ISBN : 2070408205
Éditeur : Gallimard (1999)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Contre la porte du cimetière de Barles, près de Digne, il y a une boîte aux lettres qu'on ne remarque jamais. Pourtant, dans les années soixante, l'assassin à la belle écriture l'a parfois utilisée. C'était l'époque où Pencenat Emile creusait sa tombe, dimanche après di... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (6)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 31 mai 2008

    Woland
    Depuis "Le sang des atrides", Pierre Magnan développe une oeuvre régionaliste, dans la lignée - mais en beaucoup plus sombre - de Charles Exbrayat. La majeure partie de ses romans, surtout ceux qui ont pour héros le commissaire Laviolette et le juge Chabrand, se déroulent dans la région de Digne et donnent au lecteur l'occasion de découvrir les paysages et la culture des Alpes de Haute-Provence.
    Magnan, c'est d'abord un style, riche, plantureux - parfois un peu trop Wink - résolument littéraire, qui mêle avec adresse la noirceur et l'humour. Romancier-né, il a à coeur de fouiller ses personnages et, tel un Chabrol qui aurait choisi la plume au lieu de la caméra, il aime à sonder les vieilles histoires de famille au coeur de la province profonde.
    Une autre caractéristique de cet auteur, c'est le climat étrange, décalé, limite fantastique, qu'il sait créer. Et le plus bizarre, c'est que ce fantastique n'a rien de méditerranéen : enfin, moi, en tous cas, il m'évoque toujours les brumes du Nord.
    "Les Courriers De La Mort" se situe dans la région dignoise. Tout commence dans le cimetière d'un petit village où un autochtone qui a obtenu l'autorisation de creuser sa tombe personnelle pourvu qu'il s'occupe en parallèle de veiller sur le bien-être de ses futurs voisins voit un jour une lettre tomber dans la boîte accolée - pour des raisons que Magnan n'explique d'ailleurs pas - à la grille du cimetière. Chez notre fossoyeur, la curiosité prend vite le dessus sur l'espèce de malaise qu'il avait ressenti à entendre du bruit du côté de la fameuse boîte. Il regarde l'adresse - une habitante de Digne - et puis, après un moment d'hésitation, il court à la poste et expédie le courrier, après l'avoir timbré.
    Or, la destinataire du courrier finit très vite, assassinée sous l'oeil du lecteur par une silhouette lourdaude au masque étrange ...
    Le meurtrier use d'un procédé similaire à celui déjà employé par son homologue dans "Le sang des atrides" et on peut le reprocher à l'auteur. Mais, pour peu qu'il accepte de jouer le début dès le premier chapitre, le lecteur retrouve avec plaisir Chabrand et Laviolette (désormais en retraite auprès de ses chats errants), aux prises avec un meurtrier retors et déterminé.
    Toutefois, si vous ne connaissez pas encore ni l'un, ni l'autre, préférez "Le sang des atrides" ou encore "Le tombeau d'Hélios." ;o)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par pbazile, le 21 août 2011

    pbazile
    Un livre comme on n'en fait plus.
    C'est un polar, écrit dans les années 80, mais l'action se passe dans les années 60 (plutôt au début...) et surtout avec une langue incroyablement passée (vocabulaire, temps...). Il faut parfois un dictionnaire.
    Pierre Magnan aime sa région Dignoise, ses gens, son histoire, ses mots.
    L'histoire n'est guère surprenante, tout l'intérêt du livre tient dans la description de la nature, des gens et surtout des moeurs de temps qui se sont évanouis.
    Magnan est manifestement fasciné par le temps qui passe, en tout cas celui qui est passé au XXeme siècle et a fait exploser l'ancienne société.
    Pour le reste on se croit vraiment dans les années 50-60, et cela rappellera au choix (selon votre culture) Maigret, San Antonio ou Gil Jourdan, plus que Giono
    En tant que fan d'Emmanuel Todd, je ne peux que m'amuser du fond de l'affaire : la permanence jusque vers 1860 dans certaines familles paysanne du droit d'ainesse pourtant aboli depuis la révolution (voir citation).
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 20 mars 2011

    cicou45
    Pierre Magnan nous entraîne ici dans une étrange affaire de meurtre à vous couper le souffle. Une petite boîte aux lettres située contre la porte d'un cimetière de Barles, près de Digne dans les Alpes-de-Haute-Provence, reçoit la signature de ce mystérieux assassin avec la mention suivante : «Comme vous mesurez, il vous sera mesuré ». le juge Chabrand, se sentant dépassé, fait alors appel à son vieil ami, le commissaire Laviolette (personnage récurent des romans de Magna). Bien que ce dernier soit à la retraite, il n'hésite cependant pas à sortir de son oisiveté pour tenter de résoudre cette mystérieuse affaire. Qui est exactement cet Émile Pancenat, qui dimanche après dimanche, se rend dans ce cimetière pour creuser sa tombe et qui découvrira les fameuses lettres de ce « corbeau » ou encore Véronique Melliflore, la première victime de notre assassin. C'est bien connu, la vengeance est un plat qui se mange froid mais que décèle cette énigme ?
    Je vous invite vivement à venir le découvrir car Pierre Magnan réussit avec brio à nous tenir en haleine jusqu'à la fin du roman. Auteur natif de ma région, j'ai eu le plaisir de le rencontrer en 2009 et si vous ne le connaissez pas encore, le détour par un ou plusieurs de ses romans vaut le coup d'oeil. Bonne lecture !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 28 septembre 2010

    maltese
    Le cimetière de Barles, près de Digne, possède une boîte aux lettres ! Qui pourrait bien l'utiliser allez vous vous demander. Pourtant, durant les années soixante, un assassin y a déposé de bien étranges lettres.
    L'ex-commissaire Laviolette, commissaire à la retraite, va reprendre du service afin d'aider son ami le juge Chabrand à enquêter sur le meurtre de Véronique Melliflore, une vieille fille fortunée de la région. Chez celle-ci, nos deux détectives vont trouver la première des fameuses lettres, sur laquelle est inscrit un message bien sibyllin: "Comme vous mesurez, il vous sera mesuré".
    Pierre Magnan nous emmène sur les sentiers de la Provence (avis aux amateurs, l'évocation de la région est de toute beauté) pour enquêter aux côtés d'un Laviolette excentrique à souhait au fil d'une histoire complétement farfelue avec à la clef un trésor qui vaut son pesant d'or.
    Un moment de lecture fubilatoire.
    Il existe une transposition cinématographique du roman, datant de 2005, que l'on doit à Philomène Esposito, avec un Victor Lanoux très convaincant dans le rôle de Laviolette.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 11 janvier 2011

    maltese
    Le cimetière de Barles, près de Digne, possède une boîte aux lettres ! Qui pourrait bien l'utiliser allez vous vous demander. Pourtant, durant les années soixante, un assassin y a déposé de bien étranges lettres.
    L'ex-commissaire Laviolette, à la retraite, va reprendre du service afin d'aider son ami le juge Chabrand à enquêter sur le meurtre de Véronique Melliflore, une vieille fille fortunée de la région. Chez celle-ci, nos deux détectives vont trouver la première des fameuses lettres, sur laquelle est inscrit un message bien sibyllin: "Comme vous mesurez, il vous sera mesuré".
    Pierre Magnan nous emmène sur les sentiers de la Provence (avis aux amateurs, l'évocation de la région est de toute beauté) pour enquêter aux côtés d'un Laviolette excentrique à souhait au fil d'une histoire complétement farfelue avec à la clef un trésor qui vaut son pesant d'or.
    Un moment de lecture fubilatoire.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par petite-fee, le 28 juillet 2010

    Le souffle de la lombarde la faucha de plein fouet, lui coupa les jambes. Combiné avec les vapeurs de l'alcool, il allégea Violaine du peu de jugement qu'elle conservait. Elle vacilla, s'appuya contre le pilier de bois qui soutenait l'avant-toit. Il lui fallut plus d'une minute pour récupérer sa respiration et réprimer l'envie de vomir qui l'avait submergée sitôt la porte franchie. Elle hésita longuement devant l'escalier que d'ordinaire elle dévalait allègrement et qui lui apparaissait cette nuit comme un obstacle infranchissable. Elle s'y risqua pourtant, cramponnée à la rampe des deux mains et s'y reprenant à deux fois, à chaque marche, comme une vieillarde. Au sortir de l'auvent, la voiture, là-bas, lui fit l'effet d'une très lointaine terre promise. Il fallait l'atteindre pourtant. Elle ne pouvait laisser, sur la banquette arrière, ce colis à la merci de celui qui s'était annoncé.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par pbazile, le 21 août 2011

    Il y avait une famille, lieu-dit la ferme d'Etrangle-cheval, où il était de tradition que les cadets s'expatrient sans rien emporter de vaillant. cette coutume érigée en droit, en violation de la loi, n'alla pas toujours sans provoquer des drames.
    [clin d'oeil aux lecteurs d'E.Todd...]
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les Courriers de la mort par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz