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> Francis Lacassin (Préfacier, etc.)

ISBN : 2859406158
Éditeur : Phébus (2000)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Brest au mitan du XVIIIe siècle : époque de tous les plaisirs, de tous les commerces, de toutes les guerres. Yves-Marie Morgat, gamin encore mais déjà reluqué par les filles, fait pour l’heure comme la rade qui l’a vu naître : il ouvre la bouche (et les yeux) vers l’hor... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par gill, le 28 juillet 2015

    gill
    Le vent de l'aventure qui souffle du large, enivrant le jeune Yves-Marie Morgat, pénètre dans la petite boutique d'un shipchandler du bas de la rue de Siam à Brest.
    Il y fait résonner le nom longtemps oublié de "Petit Radet", ce gibier de potence qui naviguait, il y a quelques années, sous le pavillon noir des gentilshommes de fortune.
    Yves-Marie a seize ans.
    Il est promis à un brillant avenir d'officier à l'école d'artillerie de Metz ...
    Si il parvient à résister à l'appel du grand large et à son amitié pour Jean de la Sorgue, le vieux bagnard repenti.
    Heureusement, l'énigmatique Jérôme Burns, l’honnête bourgeois de Recouvrance, devenu l'ami, le confident, saura lui désigner le cap à suivre ...
    Pierre Mac Orlan nous offre, avec "l'ancre de miséricorde", un magnifique roman d'aventure, chargé de mots comme un galion espagnol peut l'être de riches doublons et de précieux ducats.
    Mac Orlan excelle dans les peintures de personnages, de paysages.
    Avec ce roman, nous emportant sur ses pavés que le brouillard de la nuit rend plus glissant que des écailles de poisson, il peint avec justesse le Brest de cette fin du XVIIIème siècle.
    Il trace l'esquisse de personnages qui prennent vie, qui meurent, qui paraissent authentiques.
    Le récit est poignant.
    Il prend de l'épaisseur tout au long de son développement pour atteindre un puissant épilogue, presque inattendu.
    Pourtant ce livre est passionnant, non par son intrigue qui est assez classique, mais plutôt par son ambiance, ses décors, par les relations que tissent entre eux les acteurs de ce drame.
    Pierre Mac Orlan avait des histoires plein sa besace.
    Celle-ci est peut-être une des plus belles ....
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 03 septembre 2009

    Woland
    On évoque souvent, à propos de "L'Ancre de Miséricorde", "L'Ile au Trésor" de Robert-Louis Stevenson. le parallèle n'est pas entièrement faux mais il n'est pas non plus tout-à-fait juste.
    En effet, le roman de Stevenson se passe pour une bonne part en mer et sur l'île qui lui donne son titre. L'oeuvre de Mac Orlan pour sa part se déroule intégralement à terre, soit à Brest ou dans ses environs. Chez Stevenson, l'ambiance "pirates & frères de la côte" surgit quasiment dès le premier chapitre et le moins que l'on puisse dire, c'est que, profitant de l'excentricité reconnue et admise des gens de mer, les flibustiers affichent sans complexe des mines inquiétantes ou franchement patibulaires. Tandis que chez Mac Orlan, les pirates et leurs complices sont si bien infiltrés dans la petite société brestoise qu'ils passent inaperçus. Sauf un ou deux sous-fifres qui, sacrifiant à la tradition, ont la tête de l'emploi mais, il faut le souligner, se risquent rarement à terre.
    En revanche, les deux romans ont en commun l'amour de l'océan et le sens du mystère. Et puis - on est tenté d'écrire : et surtout - tous deux décrivent les relations d'amitié qui, peu à peu, s'instaurent entre un adolescent sans expérience et un pirate sans foi ni loi et pourtant attachant.
    Mac Orlan a de plus reconstitué de main de maître l'ambiance qui était celle du Brest du XVIIIème siècle, avec sa rue de Siam où vivent le narrateur et son père, les quais sans cesse en mouvement et que Châteaubriand a décrits dans ses "Mémoires d'Outre-Tombe", la campagne tout autour et tous ses petits bourgs et hameaux qui, depuis longtemps, sont devenus des quartiers de la ville moderne, et bien sûr, image puissante et toujours présente, même aujourd'hui, le Bagne.
    Car Brest est un personnage à part entière du roman de Mac Orlan. Avec la Nuit, une nuit épaisse, qui rampe sur les pavés glissants du quartier de Kéravel - alors très mal fréquenté - et qu'envahissent en douceur, sans avoir l'air d'y toucher, les brumes nées de la mer. Mais le talent de l'écrivain est tel qu'il ne se contente pas de nous montrer le décor qu'il a choisi : il nous y propulse aux côtés de son jeune héros, Petit-Morgat.
    Comme Jim Hawkins, Petit-Morgat va nouer une relation fils-père avec le personnage qu'il ne fallait pas. Comme Jim, il souffrira de devoir renoncer à ses illusions. Pour tout dire, il ne les admet qu'au matin de l'exécution de son ami. Et le lecteur, qui a pourtant deviné bien plus tôt que Petit-Morgat, espère lui aussi que, peut-être, malgré tout, le pirate s'évadera ou sera sauvé par des complices ...
    Tout est vu exclusivement du point de vue de Petit-Morgat. Cela pourra frustrer quelques lecteurs - je l'ai été - désireux d'approfondir les motivations des flibustiers et plus encore le caractère de leur chef. Mais celui-ci restera une énigme jusque sur l'échafaud - et, tout bien considéré, cela ajoute au charme de "L'Ancre de Miséricorde."
    Lisez-le donc et découvrez un écrivain de très grand talent, au style imagé et étincelant de poésie : Pierre Mac Orlan. ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par jovidalens, le 29 juillet 2012

    jovidalens
    Un homme se tourne vers son passé : il a été un des quelques roturiers qui a réussi à intégrer l'Ecole d'Artillerie de Metz . sauf qu'à la sortie de sa formation, au lieu de coiffer le tricorne comme ses condisciples de souche noble, c'est le "bonnet d'ours" auquel il a eu droit. Comme il en avait rêvé, il a embarqué sur un beau navire. Son père n'aurait pas apprécié, mais il est mort. Ne pouvant reprendre le commerce de son père, il a fait vendre l'immeuble ; les nouveaux propriétaires l'ont démoli et l'enseigne du commerce "L'ancre de Miséricorde" fut "enfouie avec "les décombres de sa jeunesse"
    C'était de janvier à octobre 1777. Il avait seize ans, était bon élève et grâce à la nouvelle réglementation, il pourrait intéger l'Ecole d'Artillerie de Metz qui acceptait maintenant quelques roturiers comme lui parmi ses élèves.
    Son père était un shiplander , notable de Brest. Son meilleur ami, de son âge, un excellent peintre qui rêvait d'aller à Paris pour y apprendre la peinture et égaler peut être un certain Boucher. Ils allaient tous les deux au Cabaret boire des bolées de cidre et essayer de séduire la servante. Il collectionnait des statuettes de bois, exactes reproduction des différents régiments qui sillonnaient Brest, oeuvres délicates et précises d'un bagnard en qui il avait confiance. Jusqu'au jour où celui-ci lui demanda de s'informer sur le retour d'un pirate qui avait mis à sac toute la côte.
    Et puis un charismatique médecin de navire est venu s'installer à Brest, est devenu un habitué de la table paternelle, lui a enseigné et la philosophie et les mathématiques et a su acquérir son amitié indéfectible. Il avait deux "héros" et son père et cet homme.
    Sauf que cet été là, Brest s'est investit à la chasse au pirate, l'a débusqué, condamné et exécuté.
    Et cet été là, avec toute la fougue de ses 16ans il a côtoyé la canaille de plus ou moins près, sans bien s'en rendre compte. Il voyait la vie comme Brest, par la fenêtre de sa chambre. Mais, il l'a enjambé cette fenêtre pour se fondre et dans l'ombre des ruelles du bas quartier et dans la lumière de l'échafaud. Cet été là, avec l'aide de son père, il aura appris à regarder la réalité comme un homme et ne plus la rêver comme un enfant. C'était une entrée dans une autre dimension où les possibles de l'adolescence deviennent les confrontations aux réalités d'un monde en transformation.
    L'écriture de MacOrlan m'a transportée dans ce Brest de 1777, avec la magnificence des uniformes des régiments, celle des batailles navales quand le brouillard se lève et qu'en plein soleil se révèlent les avaries des belles frégates et que des soldats-marins se débattent dans l'eau glacée et échouent avec un peu de chance sur une plage où ils seront nourris et réchauffés.
    C'est une aventure palpitante qui nous est contée mais quand le masque tombe, il ne reste que l'amertume.
    Richesse du vocabulaire, composition sans faille et chute qui nous ramène à une problématique de tous les temps : affronter la distorsion entre la vie que l'on se rêve et celle que l'ont vit.
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    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 22 avril 2012

    BVIALLET
    En 1777, dans la ville de Brest, le jeune Yves Marie Morgat, dit « Petit Morgat », fils d'un shipchandler à l'enseigne « L'Ancre de Corail » ne rêve que d'aventures dans des pays lointains. Il s'est lié d'amitié avec Jean de la Sorgue, un vieux bagnard chargé de la voirie et il fait la connaissance d'un mystérieux chirurgien de marine, Monsieur Jérôme Burns, un homme bien sous tous rapports que le père apprécie et que « Petit Morgat » admire. Mais un pirate nommé Petit-Radet terrorise la région. Toutes les autorités sont à ses trousses d'autant plus acharnées que deux meurtres ont été commis : celui de Jean de la Sorgue et celui du chef de la police. Pour ne rien arranger Monsieur Burns disparaît mystérieusement...
    Un vrai roman d'aventures comme on n'en fait plus aujourd'hui autour du bagne de Brest avec tous les ingrédients du genre : personnages haut en couleurs, disparition, réapparitions, batailles navales, poursuites et un certain suspens. Malheureusement, le style de narration très classique et très descriptif semble un tantinet vieillot de nos jours. Ce livre reste néanmoins fort intéressant du point de vue historique ne serait-ce que par la description de la vie quotidienne d'un port de guerre sous Louis XVI ainsi que par celle des navires (goëlettes, chasse-marée, etc...) et des régiments de l'époque (Royal Cavalerie, Royal Vaisseaux, régiment de Karrer, etc...). On sent un gros travail de documentation.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par Olivia_Lanchois, le 21 septembre 2010

    Olivia_Lanchois
    Comme l'annonce clairement la préface et même la 4e de couverture, si ce roman s'inspire directement de L'île au trésor, il ne faut pas s'attendre à de trépidantes aventures échevelées sur diverses mers du monde. de l'aventure il y en a, de l'adolescent frétillant prêt à payer de sa personne pour connaître les frissons du danger il y en a aussi, mais des mers tropicales, point. Cette histoire conviendra donc au lecteur casanier, et l'aventure dont il est question ravira les coeurs les plus émotifs.
    Dans un langage et un style qui ne sont pas sans rappeler le raffinement du XVIIIe siècle, Pierre Mac Orlan dresse ici un magnifique tableau de Brest et de sa population de l'époque.
    Le jeune Morgat, dit Petit-Morgat, est à quelques mois de son entrée à l'école militaire de Metz, et rêve de parcourir les mers au nom du roi. Il a encore l'âge de l'espoir et du rêve, idéaliste dans ses ambitions et avide de découvertes. Son amitié avec un forçat et son rapprochement avec un certain Jérôme Burns vont l'entraîner dans une étrange aventure qui le laissera au seuil de l'âge adulte. Un forçat évadé, un pirate mythique revenu semer la terreur et un nouvel ami qui représente aux yeux de Petit Morgat l'essence même de l'aventure et des valeurs humaines, et voilà notre petit jeune homme emporté dans la plus cruelle et la plus intense aventure de sa vie.
    Les événements s'enchaînent sous ses yeux, il en est parfois acteur sans le vouloir, victime des circonstances et de sa naïveté. le dénouement est très prévisible, mais ne gâche rien au plaisir de la lecture, car on s'attache vite au jeune héros, on est empathie avec ses espoirs et ses inquiétudes. Ses soupçons, tout en non-dit jusqu'à la fin, nous montrent à quel point il est dur de devenir un homme et de devoir abandonner ses illusions.
    Un magnifique roman, au dénouement puissant malgré sa prévisibilité, et des personnages hauts en couleurs.

    Lien : http://lectures.madamecharlotte.com/lancre-de-misericorde/
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Citations et extraits

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  • Par gill, le 28 juillet 2015

    - Quand j'avais son âge, je pensais jour et nuit à la mer. Entre toutes les lignes de mon " De viris illustribus urbis Romae" je lisais ces mots de feu : "tu seras marin et tu connaîtras l'aventure".
    L'aventure ! - il ricana - J'ai cherché l'aventure sur toutes les mers du monde et je ne l'ai jamais rencontrée belle et pure comme je l'imaginais ...

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  • Par Woland, le 03 septembre 2009

    [...] ... Je n'étais pas très éloigné de L'Ancre de Miséricorde [la boutique où M. Morgat vend des instruments de marine] lorsqu'un bruit timide de pas étouffés se révéla dans une ruelle toute proche. Par opportunité, la lune entra dans une masse de nuages sombres et l'obscurité devint épaisse. Je pus me glisser et m'accroupir derrière la borne d'une porte charretière. Mon mouvement me montra la qualité de mon instinct. Un gros homme, armé d'un pen-baz [= un gourdin, en breton], passa devant moi. Je ne pus distinguer ni son visage, ni la couleur et la forme de ses vêtements.

    Quand il eut dépassé la porte, je sortis tout doucement de ma cachette. L'homme avait dû s'arrêter, car je n'entendais plus rien. Je penchai un peu la tête et je vis l'énorme promeneur en contemplation devant la façade de L'Ancre de Miséricorde. Il regardait en l'air dans la direction de la fenêtre de ma chambre. Cela me donna beaucoup à penser. De toute évidence, le bonhomme s'intéressait à ma personne. Et ce fait n'était point pour me rassurer. Le promeneur nocturne prit tout son temps pour juger. Il ne gardait aucune précaution pour ne point se faire voir et continua sa route vers le quai en chantonnant. J'eus l'impression qu'il adressait la parole à une autre personne. Tout cela se passait trop loin de mes yeux et de mes oreilles pour que je puisse voir et entendre.

    Un peu déconcerté, je me dirigeai vers Kéravel. Des matelots ivres se battaient devant la porte d'un estaminet dont le patron armé d'une lardoire se découpait sur le fond lumineux de sa porte ouverte. Derrière les combattants, une bande de filles piaillantes réclamaient la garde. Les matelots se battaient consciencieusement, avec des "han" de boulangers pétrissant la pâte. ... [...]
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  • Par Woland, le 03 septembre 2009

    [...] ... Encore une fois, je posai le pied sur le pavé de la rue de Siam que le brouillard de la nuit rendait plus glissant que des écailles de poisson. Le veilleur de nuit venait de passer et j'entendais encore au loin sa mélancolique plainte solennelle de vieux hibou. Il pouvait être onze heures. La rue était endormie.

    Un peu de lumière sourdait entre les volets du Brûlot Fournier [café très en vogue de la rue de Siam]. J'imaginais Mme et M. Poder [les propriétaires du café] comptant leurs écus dans la caisse décorée d'une plante exotique. Je sentais sur mes reins mon couteau dans son étui de cuir. Ce contact me donnait une grande confiance dans mes forces. Je respirais l'odeur grasse de la rue comme un conquérant. Mes poumons s'emplissaient d'un air de qualité martiale. Je commençais, à mon insu, à m'habituer aux aspects toujours mystérieux de la lune dont la lumière lugubre projetait sur les murs et la chaussée des ombres extravagantes.

    J'allais doucement le long des murs et, tous les dix pas, je m'arrêtais afin de prêter l'oreille aux bruits. Il me sembla bien entendre comme une faible rumeur dont je ne pouvais préciser ni la distance, ni l'emplacement. Il en était dans la nuit des voix comme des lumières. Je les croyais près de moi quand, au contraire, elles étaient encore loin. ... [...]
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  • Par Woland, le 03 septembre 2009

    [...] ... Kéravel était le quartier pauvre qui s'étendait entre le bagne et la rue de Siam où nous logions. En empruntant, pour revenir, ces petites ruelles obscures et malodorantes, je désobéissais à mon père et à Marianne Tréviden, notre vieille servante, dont l'imagination peuplait ce quartier de mille démons à face humaine. En vérité, elle n'avait point tort. La proximité du bagne donnait à ces ruelles pavées d'immondices et bordées de cabarets mal famés un caractère assez dangereux dont je me souciais peu à cause de mon âge et grâce à une certaine hardiesse d'humeur qui me venait du frère de ma mère, décédée le jour même de ma naissance. Cet oncle avait commandé une compagnie d'un régiment de la défunte Compagnie des Indes jusqu'au jour où il avait trouvé la mort en combattant pour l'honneur de défendre nos possessions lointaines. Je gardais précieusement, dans une petite armoire, son hausse-col et sa cocarde : son épée, son fusil et son esponton étaient suspendus au-dessus de la cheminée de notre salle-à-manger. C'est, sans doute, le souvenir de cet oncle qui me poussa à étudier pour faire carrière, malgré ma roture, dans l'artillerie. ... [...]
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  • Par jovidalens, le 18 juillet 2012

    Il est bien difficile de s'entendre sur le mot aventure. L'aventure est dans tout : il n'existe guère que des aventuriers bons conducteurs de cette force simplement poétique et qui n'est que le symptôme le plus grave de la maladie de l'évasion. L'aventurier ne choisit pas ses dons. Ils sont bons ou mauvais. Mais, dans l'un ou l'autre cas, l'aventurier est un personnage littéraire qui mêle tout son époque aux jeux qu'il a choisi pour s'épanouir à l'aise.
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Vidéo de Pierre Mac Orlan


U-713 de Gus Bofa & Pierre Mac Orlan aux Éditions Cornélius [Tout arrive sur France Culture]
Extrait sonore de l'émission "Tout arrive" sur France Culture le 8 juin 2010 sur le livre "U-713 ou les gentilshommes d'infortune" édité par les Éditions Cornélius le 3 juin 2010.








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