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> Philippe Vigreux (Traducteur)

ISBN : 2253057789
Éditeur : Le Livre de Poche (1991)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
D'un autre point de vue, l'amour lui paraissait une «dictature», chose que la vie égyptienne lui avait appris à haïr, et du plus profond du coeur! Dans la maison de «sa tante» Galila, il offrait son corps à Atiyya, puis le reprenait aussitôt, comme si rien ne s'était pa... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 08 septembre 2012

    Cath36
    Suite et fin de la saga de la famille d'Abd el-Gawwad. Une nouvelle génération apparaît avec des moeurs plus libres, celle des petits-enfants. Apparaît aussi la montée des Frères musulmans, à la fois en réaction contre cette libéralisation des moeurs et contre la domination anglaise. Deux des petits-enfants vont entrer en conflit larvé : l'un musulman convaincu, et l'autre communiste et fervent adepte de la laïcité. Autant dire que ce nouvel opus, bien que se situant dans les années 1930 est d'une grande modernité, surtout si on y rajoute la présence d'un intellectuel copte qui se bat lui aussi au nom de la laïcité pour défendre son droit de vivre dans la société égyptienne. On retrouve des personnages qui ont changé, vieilli, et une jeune génération pressée de prendre sa place. le patriarche tyrannique est devenu débonnaire, presque infirme et ne sort plus guère de chez lui, lui qui naguère gardait sa femme quasiment prisonnière... Nostalgie de l'ancien temps, drames, engagements, tout évolue qui semble se dissoudre dans les aléas de la modernité où les intellectuels -laïcs ou religieux- prennent de plus en plus d'importance, dans l'avenir politique incertain d'un pays qui se cherche. J'ai d'ailleurs trouvé ce livre un peu ardu à comprendre pour qui ne connait pas bien l'histoire de l'Egypte. Cela dit il est moins dense que les précédents volumes de La trilogie, tout en restant très riche et se lit plus facilement. On vit plus qu'on ne le lit l'évolution de cette famille qui s'ouvre au XXème siècle. Un livre vraiment très beau, dans lequel chaque lecteur qui a un peu d'expérience de la vie peu se reconnaître.
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Citations et extraits

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  • Par Cath36, le 09 septembre 2012

    -Hier, je quittais la taverne en chantant quand un policier vient se planter devant moi et me crie sur le ton de l'avertissement : "Hep, l'Effendi !". "Je n'ai pas le droit de chanter ?" je lui dis. Il me fait : "C'est interdit après minuit !" Je proteste en disant :"Mais je ne fais que chanter !" Il me fait d'un ton sec :"C'est égal devant la loi !". "Et les bombes qui éclatent après minuit, elles ne font pas de bruit ?" Il me dit l'air menaçant : "on dirait bien que vous avez envie de passer la nuit au poste !" J'ai passé mon chemin en disant : "Non, je préfère à la maison !" Comment voulez-vous que nous soyons une nation civilisée quand les militaires font la loi ! Et c'est pas tout : à la maison il y a votre femme qui vous guette,au bureau votre chef... Même dans la tombe, deux anges vous attendent avec des gourdins !
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  • Par Cath36, le 10 septembre 2012

    Cette chambre elle-même changerait de visage et avec elle celui de la maison tout entière ! Personne n'y appellerait plus "Maman !". Jamais il n'aurait cru que cette mort chargerait son coeur d'une telle douleur... Comme elle l'avait aimé ! Comme elle les avait tous aimés, comme toute chose en ce monde ! Mais ces belles qualités d'âme, on ne les voit jamais qu'à l'heure des adieux ! En cet instant fatal, assaillent notre mémoire des images de lieux et d'époques, d’évènements auxquels le coeur frémit intensément. Mais cette clarté soudain se voile de ténèbres, le bleu de l'aube se confond au jardin de la terrasse ; le fourneau aux légendes ; le roucoulement des pigeons à de douces chansons. Dis, ô coeur ingrat, que ce fut un amour merveilleux ! Peut-être diras-tu demain à raison que la mort t'a ravi l'être le plus cher. Peut-être même, tes yeux pleureront, jusqu'à ce que te rabroue la vieillesse.
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  • Par Cath36, le 10 septembre 2012

    Le voilà, ce peuple qui ,est ta raison de vivre ! Alors comment peux-tu frémir à l'idée de le toucher ?... C'est une même humaine condition qui, malgré la divergence de nos buts, nous réunit dans ce lieu obscur et humide ! Le Frère, le communiste, le voleur et l'ivrogne ! Nous ne faisons qu'un malgré la disparité de nos sorts et de nos capacités de résistance !

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