ISBN : 225314424X
Éditeur : Le Livre de Poche
(1998)
Note moyenne : 3.66/5 (sur 56 notes)
Les Echelles du Levant6Ajouter à mes livres
"Echelles du Levant", c’est le nom qu’on donnait autrefois à ce chapelet de cités marchandes par lesquelles les voyageurs d’Europe accédaient à l’Orient. Lieux de brassage, univers précaires que l’Histoire avait lentement façonnés avant de les démolir.
Le héros d... > voir plus
Un livre superbe, d'une grande sensibilité qui n'est pas loin d'être un coup de coeur. Je le conseille vivement. Très belle plume, histoire poignante, émouvante.
Ce livre m'a beaucoup touchée, c'est un hymne à l'amour, la paix entre les peuples, le courage et le bon sens. Pourtant ce ne sont pas les justes qui gagnent dans ces années où le conflit palestino-israëlien embrase tout l'Orient et conduit le personnage principal de ce roman historique au désespoir et à la folie.
Pourquoi parler des heures d'un livre comme celui-ci... comment parler de sensations ? Je ne sais pas faire. C'est le genre d'ouvrages desquels je me souviens à peine de l'histoire mais desquels je me souviens que j'ai adoré. Une plongée dans L Histoire, un voyage entre Europe et Orient.
Je dirais juste : à lire absolument.
Cette histoire est celle d'Ossyane Ketabdar, dit Bakou. Elle nous est contée via la plume du narrateur, qui peut être Amin Maalouf lui-même. En effet la narration commence à Paris, en 1976, date à laquelle l'auteur s'installe en France. le narrateur nous apprend que l'homme qu'il vient de rencontrer avait sa photo dans son livre d'histoire, qu'il faisait partie des hommes du Vieux Pays qui étaient allés se battre, en Europe, dans les rangs de la Résistance. C'est précisément parce qu'il est féru d'histoire, que le narrateur décide de suivre le vieil homme et de faire en sorte qu'il lui raconte sa vie. La narration se déroule sur cinq jours, du mercredi, jour de la rencontre entre les deux hommes, au dimanche. La suite sur mon blog
Et la soupe arrive, fumante. Je la hume. Je prends la première cuillerée. Des lentilles, en effet, mais pas n'importe lesquelles, des lentilles au cumin! Saupoudrées de cumin, en abondance, comme chez nous. Etrange, je me dis. Se pourrait-il que cela fasse partie des recettes lyonnaises? Non, ce goût ne trompe pas, je sais parfaitement d'où il vient. J'ai envie d'interroger le patron. Je m'apprête à l'appeler, puis je me ravise. Que pourrais-je lui dire? Que j'ai retrouvé dans sa soupe les saveurs de mon pays?
Mon père, voyez-vous, était l’exemple même de ce que l’on a coutume d’appeler un despote éclairé. Éclairé, puisqu’il voulait pour nous une éducation d’hommes libres. Éclairé, puisqu’il prodiguait à sa fille le même enseignement qu’à ses fils. Éclairé, aussi, dans sa passion des sciences contemporaines et des arts. Mais despote. Despote déjà dans sa manière d’exprimer ses idées, d’une voix haute, précise, sans appel. Despote surtout dans ses exigences envers nous, envers notre avenir; persuadé que son ambition était noble, il ne se demandait pas si ses enfants avaient le désir ou la capacité de s’y conformer.
Si j'ai eu une petite frayeur, c'est lorsque ma soeur, qui s'était absentée une bonne partie de la journée, a fait son entrée dans le salon au bras de son mari. Qu'on imagine la scène : d'un côté Mahmoud, fils d'une grande famille musulmane de Haïfa, qui avait dû quitter la ville à cause de la tension qui régnait entre Arabes et Juifs, et qui présentait déjà qu'il ne pourrait probablement plus y retourner; de l'autre côté Stefan, Juif d'Europe centrale, venu précisément s'installer dans cette même ville; tous deux proches parents des nouveaux mariés...
C’est une fort détestable habitude que d’affubler les enfants de prénoms qui expriment les opinions des parents, leurs engouements ou leurs préoccupations du moment; un prénom doit être la page la plus blanche, pour que la personne y écrive, durant sa vie, ce qu’elle saura y écrire.
Comment leur expliquer que cette affection pour moi,cette confiance excessive ,cette veneration prematuree m'effrayaient et me paralysaient?
(...)
Moi aussi je voulais changer le monde ,a ma maniere.
Le Périple de Baldassare - bande annonce . 1665. Baldassare Embriaco, Génois d'Orient, négociant en livres et curiosités, se voit un jour offrir, en remerciement d'un service, un livre mythique : le Centième Nom, ouvrage légendaire qui contiendrait le nom caché de Dieu et détiendrait de ce fait le pouvoir d'apporter le salut au monde. Mais Baldassare, maladroit, laisse presque aussitôt l'ouvrage lui échapper. Ne vient-il pas de commettre une erreur fatale, alors que les sombres prémonitions qui préludent à l'année qui s'annonce -- 1666, l'année maudite, l'année de la Bête --, sont dans tous les esprits ? Alarmé, Baldassare part sur les routes vers Tripoli, afin d'essayer de retrouver l'ouvrage... le premier volume d'une trilogie, séduisante adaptation d'un roman d'Amin Maalouf.