> Marie Gaille-Nikodimov (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253067431
Éditeur : LGF - Livre de Poche (2000)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 121 notes) Ajouter à mes livres
Dédié à Laurent de Médicis, Le Prince est une oeuvre nourrie par l'expérience d'ambassadeur de son auteur. Machiavel y définit les fins du gouvernement : sur le plan extérieur, maintenir à tout prix son emprise sur les territ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 28 avril 2009

    annie
    Le Prince est l'œuvre de Nicolas Machiavel, homme politique et écrivain florentin. Ce traité politique a probablement été écrit en 1513, mais il n'a été publié qu'à partir de 1532, cinq ans après la mort de son auteur. L'objet de ce traité, écrit alors que l'Italie est divisée en multiples principautés, est d'exposer l'art et la manière de gouverner en jouant habilement des humeurs antagonistes du peuple et des grands, au moyen d'une politique sachant faire usage aussi bien des lois que de la force et de la ruse. Le Prince a souvent été accusé d'immoralisme, donnant lieu à l'épithète machiavélique, bien qu'il ait été aussi loué comme traité politique, par exemple par Jean-Jacques Rousseau, qui en faisait le « livre des républicains ».
    Mis à l'index le 30 décembre 1559, Le Prince est censuré en Italie à partir de 1564 (date à laquelle l'index fut entériné par le Concile de Trente), avec les autres ouvrages de Machiavel.
    Machiavel, secrétaire des Dix de Liberté et de Paix de la République depuis le 23 mai 1498, est banni lors de la prise de pouvoir de Florence par les Médicis en 1512. Fonctionnaire déchu, il cherche à rentrer en grâce auprès des Médicis.
    Il écrit et dédie ce traité dans un premier temps à Julien de Médicis, frère du pape Léon X, puis à Laurent de Médicis à la mort de celui-là en 1516.
    Celui-ci était plus amateur d'arts et de plaisirs de cour que d'art politique proprement dit. Machiavel entend mettre à sa disposition « la connaissance des actions des grands hommes, qu'il a acquise soit par une longue expérience des affaires des temps modernes, soit par une étude assidue de celle des temps anciens », tirant de l'histoire et du postulat d'un cycle éternel des gouvernements (tiré en particulier de Polybe et Platon) la possibilité d'extraire des leçons pour l'agir politique.
    Écrit en italien, l'ouvrage comporte 26 chapitres.
    Dans le premier chapitre, les différents États sont classés selon deux grands types : les républiques et les monarchies, ces dernières étant soit héréditaires, soit nouvelles. À cette occasion, l'essai évoque les évènements récents qui agitent l'Italie au Quattrocento, notamment les agissements de César Borgia pour s'installer en Romagne et les intrigues des Sforza dans le Milanais visant à évincer les Visconti.
    Dans les chapitres II à XI, l'auteur étudie les différents moyens de les conquérir et de les conserver.
    Dans les chapitres XII à XIV, les questions militaires sont abordées, Machiavel se prononce notamment en faveur d'une conscription nationale au détriment de l'usage de mercenaires toujours susceptibles de causer plus de torts que de bien pour Le Prince.
    Les chapitres XV à XXIII exposent l'essentiel de ce que la postérité a retenu sous le nom de « machiavélisme » : des conseils dénués de tout moralisme relatifs à la conservation du pouvoir.
    Les chapitres XXIV à XXVI dévoilent les intentions de l'auteur : ces conseils doivent permettre de libérer et d'unifier l'Italie.


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 11 juillet 2011

    cicou45
    Bien que ce livre soit un peu difficile d'accès, il reste néanmoins une oeuvre qui se doit d'être découverte. Écrite à l'attention de Laurent de Médicis, Machiavel y expose les grandes lignes, qui, selon lui, feront que l'on reconnaîtra un grand homme capable de diriger un pays. Il donne son opinion et prodigue ainsi ses conseils à tout homme d'Etat qui se veut être reconnu comme tel par le peuple. Cependant, il met un bémol à ce qu'il explique dans son livre en expliquant au lecteur que ce qu'il écrit n'est pas une règle universelle ; pour que celle-ci soit applicable, il faut que certaines conditions soient réunies.
    Livre se portant à la fois sur la politique et sur la philosophie, ce dernier est l'une des plus grandes ouvres de son auteur et je vous invite tous et toutes à venir la découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par foret22, le 06 février 2008

    foret22
    Un monument !
    Mais un monument facile à lire !!!
    Allez y foncer !
    Et c'est tout sauf du machiavélisme de le lire !
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    • Livres 4.00/5
    Par anne_b, le 14 janvier 2012

    anne_b
    Si Le prince vivait au vingt et unième siècle, il travaillerait probablement dans une multinationale. Ecrit pour Laurent de Medicis au début du seizième siècle, Le Prince n'a pas pris une ride et avec une grande lucidité sur l'Homme, constitue le parfait manuel du manager manipulateur. Grâce à une intelligence pénétrante, rien ne saurait résister à Machiavel. Ni les luttes de pouvoir, ni les alliances : « J'observe qu'un prince ne doit jamais (…) s'associer (…) à un autre plus puissant que lui pour en attaquer un troisième, car la victoire le mettrait à la discrétion de cet autre plus puissant. » et moins encore l'entretien des dépendances « Le prince doit donc s'il est doué de quelque sagesse imaginer et établir un système de gouvernement tel, qu'en (…) toutes les circonstances les citoyens aient besoin de lui : alors il sera toujours certain de les trouver fidèles. »
    Dans un style simple et presque didactique (chaque chapitre répond à un question, par exemple comment fonctionne les « principauté nouvelles acquises par les armes ») Nicolas Machiavel présente une vérité toute nue sans illusion sur la médiocrité humaine. de nombreux exemples historiques illustrent chaque idée.
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    • Livres 3.00/5
    Par petite_fleur, le 07 septembre 2009

    petite_fleur
    J'avoue l'avoir lu en diagonale, du fait du sujet. Mais la lecture reste néanmoins intéressante : clairement politique et philosophique, il s'agit de bien montrer les clés pour rester au pouvoir une fois que l'on tient un territoire. le principal n'étant pas de sa faire aimer de son peuple, mais plutôt respecter.
    Un texte a remettre dans son contexte historique pour en comprendre toute la portée.

    Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com
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Citations et extraits

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  • Par skyso, le 24 juin 2010

    Ceux qui de particuliers deviennent princes seulement par les faveurs de la fortune ont peu de peine à réussir, mais infiniment à se maintenir.
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  • Par skyso, le 24 juin 2010

    Il y a deux manières de combattre, l'une avec les lois, l'autre avec la force. La première est propre aux hommes, l'autre nous est commune avec les bêtes.
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  • Par skyso, le 24 juin 2010

    On ne doit jamais laisser se produire un désordre pour éviter une guerre ; car on ne l'évite jamais, on la retarde à son désavantage.
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  • Par skyso, le 24 juin 2010

    Le mépris et la haine sont sans doute les écueils dont il importe le plus aux princes de se préserver.
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  • Par skyso, le 24 juin 2010

    Contenter le peuple et ménager les grands, voilà la maxime de ceux qui savent gouverner.
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