ISBN : 2253061778
Éditeur : LGF - Livre de Poche


Note moyenne : 3.81/5 (sur 64 notes) Ajouter à mes livres
Lorsqu'on emploie les mots "manichéen" ou "manichéisme", on songe rarement à Mani, peintre, médecin et philosophe oriental du IIIe siècle, que les Chinois nommaient "le Bouddha de lumière" et les Egyptiens "l'apôtre de Jésus". Bien loin des jugements tranchés et sans ap... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 03 juin 2011

    brigittelascombe
    Qui dit manichéisme oppose le principe du bien et celui du mal.Le terme manichéen est employé aujourd'hui dans un sens péjoratif. Comment Mani, fondateur de cette philosophie tolérante et humaniste qui visait à concilier les religions, nommé en son temps(III° siècle) le Bouddha de lumière et l'apotre de Jésus a t il pu être trainé dans la boue,haï,rejeté,torturé, supplicié,tué et surtout comment sa doctrine à priori bonne a t elle pu tomber dans l'oubli et mener au bûcher les cathares qui y adhéraient?
    Voilà le message que Amin Maalouf, auteur de "Léon l'Africain" de "Samarcande"(prix des maisons de la presse 1988) et du "Rocher de Tanios" (prix Goncourt 1993) essaye de diffuser dans ce livre.Un fanatisme que l'auteur dénonce, lui le libanais déchiré dans son propre pays.
    Entre roman et légende son récit nous mène sur les bords du Tigre, dans les jardins d'Ishtar à l'aube du christianisme. Une ère nouvelle s'ouvre alors de par le monde, une ère où les apôtres de Jésus parcourent les chemins pour répandre la bonne nouvelle, celle d'une nouvelle religion qui puise son essence dans l'amour de l'autre.
    Mani,enlevé à sa mère dés l'âge de quatre ans par son père et élevé dans la secte stricte des vêtements blancs qui restreint plutôt que d'élargir la vision des êtres et des choses, n'aura de cesse après sa découverte de l'art mural et de l'écoute de la voix divine(celle des jardins de lumière) qui s'adresse à lui, que de diffuser les paroles de Thomas, disciple de Jésus. Sa jambe torse ne l'incommode pas et il guérit.Il a le don et veut plus que tout faire reculer les ténèbres dont il pressent la force.Mais il perturbe l'ordre établi et active par là même la haine de ceux qui le jalousent. Cette histoire vécue, relatée avec beaucoup de poésie est une fable qui nous interpelle car nombreux sont les bons bannis pour le seul fait d'être hors normes et d'avoir essayé de faire entendre leur voix et leur pensée différentes sous prétexte qu'ils les estimaient valables.A méditer!
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 14 avril 2009

    annie
    souvenir de lecture...
    Né à Ctésiphon en Babylonie, Mésopotamie, vers 216 et meurt à Gundishapur, Susiane, vers 273. Mani est le fondateur du manichéisme.
    Parmi les étymologies possibles de son nom figure le sanskrit maṇi : pierre, perle précieuse, joyau, que l'on retrouve dans le mantra homonyme.
    Il est issu d'un milieu chrétien appartenant au courant gnostique du prophète Alkhasaï. Mani affirme très tôt être en contact avec un ange et être un imitateur de la vie de Jésus. Il se met à prêcher vers 240 mais c'est sa rencontre avec le roi sassanide Shapur Ier en 250 qui décidera du succès de sa doctrine : le monarque conçoit tout l'intérêt d'une religion nationale pour unifier son empire. le monarque lui donne donc le droit de répandre librement son enseignement dans tout l'Empire Perse. La foi nouvelle progresse rapidement et les communautés se multiplient sous son regard bienveillant. Mani prêche en araméen comme l'avait fait Jésus.
    Vient le règne de Bahrâm Ier, en 272, qui favorise un retour au mazdéisme. Persécuté, Mani se réfugie au Khorasan où il fait des adeptes parmi les seigneurs locaux. Inquiété de voir cette influence grandir, Bahrâm Ier le remet en confiance et le rappelle à Ctésiphon. Mais c'est la prison et les mauvais traitements qui l'attendent, puis la mort d'épuisement, âgé d'environ soixante ans. Il aurait été supplicié à Gundishapur (citée sous son nom araméen de Beth Lapat dans le roman d'Amin Maalouf).
    La passion de Mani sera perçue comme une transposition de la passion du Christ par ses adeptes.
    Peintre visionnaire et philosophe, poète, musicien et médecin, Mani transmit une vision du monde et de la vie si puissante que son enseignement se répandit, de manière totalement pacifique, de l'Afrique à la Chine, des Balkans à la péninsule arabique.


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 04 août 2011

    annie
    Son père Pattig abandonne sa femme enceinte pour suivre une secte, puis son gourou décide que l'enfant appartient à la secte et fait enlever l'enfant à sa mère. C'est ainsi que Mani passera toute son enfance et son adolescence auprès de la secte. Handicapé, solitaire, il trouve une retraite auprès d'un lac sur la Palmeraie et c'est là qu'il va découvrir son "jumeau" en se voyant reflété dans l'eau... et qu'il aura la vision de sa mission.
    Il partira donc prêcher sa philosophie, n'excluant aucune autre religion... et ira jusqu'en Chine. Il obtiendra la protection et l'amitié du Roi des Rois, Shabuhr, malgré l'hostilité du fils aîné et du puissant mage kirdir.
    Las ! Après 30 ans d'amitié, la faveur royale va lui être retirée lors de son refus d'accompagner son roi à la guerre contre les romains.
    Après le décès du vieux roi, Kirdir lit le testament instituant Hormizd, son fils cadet Roi des Rois... l'ami de Mani... malheureusement, celui-ci est assassiné lors de son couronnement... et c'est Vahram, le fils aîné qui monte sur le trône, désigné par Kirdir...
    Avec ses deux ennemis à la tête du pouvoir, c'est la chute annoncé de Mani, qui sera bannit, puis emprisonné couvert de chaînes, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Il mourut le 26ème jour de son supplice, c'était en l'an 584 des astronomes de Babel, le quatrième jour du mois d'Abdar - pour l'ère chrétienne le 2 mars 274, un lundi.
    Épilogue : le monarque refusa que le corps de Mani soit livré aux sien, de peur que sa sépulture ne devienne un lieu de pèlerinage ; il ordonna aussi qu'avant de faire disparaître sa dépouille on la suspende trois jours à l'entrée de Beth-Lapat, empaillée et nue, reconnaissable à sa jambe torse. Pour apporter la preuve qu'il était mort.
    .
    mon avis... un livre passionnant, sur l'itinéraire d'un prophète. Une belle écriture, simple et claire, pour nous parler d'un homme hors du commun qui prêcha une philosophie de tolérance et d'acceptation de la différence. le sujet pourrait paraître ardu, mais le génie de l'écriture d'Amin Maalouf est de nous le présenter comme un roman...

    Lien : http://mazel-annie.blogspot.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par m75000, le 12 septembre 2011

    m75000
    un roman lu dans le tramway qui me menait et me ramenait de mon travail .Voilà un personnage encore apparu sans doute à la mauvaise époque que ce Mani qui prêche une tolérance qui va mal avec la période .Et qui devra toute sa vie lutter pour vivre et survivre au pays des adorateurs du feu ...comme à son habitude Maalouf arrive à nous emmener loin de nos préoccupations grâce à son style simple et pourtant enlevé ...
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    • Livres 4.00/5
    Par djebby, le 06 octobre 2011

    djebby
    C'est l'histoire de Mani, un "prophète" qui fait le lien, voire la synthèse, des religions d'alors. le pendant de cette démarche est qu'il s'attire les inimitiés de tous les prêtres et des personnages influents de l'époque hormis le roi des rois avec lequel il était ami.
    J'aime bien le fait que Mani soit l'anagramme d'Amin... j'y vois quelque chose de manichéen ;-)
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Citations et extraits

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  • Par latrace, le 04 mars 2011

    En tout être comme en toute chose se côtoient et s’imbriquent Lumière et Ténèbres. Dans une datte que vous croquez, la chair nourrit votre corps, mais le goût suave et le parfum et la couleur nourrissent votre esprit. La Lumière qui est en vous se nourrit de beauté et de connaissance, songez à la nourrir sans arrêt, ne vous contentez pas de gaver le corps.
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  • Par Karina, le 28 mars 2010

    En tout être comme en toute chose se côtoient et s'imbriquent Lumière et ténèbres. Dans une datte que vous croquez, la chair nourrit votre corps, mais le goût suave, et le parfum et la couleur nourrissent votre esprit. La lumière qui est en vous se nourrit de beauté et de connaissance , songez à la nourrir sans arrêt, ne vous contentez pas de gaver votre corps. Vos sens sont conçus pour recueillir la beauté, pour la toucher, la respirer, la goûter, l'écouter, la contempler. ..vos cinq sens sont distillateurs de lumière. Offrez-leur, parfums, musiques, couleurs. Epargnez -leur la puanteur, les cris rauques et la salissure.
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  • Par keatty, le 26 mars 2011

    celui qui refuse de voir Dieu dans les images qu'on lui présente est parfois plus proche qu'un autre de la vraie image de Dieu
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  • Par keatty, le 26 mars 2011

    quand, sur toute la surface de la Terre, il ne se trouvera plus un seul être qui veuille nourrir un sage, c'est que le monde ne mérite plus les sages, et qu'il est temps pour eux de s'en aller
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  • Par annie, le 02 août 2011

    "Si je voyais sur ce prunier un bourgeon fleuri et que je dise "c'est une prune", est-ce que j'aurai menti ? Pas du tout, j'aurais simplement précédé la vérité d'une saison."-p.54-
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Vidéo de Amin Maalouf

Le Périple de Baldassare - bande annonce .
1665. Baldassare Embriaco, Génois d'Orient, négociant en livres et curiosités, se voit un jour offrir, en remerciement d'un service, un livre mythique : le Centième Nom, ouvrage légendaire qui contiendrait le nom caché de Dieu et détiendrait de ce fait le pouvoir d'apporter le salut au monde. Mais Baldassare, maladroit, laisse presque aussitôt l'ouvrage lui échapper. Ne vient-il pas de commettre une erreur fatale, alors que les sombres prémonitions qui préludent à l'année qui s'annonce -- 1666, l'année maudite, l'année de la Bête --, sont dans tous les esprits ? Alarmé, Baldassare part sur les routes vers Tripoli, afin d'essayer de retrouver l'ouvrage... le premier volume d'une trilogie, séduisante adaptation d'un roman d'Amin Maalouf.








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