> William Hoffer (Collaborateur)
> Marie-Thérèse Cuny (Traducteur)

ISBN : 2266025872
Éditeur : Pocket (1989)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 160 notes) Ajouter à mes livres
3 août 1984... Dans l'avion qui l'emmène à Téhéran avec son mari, d'origine iranienne, et sa fille, pour quinze jours de vacances, Betty a le sentiment d'avoir commis une erreur irréparable...

Quelques jours plus tard, son existence bascule dans le cauche... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par patachinha, le 09 octobre 2010

    patachinha
    Il y a des récits de vie qui nous laissent réellement méditatifs... L' histoire de Betty m' a interpellée par sa cruauté et par l' espoir qu' elle nous livre. Comment ne pas admirer le courage de cette femme qui a lutté de toutes ses forces pour rendre à sa fille une vie digne et sereine? On se rend compte à quel point l' être humain est capable de s' adapter à des situations extrêmes pour défendre sa vie et celle de ceux qui lui sont chers...

    Il n' y a pas de mots assez forts pour décrire l' amour d' une mère et c' est cela, au-delà de toutes les souffrances physiques et morales décrites, que je retiendrai en premier lieu.

    Betty m' a agacée au début par une pensée qu' elle nous livre : selon ses dires, elle n' avait entrepris ce voyage en Iran que dans l' espoir que son inocente fille s' éloigne de sa famille paternelle en faisant connaissance justement avec celle-ci. En outre elle était persuadée qu' en rentrant en Iran son mari ne supporterait pas bien longtemps le contraste de niveau de vie et voudrait rentrer rapidement, habitué qu' il était à une vie occidentalisée...

    Je trouve cette idée pour le moins curieuse, remplie de préjugés. Elle savait bien mieux que quiconque que son mariage se baserait nécessairement sur un compromis de cultures. Vouloir éloigner sa fille de la culture paternelle qu' elle ne connaissait pas elle- même pas en fin de compte, m' a paru très égoiste de sa part. Si les choses se seraient bien passées, si elle était revenue aux Etats-Unis après cet épisode, on aurait peut- être pu la critiquer davantage... car je pense que c' est une idée consensuelle que de dire que l' enfant ne doit pas être déchiré entre les cultures de ses parents mais justement profiter de la richesse que peut lui rapporter cette mixité d' un côté comme de l' autre... Il n' en ressort pas vraiment l' idée qu' elle désirait vraiment offrir à sa fille la possibilité de connaître une culture différente de celle à laquelle elle était accoutumée...

    Ceci dit, qui est le plus blâmable dans cette histoire? D' un côté comme de l' autre on a cherché à imposer sa culture. C' est alors que je me demande : pourquoi s' être mariés s' ils se doutaient au fond d' eux que le compromis serait difficile ou impossible à atteindre? L' un critiquait un système et mode de vie qui lui donnaient néanmoins son gagne-pain, et c' est bien dans ce système qu' il se trouve une femme, pas dans celui qu' il défend. A l' inverse l' autre décide de reconstruire sa vie sentimentale auprès de quelqu' un qui a des origines différentes : elle ne prend que le meilleur de lui tout en veillant à éloigner sa fille et son époux lui- même de cette culture inqualifiable à ses yeux...

    Au-delà de cette critique, j' ai été mue par le récit de Betty, c' est un fait. On ne peut s' empêcher de s' imaginer dans une situation pareille. Malgré les horreurs subies, elle a su conserver un certain sang froid pendant presque deux ans afin d' organiser au mieux sa fuite. C' est une femme intelligente, perspicace et déterminée. Bercée par l' espoir, les désillusions, la dépression au gré des mois, elle a toujours su préserver une certaine présence d' esprit, et c' est admirable.

    Ses qualités ne lui auraient pas été d' un grand secours sans l' aide inconditionnelle de certaines personnes en Iran qui ont su oeuvrer dans l' ombre pour l' aider et la réconforter de leur mieux. C' est incroyable de penser ce que certains ont risqué pour elle, parfois sans la connaître!
    Ses mots regorgent d' une reconnaissance sincère et c' est peut- être l' un de ses plus beaux messages finalement. Il existera toujours des gens tolérants et ouverts d' esprit pour aider quelqu' un dans le besoin. L' Iran comme tout autre pays est bien assez vaste pour accueillir des gens de toutes sortes, les "bons" comme les "méchants" : leurs traits différent peut- être, mais leurs qualités ou défauts sont universaux.


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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par peneloppe277, le 18 mars 2010

    peneloppe277
    et malheureusement toujours d' actualité
    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par quenlore, le 07 janvier 2012

    quenlore
    Lu à sa sortie, ce roman m'avait marquée. Il faut dire qu'il y a de quoi ! C'est le témoignage d'une femme qui se fait piéger par la rigidité du régime et de la société iranienne. Coincée en Iran, elle se démène pour retrouver sa liberté, mais sans bien sûr abandonner sa fille. C'est poignant, on ne peut empêcher l'identification…
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Julie87, le 04 juin 2009

    Julie87
    Un témoignage fort, touchant, bourré d'émotion! Je ne trouve même pas de mot! C'est tellement poignant. On sait qu'il se passe des horreurs pareilles dans le monde mais on ne se les imagine pas si affreuses! A lire!
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par hupomnemata, le 11 octobre 2010

    hupomnemata
    digne d'une mauvaise production télévisé de ces fonctionnaire de France télévision. Mauvais livre de propagande et j'insiste sur le "mauvais" (la propagande ne donne pas que du mauvais en sois, voir Eisenstein). Mais bon ne nous énervons pas, nous savons que les gens se débrouillent bien sans ces torchons pour avoir toutes les pires idées reçu sur beaucoup de sujet...
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par nikita, le 11 novembre 2010

    3 août 1984... Dans l'avion qui l'emmène à Téhéran avec son mari, d'origine iranienne, et sa fille, pour quinze jours de vacances, Betty a le sentiment d'avoir commis une erreur irréparable... Quelques jours plus tard, son existence bascule dans le cauchemar. Le verdict tombe : "Tu ne quitteras jamais l'Iran ! Tu y resteras jusqu'à ta mort." En proie au pouvoir insondable du fanatisme religieux, son mari se transforme en geôlier. Elle n'a désormais qu'un objectif : rentrer chez elle, aux Etats-Unis, avec sa fille. Quitter ce pays déchiré par la guerre et les outrances archaïques : ce monde incohérent où la femme n'existe pas. Pour reconquérir sa liberté, Betty mènera deux ans de lutte incessante. Humiliations, séquestration, chantage, violences physiques et morales. Rien ne lui sera épargné.
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    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Colette, le 23 juillet 2010

    Ellen a pris sa décision poussée par la peur et non par l'amour. Pour des motifs plus matériels que sentimentaux. Elle se sentait incapable de faire face à l'insécurité qui est le prix de toute émancipation. En fait, elle a choisi une existence horrible au quotidien, mais qui lui offre un semblant de ce qu'elle appelle la sécurité.
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  • Par petite-fee, le 03 août 2010

    Ma première et dernière pensée consciente chaque jour, c'est de dresser le plan de mon évasion. Rien de concret pour l'instant. Mais je fais mon possible pour garder le plus de contacts possible. Je vais voir Hélène à l'ambassade. Et presque chaque jour j'appelle Amahl.
    Chaque détail de ma vie quotidienne est axé sur le grand but. je suis déterminée à me montrer une épouse et une mère aussi exemplaire que possible. Pour trois raisons. La première est de consolider l'illusion de bonheur et de normalité, de façon à ôter tout soupçon de Moody. La seconde est de faire plaisir à Mahtob et d'éloigner de son esprit l'idée qu'elle est prisonnière. Parfois elle demande :
    - Est-ce qu'on pourra retourner en Amérique, maman ?
    - Pas maintenant. Peut-être qu'un jour, dans l'avenir, papa changera d'idée, et nous irons tous les trois.
    Ce genre de mensonge soulage un peu sa tristesse, mais pas la mienne.
    Ma troisième raison de créer un foyer "heureux", c'est de me préserver moi-même, de ne pas devenir folle. Je n'ai aucun moyen de savoir ce qui nous tombera sur la tête lorsque nous déciderons enfin de nous évader. Je ne veux pas insister sur les dangers possibles.
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  • Par Shrimp, le 24 mai 2010

    Je n'ai pas fait attention. Mais on ne vit pas en "faisant attention".
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