendre ne devient-on pas comme n'importe quel autre meurtrier ? N'y laisse-t-on pas une part de notre humanité ?
    Cyril Massarotto nous rappelle aussi à quel point nous avons de la chance de ne manquer de rien. Il est vrai que ma génération et celle de mes parents n'ont pas connu la guerre, et nous avons la chance de vivre dans un pays en paix, nous ne savons pas ce que c'est que de manquer de choses aussi vitales que la nourriture, la possibilité de se laver rien qu'en tournant un robinet, nous ne savons ce que c'est que de vivre dans la peur. Et ce genre de piqûre de rappel ne fait jamais de mal. La liste des choses à faire par Lumière après la guerre nous fait prendre conscience aussi que le bonheur se trouve dans des petits plaisirs que l'on estime insignifiants sur le moment mais pourtant tellement importants.
    J'ai aussi ri à certains passages assez cocasses et à certaines évocations de situation qui m'ont rappelé des souvenirs d'enfance. le passage sur le biscuit trempé dans la chocolat m'a beaucoup émue. Ça peut paraître idiot mais j'ai adoré me remémorer mes petit-déjeuners « trempette » avec mes tentatives désespérées de récupérer mon biscuit (le fameux C…-C…) complètement délité dans mon lait.
    Bref, j'ai beaucoup aimé cette diversité de sentiments, le tout raconté d'une plume légère et fluide. J'ai pris un énorme plaisir à cette lecture que j'ai trouvée non seulement intelligente mais fraîche et pleine d'espoir. Un joli coup de cœur pour moi.
    J'ai prévu de continuer ma découverte des romans de cet auteur et j'espère y retrouver ce bonheur de lecture.


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-la-petite-fille-qui-aima..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par akahama, le 26 novembre 2011

    akahama
    Un univers post-apocalyptique, un vieillard terré dans sa maison fait le mort. D'ailleurs, il l'attend, la mort. Il n'y a ni présent ni passé pour celui qui a tout perdu.
    Une petite fille s'accroche à la vie, et surtout à la lumière. Elle ne sait pas comment c'était, avant la guerre. Elle sait qu'elle est vivante et qu'elle craint le noir.
    Monsieur Papi et Lumière se rencontrent et chacun bouleverse l'existence de l'autre. Monsieur Papi enseigne à Lumière les rudiments de la vie civilisée, Lumière lui enseigne la vitalité et l'espoir.
    Dans un monde sinistre et oppressant, Cyril Massarotto peint une fable émouvante, un conte d'amour et d'espoir dans lequel deux êtres privés de toute liberté prennent le parti de s'aimer et d'être ensemble une famille. Les mots sont justes, les dialogues vrais, et même si le dénouement n'est pas une véritable surprise, on suit avec beaucoup d'empathie l'évolution du lien entre Lumière et Monsieur Papi, et surtout, ces minuscules changements dans leur comportement, dans leur façon de voir les choses, qui se développent graduellement au fur et à mesure qu'il s'habituent l'un à l'autre.
    Sans que cela soit péjoratif, La petite fille qui aimait la lumière est une lecture facile, humaine et touchante.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ATOS, le 16 mai 2012

    ATOS
    Massarotto nous offre encore un très joli roman. Sur fond d'apocalypse, un dialogue entre un vieil homme et une petite fille trace un coeur sur les murs d'une ville en ruine. La musique de mots est légère comme doit être léger sans doute le battement des ailes des anges., Il y a de la poésie chez Massarotto et toujours de l'espoir. Un conseil : suivait la Lumière!
    Astrid SHRIQUI GARAIN
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 06 décembre 2011

    C'est étrange comme un coeur peut s'arrêter de battre,mais nous garder vivants encore.
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  • Par brigittelascombe, le 06 décembre 2011

    C'est parti comme cela,sans aucun signe avant-coureur,d'une seconde à l'autre,tout a basculé:la vie douce un instant,puis,l'instant d'après, les cris et la mort,à chaque coin de rue,partout où je regardais,un autre était en train de massacrer un homme,une femme ou un enfant.
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  • Par brigittelascombe, le 06 décembre 2011

    Etrangement,la peur des autres rendit sa crainte de l'ogre plus relative,et la fillette envisagea avec sérénité que son sang soit très vite bu, afin qu'elle meure rapidement et sans trop de souffrance.
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  • Par brigittelascombe, le 06 décembre 2011

    A la seconde où un rêve prend fin,on se rend compte que la réalité nous avait totalement échappé,et celle ci nous revient comme un tourbillon.
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  • Par brigittelascombe, le 06 décembre 2011

    Prend-on la réelle mesure de nos sentiments si on ne les dit pas?
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