ISBN : 2754801650
Éditeur : Futuropolis (2009)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Janvier 1915 : trois femmes sont tuées sur le front. Sur chacune des victimes, une lettre d'adieu, écrite par leur meurtrier. Et si c'était la guerre elle-même qu'on assassinait ? Après Un Homme est mort et Coupures irlandaises, le nouveau grand récit de Kris ! Maël: la... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par yvantilleuil, le 11 mars 2011

    yvantilleuil
    En 1915, au milieu des nombreux cadavres recrachés par les tranchées, c'est surtout celui de Joséphine Taillandier qui suscite l'indignation. La jeune serveuse de bar est retrouvée la gorge tranchée et portant sur elle une lettre rédigée par son assassin. Tout désigne le seconde classe Albert Choffard, qui sera d'ailleurs fusillé en toute hâte et sans aucune sommation. Malheureusement, les meurtres ne s'arrêtent pas pour autant car une infirmière de la Croix Rouge et une journaliste canadienne sont également retrouvées parmi les victimes de la ligne de front. le lieutenant de gendarmerie Roland Vialatte est alors envoyé sur place pour élucider ces crimes scandaleux.
    Après le « Mattéo » de Jean-Pierre Gibrat, Futuropolis lance donc une seconde saga se déroulant pendant «La der des Ders». Malgré l'abondance de ce genre de récits ces derniers temps, Kris et Maël optent pour une approche originale en faisant découvrir les méandres de la Première Guerre mondiale à travers une enquête policière à l'avant des combats, là où l'ennemi se trouve à portée de voix.
    Si le scénario s'articule autour d'une série d'homicides au sein d'un environnement donnant une fausse impression d'impunité, la recherche du meurtrier ne s'avère finalement qu'un prétexte pour faire découvrir toute l'horreur et l'aberration de ce conflit. C'est en suivant les pas d'un «planqué» qui n'a pas sa place au milieu des soldats, que le lecteur se retrouve au cœur des hostilités, partageant le quotidien de jeunes gens transformés en chair à canon. L'utilisation d'un héros narrateur, lettré et cultivé, permet à l'auteur de coller les mots justes sur des événements qui ne le sont que rarement. Des textes dont la poésie tranche fortement avec la barbarie qui anime cet enfer, mais dont la précision dépasse largement celle des tirs adverses. Dans le silence qui succède au bruit des salves ennemies, telle une ultime rengaine à un tableau des plus misérables, une longue complainte agonisante résonne ainsi au loin : «Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire. le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau … »
    Le même contraste se retrouve au niveau des dessins de Maël, qui combinent légèreté, sensibilité et élégance à une retranscription extrêmement réaliste de l'ambiance brumeuse et froide de ces avant-postes boueux et sanglants de la guerre 14-18. A l'instar du récent « L'encre du passé », le dessinateur livre un travail graphique splendide. Usant d'aquarelles en couleurs directes et jouant sur les nuances de quelques tons savamment choisis, l'artiste propose des planches de toute beauté qui dépeignent avec beaucoup de brio cette fresque violente.
    Livré sous forme d'intrigue policière, cette « Première Complainte » inaugure de manière fort convaincante ce nouveau triptyque dédié à la Grande Guerre.
    Retrouvez cet album dans le Top BD de mon blog !

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2010/03/27/kris-et-mael-notre-mere-..
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    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 18 juin 2011

    chocobogirl
    Nous sommes en 1915, en pleine guerre mondiale. On découvre qu'un tueur en série sévit dans les tranchées : plusieurs femmes civiles ont été assassinées et le tueur laisse derrière lui une lettre d'adieu sur chacun des corps. Un bouc émissaire est désigné et fusillé mais le massacre continue. le lieutenant de gendarmerie, Vialatte, est assigné à la mission de découvrir le meurtrier. Mais son introduction est très mal accueillie par les soldats qui considère son corps de métier comme une section de planqués. Une enquête d'autant plus malvenue qu' un faux coupable en est mort et que l'assassinat de quelques jeunes femmes n'est rien comparé aux morts de la guerre...
    Peu à peu, Vialatte va découvrir l'horreur des tranchées et de la guerre réelle auquelle il n'est pas préparé : de jeunes délinquants sont envoyés au front en échange de remise de peine pour servir de chair à canon ; des officiers qui agissent de façon stupide ; des femmes qui sont le dernier lien avec l'amour et l'humanité assassinées, suprême provocation dans une époque où la mort est déjà bien trop présente.
    Finalement l'enquête devient un prétexte pour découvrir le contexte de la guerre et des conséquences humaines qui en découlent. Vialatte sert de catalyseur d'émotion devant ce qu'il découvre en même temps que le lecteur. le texte simple et presque poétique fait le pendant de la violence des images.
    Un dessin, par ailleurs, magnifié par les sublimes couleurs d'aquarelle de Maël. L'ambiance des tranchées froides, brumeuses et boueuses est parfaitement bien rendue et les détails sont extrêmement travaillés. le rythme est lent et permet au lecteur de mieux s'immerger dans le contexte.
    Cet album qui est un premier tome d'introduction (sur 3 prévus) amorce un très beau récit à venir. Surfant sur la vague des albums consacrés à la première guerre mondiale, les auteurs ont su se démarquer des références (Tardi, Gibrat,...) pour donner un album original et réflexif sur la guerre : Peux-t'on tuer impunément au service de la guerre et être puni pour la même raison dans le civil... ? Tout le paradoxe et l'atrocité de la guerre est dans cette question...
    A découvrir donc !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-notre-mere-la-guerre-t..
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  • Par kbd, le 17 octobre 2010

    kbd
    Sur son lit de mort, Roland Vialatte se remémore les événements. Il témoigne à cœur ouvert et soulage sa conscience. Janvier 1915. La Guerre fait rage depuis quelques mois. Non loin des premières lignes du front, Méricourd est un village de Champagne où « la tranchée meurtrière a remplacé le sillon nourricier ». La vie de ses habitants s'est réorganisée autour des estaminets, seuls lieux capables de procurer un minimum de soutien aux soldats. L'inquiétude s'installe lorsque le corps d'une serveuse est retrouvé, accompagné d'une lettre de la victime. La mise en scène ne laisse planer aucun doute sur la nature du meurtre. L'enquête est confiée au lieutenant Vialatte et son arrivée à Mérirourd coïncide avec la découverte d'un second corps. Malgré l'absence d'indices sérieux, Vialatte se met sur la piste du tueur en série.

    Lien : http://k.bd.over-blog.com/article-notre-mere-la-guerre-tome-1-571227..
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    • Livres 2.00/5
    Par ides60, le 27 août 2011

    ides60
    Bien que les dessins soient très réalistes et impactent fortement l'esprit, j'ai du mal à croire qu'une pareille histoire soit envisageable. Envoyer un lieutenant de police en pleines tranchées pour retrouver le ou les assassins de pauvres filles assassinées, on pourrait croire que l'armée avait d'autres chiens à battre.
    Je préfère un bon vieux bouquin traditionnel mais je conserverais des dessins vraiment crus et très marquants
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  • Par CatherineP17, le 11 avril 2012

    CatherineP17
    Excellente bande dessinée qui raconte la guerre 14-18 à travers une enquête. Des femmes ont été assassinées et leurs corps déposés dans une tranchée sur le front. Un gendarme, Roland Vialatte, est chargé de découvrir l'assassin. Roland nous entraîne donc dans les tranchées et dans l'horreur de ce qu'a été cette terrible guerre.
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