ISBN : 2253150053
Éditeur : LGF - Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 4/5 (sur 62 notes) Ajouter à mes livres
" Depuis que j'ai quitté le Liban Pour m'installer en France, que de fois m'a-t-on demandé, avec les meilleures intentions du monde, si je me sentais " plutôt français " ou " plutôt libanais ". Je réponds invariablement : " L'un et l'autre ! " Non par quelque souci d'éq... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 21 mars 2011

    ivredelivres
    Les soulèvements des populations de Tunisie, de Libye, l' exode vers des lieux qui leur paraissent meilleurs interroge et fait peur à certains, entraînant des réactions outrancières et dangereuses, un livre, paru il y a plus de 10 ans, apporte non une réponse à ces phénomènes, mais permet de se forger une réflexion par delà les passions et les réactions épidermiques.
    Je, Nous, les Autres : c'est ainsi qu'Amin Maalouf nous présente le problème, à partir de sa propre expérience, lui le libanais exilé en France en 1975 au moment de la guerre du Liban.
    Il s'interroge et nous interroge sur le sentiment d'appartenance, sur ce qui nous constitue, notre histoire, nos traditions, notre religion, quelle place faisons nous à notre héritage judéo-chrétien par exemple, à la place de notre langue, à l'étiquette qui s'attache à nous, en particulier quand cette étiquette est porteuse d'opprobre : Rappelons nous le Serbe pendant la guerre en Bosnie
    Il fait une place particulière en raison de son histoire personnelle, au monde arabe, à la religion musulmane et aux regards que nous portons à cette religion, regard déformé par l'intégrisme.
    Les notions d'identité et d'appartenance sont largement développées sans jamais rendre le propos trop didactique, j'ai retrouvé ici le souci d'accorder de la digniter aux autres, souci qui court dans 2 livres que j'ai lu récemment : b.a Ba et Tout un homme.
    Pour Amin Maalouf le maître mot est celui de réciprocité, pour cela le regard que nous portons sur l'autre doit être empreint de tolérance, de compréhension. Réciprocité pour celui qui est accueilli, il abandonne sa terre, certaines coutumes et sa langue.
    « Chacun d'entre nous devrait être encouragé à assumer sa propre diversité, à concevoir son identité comme la somme de ses diverses appartenances, au lieu de la confondre avec une seule, érigée en appartenance suprême, et en instrument d'exclusion, parfois en instrument de guerre » Ne dites on pas : Pays d'accueil ?
    Un livre simple et à la fois plein d'une grande ambition, véritable leçon d'humanisme et de civilisation il est de ceux qu'il faut faire circuler dans les lycées ET dans les partis politiques
    J'avais aimé son livre sur les croisades vues du côté arabe, ses romans, ce livre va trouver sa place dans ma bibliothèque

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2011/03/18/les-ident..
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 16 juin 2010

    litolff
    A lire absolument : cet essai qui soulève des questions cruciales en 2010, a été écrit en 1998, avant le "11 septembre", avant qu'on parle de Ben Laden, avant l'embrasement des banlieues en France et avant que la question du voile suscite autant de polémiques. Il est intéressant de constater la clairvoyance d'Amin Maalouf et sa position pleine de tolérance, d'intelligence et de sagesse vis-à-vis des identités qui nous constituent.
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    • Livres 4.00/5
    Par Sarah_DD, le 06 août 2008

    Sarah_DD
    C'est un classique bien sûr et je l'apprécie parce qu'il pose clairement différents aspects de problèmes liés à l'identité, à son implication,... Je me demande tout de même si le texte serait le même s'il avait été écrit après le 11 septembre. C'est un livre plein de pistes de réflexion sur les problèmes identitaires, sur les changements de valeurs, ou sur la nécessité du plurilinguisme. Et super bien structuré en plus.
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  • Par faby45, le 04 mars 2010

    faby45
    Un auteur engagé qui soulève des questions essentielles sur l'appartenance collective. A lire absolument à l'heure où nous débattons des questions d'identité nationale, diluées dans les excès d'opinions fallacieuses face à l'étranger, le différent.
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  • Par algvet18, le 20 août 2011

    algvet18

    ce livre parait assez optimiste , pour ma part je dirais que cette génération d'enfant d'immigré ont le derrière coincé entre deux chaises et le faite d'avoir une multitude d'appartenance arabe musulman français chrétien .... se veut très difficile a assumez , mais cet essai reste une excellente référence pour comprendre les problèmes d'aujourd'hui en France par exemple , avec les embrasement des bon lieux la loi sur le port du voile et autres , ainsi je conseil a toute personne de lire aussi le livre de huntington sur le clash des civilisation enfin c'est juste pour comprendre et comparé les situations
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Citations et extraits

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  • Par patr_ix, le 30 juillet 2010

    Et le destin? [...] J'ai l'habitude de répondre que, pour l'homme, le destin est comme le vent pour un voilier. Celui qui est à la barre ne peut décider d'où souffle le vent, ni avec quelle force, mais il peut orienter sa propre voile. Et cela fait parfois une sacrée différence.
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  • Par dflasse, le 12 septembre 2009

    On a souvent tendance à se reconnaître, d’ailleurs, dans son appartenance la plus attaquée; parfois, quand on ne se sent pas la force de la défendre, on la dissimule, alors elle reste au fond de soi-même, tapie dans l’ombre, attendant sa revanche; mais qu’on l’assume ou qu’on la cache, qu’on la proclame discrètement ou avec fracas, c’est à elle qu’on s’identifie. L’appartenance qui est en cause – la couleur, la religion la langue, la classse, … – envahit alors l’identité entière. Ceux qui la partagent se sentent solidaires, il se rassemblent, se mobilisent, s’encouragent mutuellement, s’en prennent à “ceux d’en face”. Pour eux, “affirmer leur identité” devient forcément un acte de courage, un acte libérateur…
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  • Par dflasse, le 12 septembre 2009

    Mais, de la compassion, nous glissons parfois vers la complaisance. A ceux qui ont souffert de l’arrogance, coloniale, du racisme, de la xénophobie, nous pardonnons les excés de leur propre arrogance nationaliste, de leur propre racisme et de leur propre xénophobie, et nous nous désintéressons par là-même du sort de leurs victimes, du moins tant que le sang n’a pas coulé à flots.
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  • Par dflasse, le 12 septembre 2009

    On partage le pouvoir entre les communautés, à titre provisoire, nous dit-on, dans l’espoir d’atténuer les tensions, et en se promettant de pousser les gens, progressivement, vers un sentiment d’appartenance à la “communauté nationale”. Mais la logique du système va dans une tout autre direction: dès lors qu’il y a partage du “gâteau”, chaque communauté à tendance à estimer que sa part est trop maigre, qu’elle est victime d’une injustice flagrante, et il se trouve des politiciens pour faire de ce ressentiment un thème permanent de leur propagande.

    Peu à peu, les dirigeants qui ne se livrent pas à la surenchère se retrouvent marginalisés. Le sentiment d’appartenance aux différentes “tribus” se renforce alors, au lieu de s’affaiblir, et le sentiment d’appartenace à la communauté nationale se rétrécit, jusqu’à disparaître, ou presque. Toujours dans l’amertume, et parfois dans un bain de sang. Si l’on est en Europe occidentale, cela donne la Belgique; si l’on est au Proche-Orient, cela donne le Liban.
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  • Par juju2nice, le 30 avril 2011

    Un jeune homme né en france de parents algériens porte en lui deux appartenaces évidentes et devrait etre en mesure de les assumer l'une et l'autre.J'ai dit deux pour la clarté du propos,mais les composantes de la personnalité sont bien plus nombreuses.Qu'il s'agisse de la langue,de la culture,des croyances,du mode de vie,des relations familiales,des gouts artistiques et culinaires,les influences françaises,européennes,occidentales se melent en lui à des influences arabes,berberes,africaines,musulmanes.....une expèrience enrichissante et féconde si ce jeune homme se sent libre de la vivre pleinement,s'il se sent encouragé à assumer toute sa diversité;à l'inverse son parcours peut se révéler traumatisant si chaque fois qu'il s'affirme français,certains le regardent comme un traitre,voire comme un renégat et si chaque fois qu'il met en avant ses attaches avec l' algérie,son histoire,sa culture,sa religion,il est en butte à l'incompréhension,la méfiance et à l'hostilité.
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Le Périple de Baldassare - bande annonce .
1665. Baldassare Embriaco, Génois d'Orient, négociant en livres et curiosités, se voit un jour offrir, en remerciement d'un service, un livre mythique : le Centième Nom, ouvrage légendaire qui contiendrait le nom caché de Dieu et détiendrait de ce fait le pouvoir d'apporter le salut au monde. Mais Baldassare, maladroit, laisse presque aussitôt l'ouvrage lui échapper. Ne vient-il pas de commettre une erreur fatale, alors que les sombres prémonitions qui préludent à l'année qui s'annonce -- 1666, l'année maudite, l'année de la Bête --, sont dans tous les esprits ? Alarmé, Baldassare part sur les routes vers Tripoli, afin d'essayer de retrouver l'ouvrage... le premier volume d'une trilogie, séduisante adaptation d'un roman d'Amin Maalouf.











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