> Marie Gaille-Nikodimov (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253067431
Éditeur : Le Livre de Poche (2000)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.65/5 (sur 142 notes) Ajouter à mes livres
Dédié à Laurent de Médicis, Le Prince est une oeuvre nourrie par l'expérience d'ambassadeur de son auteur. Machiavel y définit les fins du gouvernement : sur le plan extérieur, maintenir à tout prix son emprise sur les territoires conquis ; sur le plan intérieur, se don... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par nastasiabuergo, le 26 mai 2012

    nastasiabuergo
    J'ai lu Le prince, probablement trop naïvement, sans m'être renseignée au préalable, m'imaginant sûrement y découvrir les secrets de l'âme ténébreuse de tous les grands manipulateurs froids et cyniques, dont la célèbre Marquise de Merteuil des Liaisons Dangereuses pourrait être le parangon.
    Et donc, je ne vous cacherai pas que j'ai été quelque peu déçue en en découvrant la teneur véritable. En fait il s'agit plutôt d'un essai écrit par un conseiller zélé mais somme toute fort honnête dans son dévouement à son « prince ». Cela pourrait s'intituler « leçons de sociologie et de stratégie politiques à l'usage des dirigeants inexpérimentés ». Voici donc une suite de conseils, certes avisés, mais pas spécialement retors comme on pouvait s'y attendre. Lorsque Niccolò Machiavelli se risque à proposer une attitude pas nécessairement en accord avec les codes éthiques et les préceptes communément admis de la morale judéo-chrétienne, cela relève davantage du bon sens politique que d'une extraordinaire fourberie. J'irais même jusqu'à penser que ces conseils soi-disant « machiavéliques » sont incommensurablement plus moraux que l'agissement ordinaire de n'importe quel homme politique ordinaire de ces cinquante dernières années.
    Pour ce faire, l'auteur s'appuie soit sur l'histoire ancienne (antiquité), soit sur l'histoire récente (le XVème siècle) de la péninsule italienne (car bien évidemment, l'Italie telle que nous la connaissons n'a que 150 années d'existence, il s'agissait à l'époque de Machiavel d'une mosaïque de cités états ou de petits royaumes).
    Cet essai est très didactique pour les jeunes souverains de l'époque, peut-être un peu moins de nos jours. Son crédo semble être : "Appuyez-vous sur le soutien populaire, méfiez-vous des courtisans et des proches du pouvoir." Machiavel y définit les différents types d'état qu'un « prince » peut être amené à diriger ; puis il disserte de l'art et de la manière de conquérir et/ou conserver le pouvoir selon différentes situations ; il aborde ensuite la délicate question militaire, la main armée que Le prince doit toujours savoir mettre dans sa poche s'il tient à sa place ; par la suite, il donne des conseils de démagogie, de compromission ou de trahison visant encore et toujours à asseoir et à maintenir le pouvoir ; enfin il en termine avec une partie que l'on peut qualifier de « stratégie à long terme et vision pour l'Italie » qui est celle qui nous dévoile probablement le mieux le dessein, l'idéologie et la ligne politique propre de Nicolas Machiavel.
    En somme, un ouvrage intéressant d'un point de vue historique ou politique mais finalement très mou du genou en ce qui concerne véritablement le « machiavélisme ». Ce Niccolò Machiavelli était sans doute trop droit et dévoué à son souverain pour être tout à fait à mon goût, mais bien évidemment, cet avis sans machiavélisme aucun, n'est qu'un misérable petit avis de rien du tout, c'est-à-dire, pas grand-chose. Si vous êtes un prince, vous pouvez vous permettre de le négliger totalement.
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    • Livres 5.00/5
    Par jsgandalf, le 26 mai 2012

    jsgandalf
    Le prince de Machiavel n'est bien sûr pas aussi machiavélique que le nom commun qu'a donner son auteur. Ce n'est peut être aussi pas son écrit le plus provocateur. Par contre, il faut le replacer dans l'époque pour comprendre la rupture que ce livre va opérer. Jusqu'à Machiavel tous les traités du bien gouverner étaient basés sur les bonnes mœurs chrétiennes qu'un prince se respectant devait obligatoirement essayé de tenir. Ne nous leurrons pas, ils n'essayaient pas vraiment. Mais les futurs dirigeants étaient tout de même éduqué dans cette optique. L'auteur, lui était en rupture avec la vision chrétienne du monde, il s'apparentait plus à la philosophie libertine, matérialiste. La rupture de Machiavel dans ce livre qu'il offre à son protecteur est qu'un prince étant au-dessus des autres ne doit pas et surtout n'est absolument pas tenue de part sa place de respecté les bonnes règles. Qu'un seul but importe vraiment, comment prendre le pouvoir, et le conserver. Mais Machiavel sait que si Le prince veut pouvoir conserver son pouvoir et ne pas être détesté de son peuple, il doit fournir une apparence de respect des us et coutumes. Il pousse le réalisme politique à prévenir Le prince que s'il veut garder son pouvoir, il doit s'appuyer sur le peuple et non les grands qui lorgnent sur son trône. le machiavélisme au sens stricte est plutôt un réalisme politique, encore utilisé de nos jours par beaucoup de nos hommes politiques : caressant pour obtenir le pouvoir et faire le contraire en nous laissant croire que c'est pour notre bien, qu'ils y sont obligé. Bien qu'il soit indubitablement un livre de cours, de flatteries, ainsi que beaucoup d'autres œuvres italiennes de la renaissance, protection oblige, c'est un livre claire voyant sur la politique des anciennes royautés que sur celle des républiques actuelles.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 28 avril 2009

    annie
    Le Prince est l'œuvre de Nicolas Machiavel, homme politique et écrivain florentin. Ce traité politique a probablement été écrit en 1513, mais il n'a été publié qu'à partir de 1532, cinq ans après la mort de son auteur. L'objet de ce traité, écrit alors que l'Italie est divisée en multiples principautés, est d'exposer l'art et la manière de gouverner en jouant habilement des humeurs antagonistes du peuple et des grands, au moyen d'une politique sachant faire usage aussi bien des lois que de la force et de la ruse. Le Prince a souvent été accusé d'immoralisme, donnant lieu à l'épithète machiavélique, bien qu'il ait été aussi loué comme traité politique, par exemple par Jean-Jacques Rousseau, qui en faisait le « livre des républicains ».
    Mis à l'index le 30 décembre 1559, Le Prince est censuré en Italie à partir de 1564 (date à laquelle l'index fut entériné par le Concile de Trente), avec les autres ouvrages de Machiavel.
    Machiavel, secrétaire des Dix de Liberté et de Paix de la République depuis le 23 mai 1498, est banni lors de la prise de pouvoir de Florence par les Médicis en 1512. Fonctionnaire déchu, il cherche à rentrer en grâce auprès des Médicis.
    Il écrit et dédie ce traité dans un premier temps à Julien de Médicis, frère du pape Léon X, puis à Laurent de Médicis à la mort de celui-là en 1516.
    Celui-ci était plus amateur d'arts et de plaisirs de cour que d'art politique proprement dit. Machiavel entend mettre à sa disposition « la connaissance des actions des grands hommes, qu'il a acquise soit par une longue expérience des affaires des temps modernes, soit par une étude assidue de celle des temps anciens », tirant de l'histoire et du postulat d'un cycle éternel des gouvernements (tiré en particulier de Polybe et Platon) la possibilité d'extraire des leçons pour l'agir politique.
    Écrit en italien, l'ouvrage comporte 26 chapitres.
    Dans le premier chapitre, les différents États sont classés selon deux grands types : les républiques et les monarchies, ces dernières étant soit héréditaires, soit nouvelles. À cette occasion, l'essai évoque les évènements récents qui agitent l'Italie au Quattrocento, notamment les agissements de César Borgia pour s'installer en Romagne et les intrigues des Sforza dans le Milanais visant à évincer les Visconti.
    Dans les chapitres II à XI, l'auteur étudie les différents moyens de les conquérir et de les conserver.
    Dans les chapitres XII à XIV, les questions militaires sont abordées, Machiavel se prononce notamment en faveur d'une conscription nationale au détriment de l'usage de mercenaires toujours susceptibles de causer plus de torts que de bien pour Le Prince.
    Les chapitres XV à XXIII exposent l'essentiel de ce que la postérité a retenu sous le nom de « machiavélisme » : des conseils dénués de tout moralisme relatifs à la conservation du pouvoir.
    Les chapitres XXIV à XXVI dévoilent les intentions de l'auteur : ces conseils doivent permettre de libérer et d'unifier l'Italie.


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 11 juillet 2011

    cicou45
    Bien que ce livre soit un peu difficile d'accès, il reste néanmoins une oeuvre qui se doit d'être découverte. Écrite à l'attention de Laurent de Médicis, Machiavel y expose les grandes lignes, qui, selon lui, feront que l'on reconnaîtra un grand homme capable de diriger un pays. Il donne son opinion et prodigue ainsi ses conseils à tout homme d'Etat qui se veut être reconnu comme tel par le peuple. Cependant, il met un bémol à ce qu'il explique dans son livre en expliquant au lecteur que ce qu'il écrit n'est pas une règle universelle ; pour que celle-ci soit applicable, il faut que certaines conditions soient réunies.
    Livre se portant à la fois sur la politique et sur la philosophie, ce dernier est l'une des plus grandes ouvres de son auteur et je vous invite tous et toutes à venir la découvrir !
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    • Livres 4.00/5
    Par anne_b, le 14 janvier 2012

    anne_b
    Si Le prince vivait au vingt et unième siècle, il travaillerait probablement dans une multinationale. Ecrit pour Laurent de Medicis au début du seizième siècle, Le Prince n'a pas pris une ride et avec une grande lucidité sur l'Homme, constitue le parfait manuel du manager manipulateur. Grâce à une intelligence pénétrante, rien ne saurait résister à Machiavel. Ni les luttes de pouvoir, ni les alliances : « J'observe qu'un prince ne doit jamais (…) s'associer (…) à un autre plus puissant que lui pour en attaquer un troisième, car la victoire le mettrait à la discrétion de cet autre plus puissant. » et moins encore l'entretien des dépendances « Le prince doit donc s'il est doué de quelque sagesse imaginer et établir un système de gouvernement tel, qu'en (…) toutes les circonstances les citoyens aient besoin de lui : alors il sera toujours certain de les trouver fidèles. »
    Dans un style simple et presque didactique (chaque chapitre répond à un question, par exemple comment fonctionne les « principauté nouvelles acquises par les armes ») Nicolas Machiavel présente une vérité toute nue sans illusion sur la médiocrité humaine. de nombreux exemples historiques illustrent chaque idée.
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Citations et extraits

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  • Par Ma-ah-n0n, le 03 mai 2012

    Donc, puisqu'un Prince est obligé de savoir imiter les bêtes en temps et lieu, il doit surtout prendre pour modèles le Lion et le Renard : le Lion ne sait pas éviter les filets ; le Renard ne peut se défendre contre les Loups. Il faut donc être Renard pour découvrir les pièges, et Lion pour se défaire des Loups. Ceux qui se contentent d'être Lions, manquent d'intelligence.
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  • Par skyso, le 24 juin 2010

    Ceux qui de particuliers deviennent princes seulement par les faveurs de la fortune ont peu de peine à réussir, mais infiniment à se maintenir.
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  • Par skyso, le 24 juin 2010

    Il y a deux manières de combattre, l'une avec les lois, l'autre avec la force. La première est propre aux hommes, l'autre nous est commune avec les bêtes.
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  • Par skyso, le 24 juin 2010

    On ne doit jamais laisser se produire un désordre pour éviter une guerre ; car on ne l'évite jamais, on la retarde à son désavantage.
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  • Par skyso, le 24 juin 2010

    Le mépris et la haine sont sans doute les écueils dont il importe le plus aux princes de se préserver.
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Vidéo de Nicolas Machiavel

Lecture du chapitre 10 du Prince de Machiavel











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