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ISBN : 225314424X
Éditeur : Le Livre de Poche (1998)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 256 notes)
Résumé :
"Echelles du Levant", c’est le nom qu’on donnait autrefois à ce chapelet de cités marchandes par lesquelles les voyageurs d’Europe accédaient à l’Orient. Lieux de brassage, univers précaires que l’Histoire avait lentement façonnés avant de les démolir.

Le héros de ce roman, Ossyane, est l’un de ces hommes au destin détourné. De l’agonie de l’Empire Ottoman aux deux guerres mondiales et aux tragédies qui, aujourd’hui encore, déchirent le Proche-Orient,... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Ancolie
Ancolie14 mars 2013
  • Livres 5.00/5
Je ne saurais que vous conseiller ce roman qui m'a ému. Amin Maalouf que j'apprécie tant, fait encore preuve de brio. C'est délicat, pudique et en même temps, entier. C'est l'histoire d'un homme raconté par un autre. Ossyane est pris dans les tourments de son époque. Né en Turquie, il grandit dans une atmosphère de liberté. Elevé par un père qui prône la tolérance et la rébellion, il entame ensuite des études en France pour échapper à son emprise. Nous sommes en 1940, la guerre éclate et Ossyane s'engage dans la résistance. Il tombe amoureux, retourne au pays avec une étiquette qui le dérange, celle du héros et son histoire ne fait que commencer… Voilà un parcours extraordinaire qui n'en reste pas moins simple et digne. Espoirs de la jeunesse, relations père/fils, les hasards de la vie qui nous construisent, la résignation face à l'adversité sont autant de thèmes qui fleurissent entre les pages. L'amour, aussi. Une très belle histoire d'amour d'ailleurs.
Mon seul regret ? Malgré que l'auteur ait réussi à insuffler autant de force en peu de pages (le roman n'en fait « que » 250), j'aurais tellement aimé rester encore un peu avec Ossyane…
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Luniver
Luniver02 novembre 2012
  • Livres 3.00/5
Le narrateur, immigré libanais, rencontre à Paris un de ses compatriotes, un peu égaré dans la ville. Après quelques échanges, le voyageur lui confie qu'il a un rendez-vous important dans quelques jours, et accepte de lui raconter son histoire jusqu'à cette date.
Ossyane est le petit-fils du dernier empereur ottoman. Élevé selon les méthodes de son père, qui a conservé ses habitudes de prince et voit en son fils un futur grand révolutionnaire, il est choyé, baigné dans les arts, instruit par les meilleurs précepteurs, mais écrasé par ce qu'on attend de lui.
Ossyane se retrouve, bien malgré lui, au point de rencontre de tous les conflits du vingtième siècle : son père est turc et sa mère arménienne au moment du génocide ; quand la seconde guerre mondiale éclate pendant ses études à Montpellier, il se retrouve enrôlé dans la Résistance un peu par hasard ; et il épousera une juive quelques mois avant le premier conflit qui opposera Israël aux pays arabes environnants.
L'amour contrarié par L Histoire, un hymne au respect mutuel, ce livre possède tous les ingrédients pour une lecture agréable, mais il m'a tout de même manqué un petit quelque chose, je ne me suis jamais vraiment senti proche du héros principal.
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jsgandalf
jsgandalf07 septembre 2012
  • Livres 5.00/5
Le titre "Les échelles du levant" évoquent une envie de voyage. Envie de voguer en méditerranée à la recherche de ports mystérieux dans des pays tout autant mystérieux. Envie de senteurs, de couleurs. C'est bien là bas que nous amène Amin Maalouf, mais pas dans une époque si ancienne : l'histoire commence au début du XXème pour se finir avec ce même siècle.  Ossyane nous raconte sa vie. Issue d'une famille pas ordinaire et ayant grandis et vécu dans les pays de l'ancien empire ottoman. Ossyane a beaucoup vécu, il a habité en France, il a participé à l'histoire et à été happé par elle. 
Rien qu'avec tous ces ingrédients il y à de quoi faire une bonne histoire. Mais en plus il y a bien sur l'amour. Souvent en filigrane dans le récit mais cela n'enlève rien au merveilleux, à la force et à la conviction de cette amour.
Ossyane commence sa vie dans une famille quasi mythique, la continue en devenant héros, pour finir par ressusciter grâce à l'amour. 
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araucaria
araucaria18 avril 2012
  • Livres 5.00/5
Un livre superbe, d'une grande sensibilité qui n'est pas loin d'être un coup de coeur. Je le conseille vivement. Très belle plume, histoire poignante, émouvante.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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crapette
crapette18 juillet 2011
  • Livres 4.00/5
Ce livre m'a beaucoup touchée, c'est un hymne à l'amour, la paix entre les peuples, le courage et le bon sens. Pourtant ce ne sont pas les justes qui gagnent dans ces années où le conflit palestino-israëlien embrase tout l'Orient et conduit le personnage principal de ce roman historique au désespoir et à la folie.
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Citations & extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver01 novembre 2012
Il y avait chez [mon père] un profond mépris pour cette attitude, très répandue au Levant, qui prétend "ménager" les susceptibilités et les appartenances ; cette attitude qui consiste par exemple à chuchoter à ses invités : « Attention, Untel est juif !», «Untel est chrétien !», « Untel est musulman !» Alors les uns et les autres s'efforcent de censurer leurs propos habituels, ceux que l'on prononce lorsqu'on est "entre nous", pour débiter les banalités mielleuses qui sont censées refléter le respect qu'on a pour l'autre, et qui ne reflètent en réalité que le mépris et l'éloignement. Comme si l'on appartenait à des espèces différentes.



Et si ces deux hommes qu'il avait placés l'un près de l'autre s'étripaient ? Tant pis, c'est qu'ils méritaient de s'étriper, un point c'est tout. Lui, son devoir, c'était de les traiter en humains, embarqués en fin de compte dans la même vaste aventure. S'ils ne s'en montraient pas dignes, tant pis pour eux.
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araucariaaraucaria23 avril 2012
Et la soupe arrive, fumante. Je la hume. Je prends la première cuillerée. Des lentilles, en effet, mais pas n'importe lesquelles, des lentilles au cumin! Saupoudrées de cumin, en abondance, comme chez nous. Etrange, je me dis. Se pourrait-il que cela fasse partie des recettes lyonnaises? Non, ce goût ne trompe pas, je sais parfaitement d'où il vient. J'ai envie d'interroger le patron. Je m'apprête à l'appeler, puis je me ravise. Que pourrais-je lui dire? Que j'ai retrouvé dans sa soupe les saveurs de mon pays?
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Florence94Florence9415 août 2012
Qu’on imagine la scène : d’un côté Mahmoud, fils d’une grande famille musulmane de Haïfa, qui avait dû quitter sa ville à cause de la tension qui y régnait entre Arabes et Juifs, et qui pressentait déjà qu’il ne pourrait probablement plus y retourner , de l’autre côté Stefan, juif d’Europe centrale, venu précisément s’installer dans cette même ville , tous deux proches parents des nouveaux mariés …

J’avais décidé de me borner aux présentations les plus sommaires. Mahmoud Carmali, mon beau-frère. Stefan Temerles, l’oncle de Clara. Ils se sont serré la main.

Alors mon père a dit à voix haute, en français :

»Vous avez quelque chose en commun. Mahmoud est de Haïfa. Et l’oncle de notre belle-fille habite justement à Haïfa. »

Un regard échangé entre Clara et moi. Nous nous tenions par la main, comme pour mieux affronter la bourrasque.

- Asseyez-vous tout près, a poursuivi mon père, vous avez certainement des choses à vous dire.

Il insistait, n’est-ce pas à Mais ne pensez surtout pas que c’était par inadvertance ou par manque de tact. Plutôt par défi, en un sens, par esprit de bravade. Il y avait chez lui un profond mépris pour cette attitude, très répandu au Levant, qui prétend « ménager » les susceptibilités et les appartenances , cette attitude qui consiste par exemple à chuchoter à ses invités :

- Attention, Untel est juif , Untel est chrétien , Untel est musulman !

Alors les uns et les autres s’efforcent de censurer leurs propos habituels, ceux que l’on prononce lorsque l’on est « entre nous », pour débiter les banalités mielleuses qui sont censées refléter les respect que l’on a pour l’autre, et qui ne reflètent en réalité que le mépris et l’éloignement. Comme si l’on appartenait à des espèces différentes.

Et si ces deux hommes qu’il avait placé l’un près de l’autre s’étripaient à Tant pis, c’est qu’ils méritaient de s’étriper, un point c’est tout. Lui, son devoir, c’était de les traiter en humains, embarqués en fin de compte dans la même vaste aventure. S’ils ne s’en montraient pas dignes, tant pis pour eux. Et si, à cause de cela, la fête en était perturbée à Tant pis encore, c’est que nous ne méritions pas une telle fête !
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LuniverLuniver31 octobre 2012
Cela dit, ma mère n'a pas connu beaucoup de joies dans sa courte existence. Elle a eu trois grossesses, toutes trois pénibles ; la première datait donc de 1915. Je ne sais pas si l'on peut se rendre compte aujourd'hui de ce qui signifiait, en cette année de malheur, pour une Arménienne, de porter l'enfant d'un Turc Ottoman.



Bien sûr, son mari n'était pas n'importe quel Turc Ottoman, son attitude était exemplaire. Comme l'était son amitié indéfectible envers Noubar. Mais qui, à l'époque, prenait le temps d'observer les attitudes de chacun ? Qui cherchait à connaître les véritables convictions ? À des moments pareils, on vous attribue d'emblée les opinions de votre sang.
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jsgandalfjsgandalf06 septembre 2012
J'ai eu l'occasion d'écouter, il y a quelques jours, à Paris, un débat à la radio entre un juif et un arabe, et je vous avoue que cela m'a choqué. Cette idée de mettre face à face des personnes qui parlent chacune au nom de sa tribu, qui rivalisent de mauvaise foi et d'habilité gratuite, oui, cela me choque et me dégoute. Je trouve ces duels grossiers, barbares, de mauvais goût, et j'ajouterais, parceque c'est la toute la différence : inélégants.
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Paru en 1872, La Curée, deuxième roman de la série des Rougon-Macquart d'Emile Zola se déroule en 1851. Il dépeint les milieux enrichis et spéculateurs à Paris peu après le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte. Ceci est:

parfaitement exact
faux
partiellement exact: le roman se passe en 1869, peu avant la guerre
La Curée est bien d'Emile Zola mais est un roman indépendant qui ne fait pas partie du cycle des Rougon-Macquart

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