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Philippe Vigreux (Traducteur)
ISBN : 2253057789
Éditeur : Le Livre de Poche (1991)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 45 notes)
Résumé :
D'un autre point de vue, l'amour lui paraissait une «dictature», chose que la vie égyptienne lui avait appris à haïr, et du plus profond du coeur! Dans la maison de «sa tante» Galila, il offrait son corps à Atiyya, puis le reprenait aussitôt, comme si rien ne s'était passé. Quant à cette jeune fille rangée dans sa pudeur, elle ne se contenterait de rien de moins que de son corps et de son âme en même temps... et pour l'éternité! Dès lors, il ne lui resterait plus qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
Sachenka
Sachenka18 août 2016
  • Livres 4.00/5
La Trilogie du Caire tire à sa fin. Les aventures relatées dans le jardin du passé se déroulent une dizaine d'années après celles du tome précédent. le patriarche Ahmed Abd el-Gawwad se fait de plus en plus vieux, la maladie le retient à la maison bien souvent. Il lui est impossible de rester tard chez ses amis (ou même chez les prostituées) comme c'était son habitude. Son épouse Amina n'est plus que l'ombre d'elle-même. Pareillement pour leur fille cadette Aïsha, qui a perdu son mari et ses deux fils. Elle ne vit plus que pour sa fille Naïma, qu'on veut marier à son neveu malgré leur jeune âge. le reste de la famille se porte plutôt bien. Khadiga est fidèle à elle-même et s'occupe de ses deux fils avec amour. Yasine a réussi – enfin ! – à se ranger et à mener une vie de famille plutôt rangée. Il continue ses virées dans les bars et chez les prostituées à l'occasion mais ça semble sous contrôle. Quant à Kamal, eh bien, il enseigne et écrit des articles (à saveur politique) publiés dans des revues. Son travail l'absorbe et c'est pour le mieux, car il se désespère toujours d'amour pour une femme qu'il ne pourra jamais posséder. Tranquillement, la deuxième génération cède sa place à la troisième.
Le jardin du passé est un ouvrage porte bien son titre. Les personnages ne sont plus très entreprenants. Ils vivent dans le passé. Ils rêvassent, se rappellent le frère Fahmi et les autres disparus. Aussi, ils se rappellent une autre époque, où la vie était plus simple, bien ordonnée, peut-être aussi joyeuse. Surtout, ils se rappellent ce qui était et ce qui aurait pu être. D'autant qu'il ne se passe plus grand chose au niveau familial. Tout le monde est casé (ou presque), la génération suivante est encore un peu jeune. Tout se prête à la réminescence.
À cette époque, vers la fin des années 1930, l'Égypte est théoriquement un état souverain mais les Anglais continuent à y exercer une énorme influence. le roi et ses ministres ne s'entendent pas, la consitution n'est pas toujours respectées, les élections semblent truquées. Bref, la démocratie est bafouée et les libertés, autant. Puis la Deuxième guerre mondiale éclate. On pense à l'Allemagne (pas tant par sympathie pour les nazis que par antipathie des Anglais). Mais, dans tous les cas, la menace de Rommel est écartée et l'ombre britannique se jette à nouveau sur LeCaire. La situation politique du pays est beaucoup plus abordée dans ce tome que dans le précédent. Il faut dire que Kamal n'est plus seul, ses neveux Ridwane, Abd el-Monem et Ahmed s'intéressent à la chose, son travail au journal aidant, les possibilités d'échanges sont plus nombreuses.
Le grand auteur Naguib Mahfouz continue à faire des merveilles. J'admire l'attention qu'il porte aux détails, aux précisions, tant celles qui portent sur l'Égypte et son histoire que sur le quotidien des gens. Surtout, l'attention qu'il porte à ses personnages. Il les respecte, ne les oblige pas à faire des actions que des êtres de chair et de sang avec les mêmes caractéristiques auraient accomplies. Toutefois, il s'essouffle un peu. J'ai l'impression que tout déboule, les événements se passent et sont racontés à la vitesse de l'éclair. Surtout à partir du milieu. Ça sent la fin. En lisant ce dernier tome, je ne peux m'empêcher de faire le parralèlle avec Les Buddenbrook, de Thomas Mann. Cette famille sur le déclin, la nostalgie, plus on avance dans le temps, plus les derniers personnages sont expédiés rapidement… Il faut apprendre à dire Adieu ! C'est sans doute ce qui produit une belle finale.
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Cath36
Cath3608 septembre 2012
  • Livres 5.00/5
Suite et fin de la saga de la famille d'Abd el-Gawwad. Une nouvelle génération apparaît avec des moeurs plus libres, celle des petits-enfants. Apparaît aussi la montée des Frères musulmans, à la fois en réaction contre cette libéralisation des moeurs et contre la domination anglaise. Deux des petits-enfants vont entrer en conflit larvé : l'un musulman convaincu, et l'autre communiste et fervent adepte de la laïcité. Autant dire que ce nouvel opus, bien que se situant dans les années 1930 est d'une grande modernité, surtout si on y rajoute la présence d'un intellectuel copte qui se bat lui aussi au nom de la laïcité pour défendre son droit de vivre dans la société égyptienne. On retrouve des personnages qui ont changé, vieilli, et une jeune génération pressée de prendre sa place. le patriarche tyrannique est devenu débonnaire, presque infirme et ne sort plus guère de chez lui, lui qui naguère gardait sa femme quasiment prisonnière... Nostalgie de l'ancien temps, drames, engagements, tout évolue qui semble se dissoudre dans les aléas de la modernité où les intellectuels -laïcs ou religieux- prennent de plus en plus d'importance, dans l'avenir politique incertain d'un pays qui se cherche. J'ai d'ailleurs trouvé ce livre un peu ardu à comprendre pour qui ne connait pas bien l'histoire de l'Egypte. Cela dit il est moins dense que les précédents volumes de la trilogie, tout en restant très riche et se lit plus facilement. On vit plus qu'on ne le lit l'évolution de cette famille qui s'ouvre au XXème siècle. Un livre vraiment très beau, dans lequel chaque lecteur qui a un peu d'expérience de la vie peu se reconnaître.
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mesrives
mesrives18 janvier 2015
  • Livres 5.00/5
Dernier tome de la saga caïrote de Naguib Mahfouz .
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Cath36Cath3609 septembre 2012
-Hier, je quittais la taverne en chantant quand un policier vient se planter devant moi et me crie sur le ton de l'avertissement : "Hep, l'Effendi !". "Je n'ai pas le droit de chanter ?" je lui dis. Il me fait : "C'est interdit après minuit !" Je proteste en disant :"Mais je ne fais que chanter !" Il me fait d'un ton sec :"C'est égal devant la loi !". "Et les bombes qui éclatent après minuit, elles ne font pas de bruit ?" Il me dit l'air menaçant : "on dirait bien que vous avez envie de passer la nuit au poste !" J'ai passé mon chemin en disant : "Non, je préfère à la maison !" Comment voulez-vous que nous soyons une nation civilisée quand les militaires font la loi ! Et c'est pas tout : à la maison il y a votre femme qui vous guette,au bureau votre chef... Même dans la tombe, deux anges vous attendent avec des gourdins !
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Cath36Cath3610 septembre 2012
Cette chambre elle-même changerait de visage et avec elle celui de la maison tout entière ! Personne n'y appellerait plus "Maman !". Jamais il n'aurait cru que cette mort chargerait son coeur d'une telle douleur... Comme elle l'avait aimé ! Comme elle les avait tous aimés, comme toute chose en ce monde ! Mais ces belles qualités d'âme, on ne les voit jamais qu'à l'heure des adieux ! En cet instant fatal, assaillent notre mémoire des images de lieux et d'époques, d’évènements auxquels le coeur frémit intensément. Mais cette clarté soudain se voile de ténèbres, le bleu de l'aube se confond au jardin de la terrasse ; le fourneau aux légendes ; le roucoulement des pigeons à de douces chansons. Dis, ô coeur ingrat, que ce fut un amour merveilleux ! Peut-être diras-tu demain à raison que la mort t'a ravi l'être le plus cher. Peut-être même, tes yeux pleureront, jusqu'à ce que te rabroue la vieillesse.
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SachenkaSachenka15 août 2016
- La pudeur n'est plus de mode. Tu dois dire ta pensée sinon la vie va te passer sous le nez!
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SachenkaSachenka19 août 2016
- Si jamais nos maisons sont détruites, elles pourront s'honorer de l'avoir été avec les moyens les plus avancés de la science moderne!
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SachenkaSachenka17 août 2016
- [...] Et puis, ce ne sont pas les discours qui nous instruisent, mais l'expérience...
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