ISBN : B0038Z0VJO
Éditeur : Alzieu (2007)


Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Un voyage et une méditation qui passent par les convulsions du monde. En Bosnie et Kosovo on suit les parcours de Silvy, Laurent, Florence, Djourghis... parfois aux pieds de murets... ou dans des villes et des villages en feu...

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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par becdanlo, le 25 mars 2010

    becdanlo
    Un récit qui nous porte sur le « théâtre des opérations » qui a été celui des guerres de Bosnie et du Kosovo. Période d'affrontements, où les personnalités se manifestent et se dévoilent dans la précarité de la vie. On suit les protagonistes de ce récit dans leurs déplacements, leurs rencontres, leurs amours… et leurs questionnements. le livre de Jacques Macé n'est pas un récit historique… la toile de fond pourrait être un tout autre conflit. C'est pourtant en témoin qu'il nous propose de le suivre au raz du sol ou dans les villages calcinés ou il a bien fallu admettre que «la barbarie prétendument éradiquée à tout jamais était bien de retour en Europe ».
    L'écriture et le style de ce roman sont particulièrement frappants par leur poésie et la tension qu'elle créée tout au long du livre. Il y a quelque chose des récits épiques et de la mythologie. Je pense notamment aux interrogations d'un Arjuna la veille d'une bataille qui devra l'opposé aux membres de sa propre famille, tel que relaté dans la Bhagavad Gita.
    Tragédie des dieux, tragédie des hommes dont sont témoins les oiseaux noirs qui enveloppent d'un coup d'ailes nos destinées…
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Citations et extraits

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  • Par becdanlo, le 16 mars 2010

    Alors les jeunes gens avaient poussé des cris sauvages, ensorcelants, et Sylvy avait levé la tête vers le carré de ciel, l'avait levée vers les oiseaux absents ou vers ces oiseaux qui étaient des notes et ses lèvres troublées par leur propre beauté avaient effleuré les grappes acides et roses des raisins qui tombaient de la treille. Le second violoniste avait poussé un long cri lorsque la jeune femme avait arraché de ses lèvres ce qui était dur et acide. Il avait semblé à Laurent qu'au-dessus de la tête de Silvy quelque chose avait tourné dans le ciel gris du crépuscule, un grand orbe bleuté, un cercle dessiné peut-être par ces oiseaux volant à une altitude insoupçonnée, rondeur de migrateurs obnubilés par la musique et ce qui en elle était songe et ne pouvait appartenir à l'occident. Alors il avait vu le pantalon noir de Silvy se relever sur sa cheville tandis qu'elle prenait de ses lèvres le raisin encore amer, comme si ses lèvres avaient voulu le faire mûrir plus vite et il avait vu la prothèse de métal, cet anneau qui luisait autour de sa jambe.
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